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17 Octobre 2017 - 12h17

Résultats des audits Féguifoot: Le scandale Super V

2017/10/14

Aujourd'hui en Guinée Le président de la Fédération guinéenne de football (Féguifoot), Antonio Souaré est allé droit au but. Il a donné la synthèse du rapport d'audit de la Fifa qui mentionne que des montants importants en devises étrangères et en francs guinéens ont été sortis dans le cadre d'une malversation financière compromettant l'ancien président de la Féguifoot Salifou Camara Super V, le secrétaire général Ibrahima Blasco Barry et le responsable Financier Morthon Soumah.

Un second audit se fera également autour de la construction de l'hôtel de Nongo où des sommes importantes sont sorties sans que l'hôtel ne soit achevé. Il sera suivi d’un audit judicaire.

Pour ce premier audit, une procédure judiciaire sera enclenchée en début de semaine contre toutes les personnes incriminées par le rapport d'audit. Ces présumés auteurs auront la possibilité de se défendre car, comme le veut la loi, tout accusé bénéficie de la présomption d’innocence jusqu'à l'établissement des preuves matérielles de sa culpabilité par la justice.

L’audit n’étant dirigé contre personne, le président Antonio Souaré a tenu à souligner au cours d’un point de presse organisé dans l’enceinte de la Féguifoot vendredi 13 octobre 2017 qu’il s’agit simplement d’une question de gestion et de transparence dans le cadre du respect des biens de l'association nationale de football. Ce qui signifie que même la gestion de la nouvelle équipe dirigeante de la Féguifoot sera auditée à son tour pour que tout le monde soit au courant de l’utilisation des avoirs de la Féguifoot. Pour l'immédiat et dans le futur.

C'est dans un esprit de transparence absolue que tout se fera désormais. Et l’opinion publique sera informée au fur et à mesure de l'évolution de ce dossier brûlant. Toute chose qui mettra en relief l’état des lieux de la gestion du football guinéen et ce qui se fait pour que dorénavant tout se fait dans les règles de l'art.

En parcourant le rapport des écarts importants ressortent dans la subvention accordée aux différents clubs. Le gap des de l’ordre de plusieurs milliards de nos francs auxquels s'ajoutent des sorties d'énormes montants injustifiée.

Tenez ! Un montant de 834 000 euros a été sorti en l'espace de dix jours sous le prétexte des frais de candidature de la Guinée pour la CAN 2019, payé par une société de Télécoms, ce qui en réalité était une dépense fictive.

Sur trois ans la FIFA à alloué 1,8 millions d'euros à la Féguifoot. L'audit n'a pas pu retrouver un manquant de 77 000 euros. Des montants astronomiques en milliards de francs guinéens ne figurent pas aussi sur les registres comptables de 2013 à 2015.

Ce scandale financier sans précédent dans l'histoire du football guinéen éclabousse un clan dont les membres, jusque-là au-dessus de tout soupçon, n’ont certainement pas pu s'entendre dans le partage.

Comme tout finit par se savoir, ces présumés voleurs de biens publics ont été tous troublés de pêché et aujourd'hui devant la justice la vérité va éclater au grand jour pour un football sain, transparent et fréquentable !

Ibrahima Diallo
DG Radio liberté Fm.

 
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Un avion s'écrase en mer peu après son décollage d'Abidjan avec un bilan provisoire de 4 morts

2017/10/14

Aujourd'hui en Guinée Un avion s'est écrasé samedi matin en mer peu après son décollage d'Abidjan comme constaté sur place par KOACI. Nos sources sécuritaires sur place rapportent parmi les premières informations recueillies qu'il s'agirait d'un avion cargo d'une compagnie qui transportait du matériel pour l'armée française. Bilan provisoire , 4 morts, à l'heure de la mise en ligne de l'article (9H45TU)

L'avion s'est écrasé en mer en phase de décollage après avoir décollé de l'aéroport Felix Houphout Boigny aux alentours de 9HTU. Son épave a peu à peu gagné le bord de mer à hauteur de Port Bouet.

Les secours sont sur place.

Un cas similaire d'un avion de ligne, craché en phase de décollage, dramatique car un seul survivant, était survenu en 2000.

Amy Touré, Abidjan
Lu pour vous dans KOACI d

 
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Liberia: Un 2e tour se profile entre Weah et le VP Boakai

2017/10/12

Aujourd'hui en Guinée Selon la télévision nationale «Liberian Broadcasting System» on s’achemine vers un second tour qui va opposer les deux principaux candidats qui ont tous les deux remporté largement leurs fiefs respectifs, rapporte l’agence APA.

Toutefois, les chiffres avancés par la télévision ne sont pas officiels. Ils sont donnés sur la base des rapports des correspondants déployés dans différentes parties du pays.

D’après la LBS, Boakai, âgé de 72 ans, semble être en tête à Lofa, son comté natal dans la partie septentrionale du Libéria.

L’ancienne gloire du football, Weah, 52 ans, serait en tête dans certaines parties de la capitale, Monrovia et dans la ville de Clara où il est né.

L’ancien chef de guerre Prince Johnson, âgé de 65 ans, aurait également un meilleur score que ses rivaux dans son comté natal de Nimba, au nord-est du Liberia.

Selon la loi électorale libérienne, il faut recueillir plus de 50 pour cent des suffrages pour être élu président dès le premier tour. Si aucun des candidats n’arrive à atteindre ce chiffre, un second tour sera organisé deux semaines après la publication des résultats officiels.

20 candidats sont en lice pour présider aux destinées du Liberia, dirigé depuis douze années par Ellen Johnson-Sirleaf, la première femme présidente démocratiquement élue en Afrique.

La Commission électorale nationale (NEC) a déclaré que les résultats provisoires pourraient être annoncés ce mercredi dans l’après-midi ou au cours de la semaine étant donné les défis liés au dépouillement.

En raison des délestages, l’on a dû recourir à des lampes torches dans plusieurs bureaux de vote pour procéder au dépouillement des bulletins.

S’exprimant lors d’une conférence de presse mardi soir, le président de la NEC, Jerome Korkoya, a déclaré que le taux de participation a été «très fort» sans toutefois avancer aucun chiffre.

Le scrutin a cependant été entaché par quelques manquements.

Dans plusieurs parties du pays, y compris le comté de Nimba, celui de Sinoe et même une partie de la capitale, le vote a commencé très tard en raison de l’arrivée tardive du matériel électoral.

Plus de 2,1 millions de Libériens étaient appelés aux urnes pour choisir leur prochain président et renouveler les 73 sièges dans la Chambre des représentants. Quelque 984 candidats étaient en lice pour briguer un siège à la Chambre.

Contrairement aux élections précédentes, ce scrutin s’est tenu sans la supervision de la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL).

Le Liberia, qui est l’une des premières républiques créées sous l’impulsion des Etats-Unis pour des esclaves affranchis au 19ème siècle, a connu deux guerres civiles sanglantes qui ont pris fin en 2003.

APA

 
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Liberia : Les électeurs se rendent aux urnes pour choisir le successeur d’Ellen Johnson Sirleaf

2017/10/10

Aujourd'hui en Guinée Ce mardi 10 octobre, des candidats très différents s’affrontent dans les urnes pour succéder à la présidente Ellen Johnson Sirleaf. Outre leur nouveau président, les Libériens renouvellent les 73 sièges de la Chambre des représentants. Les premiers résultats sont attendus dans les 48h. Un test pour la démocratie, quatorze ans après la fin d’un conflit sanglant.

