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24 Octobre 2017 - 1h23

Les premiers mots de Mandian Sidibé  [2014/1/8]

Aujourd'hui en Guinée Que soit loué le Tout Puissant, le Clément et le Miséricordieux. Allah, Roi des rois ! Seigneur des Seigneurs ! Oui, que Dieu soit loué de m'avoir préservé la santé et la vie alors que je me trouvais à un doigt du pire !
Avant tout propos, je voudrais, d'entrée, préciser qu'aujourd'hui, je parlerai exclusivement en français très facile; en français terre à terre, afin que tous les auditeurs de « Planète FM » comprennent mon message. Cela pourrait amoindrir les interprétations.

Pour commencer, permettez-moi chers compatriotes, de m'acquitter d'un devoir absolu qui me tient à cœur. C'est celui de m'incliner pieusement devant la mémoire du jeune Aziz Baldé, froidement et gratuitement abattu à balles réelles, le Dimanche 17 Novembre 2013, par un policier, jusque-là non identifié. J'adresse mes sincères condoléances émues à la famille du défunt et je prie le Tout Puissant Allah d'accueillir l'âme de Aziz Baldé dans son Paradis Eternel. Amen !

Aujourd'hui, je suis activement recherché par les autorités judiciaires de la Guinée, lesquelles tentent de me faire porter le chapeau de la mort de ce jeune. Là-dessus, je dirais que Dieu est Grand. Dieu ne dort pas un seul instant. Il ne somnole même pas. Il est témoin de tous nos actes et agissements. Dieu reste et demeure le dernier juge. Après son jugement, il n'y aura plus aucun jugement.

Certains me reprocheraient, sans bien comprendre le sens de mon acte, de m'être mis à l'abri face à des agents déchainés contre moi, alors que j'affirmais régulièrement que je me promène avec mon linceul. Je réponds sagement en disant que je n'ai pas fui. Je me suis plutôt mis à l'abri pour éviter qu'on me tue et/ou qu'on me torture pour affecter mon intégrité physique, afin de me réduire éternellement au silence. Il faut bien que je sois en possession de toutes mes facultés mentales et physiques pour pouvoir servir les fidèles et inconditionnels auditeurs de « Planète FM ».

Pour que je puisse continuer à faire des révélations, il faut absolument que je sois en vie et en bonne santé. C'est pour cette raison que j'ai pris l'initiative, non pas par peur, mais par nécessité, de préserver ma vie et ma santé, en me protégeant contre ceux qui veulent me faire taire, puisque je les empêche de dormir.

Après cette précision, je me dois de remercier du fond du cœur tous ceux qui, de près ou de loin, m'ont soutenu, me soutiennent et continueront à me soutenir dans la dure et épouvantable épreuve que je traverse depuis le 19 novembre 2013. Ma famille biologique et moi-même resterons éternellement reconnaissants à l'endroit de tout le Peuple de Guinée, des annonceurs de « Planète FM », des membres de l'Union des Radios et Télévisions Libres de Guinée, de toutes les Associations de presse, de tous les médias nationaux et internationaux, mais aussi et surtout de mes chers confrères et consœurs qui ont bien voulu s'organiser en « Front de Soutien à Mandian Sidibé », pour leur sympathie et leur compassion à mon endroit.

Je ne saurais dresser une liste exhaustive de tous ceux qui compatissent à ma souffrance et partagent mes douleurs. Sans prétendre frustrer quiconque, puisque c'est tout le Peuple de Guinée, sans distinction, qui partage mes peines, permettez-moi quand même d'adresser mes remerciements appuyés et ma gratitude sans réserve à certaines personnes et entités qui se sont illustrées pour me sauver la vie, me renouveler leur confiance et leur attachement de façon particulière. Ce sont:

-La Jeunesse et toute la population de l'axe de la Démocratie;

-El Hadj Saïkou Yaya Barry, Président de la Coordination Haaly Pular;

-Ma maman chérie Fanta Diallo, syndicaliste à Sangoyah ;

-Les habitants du Secteur Noussouroulaye qui abrite la radio «Planète FM»;

-Le Personnel tout entier de la Radio «Planète FM» et singulièrement mon émérite technicienne Maïmouna Tall et Ibrahima Kalil Diallo, le Rédacteur en Chef de la même radio;

-Le Personnel de sécurité de la Radio «Planète FM»;

-Les Fondateurs de la Radio «Planète FM»;

