Quand l’Afrique fait la honte à Paris (Par Aliou TALL)

8/1/2020

« Mon frère on va faire l’amour si t’as 20 euros », me disait une jeune fille noire au Métro Château Rouge. Métro Château d’eau : Trois rabatteurs africains se précipitent sur moi à la sortie du métro, pour me proposer simultanément et avec insistance : Tu veux te coiffer ? Tu veux te coiffer ? Métro Barbès : Mayisso ! Mayisso ! Comprenez « Maïs chaud ». Je suis ému par le courage d’une dame africaine avec un chariot de maïs à vendre, deux enfants de 3 à 5 ans qui jouent près de la chaussée ; un bébé porté au dos, et un autre …, dans son ventre, car elle était enceinte. Ligne 4 du métro, gare du Nord : Je suis heurté par le trafic de jeunes africains qui vendent des stupéfiants à des drogués tellement affaiblis qu’on a l’impression qu’il s’agit de walking-dead. Fort heureusement, l’Afrique en France ce n’est pas que ça. Mais ce désordre organisé, dévalorisante pour l’image de l’Afrique, doit être banni. La déchéance des quartiers africains de Paris ne peut aucunement être justifiée par le racisme et la discrimination dont peuvent faire l’objet les étrangers en France. Au contraire, elle peut susciter de la xénophobie.

De la vendeuse de maïs chaud au dealer de drogue.

A la vendeuse de « Mayisso » de Château Rouge, j’achète un maïs à 50 centimes et je lui laisse la monnaie sur un billet de 10 euros. Mon intention était d’aider cette brave dame, mais j’avais conscience que mon geste était insignifiant. J’étais alors révolté, les larmes aux yeux, de voir une africaine assujettie à ce traitement. Révolté contre le système français qui ne lui offre pas un accompagnement adapté à sa situation, pour un parcours d’intégration réussi. Révolté, encore en plus, contre son mari qui lui fait des enfants comme une « pondeuse » (peut-être pour augmenter ses allocations familiales), sans prendre soin d’elle, et qui l’exploite en ce qu’elle est obligée d’enfreindre la loi pour vendre illégalement ses Mayissos sur la voie publique.

Black Market. Je suis dépassé par l’ampleur du marché noir animé par les africains à la Place du Château Rouge (Métro Château Rouge) ; au Boulevard de Strasbourg (Métro Château d’eau), et au Boulevard de la Chapelle (Métro Barbès) : vendeurs à la sauvette ; étals en carton de Baskets et vêtements de contrefaçon ; femmes africaines vendant des fruits exotiques tel le Safou, ou des sacs de marque contrefaits ; trottoirs encombrés ; alcooliques installés sur les pistes cyclables, trafics de cigarettes, de parfums et de Smartphones ; recel d’objets volés, etc. Les africains semblent se retrouver et se plaire dans cette anarchie urbaine.

Normalement, quand je croise des compatriotes à Paris, je dis systématiquement bonjour. Mais pas à ceux que je croise dans les couloirs du métro parisien, faisant du deal de drogues aux stations Gare du Nord et Marcadet-Poissonniers sur la ligne 4, et Marx Dormoy sur la ligne 12. Je les ignore volontairement. Leurs manèges avec des fumeurs de crack moribonds n’est un secret pour personne. Tristement, ce sont ces mêmes dealers qui snobent par le Bling-bling une fois en vacances dans leurs pays d’origine : voiture 4×4 ou SUV de luxe, maison construite après seulement deux années d’immigration, plusieurs Smartphones dernier cri en même temps, soirées VIP, liasses de billets dans la poche, etc. Ils salissent l’image de l’Afrique à Paris.

De la prostitution camouflée au dumping sexuel.