Un célèbre footballeur, un richissime entrepreneur, un ancien mannequin, un avocat réputé, un chef de milice, un vice-président… tous engagés dans une course effrénée pour le pouvoir. Le scénario pourrait être celui de la dernière série télévisée à la mode. Mais, preuve que parfois la réalité est au moins aussi surprenante que la fiction, l’affiche est bien celle de l’élection présidentielle au Liberia, qui se tient le 10 octobre.

De l’aveu même d’Ellen Johnson Sirleaf, le rendez-vous est « historique ». « Pour la première fois depuis soixante-treize ans, le pouvoir politique sera transmis pacifiquement, démocratiquement, d’un président élu à un autre. Cela va montrer la voie à suivre aux futures générations de Libériens », a-t-elle déclaré lors de son dernier discours devant l’Assemblée des Nations unies, le 19 septembre.

Un véritable test pour la démocratie, quatorze ans après la fin de la guerre civile

Douze ans après son arrivée à la tête du pays, la première femme chef d’État d’Afrique s’apprête à rendre les clefs d’Executive Mansion, le palais présidentiel libérien. Une passation qui s’annonce comme un véritable test pour la démocratie, quatorze ans après la fin de la guerre civile.

Crise économique

Pour de nombreux Libériens, la désillusion a peu à peu remplacé l’enthousiasme né de l’arrivée au pouvoir de Johnson Sirleaf. Élue sur les ruines d’un pays ravagé par la guerre civile, elle fait désormais bien plus l’unanimité à l’extérieur qu’à l’intérieur de son pays. Le retour de la paix n’a pas fait oublier les difficultés économiques, aggravées à partir de 2014 par l’épidémie d’Ebola (4 800 morts).

Ces dernières années, la chute des prix du fer et du caoutchouc a été un coup dur, menant le pays à la récession l’année dernière. Pauvreté persistante, chômage très élevé, beaucoup caressent désormais l’espoir d’un changement. Et alors que, conformément à la Constitution, la présidente libérienne ne se représente pas, le scrutin n’a jamais semblé aussi ouvert.

Dans les rues, les sonos crachent des chansons à la gloire des prétendants

Ces dernières semaines, la ferveur s’est peu à peu emparée de Monrovia. La capitale a revêtu les couleurs des différents candidats. Le long des grandes artères, les immenses affiches électorales ont remplacé les traditionnelles publicités. Dans les rues, les sonos crachent des chansons à la gloire des prétendants. Le 19 août, une marée bleue envahit Congo Town, un des quartiers populaires de Monrovia. Danses, prières, incantations… L’heure est à la démonstration de force pour les partisans de « Mister George ».

George Weah, le favori

Star du football, seul Africain à avoir jamais remporté le Ballon d’or, George Weah lance alors sa campagne. « Il est temps que le pouvoir soit au peuple, et non à l’élite », déclare l’enfant prodige face à la foule venue l’acclamer.

Né dans un bidonville de la capitale, formé sur des terrains vagues, celui qui est depuis devenu riche et célèbre fait de sa propre histoire un programme pour faire rêver les électeurs.

Son origine indigène est aussi un avantage dans un pays où la fracture entre les « natifs » et les descendants d’esclaves afro-américains, qui représentent environ 5 % de la population et forment la majorité de l’élite, reste profonde. Alors qu’au Liberia l’appartenance ethnique est au moins aussi importante que le programme politique, Weah est désormais un des favoris du scrutin.

Cela fait des mois que le sportif s’y prépare. À ceux qui lui reprochaient un manque d’éducation et d’entregent, il a répondu en étoffant ses réseaux et en multipliant les tournées.

L’ex-femme de Charles Taylor pour alliée

Après s’être assuré le soutien de plusieurs chefs d’État de la sous-région, dont l’Ivoirien Alassane Ouattara et le Ghanéen Nana Akufo-Addo, il a enchaîné les rencontres à Conakry avec Alpha Condé, à Brazzaville avec Denis Sassou Nguesso, à Ouagadougou avec Roch Marc Christian Kaboré, avant de s’entretenir avec des diplomates à Paris et à Bruxelles.

Car celui qui a troqué le maillot pour les costumes sait que la politique est un jeu bien plus difficile que le football. Candidat à la présidence en 2005 puis à la vice-présidence en 2011, il a à chaque fois été vaincu.

Cette année, il croit avoir trouvé son atout maître en choisissant comme colistière Jewel Howard-Taylor, l’ex-femme de Charles Taylor. Le nom est sulfureux, mais le pari réfléchi. Depuis l’incarcération de l’ancien président, condamné en 2012 à cinquante ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité en Sierra Leone, son électorat est particulièrement convoité.

Paix sous tension

L’ombre de la guerre civile continue de planer sur la politique libérienne. Et ses acteurs restent omniprésents. Point noir du bilan de Johnson Sirleaf, la justice et la réconciliation sont à peine sur les rails. Les conclusions de la Commission Vérité et Réconciliation, rendues en 2009, n’ont jamais été suivies d’effet. L’instance recommandait notamment que les personnalités impliquées dans la guerre ne puissent occuper de poste dans la fonction publique pendant trente ans.

Le personnage emblématique de l’impunité qui sévit au Liberia reste Prince Johnson

Dans cette liste figurait le nom d’Ellen Johnson Sirleaf elle-même, soupçonnée d’avoir financièrement soutenu Charles Taylor au début des années 2000. Autre recommandation : la poursuite de Benoni Urey, soupçonné de crimes économiques.

Accusé d’avoir servi d’intermédiaire entre Taylor et des trafiquants d’armes, il figure néanmoins parmi les candidats à la présidentielle cette année. Dans cette bataille, « Goldfinger », comme il est surnommé pour ses affaires dans les mines d’or, compte sur sa fortune. Il est l’un des hommes les plus riches du pays.

Mais le personnage emblématique de l’impunité qui sévit au Liberia reste Prince Johnson. Sa barbe a tourné poivre et sel, mais il affiche toujours son air suffisant. Lui aussi candidat, cet ancien chef de milice est devenu tristement célèbre le 9 septembre 1990. Ce jour-là, une bière à la main, éventé par une jeune femme, il regarde ses hommes torturer et mutiler l’ancien président Samuel Doe. Un passé qui ne l’a pas empêché d’être facilement élu sénateur, en 2005, dans son comté de Nimba. Il ne devrait cependant pas atteindre le second tour du scrutin.

Défi logistique et sécuritaire

Face à Weah et à son Congrès pour le changement démocratique (CDC), l’ancien avocat de Taylor, Charles Brumskine, du Parti de la liberté (LP), semble être un rival bien plus sérieux. Ce juriste, ancien président du Sénat, était déjà en lice en 2005. Arrivé troisième avec 14 % des voix, il n’avait donné aucune consigne à ses partisans pour le second tour, refusant de choisir entre Weah et Sirleaf. La présidente ne semble pas lui en avoir tenu rigueur.

Selon plusieurs sources, Brumskine aurait sa préférence, même si officiellement son soutien va à Joseph Boakai, son vice-président depuis 2006, bien placé dans cette course à la présidentielle. Choisi par le Parti de l’unité, cet homme du sérail, ministre de l’Agriculture dans les années 1980, incarne la continuité. Le poids et les réseaux du parti au pouvoir sont pour lui un avantage de taille.