-Mes frères et amis Mamoudou Diallo de Cosa et Lamarana Sall de la Cimenterie;

-Ma dynamique épouse Haoulatou Bah et sa copine Rama Barry;

-Mon vaillant chauffeur Mohamed Soumah;

-Le service de sécurité de l'Ambassade des Etats-Unis;

-Mon frère et ami Docteur Fodé Oussou Fofanah de l'UFDG;

-Hadja Halimatou Diallo, la dynamique et vaillante épouse du Président de l'UFDG;

-Mes voisins de Sonfania et Maître Fabi, mon émérite avocate;

-Mon amie Fatoumata Binta Diallo et famille à Dubréka;

-Tous les inconditionnels Palabreurs et Auditeurs de «Planète FM» avec à leur tête ma sœur Mariame Diallo de Cosa;

-Mes frères et amis El Hadj Thierno Mamadou Bah et Nouhou Baldé, respectivement Directeurs de Publication des hebdomadaires « Le Défi » et « L'Observateur »;

-Mon frère et ami Mouctar Bah, Correspondant de RFI et de L'AFP;

-Mon frère et ami Mouctar Diallo, Administrateur Général du Journal «L'Observateur»;

-Mes frères et amis animateurs de l'émission fétiche de la radio «Planète FM», intitulée «La Ronde des Journalistes»;

-Le dynamique Président de l'URTELGUI, le doyen Boubacar Yacine Diallo, sans oublier mon autre doyen Souleymane Diallo, Administrateur Général du Groupe de presse « Lynx-Lance »;

-Mon frère et ami Mansour de Madina Marché;

-Mon frère et ami Mouctar Diallo, Président du parti NFD et famille ;

-Mon frère et ami Tidiane Diallo, Président du parti ADN;

-Tous les annonceurs de «Planète FM» et singulièrement EL Hadj Lamarana Sow, Distributeur exclusif des Boissons ''3X'';

-Les ressortissants guinéens vivant en Sierra-Leone, au Sénégal; en Gambie, au Maroc, au Canada, à Bamako et à Cotonou.

-Mon beau-frère, le Colonel à la retraite El Hadj Aboubacar Sidiki Diaby et famille à Sanoyah;
Bref, tout le Peuple de Guinée sans distinction.

Après ce message de remerciements, je me dois également, à l'occasion du nouvel an, de formuler mes vœux les meilleurs à l'intention de tout le Peuple de Guinée, en ayant bien évidemment une pensée pieuse pour tous les combattants de la démocratie tués sur l'axe de la vérité Hamdallaye-Bamako-Cosa-Wanindara en 2013.

Aussi, voudrais-je prier le Tout Puissant Allah de répandre sa grâce et sa miséricorde sur mon pays et tous ses habitants sans exclusive durant 2014 et les prochaines années. Je serais ingrat et je m'en voudrais grandement, si de façon particulière, je ne renouvelais mes remerciements doublés de mes vœux ardents de vigoureuse santé, de prospérité et de plein succès à l'adresse de mes fidèles et intrépides Palabreurs et Palabreuses, mais également à l'endroit de mes confrères de l'émission «La Ronde des Journalistes», dont la fidélité, la loyauté, le courage et la détermination ont permis à la Radio «Planète FM» de maintenir le cap.

A tous ces braves femmes et hommes, je dis infiniment merci, non sans leur garantir la détermination et le courage sans faille qui m'animent à poursuivre la noble et exaltante lutte que nous avons entamée.

Chers Palabreurs et Palabreuses, merci, merci, merci, merci et merci sans cesse. Aux vaillants et hardis jeunes travailleurs de «Planète FM», je vous dis également merci pour votre courage et votre abnégation, mais aussi et surtout pour votre attachement indéfectible et inconditionnel à ma modeste personne. Que l'année 2014 apporte à tous et à chacun tous les bonheurs escomptés ! Amen !

En ce qui concerne ma propre personne, ma position et mon état de santé, je me dois de rassurer tous mes inconditionnels en disant que je me porte très bien. A quelque chose malheur est bon, dit-on.

Je dirais que cette mésaventure m'a permis de méditer, de tirer des leçons, de connaitre davantage certaines personnes, de me reposer et de récupérer un peu d'énergie après trois années d'intenses activités passées sans congés. J'ai pris un peu de poids et mon teint normal est revenu. J'ai suffisamment voyagé, avec pour destinations certains pays voisins de la Guinée, le Maroc, le Bénin, le Gabon et le Canada.

