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24 Octobre 2017 - 1h21

« Le contrat de l’opérateur Waymark a été signé avant l’entrée en fonction du Président Alpha Condé … »

 [2012/11/24]

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY-Pilier du Rassemblement du peuple de Guinée, le parti d’Alpha Condé, et ministre directeur de cabinet d’Alpha Condé, Dr. Mohamed Diané est sans conteste le plus fidèle lieutenant du président guinéen. Militant de la première heure, discret, efficace et fin politique, c’est lui qui, grâce à son courage et son dynamisme, a maintenu en vie le RPG durant les longues années de répressions de tous ordres sous le régime du général Lansana Conté. S’il parle rarement à la presse depuis qu’il occupe son poste stratégique à la présidence de la République, Dr. Diané reste cependant très actif au sein de sa formation politique et protège par ses prises de position et son total dévouement, le chef de l’Etat guinéen. Dans la plus grande discrétion. Pour une fois qu’il accepte de sortir de sa réserve, Dr. Mohamed Diané livre dans cet entretien, sa part de vérité, en toute franchise, sur les sujets brûlants de l’actualité…

Gardien du temple, vous sortez rarement de la Guinée. Qu’est-ce qui a motivé votre récent déplacement en France ?

Dr. Mohamed Diané
: « Gardien du temple », je vous laisse la responsabilité du qualificatif de ma fonction actuelle. En ce qui concerne ma visite, j’étais invité à la réunion du parti socialiste français, un parti frère et ami avec lequel nous siégeons depuis de nombreuses années au sein de l’Internationale socialiste, dont le Rassemblement du peuple de Guinée est membre à part entière. Naturellement, vous imaginez que je suis à un poste de responsabilité qui se concentre sur l’activité au quotidien de la présidence de la République et ne me laisse pas le temps à des voyages réguliers.

Pourquoi la Guinée peine-t-elle à organiser les élections législatives ?

En fait, il faut apporter une nuance à votre interrogation. Après l’élection présidentielle du mois de novembre 2010, le constat était acquis dans l’ensemble de la classe politique, à l’idée qu’un certain nombre de dysfonctionnements liés au fichier électoral existaient dans notre système électoral. Ceci a été constaté, non seulement par les partis politiques, ainsi qu’au sein du Groupe international de contact chargé de préparer la fin de la période de transition. Une partie de ces aspérités a été modifiée entre le premier et le second tour du scrutin. Le reste devrait être corrigé avant les élections législatives. Plusieurs causes expliquent, je ne dis pas justifient, le retard d’aujourd’hui comme vous dites. D’abord, l’engagement pris par le président Alpha Condé d’organiser des élections libres, transparentes et crédibles, méritait un examen approfondi du contentieux électoral. Nous avons validé l’idée de prendre en compte la volonté de l’opposition et de la société civile de faire précéder le scrutin législatif d’un dialogue pour arriver à des points de convergence entre les différentes parties. C’est ainsi que, sous la présidence de Mgr Albert Gomez, ce dialogue s’est tenu du mois de décembre 2011 jusqu’au mois de février 2012. Sur dix points litigieux, nous sommes arrivés à huit points d’accord. Les deux autres concernant la CENI et son président, à l’époque Lousény Camara, sont des questions qui relèvent de la loi. Puisque la CENI est une institution créée par la loi et bien des années (2006-2007) avant l’élection du professeur Alpha Condé à la magistrature suprême. On ne peut pas à la fois demander au président de respecter l’indépendance de la CENI et en même temps, lui demander de modifier son mode de fonctionnement…

Justement, après la prestation de serment des Commissaires de la CENI, l’opposition exige désormais le départ de l’opérateur Waymark. Un consensus est-il possible à ce niveau ?

Soyons sérieux. L’opposition ne peut pas demander une chose et son contraire. Le contrat de l’opérateur Waymark a été signé avec la CENI avant l’entrée en fonction du président Alpha Condé et c’est avec la CENI que Waymark a conclu son contrat en juin 2010. Je n’ai pas d’autres commentaires sur ce sujet.

Je remarque simplement ceci : chaque fois que le gouvernement avance vers des points de convergences, l’opposition multiplie des questions préjudicielles. C’est le Conseil national de transition (CNT) et d’autres institutions qui ont proposé une réforme partielle de la CENI, sur la base de dix représentants de la mouvance présidentielle, dix de l’opposition, les cinq derniers postes répartis entre l’administration et la société civile dont est issu son président. Alors que l’opposition focalisait ses critiques sur le président sortant de la CENI, Lousény Camara. Ce sont les membres de la CENI qui élisent leur président. Et c’est ce qui s’est passé…

Alors comment jugez-vous les réactions de l’opposition suite à l’entrée de Lousény Camara dans le gouvernement d’Alpha Condé ?