Jamais le Liberia n’avait organisé seul des élections

Weah, Brumskine, Boakai : le prochain président libérien devrait être l’un de ces trois hommes. Peu de chances qu’une femme succède à la première chef d’État africaine : la seule en lice est l’ancien mannequin MacDella Cooper, qui ne fait pas figure de favori.

Le scrutin est donc particulièrement indécis, et les inquiétudes restent fortes. Jamais jusqu’à aujourd’hui le Liberia n’avait organisé seul des élections. En 2005 comme en 2011, le pays avait reçu l’appui logistique et sécuritaire de la mission des Nations unies (Minul). Mais les Casques bleus ont amorcé leur retrait – et auront définitivement quitté le pays en mars 2018 –, et les forces libériennes vont donc devoir assurer la sécurité des électeurs et des urnes.

L’acheminement du matériel de vote en pleine saison des pluies semble déjà compromis dans certains bureaux reculés. Le défi est donc de taille.

Des affrontements entre militants du CDC et du LP, le 20 septembre, à Sanniquellie, dans le nord du pays, ont ravivé les craintes. Tout comme les déclarations de Prince Johnson : « Si George Weah l’emporte, la guerre va s’emparer du pays », a clamé l’ancien milicien. Ce 10 octobre, le Liberia doit se prouver qu’il est définitivement débarrassé des fantômes de son passé.

JA

 
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Attentat de Las Vegas : Un jeune infirmier est mort en protégeant sa femme

2017/10/3

Aujourd'hui en Guinée Une jeune étudiante. Une secrétaire éducative. Un infirmier mort en protégeant sa femme. Alors que le bilan de la fusillade de Las Vegas, la plus meurtrière de l’histoire des Etats-Unis, s’est alourdi, à 59 morts et plus de 500 blessés, les premières victimes ont été identifiées lundi soir.

<< Il m’a sauvé la vie >>

Sonny Melton, un infirmier du Tennessee de 29 ans, était au concert avec sa femme, Heather. Quand les premiers tirs ont retenti, « il m’a attrapé et a commencé à courir quand j’ai senti qu’il avait été touché dans le dos. Sonny était l’homme le plus aimant que j’aie jamais rencontré. Il m’a sauvé la vie et a perdu la sienne », a raconté son épouse, sous le choc, à la radio WYCB.

In 20 Minutes

 
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« Laurent Gbagbo a financé accidentellement le Commando invisible », selon le général Mangou

2017/10/3

Aujourd'hui en Guinée C’est la surprenante déclaration qu’a livré l’ancien chef d’état-major de Laurent Gbagbo à la barre de la Cour pénale internationale, ce lundi 2 octobre. Interrogé par la défense de l’ancien président ivoirien le général Philippe Mangou est revenu dans le détail sur le financement de cette milice d’anciens rebelles qui combattaient les forces pro-Gbagbo pendant la crise post-électorale.

« J’ai été questionné le 9 août 2011 (lors de l’enquête préliminaire du procureur, NDLR). Deux questions m’ont été posées. La première était de savoir qui était le chef du Commando invisible. La seconde était de savoir qui compose le Commando invisible. J’avais dit que je ne savais pas.

Aujourd’hui, je suis en mesure de vous dire que le président Gbagbo a financé accidentellement, je dis bien accidentellement, le Commando invisible », a expliqué le général Philippe Mangou.

L’ancien chef d’état-major de Laurent Gbagbo, toujours entendu par la Cour pénale internationale dans le cadre du procès de l’ancien président ivoirien et de son bras droit Charles Blé Goudé, était interrogé par la défense, ce lundi 2 octobre, au moment où il a livré cette surprenante déclaration.

500 millions de francs CFA

Dans sa réponse, il est revenu longuement sur les sources de financement du Commando invisible, une milice d’anciens rebelles qui avait fait d’Abobo – commune d’Abidjan, favorable à Alassane Ouattara – son quartier général et combattait les forces loyales à Laurent Gbagbo lors de la crise postélectorale, en Côte d’Ivoire.

« Le 7 décembre 2010, le dernier gouvernement du président Gbagbo a été mis en place. Trois jours plus tard, c’est à dire le 10 décembre 2010, le président m’appelle. Il me demande de venir le voir dans son bureau vers 15h30. Je trouve le président debout avec à ses côtés feu le Ministre Désiré Tagro.

Zakaria est d’accord, moyennant 500 millions de francs CFA, en vue de s’acheter des armes, des munitions et de désorganiser le dispositif des Forces nouvelles

Et le président de me dire ceci : « Tagro revient d’une mission du Togo où il a rencontré dans sa chambre d’hôtel Koné Zakaria (ex-seigneur de guerre de la rébellion des Forces nouvelles, tombé en disgrâce auprès de Guillaume Soro, en 2007, NDLR). Après avoir parlé avec lui, Koné Zakaria est d’accord, moyennant 500 millions de francs CFA (763 000 euros), en vue de s’acheter des armes, des munitions et autres, de désorganiser le dispositif des Forces nouvelles à l’Est de la Côte d’Ivoire. Je voulais que tu vois où Koné Zakaria peut commencer son action ».

Monsieur le président, si vous avez une telle somme d’argent, remettez-la-nous

Je lui ai répondu : ‘’Monsieur le président, si vous avez une telle somme d’argent, remettez-la-nous. Vous savez que nous n’avons pas d’armes et de munitions. Pourquoi est-ce par l’Est de la Côte d’Ivoire qu’il a décidé de commencer son action ?’’. Le ministre Tagro a répondu : ‘’C’est par là qu’il a décidé de commencer son action’’. J’ai dit : ‘’Monsieur le Président, je m’excuse, mais je n’ai pas de carte sous les yeux pour vous indiquer par où Koné Zakaria doit commencer son action’’ ».

Un mystérieux intermédiaire et un échange téléphonique

Et général Philippe Mangou de continuer son récit : « Le président Gbagbo a dit au ministre Tagro : « S’il ne croit pas, donne-lui le numéro de Koné Zakaria pour qu’il l’appelle lui-même pour voir ». C’est ce qui fut fait. En descendant les marches du palais présidentiel, alors que j’attendais mon chauffeur, un homme d’une cinquantaine d’années m’a approché pour me dire : « Mon général, c’est moi qui ai mis en contact le ministre Tagro et Koné Zakaria. Koné Zakaria est prêt à travailler avec IB (Ibrahim Coulibaly, ex-éminence grise de la rébellion de Guillaume Soro, en conflit ouvert avec ce dernier, depuis 2003, et tué, fin avril, à Abobo par les forces favorables à Ouattara, NDLR) et IB est d’accord. Mon général, le temps presse ». »

J’attends l’argent pour commencer le travail
Lorsqu’il arrive à Yopougon, le général Philippe Mangou affirme alors avoir remis le numéro confié par le mystérieux intermédiaire à son chef de la sécurité. « Je lui dis : « C’est le numéro de Zakaria, appelle le pour voir si c’est bien lui ». Zakaria et moi avons l’habitude de nous appeler « Classe ». Quand je prends le téléphone, je dis ‘’Allô’’, il me répond : »Classe, j’attends l’argent pour commencer le travail ». Il y a eu collusion entre IB et Koné Zakaria pour l’opération au niveau d’Abobo. A cours de logistique, Koné Zakaria va user de ruse et de perfidie pour faire croire qu’il va mener une action à partir du nord-est. Au lieu de cela, ils sont descendus à Abobo. L’argent remis a servi à l’infiltration des lieutenants de Zakaria. »

JA

 
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Classement : Qui sont les 100 leaders africains de demain ?

