Crise sociopolitique : Le Président du GECI met les pieds dans le plat

28/11/2018

Fodé Mohamed Soumah président du Parti génération citoyenne (GECI) a profité d’un entretien accordé récemment à la radio Lynx FM, pour mettre les pieds dans le plat, dans sa lecture de la crise sociopolitique qui mine le pied depuis plusieurs semaines.

De la série de crise qui agite la cité

Je crois que ce n’est pas une surprise, il fallait s’y attendre. Vous savez tant que vous faites des promesses, les gens peuvent être patients, les gens peuvent attendre. Mais, face à la paupérisation, face à la misère, face à l’injustice, et bien, il ne faut pas s’étonner que la Guinée soit en ce moment dans ces états, ça, c’est la faute du pouvoir qui n’a pas anticipé ou qui s’imagine que les Guinéens sont dans une léthargique continue ou que nos analphabètes sont toujours bêtes. Je pense que quand la misère atteint un certain niveau, telle que nous la vivons aujourd’hui, les populations se rebellent. Et je crois que le pouvoir doit entendre ce cri d’alerte et prendre ses dispositions, parce que non seulement, c’est la quiétude sociale qui est menacée, mais aussi le régime.

De la responsabilité du pouvoir

Absolument. Il faut qu’on arrête dans notre pays de diluer la responsabilité. La responsabilité suprême incombe à l’Etat qui est en charge de l’administration du pays, ce n’est pas l’opposition, ce n’est pas les manifestations, il ne faut pas qu’on essaye de noyer le poisson dans l’eau. Le problème, c’est l’Etat, c’est la gabegie, c’est la corruption, c’est la violence, c’est l’incapacité avérée de ce gouvernement de répondre aux attentes du peuple. Et aussi le président de la République qui a fait le mauvais choix, et qui se met à faire de la politique politicienne. Aujourd’hui, on a besoin d’un président qui travaille, un président qui gouverne, et ce n’est pas le cas dans notre pays.

Du bilan des 8 ans du président Alpha Condé

C’est catastrophique ! Si les deux dernières années du premier mandat ont donné de l’espoir aux Guinéens, ont permis au président de la République d’être réélu au premier tour, ont apaisé la situation, ont permis aux Guinéens de se mettre au travail, parce qu’à l’époque la cité grouillait d’activités, je n’ai jamais vu autant d’activités en Guinée, qu’avant l’élection. Les soudeurs, les mécaniciens, les menuisiers, les salons de couture, les salons de coiffure, la ville était très propre qu’aujourd’hui, les routes étaient en meilleur état, l’électrification du pays était une réalité, 24h/24.

On ne peut pas développer un pays dans le mensonge, sans vision, sans projet et sans résultat. Mais, depuis qu’il s’est réélu et qu’il s’est encore remis à faire la politique, à essayer à museler ses adversaires en les rapprochant de la mangeoire, en faisant des promesses irréalistes, en faisant aussi de mauvais castings. Et bien il a plombé son action à lui tout seul. Aujourd’hui, ce qui est lamentable, nous allons vers des difficultés encore pires, parce que les deux dernières années vont être l’abus, ça va mener au bord du gouffre. Et le président ne fait rien pour rectifier le tir, donc la Guinée risque de sombrer, ça, on n’a même pas besoin d’être politique ou d’être intellectuel pour le savoir. Le pays va très mal, et si le président ne fait rien, les choses ne feront que s’empirer.

Du coup chaos de 2015

Absolument ! Et je le revendique, je crois sincèrement, en tant qu’opposant, qui ne s’est jamais opposé pour s’opposer, je pense que la dernière année du bilan du professeur Alpha Condé était positive, les esprits mal intentionnés qui vont parler de ceci et de cela, vous vivez en Guinée, je vis en Guinée, avant l’élection, la Guinée se portait mieux, avant l’élection, il y avait la paix sociale, il y avait du travail, il y avait l’hygiène publique, il n’y avait pas de rupture comme on en connait. Vous vous levez le matin, on vous dit qu’il n’y a plus de sucre en Guinée, il n’y a plus d’essence, en tout cas, il a montré qu’il était prêt à travailler, il a compris qu’il lui fallait poser des actes.