Tout ce temps, j'étais presque entre deux avions chaque trois jour, grâce au concours de certains amis, certains annonceurs de «Planète FM» et bien sûr certaines organisations de défense des Droits de l'Homme. Me revoilà encore à Conakry depuis quatre jours, à l'effet de reprendre mon boulot, après la fameuse sanction injustifiée qui m'a été infligée pour la énième fois consécutive par Madame la Présidente du CNC.

Jamais, à travers le monde entier, je n'ai pris connaissance de ce type de sanction à l'encontre d'un journaliste ou d'un média. C'est en Guinée qu'ont voit tout. Et, croyez-moi qu'au lieu d'aider le Professeur Alpha Condé à s'offrir un bilan positif au soir de sa gouvernance, Madame Martine Condé l'a plutôt aidé, par amateurisme certes, à ternir son image en matière de communication. Oui, je reprends mon boulot à travers le génie des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Je me sens très à l'aise là où je me trouve.

Je mange bien et me repose bien. Je reçois les visites de certains amis et parents proches. On peut bien me joindre désormais sur mes contacts téléphoniques habituels et/ou m'envoyer des courriels.

Mes sources d'informations m'ont également renouvelé leur fidélité. Je suis en totale sécurité, soyez rassurés chers auditeurs. Je me déplace sans être inquiété outre mesure. Je vais désormais travailler, tranquillement, sans exposer ma vie en allant dans les locaux de «Planète FM». Eh oui ! Je préfère d'ailleurs rester là où je suis pour mieux continuer à faire des révélations sans autre forme de risques.

C'est autant dire que l'Afrique a ses valeurs. N'eussent été ces valeurs de l'Afrique, mon chauffeur est témoin, on allait m'arrêter le 19 novembre 2013 au barrage de Kaka, situé sur la route nationale n°1 après la ville de Coyah. Les agents postés à ce barrage avaient reçu mandat de m'arrêter et Dieu seul sait qu'ils étaient déterminés à exécuter la consigne. Ils détenaient ma photo et ordonnaient à tous les usagers de s'identifier. Ils refusaient catégoriquement la corruption ce jour. Au regard de leur déchaînement, mon chauffeur a failli souiller son pantalon, car il nous voyait arrêtés tous les deux.

C'est à la grande surprise agréable de mon chauffeur qu'il a constaté que nous avions franchi le barrage sans être arrêtés. Il n'en revenait pas. Mon chauffeur est encore vivant. Il est actuellement à Conakry. Ceux qui doutent de mes propos peuvent l'approcher pour en savoir davantage. Après avoir dépassé le barrage, il est d'abord allé se soulager dans un buisson avant de me poser la question suivante : «DG, comment avez-vous fait pour nous sortir de l'étau de ces agents?». Je lui ai tout simplement répondu en disant que l'Afrique à ses valeurs. Je n'en dirais pas plus.

Après cette première traversée, j'ai davantage peaufiné ma stratégie avant de franchir tous les autres barrages. Ce sont les mêmes astuces que j'ai encore utilisées, il ya quatre jours, pour regagner Conakry, alors que je revenais de Bamako par voie terrestre, sans descendre de ma voiture, sans être appréhendé par les agents, tout en restant assis devant, à coté du chauffeur. Ça c'était une parenthèse que je ferme d'ailleurs aussitôt pour parler des choses essentielles.

Parlant des choses essentielles, je dirais, toujours en français très facile, qu'à travers les médias, j'ai régulièrement suivi le Professeur Alpha Condé dans ses déclarations contre ma pauvre personne. A la place du Professeur Alpha Condé, je me serais approprié plutôt la morale de l'assertion qui dit que « Si la parole est d'argent, le silence est d'or», tant à l'intention de Mandian Sidibé qu'à celle de ses adversaires politiques. Que ce soient Mandian Sidibé et/ou ses opposants, personne n'est son ennemi parmi nous. Nous n'avons rien contre sa personne physique.