2017/10/2

Aujourd'hui en Guinée Pour la quatrième année consécutive, l'Institut Choiseul, think tank français, a établi un classement des futurs grands décideurs économiques africains. Jeune Afrique vous livre en exclusivité le palmarès 2017, à retrouver intégralement dans notre édition datée du 1er octobre. Depuis 2014, l’Institut Choiseul établit un classement des 100 premiers décideurs économiques africains de moins de 41 ans. Jeune Afrique s’est associé au think tank français et livre en exclusivité le palmarès à ses lecteurs.

Déjà présent dans cette sélection en 2015 et 2016, Basil El-Baz occupe la tête du classement. Après des études à Harvard, ce fils de la bourgeoisie égyptienne a conçu la première usine d’ammoniac de son pays au milieu des années 2000. Aujourd’hui, il travaille au financement d’un complexe pétrochimique dont le coût est estimé à 10 milliards de dollars. En deuxième position, on trouve le Nigérian Kabiru Rabiu, héritier du groupe familial BUA, puis la Sud-Africaine Zukie Siyotula, ex-patronne de Thebe Capital.

Les francophones ne sont pas absents du classement Choiseul. Les Marocains sont les plus nombreux avec 8 représentants, suivis des Algériens et des Ivoiriens (6 chacun), des Gabonais, des Rwandais, des Tunisiens (3), des Sénégalais, des Congolais (RDC), des Camerounais et des Mauriciens (2). Au Total, 32 nationalités sont représentées.

Sans surprise, le secteur financier (banque, société d’investissement, assurance) est le mieux représenté dans cette sélection (18 décideurs sur 100), devant l’énergie (15), l’agrobusiness et les technologies de l’information (13 chacun), puis le BTP (9).

Si, pour beaucoup de personnalités, leur rang évolue peu d’une année sur l’autre, certaines grimpent en 2017 de manière significative, à l’image de l’Algérien Sami Agli dont l’importance du groupe familial a été réévaluée (39ème, +39 places). D’autres au contraire reculent sensiblement. C’est le cas de la Tunisienne Safia Hachicha (71ème, moins 56 places), qui a quitté la société d’investissement Swicorp (plus d’un milliards d’euros sous gestion) et est classée cette année en tant que dirigeante de la société de conseil Abakus Advisors.

Une quarantaine de nouveaux visages fait également son apparition.

JA

 
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Marseille : Deux morts à la gare Saint-Charles dans une attaque au couteau

2017/10/1

Aujourd'hui en Guinée Le suspect a été abattu, dimanche, par des militaires. La police a demandé aux Marseillais d’éviter le secteur de la gare, une importante opération étant en cours. Un homme a tué deux femmes au couteau, dimanche 1er octobre, près de la gare Saint-Charles à Marseille, avant d’être abattu par des militaires de l’opération « Sentinelle ». L’attaque a eu lieu vers 13 h 45.

La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie, mais les enquêteurs restent prudents, certains éléments devant encore être éclaircis. L’enquête, ouverte notamment pour « assassinats en relation avec une entreprise terroriste » et « tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique », a été confiée à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Il s’agit de la première attaque au couteau à caractère terroriste dans un lieu public qui parvient à causer des morts sur le sol français.

Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, doit arriver sur place vers 17 heures. Le préfet de police et le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux, se sont rendus immédiatement à la gare, où d’importants moyens de police ont été concentrés.

Les autorités ont demandé aux Marseillais d’éviter le secteur. Le trafic SNCF a été totalement interrompu. Dès 15 heures, les alentours de la gare étaient hermétiquement bouclés par des cordons de policiers. Pierre, la vingtaine, qui devait prendre le TGV de 14 h 03 pour Paris, raconte qu’il a dû sortir du train : « Deux minutes avant le départ, un message nous a demandé de quitter la rame. L’évacuation s’est passée dans le calme. »

Cette attaque intervient alors que le gouvernement a renouvelé jusqu’au 1er novembre l’état d’urgence, sur fond de menace terroriste très élevée en France, frappée depuis 2015 par une série d’attentats, qui ont fait 239 morts.

AFP

 
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Trump "inapte" à la présidence pour une majorité d'Américains dans un sondage

2017/9/28

Aujourd'hui en Guinée Selon un sondage, qui révèle la division profonde de l'électorat américain, 56% des citoyens des Etats-Unis jugent que Donald Trump n'est pas apte à exercer la présidence. Une majorité d'électeurs américains pense que Donald Trump n'est pas apte à être président, et seulement 36% d'entre eux approuvent son action à la Maison Blanche depuis le début de son mandat en janvier, selon un sondage publié mercredi. 56% des Américains interrogés jugent qu'il n'est "pas apte" à occuper la présidence contre 42% d'un avis contraire, selon cette enquête d'opinion réalisée par Quinnipiac. La question divise profondément les sondés en fonction de leurs préférences politiques, leur genre et leur couleur de peau.

Tout le monde est d'accord: Trump devrait se calmer sur Twitter

Chez les démocrates, 94% des électeurs pensent que Donald Trump est inapte à occuper le Bureau ovale, alors que 84% des républicains pensent qu'il l'est. Cette proportion est 50% contre 48% chez les électeurs blancs et 49% dans chaque camp pour les hommes. Les électeurs noirs sont 94% à juger le 45e président des Etats-Unis inapte, et 63% des femmes sont du même avis, toujours selon ce sondage réalisé du 21 au 26 septembre avec une marge d'erreur de 3,1%. Ces électeurs américains s'accordent en revanche sur un point: Donald Trump devrait arrêter de tweeter.

69% des 1.412 sondés pensent que le président américain devrait prendre ses distances avec Twitter, contre seulement 26% qui approuvent son utilisation intensive du réseau social. Le taux de satisfaction de l'action du président américain a oscillé entre 33 et 40% depuis mars. 51% des personnes interrogées se disent embarrassées d'avoir Donald Trump comme président et 27% se disent fières. "Il n'y pas d'aspect positif" analyse Tim Malloyn directeur adjoint de Quinnipiac University Poll. "Avec un taux de satisfaction bloqué dans les 30%, son caractère et son jugement mis en cause, le président Donald Trump doit faire face à la dure réalité qu'une majorité d'électeurs américains pense qu'il n'est tout simplement pas apte à occuper le poste le plus important du pays", ajoute-t-il.

RV avec AFP

 
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Arabie Saoudite : Les femmes auront le droit de conduire, oui mais...

2017/9/27

Aujourd'hui en Guinée L’Arabie Saoudite est le seul pays au monde à interdire aux femmes de conduire. Mais plus pour longtemps : le roi Salmane a annoncé le 27 septembre que cette interdiction serait levée à partir de juin 2018. Si cette décision a rapidement été saluée comme historique, il reste une longue série de choses que les Saoudiennes n’ont pas le droit de faire, souligne CNN, qui en dresse la liste.

Dans ce pays, les femmes n’ont notamment pas le droit de “se marier, divorcer, ouvrir un compte bancaire, trouver un emploi ou être opérées sans l’accord de leurs tuteurs masculins” qui peuvent être, “si le père est mort ou absent, le mari, un parent de sexe masculin, un frère, ou même, parfois, un fils”.