Dans le cas d’espèce, le président a été soutenu non seulement par son parti, les partis alliés, mais aussi par des Guinéens qui ne sont ni du parti allié, ni du RPG. Une victoire du premier tour, c’est un plébiscite, et les Guinéens ont voulu lui permettre de continuer ce qu’il avait fait. Ces trois premières années ont été d’une gouvernance orageuse, enfin il a compris qu’il fallait qu’il se mette au travail, mais nous, on s’est dit qu’il a fait tout ça pour sa réélection. Et ce n’est encore pas bien vis-à-vis de son peuple. On ne peut pas tromper son peuple de cette façon. Tout le monde a pensé que le président Alpha Condé avait décidé de se mettre au travail. Alors, pour moi, tout ce qu’il avait fait, c’était pour obtenir sa réélection, mais je crois qu’il va être sanctionné par le peuple.

Paroles de frustré ?

Je vais vous parler franchement, je n’aime pas parler de moi. Mais, je crois que même en France, les Français ont eu besoin de Fodé Mohamed Soumah. J’ai travaillé dans la première institution financière au monde qui est … la bourse de Paris, le seul noir, le seul africain, il n’y a pas un endroit au monde ou je ne peux pas exercer mes compétences. Ça, c’est la première chose. La deuxième, vous vivez en Guinée comme moi, dit moi, qui est-ce qui a fait le populisme, qui est ce qui a raconté des salades aux Guinéens, qui n’a pas eu de poste ?

La chose la plus facile aujourd’hui en Guinée, c’est d’avoir un poste. Il suffit d’avancer le président, il suffit de passer sur les radios comme votre grande émission comme œil de lynx. Pour dire que tout va bien, et vous êtes sûr d’avoir un poste. Mais, nous, nous avons refusé, personnellement, j’ai refusé de me prêter à ce jeu. Qu’est-ce qui n’a pas été fait pour que je sois même Premier ministrable. Mais moi, j’ai choisi le camp de la Guinée. Je ne mentirai pas aux guinéens et j’ai confiance à mes compétences et à mes capacités. Je ne voulais pas manger de ce pain, je reste encore droit dans mes bottes.

Il n’est pas question que je fasse de la prostitution politicienne pour un poste, j’ai de quoi vivre jusque ma mort. Mon problème aujourd’hui, c’est de servir mon pays, et ça, c’est sans compromission et sans raccourci. Si je voulais un poste, soyez sûrs que je l’aurais eu. Parce qu’il y en a même qui ont noyé leur parti dans le RPG pour avoir leurs postes. Et avoir un poste en Guinée, vous savez, c’est la chose la plus facile, ce n’est pas une question de frustration mais un chois politique, un choix stratégique et aussi de conviction. Il n’est pas question que je mente à mon peuple pour que je ne pense qu’à moi. Il y a des gens qui me suivent, je suis derrière la jeunesse, et mon problème aujourd’hui, c’est d’amener cette jeunesse au pouvoir.

Leçons à tirer de la présidentielle de 2015

Non ! Pa du tout. Vous savez, même lorsque je l’ai soutenu, je n’ai jamais nié ce que j’ai fait dans l’opposition, j’ai toujours pris le camp de la Guinée dans mes choix. Que ce soit en 2010, en 2015, c’est toujours la Guinée, moi, qui m’anime. Et vous, vous êtes en Guinée comme moi, dit moi, quel est le guinéen qui pense que la dernière année du premier mandat était négative, il n’y en a pas. Donc, si vous êtes de bonne foi, même en tant qu’opposant, et vous avez fait le choix de la Guinée, il faut accompagner le candidat sortant plutôt que d’aller vers l’inconnu, l’éternel recommencement, les lendemains incertains. Donc, c’est de bonne foi que nous l’avons soutenu. Et si nous voulions un poste, soyez sûrs qu’on aurait eu, mais en le dénonçant. Et ça, ça ne me ressemble pas, je n’ai jamais menti à mes militants, je me suis jamais menti.

