État du monde : Le Pr Pascal Boniface décortique la géopolitique internationale

20/6/2018

Le Pr Pascal Boniface, géopolitologue et directeur à l’Institut de relations internationales et stratégies (IRIS) a animé, mercredi 30 Mai dernier, une conférence à Conakry, au ministère des Affaires Étrangères et des Guinéens de l’Étranger (AEGE). Le thème de cette conférence était axé sur « l’état du monde ». La cérémonie était présidée par le Secrétaire général dudit Département, le Dr Hady Barry, en présence de l’ambassadeur de la France en Guinée, Jean-Marc Grosgurin.

Pendant trois quarts d’heure, le chercheur français a développé plusieurs sujets internationaux d’ordre économique, politique et social. Il a été question de la mondialisation ou de la globalisation qui a bouleversé aujourd’hui les frontières entre les continents et les peuples du monde. Entraînant aussi la contraction du temps et de l’espace. A cet effet, dira-t-il, si avant, quitter un endroit de n’importe quelle partie des continents et rejoindre l’autre, il fallait assez de temps, aujourd’hui, ce n’est plus le cas.

Aujourd’hui, dit-il, « le monde n’est ni multipolaire ni unipolaire. Si le monde bipolaire a disparu, le monde ne change pas de problématiques. Les changements internationaux sont rares ». Hier, chacun des protagonistes choisissait Moscou (l’ex-URSS) ou Washington (Amérique). Il y avait le rapport de forces. A en croire le conférencier, la chute du mur de Berlin en novembre 1989 ou les attentats du 11 septembre 2011 aux Etats-Unis n’ont pas entraîné des changements internationaux dans le monde. « Le dire, ce serait une erreur historique majeure parce que le terrorisme a existé avant cette date », soutient le Pr Boniface.

Revenant sur l’historique de la mondialisation, il dira que la première mondialisation, c’est l’européanisation du monde. C’était la domination occidentale du monde. Pour illustrer cela, il a évoqué la conférence de Berlin du 15 Novembre 1884 à Berlin au 26 Février 1885. Où l’Europe, rappelle-t-il, a partagé l’Afrique sans aucun représentant du continent. C’était également le cas entre l’Indochine et l’Indonésie où Anglais et Français se sont partagés.

Malgré tout, estime le Pr Boniface, la globalisation permet l’émergence car, aujourd’hui, dans la plupart des États du monde, l’information circule, les gens voyagent, les barrières sont supprimées. « Il n’y a plus de frontières qui empêchent les idées et les hommes de passer », martèle lé géopolitologue. Ajoutant au passage que les occidentaux restent le maître du monde malgré que 700 millions de Chinois soient sortie de la pauvreté, et que beaucoup d’Africains ont eu accès aux téléphones portables.

Parlant de la Communauté Internationale, le chercheur à IRIS dira que cette dernière n’est là que « pour déplorer des échecs que pour célébrer des succès. Tout le monde en parle mais personne ne l’a vue ».

Évoquant la géopolitique internationale, il citera entre autre la crise syrienne, la question de la dénucléarisation de la Corée du Nord, la tension entre les États-Unis, l’Arabie Saoudite, l’Israël et l’Iran, etc.

Pour ce qui est des sorties de Trump, le président américain, il estime qu’il ne faut pas que le monde confonde ses rêves à la réalité. Donald Trump pourrait être réélu par les Américains qui l’ont élu en 2016 alors qu’il n’était pas le candidat favori des républicains.
Par ailleurs, le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, le Dr Hady Barry, a salué la solide coopération entre la France et la Guinée et les relations séculaires qui fonctionnent de façon classique sur fond de solidarité et d’accompagnement. Il a aussi rappelé l’intervention de la France pour aider la Guinée à vaincre l’épidémie à virus Ebola.

Amadou Kendessa Diallo
IN Le Démocrate

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