Mais, le Professeur Alpha Condé doit comprendre que ses propres ennemis sont parmi ceux qu'il croit être ses amis et collaborateurs loyaux. Ses vrais ennemis sont ceux qui lui mentent pour des intérêts égoïstes. Ses vrais ennemis sont ceux qui sabotent sa gouvernance à travers des actes insensés. Ses vrais ennemis sont ceux qui le poussent à user de l'ethno-stratégie et de l'exclusion pour gouverner. Ses vrais ennemis sont ceux qui lui disent ce qu'il veut forcément entendre. Ses vrais ennemis sont ceux qui tuent des Guinéens sans être inquiétés. Ses vrais ennemis sont ceux qui entretiennent l'insécurité sous sa gouvernance en procédant à la libération des bandits de grand chemin contre paiement de 25 à 30 millions de nos francs. Ses pires ennemis sont ceux qui ont fait transférer une bande de criminels de la Maison Centrale de Conakry pour celle de Kindia aux fins de les libérer clandestinement.

Les vrais ennemis du Professeur Alpha Condé sont ceux qui ont libéré, contre une forte somme d'argent, la fille qui a tué son copain à Kindia. Où est passée cette fille qui, après avoir été jugée et condamnée à 5 ans de prison, fut transférée à la Maison d'arrêt de Kindia. Allez vérifier Monsieur le Président si elle est toujours là.

Monsieur le Président, qui avait relaxé le gangster nommé Tall qu'on vient d'arrêter à nouveau ? Monsieur le Président, où sont passés les 4 militaires complices de Tall, à savoir le lieutenant Mara, les adjudants Manet, Moussa et Lanfia, tous jugés et condamnés à 15 ans de prison ferme ? Qui a ordonné la mise en liberté de certains de ces hommes en uniforme après la cour d'assises ?

Qui a fait relaxer près de 40 bandits arrêtés et écroués à la Maison Centrale de Conakry sans même qu'ils passent devant un juge ?

Monsieur Le Président, comment le grand bandit nommé Petit Condé a-t-il été libéré alors qu'il fut arrêté en possession d'armes qu'il utilisait contre vos administrés ?

Monsieur le Président, vos pires ennemis sont ceux qui vous poussent à organiser des élections bâclées ou truquées. Monsieur le Président, vos pires ennemis sont ceux qui vous ont volé votre victoire en 1998 (avant de vous mettre aux arrêts) et qui vous encensent aujourd'hui. Kiridi Bangoura ne m'a-t-il pas fait emprisonner à l'époque puisque je vous ai défendu dans un de mes articles publiés dans les colonnes du journal «L'indépendant »? Monsieur le Président, vos pires ennemis sont ceux qui vous encouragent à vous accrocher au pouvoir. Monsieur le Président, vos pires ennemis sont ceux qui voudraient que vous terminiez votre vie comme Laurent Gbagbo. Monsieur le Président, vos pires ennemis sont ceux qui ne veulent pas que vous sortiez par la grande porte après l'exercice du pouvoir. Monsieur le Président, vos pires ennemis sont ceux qui forment le cercle de vos confidents, mais qui vous vilipendent à longueur de journée.

Monsieur le Président, vos pires ennemis sont ceux qui vous applaudissent pour vous faire commettre des erreurs. Monsieur le Président, vos pires ennemis sont ceux qui veulent tout savoir de vous aujourd'hui pour se retourner contre vous demain. Monsieur le Président, vos pires ennemis ne sont-ils pas enfin ceux qui veulent s'abreuver à toutes les sources?

Non! Non! Non! Encore non! Monsieur le Président, ni vos opposants, ni Mandian Sidibé ne sauraient être vos ennemis. Je peux me permettre de vous dire, Monsieur le Président, que je suis parmi vos meilleurs amis, puisque j'ose vous dire la vérité sans contrepartie. Je refuse de vous mentir pour être nommé à un quelconque poste. Soyez rassuré, Monsieur le Président, je ne veux ni ne prétends occuper le moindre fauteuil de responsabilité sous votre gouvernance. Je me contente de mon micro qui me suffit largement, pourvu que vous me laissiez travailler en toute sérénité, en toute quiétude, dans le strict respect de l'éthique et de la déontologie de mon métier.

J'accepterais d'emblée, Monsieur le Président, que vous me demandiez à mettre un peu de bémol dans mon verre en parlant de vous.

J'accepterais, Monsieur le Président, que vous exigiez davantage de moi le respect dû à votre âge et à vos fonctions. Monsieur le Président, demandez-moi de bannir toute passion, due à mon jeune âge certes, en parlant de vous et de vos collaborateurs.

Monsieur le Président, veillez accepter que je critique objectivement votre gestion de l'Etat et les comportements peu catholiques de certains de vos hommes de confiance. Monsieur le Président, en tant que Père de la Nation, vous devriez avoir le dos large et être le véritable Mandela de la Guinée, comme vous le prônez vous-même.