Il n’est pas question que je prenne de raccourcis pour devenir quoi que ce soit. J’ai voulu être président de ce pays, donc ce n’est pas en faisant de la petite cuisine que je vais arriver à quelque chose, non ! Moi, je n’ai rien à prouver, mon bilan est avec moi. Et mon passé plaide en ma faveur. Aujourd’hui, je veux servir mon pays, je n’ai jamais travaillé en Guinée, et j’ai envie d’apporter le peu de connaissance que j’ai, mes relations que j’ai et puis la vision, le rêve que je veux vendre aux guinéens, moi, c’est ce qui m’anime. Ce n’est pas la mangeoire ou bien les petits intérêts particuliers, sincèrement, je suis loin de tout ça.

De son départ de la mouvance

Les raisons sont très simples, nous avons vu que la première année, il y avait le tâtonnement. Nous avons constaté que toutes les propositions de la (GCI), aucune n’a été retenue. Pendant la compagne, il n’y a pas une radio, ou un plateau de télé que je n’ai eus à faire. Il n’y a pas un endroit où le président a été sans que je ne sois du voyage. Je l’ai accompagné, je l’ai écouté, il a fait des promesses. On a été à des endroits où les citoyens ont même dit qu’ils n’ont jamais eu un président en exercice sur leur sol. Donc nous étions confiants et convaincus.

Nous sommes revenus, le président a fait son gouvernement, il faut toujours laisser une période de grâce ; ensuite, il faut essayer de voir où va la Guinée. Et au bout d’une année, on s’est rendu compte que franchement, il se cherchait toujours. Son problème c’était quoi ? Neutraliser ses adversaires les plus virulents en les rapprochant de lui. Il n’y a pas de vision, il n’avait pas de calendrier. Alors que si vous avez bien suivi la campagne de soutien de la GCI, nous avions demandé que le président organise les communales dans la foulée de la présidentielle. Et qu’il lance la procédure des législatives anticipées, pour qu’on en finisse six (6) mois après, afin qu’il a quatre (4) années pour travailler. Et même dans ces quatre ans, on lui avait proposé un plan triennal, afin que la dernière année puisse servir pour les modifications, les améliorations.

On lui avait proposé de passer de vraiment comme une lettre à la poste, sa prestation de serment, parce qu’il s’est succédé à lui-même. La Guinée n’a pas besoin de dépense de prestige etc. On lui avait demandé de lancer maintenant la véritable politique de réconciliation dans ce pays, il ne faut qu’on se mente. Tant que nous ne passerons pas par cette phase, on va continuer à avoir des tueries, on va continuer à avoir l’impunité, on va continuer à avoir l’injustice. On lui avait dit que ça ce n’est pas le rôle des religieux, ce sont les scientifiques, les sociologues, les historiens, les intellectuels, la société civile. C’est à eux de réveiller cette conscience citoyenne des Guinéens, afin qu’on puisse réparer, ce devoir de mémoire dont la Guinée a tant besoin. Soit cent ans, c’est rien dans la vie d’un pays, d’un Etat. Nous lui avons demandé ceci, nous avons demandé d’assainir vraiment le climat des affaires. Tant qu’il n’y aura pas des investissements, nous n’irons nulle part.

Un pays ne peut pas vivre sur ses fonds propres, il fallait aussi aider les entrepreneurs nationaux. Personne ne connaît le taux de la dette publique de la Guinée. La Guinée doit de l’argent à tous les entrepreneurs nationaux, comment voulez vous augmenter votre PIB, si déjà la richesse nationale n’est pas quantifiable, n’est pas en projection. Nous lui avons demandé de faire un état des choses. Et au finish, nous n’avons rien vu. Nous avons seulement vu la politique politicienne. Ceux qui insultaient hier sont avec lui, ceux qui le menaçaient sont avec lui. Ceux qui le critiquaient sont avec lui. Donc tout son problème aujourd’hui, c’est de faire de la politique politicienne, pendant ce temps, le pays va mal. Pendent ce temps, il n’y a pas d’emploi, la souffrance est là. On reviendra peut être sur le cas du SLECG avec les enfants qui sont à la maison.