Pas question non plus d’apparaître en public sans abaya (long vêtement qui couvre le corps), poursuit la chaîne américaine, ni de se mêler aux hommes dans l’espace public, à l’exception, notamment, des banques et des hôpitaux.

Les Saoudiennes sont aussi lésées devant la Justice, puisque “le témoignage d’un homme vaut autant que celui de deux femmes”. Quant aux héritages, en vertu de la loi islamique, “la part d’une fille correspond à la moitié de l’héritage d’un fils”.

Source : Courrierinternational

 
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Antonio Souaré a bouclé ce Dimanche 17 septembre 2017,son projet de restauration forestière de son centre sportif et de loisirs de Yorokoguia.

2017/9/17

Aujourd'hui en Guinée Le centre Sportif et de loisirs de Yorokoguia(Dubréka)est le produit d'une vision d'un Homme dont la passion pour le Football est entrain de se traduire dans tous les sens.
Au delà de l'action du développement du Football et de sa promotion,Antonio Souaré a inscrit ce complexe sportif dans l'axe du développement durable.

Cette année en prenant l'écologie comme le centre de gravité.
À ce titre cette année 2608 arbres ont été planté parmi lesquels 1900 sont des arbres fruitiers composés de manguiers ordinaires et greffiers d'arbres à ombre et de lutte contre les intempéries notamment les vents forts.

Il faut noter que cet aspect environnemental ajoute au complexe sportif une importante chaîne de valeur qui force le respect: il s'agit de l'environnement.

Le centre sportif est doté d'un hotel qui est entouré de potentiels touristiques comme le chien qui fume,les cascades de la samba

Dans l'ordre des perspectives avec un stade de 15000 places et l'académie de Football.

Comme on le voit,le centre sportif et de loisirs de Yorokoguia sera une véritable destination touristique.

Ibrahima Diallo
DG Radio liberté Fm.

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Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara choisit Henriette Dagri Diabaté pour présider son parti

2017/9/12

Aujourd'hui en Guinée Le président ivoirien a créé la surprise ce dimanche 10 septembre en faisant élire Henriette Dagri Diabaté comme présidente du Rassemblement des Républicains (RDR), tant était attendue - et annoncée - l’arrivée d’Alassane Ouattara à ce poste. Une autre femme, Kandia Camara, devient secrétaire générale du RDR.

Au Rassemblement des Républicains (RDR), le pouvoir est désormais un mot qui se conjugue au féminin. Dans l’arène du Palais des Sports d’Abidjan pleine de plusieurs milliers de militants, Alassane Ouattara a déjoué tous les pronostics. Ce troisième congrès ordinaire – le premier depuis 2008 – devait être le sien, celui de son grand retour à la tête de son parti. Mais après un discours grave et déterminé de plus d’une heure, le président ivoirien a décliné la proposition des congressistes, proposant qu’Henriette Dagri Diabaté prenne à sa place les rênes du RDR.

La Grande chancelière, fondatrice du RDR, a aussitôt été élue par acclamation par la salle. « C’est avec un grand honneur », a-t-elle déclaré. « Le RDR, c’est notre vie! Vous pourrez compter sur nous. » Alassane Ouattara a néanmoins assuré les militants qu’il resterait « très proche ».

Figure historique du RDR et alliée de longue date d’Alassane Ouattara, Henriette Diabaté, âgée de 82 ans, a notamment été ministre de la Justice de 2002 à 2005, tout en tenant le rôle d’opposante et de chef du RDR – elle a notamment occupé le poste de secrétaire générale pendant les années d’opposition – pendant l’absence d’Alassane Ouattara.

Kandia Camara devient secrétaire générale

La nouvelle secrétaire générale du parti est elle aussi une femme : Kandia Camara, ministre de l’Éducation nationale, prend les rênes du parti présidentiel. Visiblement surprise, elle a fondu en larmes à cette annonce.

Il s’agit de renforcer la cohésion au sein du RDR et de l’amener vers la création d’un parti unifié.
Elle a en effet été préférée à quatre hommes – Adama Bictogo, Amadou Soumahoro, Ibrahim Cissé Bacongo et Gilbert Koné Kafana – qui s’étaient portés candidats. Elle va avoir la lourde tâche de conduire le parti jusqu’à la prochaine élection présidentielle de 2020.

« C’est un sentiment de joie et de fierté mais j’imagine bien l’ampleur de la tâche. Il s’agit de rendre le RDR encore plus grand, plus fort, plus uni, plus conquérant. Il s’agit de renforcer la cohésion au sein du RDR et de l’amener vers la création d’un parti unifié. Le RDR doit tout mettre en œuvre pour gagner toutes les prochaines échéances électorales », a-t-elle déclaré à la presse.

Alors que la bataille pour la présidentielle de 2020 est d’ores et déjà engagé, le défi est important : le RDR fait face à des tensions internes – notamment avec les partisans de Guillaume Soro – et externes. Son alliance avec le Parti démocratique (PDCI) de Côte d’Ivoire semble semble également battre de l’aile.

Bédié et moi nous sommes ensemble !
Mais Alassane Ouattara a balayé toutes les rumeurs de frictions : « À tous ceux qui se font des illusions, je veux dire : Bédié et moi nous sommes ensemble! Nous savons ce que nous avons vécu et nous savons ce que nos incompréhensions ont eu comme conséquences pour le pays », a-t-il déclaré, rappelant les quatre mois vécus côte à côte à l’hôtel du Golf. « Nous sommes alliés et nous serons unifiés », a-t-il poursuivi, insistant sur son ambition de voir la création de ce parti unifié effective avant la fin de l’année.

Amadou Gon Coulibaly devient 1er vice-président

Aux côtés de Kandia Camara trois secrétaires généraux délégués ont été désignés : les ministres Maurice Bandaman et Anne Ouloto et Mamadou Touré, le secrétaire d’État chargé de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

Alassane Ouattara a aussi renforcé la place d’Amadou Gon Coulibaly. Le premier ministre, vu par beaucoup comme son dauphin, est 1er vice-president. Vingt autres vice-presidents seront nommés dans les jours qui viennent.

JA

 
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France: Vers la création d'un conseil présidentiel pour l'Afrique

2017/8/30

Aujourd'hui en Guinée Le président français Emmanuel Macron, lors du sommet avec des dirigeants africains et européens sur la crise des migrants, le 28 août 2017 à l'Elysée. REUTERS/Thibault Camus/Pool. Emmanuel Macron devrait annoncer ce mardi 29 août lors de la conférence des ambassadeurs la création d'un conseil présidentiel pour l'Afrique composé de personnalités de la société civile. Son objectif est de renouveler le partenariat entre la France et l'Afrique.

Avec notre envoyé spécial à l'Elysée, Pierre Firtion

Le candidat Macron en avait fait un engagement de campagne avant son élection. Le conseil présidentiel pour l’Afrique sera composé d’une douzaine de personnes issues de la société civile.

On y trouvera des personnalités du monde, de la culture, du sport, ainsi que des entrepreneurs. Parmi eux, le footballeur franco-béninois Jean-Marc Adjovi Boco, la chercheuse kényane Yvonne Mburu, l’avocat français Yves-Justice Djimi ou encore Jules-Armand Aniambossou, camarade de promotion d’Emmanuel Macron à l’ENA.

Leur rôle au sein de ce conseil : faire entendre un son de cloche différent de celui des conseillers Afrique du président, formuler des propositions concrètes d’action sur des secteurs d’avenir, ou encore développer un lien avec les sociétés civiles africaines.