En engageant une chasse contre moi, vous me faites grandir, sans le savoir ni le vouloir, Monsieur le Président. Grâce à cette chasse aujourd'hui, je suis incontestablement rentré dans l'histoire de la Guinée, malgré mon jeune âge. Je suis devenu un véritable héros que vous avez involontairement fabriqué. Même si je venais à mourir à présent par votre faute, l'histoire retiendra que le Professeur Alpha Condé a tué un journaliste. Refusez de vous salir davantage les mains.

En me demandant de vous critiquer objectivement, sans haine, sans passion, dans les règles de l'art, en utilisant des expressions appropriées et affables, c'est votre droit le plus absolu. Mais, refusez Monsieur le Président, de prêter une oreille attentive à ceux qui voudraient que vous me bâillonniez à jamais par la voie de la persécution.

Monsieur le Président, en me laissant travailler librement, en toute indépendance, je vous serais plus utile qu'en engageant une chasse à l'homme contre moi. En me persécutant, je me radicaliserais et je vous pousserais à commettre l'irréparable. Cela pourrait davantage ternir votre image de Président démocratiquement élu qui doit se battre pour la préservation de la liberté d'expression dans son pays. Plus vous vous occuperiez de ma pauvre personne, plus je me prendrais sérieux, Monsieur le Président.

Mais, j'ai l'impression, Monsieur le Président, que vous ne disposez pas de bons conseillers en communication. Sinon, il n'y a pas pire manière de faire mal à un journaliste que de faire semblant de l'ignorer et de feindre ignorer ses déclarations que l'on s'approprie discrètement pour corriger certaines choses.

Alors, Monsieur le Président, qu'il plaise à votre auguste personne de parler peu et d'écouter beaucoup, de faire preuve de magnanimité à l'endroit de ma modeste personne, sinon vous risquez d'avoir sur la conscience, tôt ou tard, toutes les conséquences des souffrances que ma pauvre épouse et ma fille unique sont entrain de subir aujourd'hui du fait de mon absence à leur côté. Pourtant, ma fille qui est votre petite-fille est mineure et innocente. Elle ne mérite pas les tortures morales provenant de son grand-père que vous êtes. Elle mérite que vous la traitiez avec humanité et douceur, tout en lui garantissant un avenir radieux. Aujourd'hui, elle a perdu tout espoir suite à mon éloignement d'elle. Sa formation et son éducation sont en train d'en prendre un coup dur, puisque n'ayant plus aucun soutien. Si ma mésaventure perdurait, elle débarquera un jour à votre porte à son corps défendant.

Revenue de la Mecque, ma maman n'a également pas pu bénéficier de mes soins pour être ramenée au village à Kamatimadia. Elle risque de mourir de chagrin, malgré mes propos d'encouragement à son adresse. En vous occupant d'un pauvre journaliste comme moi, vous perdez votre temps, Monsieur le Président. Vous êtes entrain de gaspiller actuellement contre un lièvre vos cartouches que vous auriez dû réserver à un éléphant.

Mais comme la vie est un choix, je vous laisse la plénitude de votre choix et allons-y. Pour ma part, je n'ai rien à perdre. J'ai tout à gagner en ayant pour adversaire un chef d'Etat. Je suis insignifiant à côté de vous qui avez le sublime honneur et l'ultime privilège de diriger tout un pays. Mieux, au-delà de vos prestigieuses fonctions, vous êtes plus âgé que mon père. A ce titre encore, je vous dois respect et considération, sans pour autant être privé de mon droit inaliénable de critiquer, non pas votre personne physique, mais plutôt votre gouvernance. Ceci, dans les règles de l'art bien entendu.

Pour terminer, Monsieur le Président et cher papa, je vous adresse mes sincères vœux de vigoureuse santé et de plein succès à l'occasion du nouvel an.

Aucun Guinéen, moi Mandian Sidibé le premier, n'a intérêt, Monsieur le Président, à ce que votre gouvernance soit couronnée d'échec. C'est en cela que je prie le Tout Puissant Allah de guider vos pas sur le droit chemin pour enfin sortir notre pays d'une léthargie qui n'a que trop duré. Merci et bon courage, Monsieur le Président.

Merci à tous les Guinéens. Que Dieu bénisse la Guinée et les Guinéens ! Amen !

Mandian Sidibé






 

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