Le président Alpha Condé a fait appel à un citoyen guinéen issu de la société civile, qui a exercé des postes de responsabilité. Lousény Camara (après son retrait volontaire de la présidence de la CENI) a accepté la proposition d’un poste ministériel. Comme du reste, certains opposants d’aujourd’hui ont accepté hier, de siéger dans des gouvernements précédents… Le reste relève de l’opinion, or me semble-t-il, les actes sont plus importants !

Mais comprenez-vous le radicalisme de l’aile dure de l’opposition, vous qui n’avez jamais accepté de composer avec le pouvoir de Lansana Conté ?

Il faut replacer les choses dans leur contexte. Hier nous nous battions pour l’instauration de la démocratie, avec un jeu politique ouvert, pluraliste ; l’établissement d’un régime respectueux des libertés publiques. Il ne s’agissait pas pour nous de « composer » avec un régime, comme vous dites, mais de faire fonctionner l’Etat autrement, avec une meilleure gouvernance. C’est vrai aussi que nous nous battions pour l’intérêt du peuple de Guinée, pas pour des plans de carrière. Et comme vous le savez, nous avons payé un lourd tribut à la cause démocratique en Guinée. Vous connaissez les persécutions et les traitements inhumains et dégradants dont nous avons été l’objet, l’arrestation de nos militants par milliers, des centaines de morts par balles et par tortures ainsi que, in fine, l’arrestation et la condamnation du président de notre parti, etc… Qui peut vraiment nous donner une leçon dans ce sens ?

Selon vous qui bloque, dans ce cas, la situation politique en Guinée ?

En tout cas, le gouvernement du professeur Alpha Condé offre les meilleures dispositions pour une gouvernance transparente et équilibrée en république de Guinée. Sinon nous aurions eu une élection bâclée au cours de laquelle, plus d’un million de Guinéens seraient hors du processus électoral. Nous offrons les bases d’une démocratie libre et concurrentielle, mais l’Etat fonctionne aussi avec des impératifs de gestion. Nous devons appliquer notre programme de développement, mener la lutte contre les injustices, la pauvreté et offrir une meilleure insertion aux jeunes et femmes.

Le président Alpha Condé est incompris. Pour quelles raisons ? On lui reproche notamment de favoriser une communauté par rapport à une autre, de susciter une frustration de la part de ceux qui le déclarent pris en otage…

Incompris ? C’est vous qui le dites. Je pense que le président Alpha Condé dirige le pays dans une transparence totale, avec un sens du sacrifice qui a permis à notre pays de retrouver ses grands équilibres. Cette confiance retrouvée nous a permis d’atteindre l’initiative PPTE, l’annulation de notre dette au niveau du FMI, de la Banque mondiale et du Club de Paris. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : un déficit budgétaire passé de 13 % en 2010 à 2% en 2011. L’endettement du Trésor auprès du système bancaire en constitue l’illustration la plus éloquente. Or, ne l’oublions pas : Alpha Condé arrive à la magistrature suprême à un moment ou l’endettement est passé de 3449 milliards de GNF en 2009 à 6433 milliards de GNF à fin décembre 2010 à la Banque centrale sur un endettement global auprès du système bancaire de 8347 milliards de francs. Cette réduction du déficit a mis fin à l’usage de la planche à billets, ce qui conduit à une réduction sensible du taux d’inflation de 23 à 17%.

Il est vrai que le président a décidé de gouverner autrement, en mettant fin à toutes ces concussions qui hier, se faisaient au détriment de l’intérêt général, notamment en instaurant l’unicité de caisse et une culture du résultat et la réduction du train de vie de l’Etat. Le chef de l’Etat a été clair : ceux qui résistent au changement verront leur rôle réduit sur l’espace étatique.

Docteur, vous êtes présenté comme le numéro deux du régime pour les uns, celui qui verrouille les portes à Sekhoutoureya pour les autres. Fable ou réalité ?

Ce classement n’engage que vous car, pour moi, les considérations personnelles n’ont pas de place dans la gestion des affaires de l’Etat. Il est vrai, je suis honoré par la proximité politique et humaine, la confiance que le Président me porte et l’exigence du résultat qu’il attend de moi. Et c’est vrai, en ces décennies de collaboration, je n’ai pas manqué de sa confiance dans l’exercice de mes responsabilités. Le reste, vous savez, lorsque l’on sert un chef et surtout en Guinée, votre propre travail peut nourrir beaucoup de critiques infondées, chacun peut vous rendre responsable de son rendez-vous manqué avec le destin auquel il aspire. Je ne suis pas là pour ouvrir ou fermer les portes. Je dirige le cabinet présidentiel pour exécuter la tâche que le Président m’a confiée et je suis fier de cette mission de servir l’Etat et voir traduit en actes, la vision que le chef d’Etat nourrit pour son pays. Le reste relève de la surenchère, le président de la République se situe au-dessus des clivages communautaires, il gouverne une nation et travaille pour l’intérêt et le bonheur de tous les Guinéens.


Interview réalisée par Aladji Cellou
In ''L’Indépendant''

 

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