Pour se faire, les membres de ce conseil auront un accès direct au président, « sans interface », précise-t-on à l’Elysée. Ainsi, ils s’entretiendront avec lui avant chacun de ses déplacements sur le continent. Leur première mission sera d’aider Emmanuel Macron à préparer son discours de politique africaine. Un discours que le président prononcera mi-novembre, probablement à Ouagadougou.


RFI

 
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Crise migratoire : Emmanuel Macron veut identifier les réfugiés dès le Niger et le Tchad

2017/8/30

Aujourd'hui en Guinée À l'issue du mini-sommet de lundi à Paris entre des chefs de gouvernements européens et des dirigeants africains sur la crise migratoire, le président français Emmanuel Macron a proposé d'identifier dès le Niger et le Tchad "les ressortissants qui ont droit à l'asile".

Lundi 28 août, à l’issue d’un mini-sommet à Paris entre Africains et Européens sur la crise migratoire, le président français Emmanuel Macron a proposé d’identifier dès le Niger et le Tchad les ressortissants qui ont droit à l’asile pour « les mettre en sécurité le plus rapidement » possible. « Cette procédure, qui permettra de donner cet asile en commençant dès le territoire africain, sera menée dans des zones identifiées pleinement sûres au Niger et au Tchad, sous la supervision du HCR, le Haut commissariat aux réfugiés de l’ONU », a précisé le président français.

« L’identification se fera « sur des listes du HCR, fermées, et concernera des migrants d’ores et déjà identifiés par le HCR et résidant dans ces pays de passage », a-t-il ajouté, estimant que « cela permettra d’éviter à des femmes et des hommes de prendre des risques inconsidérés dans une zone extrêmement dangereuse puis en Méditerranée ».

Une action de coopération et une présence militaire

« Mais il y aura aussi une action de coopération en matière de sécurité, de justice et aussi parfois de présence militaire sur le terrain pour prévenir d’autres débordements et l’accroissement de flux vers la Libye qui viendraient gonfler des camps de migrants déjà saturés », a-t-il affirmé. Plaidant pour « la possibilité d’organiser le retour vers le pays d’origine », il a annoncé « des actions de coopération pays par pays » à cette fin.

Étaient également présents les dirigeants italien, allemand, espagnol et l’UE, et, côté africain, les présidents tchadien et nigérien, Idriss Déby Itno et Mahamadou Issoufou, ainsi que le chef du gouvernement d’entente nationale libyen, Fayez al-Sarraj – trois pays qui ont en commun de se trouver au cœur du transit des migrants vers les côtes européennes.

La question de l’immigration ne peut être résolue que par le développement, assure Idriss Déby Itno

Idriss Déby Itno et Mahamadou Issoufou ont réagi en insistant sur la nécessité du développement pour lutter contre la crise migratoire et souhaité davantage de financements de leurs partenaires européens.

« Le problème fondamental restera toujours le développement, il faut des ressources », a martelé le président Deby à l’issue du mini-sommet. « On est habitué à des annonces de nos partenaires depuis des années. Nous voulons des choses concrètes », a insisté le président tchadien, soulignant la nécessité de solutions à long terme.

« Il ne faut pas faire que de la répression, il faut une dimension développement », a abondé son homologue nigérien, Mahamadou Issoufou, dont le pays a mis en oeuvre depuis 2015 un plan pour réduire les flux migratoires, notamment en luttant contre les trafiquants. « Il est insupportable que des milliers d’Africains viennent mourir dans le désert et en Méditerranée », a-t-il ajouté.

Pas de nouveau plan Marshall

« Le problème, c’est la pauvreté », a admis la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. Mais « il n’y a pas besoin d’inventer un nouveau plan Marshall », a-t-elle dit, rappelant que l’UE et les pays membres investissaient annuellement 20 milliards d’euros sur le continent.

JA

 
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Sierra Leone : 810 personnes toujours portées disparues après les inondations à Freetown

2017/8/25

Aujourd'hui en Guinée D’après les autorités sierra-léonaises, 810 personnes sont toujours portées disparues onze jours après les pires inondations dans l’histoire du pays. Le bilan des morts confirmés vient pour sa part de « dépasser légèrement le nombre de 500 », a indiqué le vice-président Victor Bockarie Foh.

« 810 personnes sont toujours manquantes », a déclaré jeudi le porte-parole du gouvernement, Abdulai Bayratay. Jusqu’à présent, les autorités évaluaient à 600 le nombre de disparus, bien que celui de 810 circulait depuis plusieurs jours au sein d’ONG qui collaborent sur le terrain avec les services de secours sierra-léonais.

L’armée et des experts venus notamment d’Espagne vont continuer à rechercher des corps ensevelis sous les habitations effondrées ou emportés par les coulées de boue survenues dans la nuit du 13 au 14 août, a ajouté le porte-parole. « La plupart des familles souhaitent récupérer les corps de leurs proches pour les enterrer dignement. »

Au moins 156 enfants morts

Lorsque les recherches seront abandonnées, les zones les plus touchées par les inondations seront scellées et transformées en lieux de mémoire, a expliqué Abdulai Bayratay.

Quant au bilan des morts confirmés, celui-ci « dépasse légèrement les 500 », a indiqué le vice-président sierra-léonais, Victor Bockarie Foh au cours d’une cérémonie avec des sauveteurs japonais. Le dernier bilan en date, donné par la morgue centrale de Freetown, est de 499 tués, dont 156 enfants.

Preuve de l’ampleur du désastre, le nombre de personnes ayant été « directement affectées » par les inondations avoisine les 6 000, soit 1 247 ménages, selon Vandy Rogers, une responsable de l’Office national des services de secours.

La difficile identification des corps

Tous ces chiffres sont difficiles à confirmer. D’une part parce que l’état de nombreux corps, en décomposition ou déchiquetés après avoir été emportés dans des torrents de boue, rend leur identification impossible, d’autre part parce que le nombre de personnes effectivement présentes dans les maisons emportées par les flots n’est pas connu.

Selon les premières conclusions de l’Institut sierra-léonais des sciences géologiques, les pluies continues du dimanche 13 août ont saturé le sol des collines surplombant certains quartiers de Freetown. Celles-ci ont dans certains cas cédé sous le poids et se sont affaissées, causant les coulées de boue qui ont emporté 349 habitations se trouvant en contrebas, selon les chiffres du gouvernement.

AFP

 
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Sénégal : Disparition d’Aliou Sadio Sow, bâtisseur dans l'âme

2017/8/24

Aujourd'hui en Guinée Membre-fondateur de la Compagnie sahélienne d’entreprise (CSE), un des géants du BTP au Sénégal et en Afrique de l’ouest, Aliou Sadio Sow est décédé le 22 août à Paris. Il était l’un des hommes d’affaires les plus discrets du pays, mais sans doute aussi l'un des plus emblématiques.

L’information a été donnée en milieu de journée par la Radio Futurs médias (RFM) : Aliou Sadio Sow est décédé à l’âge de 82 ans, mardi 22 août à l’hôpital américain de Paris. Un des pères en 1970 de la Compagnie sénégalaise d’entreprise (CSE), alors détenue à 45 % par la société française Fougerolle, et devenue plus tard Compagnie sahélienne d’entreprise sous sa férule en 1976, il est parvenu, près d’un demi-siècle plus tard, à en faire un des tout premiers groupes de BTP du pays.