Il y a quelques années, en sortant du métro Château Rouge à Paris, je tombe nez-à-nez sur une jeune africaine, frigorifiée par le froid glacial, qui me dit avec un accent anglophone : mon frère tu vas où ? Surpris par la démarche, je réponds instinctivement : Bah, je vais où je veux. Elle rajoute : Si tu veux je viens avec toi. Naïf et médusé, je lui demande pourquoi ? Elle répond : « on va s’amizer, si tu as 20 euros ». Déjà amusé, je lui demande : s’amizer comment ? Elle devient impatiente et balance : « faire l’amour, toi aussi mon frère». Partagé entre la révolte et la compassion, je lui fais savoir que cela ne m’intéresse pas. J’ai alors compris que les dizaines de filles noires figées sur les trottoirs, la nuit, dans ce quartier de Barbès-Château Rouge jusqu’à la porte de Clignancourt, ne viennent pas de finir le travail dans les salons de coiffures ou les boutiques de produits exotiques ou de beauté. Ce sont des prostituées.

Elles sont tellement nombreuses et typées qu’on a l’impression qu’elles viennent de débarquer d’un charter directement catapulté d’Afrique. Dans leurs visages on lit du stress, de la souffrance, de la peur, et de l’épuisement. J’étais tenté de culpabiliser ceux qui ont recours à leurs services, dans ces conditions déshumanisantes, pour satisfaire leurs libidos socialement frustrés ou insatisfaits, ou leurs vices. Mais c’est leur vie. Parmi elles, certaines sont les esclaves modernes de réseaux de prostitution bien structurés depuis des pays africains. Elles sont contraintes de vendre leurs corps, traumatisées par l’obligation de payer la dette des réseaux qui leur ont payé le visa et le billet d’avion pour l’Europe. Au point de faire du dumping sexuel, à l’instar des prostituées chinoises de la rue Saint-Denis à Paris, qui font en permanence du Black Friday sexuel.

Il ne s’agit pas de les juger ou de remettre en cause leur business du sexe. C’est un vieux métier et chacun est libre de son corps. Mais d’exprimer un déshonneur et une compassion ; de regretter l’image négative que cette concentration de prostituées noires, sur un petit périmètre, donne de l’Afrique et des africains à Paris. Au demeurant, cette fixation sur le même périmètre n’est pas de leur faute. Car les africains de la région parisienne se sont eux mêmes fixés sur ce petit territoire, à la fois pour leurs courses, leurs centres d’intérêts, et leurs excès. Et c’est normal que le vendeur vende ses produits et services là où se trouvent ses clients.

Du flicage permanent à la gentrification sournoise.

Les africains à Paris se plaisent dans un cantonnement au périmètre Château d’Eau – Château Rouge, via Barbès. Vus par d’autres comme des pestiférés heureux de leur mise en quarantaine, ils s’y donnent des libertés, y crient, y jettent des déchets dans la rue, y sniffent, y picolent, s’y saoulent, s’y attroupent sur la voie publique, s’y bagarrent, sous le regard impuissant des autorités municipales et de la police toujours présente pour intervenir en cas débordement.

C’est le seul quartier communautaire de Paris où l’on observe des cars de policiers régulièrement stationnés. On ne voit pas cela dans les quartiers juifs du Marais et du 11ème arrondissement, ni dans les quartiers chinois de Belleville ou du 13ème arrondissement, ni dans le quartier indien et pakistanais de Gare du Nord à la Chapelle. Ce n’est pas valorisant pour l’Afrique et les africains en France.

Pis, les africains semblent ne pas se rendre compte qu’ils sont en train de perdre la main sur ce qui reste de leur quartier parisien. Les propriétaires trouvent des subterfuges pour refuser de renouveler leurs baux commerciaux. Les chinois subtilisent leurs commerces en ouvrant des boutiques exotiques où ils ne vendent que des produits africains, achetés, avec fierté, que par des africains. Les autorités ont entamé un processus de gentirifcation pour les déloger de ce quartier, et y installer une population Bobo : Réouverture du Cinéma Luxor ; construction d’établissements culturels exclusifs dans le quartier de la Goûte d’Or ; ouverture d’un café-restaurant haut de gamme juste à la sortie du métro Barbès, exactement là où se passait à Paris le plus régulier trafic de cigarettes au détail, par des africains qui rebattaient à longueur de journée ; Marlboro, Marlboro…., Marlboro Bled !

Il est temps que les africains se débarrassent de leur appétence au bric-à-brac à Paris, et qu’ils prennent conscience qu’il y aura de moins en moins de Marlboro Bled, et de plus en plus de Bled mal-barré.

Aliou TALL,

Président du RADUCC.

Email : raducc@hotmail.fr

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