On est tombé dans la médiocratie du début de sa gouvernance, et dans ce cas là, la GCI a décidé de s’éloigner de cette médiocratie et de faire le choix du peuple. Mais, ce n’est pas du tout par frustration ou bien on a entendu, au début on ne pouvait pas parler parce qu’il y a quand même, ce qu’on appelle une somme de solidarités. Nous estimons que non seulement, l’échec est cuisant mais nous allons surtout vers des lendemains incertains. On est dans un pays où personne ne peut savoir ce qui va se passer demain matin, mais comment voulez vous que ce pays avance ? Nous sommes dans un pays où aucun investisseur ne peut venir, parce qu’on s’attend à une explosion sociale.

On s’attend à une insurrection, on s’attend même à des bruits de bottes. Comment voulez-vous que ce pays là puisse s’en sortir ? Et le président aujourd’hui, il est en train d’attiser le feu, et il veut des résultats. Comment pouvez-vous obtenir des résultats lorsque, rien ne bouge ? L’économie est en arrêt, la conscience est perdue. Aujourd’hui, franchement, nous avons bien fait de le quitter. Nous avons justifié notre départ.

Sur un éventuel retour dans la mouvance

Je suis rentré en Guinée pour servir mon pays, n’oubliez pas que j’ai voulu diriger ce pays en 2010. Je suis le seul politique guinéen, qui est entré en politique en fonds propres. J’ai dépensé des milliards de ma poche, si je n’aime pas mon pays, je ne l’aurais jamais fait. Ça, ça plaide en ma faveur, deuxièmement, il y a quand quelque chose que vous n’avez jamais entendu de moi, c’est des propos révérenciels. Je n’ai jamais insulté le président de la République, et je souhaiterais que toute personne qui insulte le président de la République, qu’elle réponde devant la loi.

On n’est pas dans la jungle, on a une éducation, on est des musulmans, on est des chrétiens, on connait le droit d’ainesse, on connait le respect dû à l’âge, comment pouvez-vous expliquer que des enfants insultent le président de la République. Mais, ils insultent la nation, donc je n’ai jamais insulté le président. Mais, je l’ai combattu et je le combattrai comme je suis en train de le faire. Ceux qui l’ont insulté et qui mangent dans sa main, et bien, moi, je ne mange pas de ce pain. Parce que, je n’accepte pas qu’on insulte un président de la République. Ce n’est pas Alpha Condé qu’on insulte, c’est l’institution. Et ça, je ne peux pas l’accepter, et donc je refuse cet amalgame.

Je l’ai soutenu de bonne foi, je l’ai combattu de bonne foi, et donc, c’est tout à fait normal aujourd’hui que je sois face à lui. Mais aller au bas des caniveaux pour insulter menacer, je ne l’ai jamais fait et je ne le ferai pas jamais. Votre question, elle est fermée, c’est-à-dire, si je dis que j’y vais, on va dire Ah ! C’est ce qu’il attendait, je n’y vais pas, on va dire ce n’est pas un patriote.

Non ! J’irai travailler avec le président Alpha Condé demain matin, s’il accepte de se mettre au travail, s’il accepte mes conditions ; c’est-à-dire : l’emploi des jeunes, la sécurité. 40 à 50% de notre budget pour l’éducation, C’est-à-dire qu’il y a des choses qui peuvent faire que je travaille avec le président. Mais, ces choses doivent être des préalables, je ne viens pas à la mangeoire pour avoir un cortège, pour avoir un titre, non ! Je veux entrer dans l’histoire de mon pays. Quand on veut être président d’un pays, ça veut dire qu’on veut entrer dans l’histoire. Donc, rien ne va m’amuser ou me détourner de mon objectif, si demain je suis capable de ramener notre taux de scolarisation à 80 ou à 90%, de ramener les investisseurs chez nous, de booster les entrepreneurs nationaux, de créer la sécurité pour tous, de pouvoir même pour nos enfants avoir des cantines scolaires etc. demain matin, je viens à pieds pour travailler avec le président Alpha Condé.