Il est également actif en d’Afrique de l’ouest (Burkina Faso, Sierra Leone, Guinée, Niger, Gambie, Liberia) ainsi qu’au Cameroun. Selon des chiffres datant de 2016, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 100 milliards de FCFA. Au début de la saga, c’est un ami banquier qui avait apporté un investissement de 5 millions de FCFA (soit environ 10 000 dollars à l’époque).

Un héritage visible au quotidien

De grands travaux emblématiques sont aujourd’hui estampillés CSE : la voie de dégagement nord (VDN) et l’hôtel Radisson Blu, à Dakar, l’aéroport international Blaise-Diagne de Diass (AIBD), la route Saint-Louis-Ndioum dans le nord du pays, le pont de Kolda en Casamance…

Ce natif du Fouta, dans le septentrion du pays, s’était de même essayé à la finance en devenant, durant les années 1980, actionnaire majoritaire, avec 66% du capital, de la défunte Banque sénégalo-tunisienne (BST), avant de céder en 2006, ses actifs au marocain Attijariwafa Bank.

Sa trajectoire et son action à la tête de son entreprise ont toujours été marquées d’une très grande discrétion et d’un pragmatisme à toute épreuve. Les œuvres sociales de cet ingénieur de formation (il a fait ses premières armes au sein du groupe pétrolier Shell) à l’endroit de ses collaborateurs sont, de même, de notoriété publique dans le pays.

Un groupe solide

Le patriarche laisse aujourd’hui un groupe solide transformé en avril 2015 en holding, piloté par son fils Oumar Sow en tant que président du directoire. Lequel a gravi un à un les échelons de l’entreprise familiale. Si Ardo conduit la société de terrassement, Soseter, Mohamed Sow dirige lui la SIDH, spécialisée dans l’immobilier. Une quatrième entité la Société immobilière du Golf (SIG) est également active dans le secteur immobilier.

Des fils Sow, seul le tycoon Yérim a préféré faire cavalier seul à la tête du groupe Teyliom (immobilier, banque, boisson, hôtellerie, etc.).

JA

 
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Gabon : Qui est Pierre-Claver Maganga Moussavou, l’opposant nommé vice-président par Ali Bongo Ondimba ?

2017/8/23

Aujourd'hui en Guinée Ce n’est qu’une demi-surprise. Alors que l’on pouvait attendre René Ndemezo’o Obiang, c’est finalement l’autre représentant de l’opposition au dialogue politique national, Pierre-Claver Maganga Moussavou, qui a été nommé lundi au poste de vice-président. Portrait.

Les Gabonais, à force de voir Ali Bongo Ondimba gouverner seul, en auraient presque oublié que le poste de vice-président a parfois rythmé la vie politique de leur pays. Supprimé en 2009, celui-ci vient pourtant de faire son retour, à la faveur d’un remaniement officialisé dans la soirée du 21 août, qui a vu Pierre-Claver Maganga Moussavou succéder à Didjob Divungi Di Ndinge (1997-2009), Léon Mébiame (1968-1975) ou un certain Omar Bongo Ondimba (1966-1967).

Simple fonction honorifique, destinée à récompenser la participation de l’intéressé au dialogue politique national ? Selon la Constitution, « le vice-président de la République supplée le président de la République dans les fonctions que celui-ci lui délègue ». Le nouvel occupant du poste, contacté par Jeune Afrique, « souhaite avant tout être un collaborateur loyal du président de la République », « avec doigté et détermination », précise-t-il. Mais, surtout, avec une dose de contorsion.

Ministre et opposant

À 65 ans, Pierre-Claver Maganga Moussavou est en effet un fin navigateur du marigot politique gabonais. « Parfois, il est opposant, parfois il va à la mangeoire des Bongo », persifle un habitué du sérail. Candidat à la présidentielle à trois reprises, en 1993, 1998, 2009 et 2016, opposé à Omar Bongo Ondimba dont il a toutefois été conseiller, puis à son fils Ali, il n’en a pas moins fait son apparition au gouvernement à de multiples reprises.

Ministre d’État chargé de la Planification après le scrutin de 1993, il quitte le gouvernement à la suite des Accords de Paris. De nouveau candidat à la présidence cinq ans plus tard, il attend 2002 pour revenir aux affaires gouvernementales, dans une logique d’ouverture. Rapidement remercié, il est une nouvelle fois appelé en 2004, occupant successivement le ministère de la Refondation, des Transports puis de l’Aménagement du Territoire, jusqu’en 2008.

Une dynastie Maganga Moussavou ?

Le président du Parti social démocrate, qu’il a créé en 1990, a donc appris à se mouvoir dans les couloirs des palais de la République. Et, comme beaucoup dans les hautes sphères gabonaises, ce diplômé de la Sorbonne, ancien du Fonds monétaire international, n’y évolue pas seul, mais en famille.

Il dirige en effet le Parti social démocrate avec sa compagne, Albertine Maganga Moussavou, députée et présidente du groupe parlementaire dit « Les démocrates » à l’Assemblée nationale, composé des députés du PSD, de l’Union nationale, de l’Union pour la nouvelle République (UPNR) et de l’Alliance pour la renaissance nationale (ARENA).

Mais la « dynastie familiale », qui n’a certes pas l’ampleur des Bongo, Mba ou Gondjout, ne serait pas complète si l’on venait à oublier le fils, Biendi Maganga Moussavou, 43 ans. Banquier de formation, lui aussi passé par le FMI, il est nommé en octobre 2016 à la tête du ministère de la Promotion des petites et moyennes entreprises, chargé de l’entrepreneuriat national, alors même qu’ABO s’ingénie à rallier à lui des figures de l’opposition. Le « timing » en laissera plus d’un songeur.

Mettre en place les propositions du dialogue

Tout puissant dans son parti, disposant du relais de sa femme à l’Assemblée et de son fils au gouvernement, Pierre-Claver Maganga Moussavou divise son emploi du temps entre son ranch de Moutassou, sa mairie à Mouila, qu’il occupe depuis 2006, et ses obligations à Libreville. Parmi ces dernières : celles qui concernent le dialogue politique national, qu’il a co-présidé et dont il s’est engagé à faire appliquer les propositions.

Si la limitation du nombre de mandats du chef de l’État est passée à la trappe, plusieurs suggestions ont retenu l’attention des Gabonais, comme l’instauration du scrutin présidentiel à deux tours. Reste désormais à s’assurer de leur mise en place par Ali Bongo Ondimba. « Doigté et détermination » vont-ils suffire ?

JA

 
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En Afrique de l’Ouest, les politiques urbaines plus proches des citoyens

2017/8/22

Aujourd'hui en Guinée Vive les villes ouest-africaines ! Et cap sur la vie de leurs habitants. Ceux d’aujourd’hui et ceux de demain. Travaillés au corps depuis des années par nombre d’élus, d’architectes et d’urbanistes locaux, les États et les collectivités territoriales ont enfin replacé les citadins au cœur des schémas directeurs, des plans de développement et des villes

Urbanisation : « En Afrique de l'Ouest, nous disposons d’un champ d’expérimentation énorme » Ils font bouger la cité : Augustin Senghor, le maire de Gorée

C’est d’ailleurs l’une des raisons d’être et l’une des missions que s’est fixées le Conseil des collectivités territoriales de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) depuis six ans. Dans cette partie du continent plus que nulle part ailleurs, l’organisation des territoires a de tout temps reposé sur les solidarités – familiales, communautaires, sociales… – et l’articulation entre les espaces ruraux, les cités-marchés et les capitales.

