Lettre à M. Kèlèfa SALL ( Par Mamadou Billo Sy Savané de ROUEN en France)

19/9/2018

Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel,
Il n’est pas habituel qu’un simple Citoyen que je suis, vous écrive à titre personnel pour vous dire ce que vous devez faire ou pas. Je pense que vous n’avez pas besoin de mon avis que vous n’avez d’ailleurs pas sollicité. Et vous faites bien, puisque je n’ai pas qualité à vous livrer une opinion dans l’exercice de votre fonction. Au demeurant, je dois vous dire que de mon point de vue, vous vous acquittez de votre fonction de Président de la Cour Constitutionnelle, avec sérieux, compétence, rigueur, loyauté (aux Textes fondamentaux) et probité.
Pourtant, sans avoir vocation à vous demander quoi que ce soit dans l’exercice de votre fonction, je vais pour la première et dernière fois, vous donner mon avis concernant le vacarme artificiellement crée, à votre corps défendant autour de vous par un groupe qu’il faut bien appeler un commando de « conseillers » à la cour constitutionnelle au service d’un individu : Elhadj professeur président.
Je lis ici et là, que vous vouliez « jeter l’éponge ». En tout cas on vous prête cette intention. Personnellement, je n’y crois pas. Je vous tiens pour un grand PATRIOTE attaché à crédibiliser l’Institution qui lui est confiée, et seulement à cela. Quoi qu’ils fassent (Alpha CONDÉ et ses commandos achetés), il est de votre DEVOIR de tenir la barre, de ne céder sur rien, absolument rien. Pas parce que vous chercheriez une gloriole, ou un avantage quelconque, mais parce que vous êtes un des maillons de ce qu’il faut pour doter enfin notre pays d’un ÉTAT de Droit. Le jour même où vous avez installé M. Alpha CONDÉ dans ses fonctions, vous l’avez mis en garde contre la tentation de se maintenir au pouvoir par ruses diverses (falsifications des Textes fondamentaux), contre toute légalité. Ce jour-là, aux yeux de nos compatriotes et des miens, vous avez pris une autre dimension. Tenez la barre. Refusez la moindre concession sur ce point.
Alpha CONDÉ peut prendre un Décret pour vous destituer s’il le souhaite. Qu’il le fasse comme ses commandos achetés le lui ont suggéré depuis bien longtemps, peut-être même le jour où vous lui avez conseillé d’éviter ses petites ruses minables.
Monsieur Kèlèfa SALL ! Je vous conjure de ne pas donner à M. Alpha CONDÉ, l’occasion de dire « Moi j’ai respecté la durée légale du mandat du Président de la Cour Constitutionnelle. C’est lui qui a souhaité partir ». Si vous cédez aux manœuvres nauséabondes des commandos politisés, abusivement appelés « Conseillers » à la Cour Constitutionnelle, alors vous aurez rendu un très mauvais service à votre pays, à notre Patrie Commune. Pour les raisons suivantes :
1°. Vous aurez créé un précédent dangereux dont se prévaudront d’abord M. Alpha CONDÉ lui-même, mais aussi ses futurs successeurs. Car il suffirait alors que quelques individus, organisés en commando « judiciarisé », actionnés par un président truqueur comme elhadj professeur président, demandent la « destitution » d’un Président de Cour Constitutionnelle pour qu’il le soit. Vous imaginez aisément quelle direction le pays prendrait.
2°. La Cour Constitutionnelle n’est pas une association dont les membres fixeraient le mode de fonctionnement à leur guise, renverraient le Président au gré de leur humeur. La Cour Constitutionnelle est une Institution Fondamentale de la République. Son président, même élu par les Conseillers ne peut être traité comme le président d’une association de pêcheur, ou de footballeur, ou de sèrè….Son mandat n’est pas un mandat révocatoire. En effet s’il l’était, alors il serait un Président docile, soumis aux caprices de quelques conseillers, ou du président de la République. Et c’est précisément pour cette raison que le Président de la Cour Constitutionnelle est protégé dans son mandat. C’est le seul qui est élu pour neuf(9) ans. Sa voix compte double lors des prises de décision. Tandis que les Conseillers eux sont renouvelés par tiers, tous les trois ans. Sur ces points, je suis disposé à débattre avec n’importe quel professeur de droit.
3. Monsieur Kèlèfa SALL ! Si jamais il vous venait l’idée funeste de « jeter l’éponge », alors vous aurez donné corps à toutes les fariboles que des commandos abusivement nommés « conseillers à la Cour Constitutionnelle » ont racontées à votre sujet. Et vos successeurs ne pourront plus être que des MARIONNETTES dans les mains de futurs commandos qui se formeront inévitablement.
En fin Monsieur Kèlèfa SALL ! Je souhaite que vous restiez à votre poste. Comme beaucoup de nos compatriotes, je souhaite que vous vous opposiez avec détermination à toute velléité de falsification de nos Textes Fondamentaux comme vous l’avez toujours fait. Tôt ou tard, le pays vous sera reconnaissant.
Monsieur Kèlèfa SALL ! Je vous prie de bien vouloir me pardonner de vous avoir livré publiquement un pont de vue que vous ne me demandez évidemment pas.
Recevez mes salutations fraternelles.
Mamadou Billo SY SAVANÉ(France

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