Mais si c’est pour venir pour être ministre sans moyens, sans des objectifs. Ecoutez, dans ce gouvernement quel est le ministre qui a fait un bilan ? Quel est le ministre qui a fait une projection ? Quel est le ministre qui a une feuille de route ? Quel est le ministre qui a une obligation de résultat ? Et moi, ce genre de gouvernement, je ne rentrerai jamais dedans.

Des recommandations à l’opposition

Un débat creux d’un côté, un débat clivant. Le débat creux, ce n’est pas avoir des objectifs précis, le débat clivant c’est de dire, ah, les gens là ne pensent qu’au pouvoir, ah ! Il faut avoir pitié du peuple, ah, ces opposants là doivent changer de stratégie etc. C’est-à-dire, on veut une chose et son contraire, aujourd’hui quelque chose qui a manqué dans ce pays, c’est l’esprit de citoyenneté. Mêmes les citoyens ordinaires estiment qu’ils n’ont leurs mots à dire. On a l’impression que tout se passe entre Cellou et Alpha, tout se passe entre la mouvance et l’opposition. Mais bon Dieu de bon sang ! Où sont les Guinéens ?

Comment pouvez-vous accepter l’inacceptable. Dans tous les pays du monde, le rôle de Vigil appartient au peuple, c’est le peuple qui décide. Regardez notre Assemblée qui représente le peuple. Tout un mandat sans une proposition de loi, en fait, on les a payés à ne rien faire pendant cinq ans. Donc, il faut que le peuple se réveille, c’est pourquoi la GCI prend la part du peuple. Il faut que le Guinéen se dit, ce n’est pas normal que mon pays soit autant riche et que je sois pauvre. Ce n’est pas normal que la Guinée se soit enrichie, des plusieurs centaines de milliards et qu’on ne le voit pas sur nos routes, et on ne le voit pas dans nos écoles, et on ne le voit pas dans nos hôpitaux.

Il faut un réveil citoyen, tant que le peuple se mettra en dehors du débat, parce que tout est politique, et bien on aura des dictatures, on aura des incompétents, on aura des affairistes. Donc, il faut que le peuple refuse les abus. La Guinée s’est enrichie, elle est passée en deux ans du 6ème rang mondial au 3ème, et dans deux ans, on sera le premier producteur mondial, on est même passé devant l’Inde qui vient d’envoyer des satellites sur la lune. Mais, où est passé cet argent ? Rien que des mines, je ne parle même pas des autres secteurs.

Rien que les mines, la Guinée s’est enrichie, là, on va vers les 60 millions de tonnes. Vous savez ça représente combien d’argent ? Mais, si cet argent, il y a eu une répartition équitable, répartition bien orientée. On a l’impression que même les chiffres là, représentent une forme de mafia, c’est-à-dire, c’est un pillage. Parce que les guinéens ne voient pas les effets bénéfiques de cette croissance. C’est pourquoi, je disais que comme le Premier ministre qui débarque, qui dit qu’il va nous donner la croissance à deux chiffres. Mais, on se demande où il a appris l’économie. La croissance à des pendants. Les tenants de la croissance commencent d’abord par les investissements, c’est les investissements qui vont nous permettre, de créer des emplois, de créer la richesse, donc qui va permettre aux Guinéens de pouvoir consommer. Et sur cette consommation, il va pouvoir jouer, la croissance. Donc, les critiques du développement, c’est l’investissement, la consommation, la croissance. Ça ne se décrète pas, c’est un travail de longue haleine.


Une synthèse d’Alpha Amadou Diallo

In L’Indépendant

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