Reprise annoncée des manifestations de rue : Pourquoi le FNDC doit mettre la balle à terre…

17/6/2020



Dans un communiqué rendu public le lundi 15 juin 2020, le Front national pour la défense de la constitution (FNDC) annonce unilatéralement la reprise de ses manifestions de rue pour se faire entendre du pouvoir. « Le FNDC appelle les populations de Conakry à se préparer pour participer massivement à la Marche pour la liberté et l’alternance démocratique prévue le mercredi 08 juillet 2020…La marche partira du rond-point de la Tannerie pour le Palais du Peuple en passant par l’autoroute Fidel Castro. », peut-on lire dans ledit communiqué.

De l’avis général, il serait vraiment irresponsable et contreproductif pour le FNDC d’appeler à descendre dans la rue pendant que la terrible maladie qu’est le coronavirus est en train d’obliger le monde entier à respecter scrupuleusement les mesures barrières et les recommandations de l’OMS.

Pour rappel, les leaders du FNDC, au lieu de s’associer ou de prendre part à l’organisation du double scrutin du 22 Mars, ont plutôt promis de l’empêcher par tous les moyens. Les membres de cette plateforme composée d’opposants politiques et d’activistes de la société civile s’étaient arrogé indûment le droit de renier au peuple souverain son droit inaliénable à se prononcer librement sur la Loi fondamentale censée régir sa vie. Sans oublier qu’en son sein, il y a d’anciens Premiers ministres qui, par le passé, ont été des promoteurs zélés d’une présidence à vie pour feu le Général Lansana Conté.

La suite, on la connaît. Les 22 et 23 Mars 2020, à cause de leur appel, des violences ont été enregistrées dans la commune de Ratoma, en Moyenne Guinée et à N’Zérékoré, la capitale de la région forestière, avec leur lot de morts et de destructions de biens publics et privés. Comme il fallait s’y attendre, la justice, sans aucune pression avérée de l’Exécutif, ne s’est pas fait prier pour faire arrêter les présumés auteurs et commanditaires de ces actes barbares et inacceptables dans un Etat qui se veut de droit.

Dans la perspective de la présidentielle d’octobre 2020, le président de la République, Pr Alpha Condé, en père de la nation profondément attaché à la préservation de la paix sociale et au respect scrupuleux des principes démocratiques, a, de bonne foi, tendu une main sincère à ses opposants pour un dialogue politique inclusif. Reste à savoir maintenant si cette main tendue sera acceptée par le camp d’en face.

En Guinée comme ailleurs, l’heure est à la mobilisation générale de toutes les forces vives pour barrer la route au coronavirus et non aux manifestations de rue qui pourraient favoriser la propagation de la terrible maladie.

Se battre pour aimer son pays est un acte hautement patriotique. Aimons donc la Guinée.

A bon entendeur, salut !

Mohamed Sita CISSE

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