Ces dynamiques ont heureusement perduré. Avec la nécessité d’adapter les métropoles existantes et les réseaux de communication pour que l’amélioration des conditions de vie et la croissance économique soient durables.

Cap sur l’aménagement des villes secondaires

De Lomé à Ouaga, de Dakar à Abidjan, en passant par Cotonou, les métropoles régionales se transforment et reprennent forme. Désormais, l’un des grands enjeux consiste à mobiliser les moyens pour l’aménagement et le développement des villes « secondaires » (100 000 à 500 000 habitants), au sein desquelles est attendue la plus forte croissance d’ici à 2050, alors que le rythme de celle-ci tend à ralentir dans les capitales.

Même si cette urbanisation se révèle encore rarement maîtrisée ou anticipée, même si, dans le bouillonnement ambiant des quartiers et les douloureuses opérations de déguerpissement (résultats de législations foncières inadaptées, mal préparées mais pour la plupart incontournables), le mieux-être des habitants ne saute pas toujours aux yeux, ces villes ouest-africaines, qui concentrent plus de la moitié de la population et de la jeunesse de la région, demeurent le lieu privilégié du développement humain et du progrès.

Leur croissance démographique s’accompagne d’une croissance économique réelle et pérenne. Elles génèrent plus des trois quarts du produit national brut des pays. Leur expansion dope les marchés de la construction ou de la consommation. Et les citadins ont aussi, plus que les autres, accès aux services essentiels : eau potable, assainissement, énergie, santé, éducation…

La décentralisation progresse

Pour nombre d’États et d’élus locaux, « gérer la ville » signifie encore souvent résoudre des crises au coup par coup. Les premiers n’ont généralement pas transféré aux seconds les compétences et/ou les moyens financiers de relever le défi. Mais la plupart ont engagé des réflexions voire des réformes sur la question.

Dans tous les pays de la région, cependant, la décentralisation progresse. C’est le cas notamment en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et bientôt au Togo, où la nouvelle loi sur la décentralisation a été adoptée fin juin (depuis 1987, les communes togolaises sont dirigées par des préfets et des délégations spéciales).

Lentement mais sûrement s’installe un partage un peu plus équilibré des prérogatives et des moyens entre l’État et ses services déconcentrés, d’une part, les élus locaux et les collectivités territoriales, d’autre part. De quoi rapprocher davantage les politiques de la ville des citoyens. Et placer les habitants au cœur des plans de développement en pensant à la fois à ceux d’aujourd’hui et à ceux de demain.

S’ils tiennent ce cap et s’en donnent les moyens – bien entendu, pas seulement financiers –, États, élus locaux, professionnels de la planification et de l’urbanisme disposent de toutes les cartes pour imaginer les cités du futur et préserver leur visage humain. Cette humanité si singulière qui fait toute l’âme et la force des villes ouest-africaines.

Par Cécile Manciaux ( JA)
Journaliste à Jeune Afrique depuis 2008, Cécile Manciaux est responsable de la section « Le Plus » de l’hebdomadaire. Ses principaux centres d’intérêt : l’aménagement et le développement urbain, le droit électoral, les religions, les trésors linguistiques. Ses passions : l’Afrique centrale, l’Écosse, leur petite et grande musique.

 
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Guinée : Découverte de trois corps venant de la Sierra Léone au large du littoral guinéen (Xinhua )

2017/8/21

Aujourd'hui en Guinée Les pécheurs guinéens ont découvert dimanche, trois corps non identifiés qui seraient des victimes de la récente inondation survenue en Sierra Léone, a rapporté la télévision nationale guinéenne.

Ces trois corps dont une femme ont été ramenés au large du littoral guinéen au niveau du port de pêche de Boulbinet, dans la commune urbaine de Kaloum (centre ville de Conakry).
Interrogé pour la circonstance, un pécheur du débarcadère de Boulbinet a affirmé que plusieurs corps soit une vingtaine flottent en haute mer depuis quelques jours après l'inondation survenue la semaine dernière en Sierra Léone, pays limitrophe de la Guinée.

Les trois corps ont été inhumés au cimetière de Kaoum, en présence des autorités gouvernementales et communales ainsi que des représentants de l'ambassade de la Sierra Léone en Guinée.

Les responsables du port de pêche de Boulbinet ont invité les autorités guinéennes et sierra-léonaises à œuvrer ensemble afin de repêcher la vingtaine de corps flottant encore au large du littoral guinéen.

 
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RDC : Joseph Kabila cherche à exfiltrer sa fortune

2017/8/21

Aujourd'hui en Guinée Joseph Kabila s’appuie sur un ex-Ambassadeur du Rwanda aux Nations Unies pour mettre sa fortune à l’abri... Signe de fébrilité ou réelle inquiétude pour l’avenir, le président de la République Démocratique du Congo chercherait actuellement les moyens les plus sûrs d’exfiltrer les centaines de millions accumulés depuis son arrivée au pouvoir.

Sur la sellette, le président Joseph Kabila et son entourage, qui ont mis en coupe réglée des pans entiers de l’économie RD congolaise comme l’ont révélées de nombreuses enquêtes (celles de Bloomberg, du GEC, du Soir, du Monde, etc.), tentent de mettre à l’abri l’immense fortune accumulée ces dernières années dans diverses places financières à travers le monde (voir à ce sujet l’affaire des « Panama Papers » dans laquelle Jaynet Kabila, la sœur jumelle du chef de l’Etat RD congolais, est impliquée).

Pour organiser cette fuite massive de capitaux (dont une bonne partie relèverait de détournements d’argent public), Joseph Kabila et ses proches se tournent vers des sociétés anonymes mais aussi les personnalités les plus diverses. C’est ainsi qu’Eugène-Richard Gasana, un ancien diplomate rwandais, a été missionné par le président RD congolais en personne. L’opération consiste à exfiltrer, par des voies détournées, des fonds de la RDC vers des institutions financières à l’international avant d’en recycler une partie dans le système financier local, notamment via les banques qu’il contrôle à travers sa famille (BGFI, BCDC, ce qu’il reste de la BIAC, etc.).

Techniquement, il s’agit d’une opération de recyclage de capitaux, donc de blanchiement. Dès la première transaction, une cinquante de millions de dollars avaient été blanchis par ce biais. Depuis d’autres opérations du même type ont eu lieu. A Kinshasa, c’est l’incontournable Kalev Mutond qui sert d’intermédiaire entre Joseph Kabila et l’ex-diplomate rwandais. C’est d’ailleurs le patron de l’ANR qui avait présenté au président congolais Eugène-Richard Gasana.

Pour ce dernier, manifestement, il ne s’agit pas d’une première. L’année dernière, de lourds soupçons concernant des activités financières frauduleuses lui avaient coûté son poste de Représentant permanent du Rwanda auprès des Nations Unies, avec rang d’Ambassadeur, des fonctions qu’il occupait depuis 2009 et qu’il combinera avec celles de ministre de la Coopération à partir de 2012. Le Président Paul Kagamé l’avait brutalement démis de ses fonctions après avoir pris connaissance d’un rapport très détaillé faisant état de ses activités « indélicates ». Une décision officialisée lors du Conseil du gouvernement rwandais du 10 août 2016.

In Afrik

 
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