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21 Juillet 2017 - 15h38

Côte d’Ivoire : Guillaume Soro demande pardon aux Ivoiriens et à Laurent Gbagbo

2017/7/21

Aujourd'hui en Guinée En vue d'une réconciliation nationale, l'actuel président de l'Assemblée nationale ivoirienne et ex-chef de la rébellion Guillaume Soro a demandé jeudi « pardon aux Ivoiriens » et à l'ex-président Laurent Gbagbo.

« Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire a plus que besoin de pardon et de réconciliation. Je veux demander pardon aux Ivoiriens pour tout ce que j’ai pu faire […] à ce peuple qui a tant souffert. Je demande pardon à mes aînés […] et même au président Laurent Gbagbo », a déclaré à l’AFP Guillaume Soro, à qui l’on prête des ambitions présidentielles.

« La division fait du tort à nous tous. Ne nous divisons pas la Côte d’Ivoire ! Travaillons à la paix ! Dans les jours suivants, je serai plus engagé pour le pardon et la réconciliation. Même Gbagbo mérite que j’aille lui demander pardon. Je demanderai pardon à tout le monde », a-t-il ajouté, citant aussi l’ancien président Henri Konan Bédié, un des principaux acteurs de la crise, et l’actuel président Alassane Ouattara.

« Ne nous divisons pas ! »

« Ce dont la Côte d’ivoire a besoin, c’est de beaucoup plus de tolérance, de pardon, de réconciliation, de paix », a insisté Guillaume Soro. Premier ministre de 2011 à 2012, il a été le chef de la rébellion pendant la décennie de crise politico-militaire ivoirienne (entre 2002 et 2011), qui a fait des milliers de morts et scindé le pays en deux. Il est régulièrement accusé par ses détracteurs de « comploter » pour satisfaire ses ambitions présidentielles. « Ce sont des rumeurs, je n’en tiens pas compte », a-t-il assuré.

L’ancien président Laurent Gbagbo, âgé aujourd’hui de 72 ans, ainsi que Charles Blé Goudé, ancien chef du mouvement des Jeunes patriotes fidèles à Laurent Gbagbo, sont accusés à la Cour pénale internationale (CPI) de quatre chefs de crimes contre l’humanité : meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains. Les deux hommes ont plaidé non coupable.

Personne n’a intérêt à jouer contre la stabilité de la Côte d’Ivoire

Les violences avaient fait plus de 3 000 morts en cinq mois entre décembre 2010 et avril 2011 dans les deux camps, lors de la crise née du refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara, reconnu internationalement vainqueur de l’élection présidentielle de 2010.

« Personne n’a intérêt à jouer contre la stabilité de la Côte d’Ivoire […] Je tends la main. Je veux que tous les fils et filles du pays, nous puissions nous donner la main pour reconstruire l’unité et l’union. Ne nous divisons pas ! La division nous mènera droit à la catastrophe. Il faut sauver la Côte d’Ivoire ! Il faut bâtir la paix », a conclu Guillaume Soro.

Un contexte de mutineries

Ce discours intervient alors que la Côte d’Ivoire est secouée par des mutineries dans l’armée depuis le début de l’année. Celles-ci ont considérablement fragilisé l’équipe gouvernementale et surtout le président Alassane Ouattara. L’épicentre de ces mutineries était Bouaké, ancienne capitale de la rébellion dans le nord et fief de Guillaume Soro.

Le week-end dernier, trois soldats sont morts dans des tirs dans un camp militaire de Korhogo, grande ville du nord du pays. Et mercredi soir, de nouveaux incidents impliquant les forces de sécurité ont éclaté à Abidjan, faisant un mort, à 48 heures de l’ouverture des Jeux de la Francophonie dans la capitale économique ivoirienne, premier grand événement international organisé dans le pays depuis la fin de la crise.

Lors de la mutinerie de mai, les soldats révoltés à Bouaké avaient exhibé des armes provenant d’une cache située dans une maison présentée comme appartenant à Souleymane Kamagaté dit « Soul To Soul », chef du protocole du président de l’Assemblée nationale.

Ce dernier s’est gardé d’intervenir dans les mutineries, mais la présence d’anciens « ComZone » (chefs de régions rebelles) aux négociations sur la mutinerie a rappelé que ces ex-chefs rebelles étaient encore puissants.

JA avec AFP

 
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Côte d’Ivoire : Guillaume Soro demande pardon aux Ivoiriens et à Laurent Gbagbo

2017/7/21

Aujourd'hui en Guinée En vue d'une réconciliation nationale, l'actuel président de l'Assemblée nationale ivoirienne et ex-chef de la rébellion Guillaume Soro a demandé jeudi « pardon aux Ivoiriens » et à l'ex-président Laurent Gbagbo.

« Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire a plus que besoin de pardon et de réconciliation. Je veux demander pardon aux Ivoiriens pour tout ce que j’ai pu faire […] à ce peuple qui a tant souffert. Je demande pardon à mes aînés […] et même au président Laurent Gbagbo », a déclaré à l’AFP Guillaume Soro, à qui l’on prête des ambitions présidentielles.

« La division fait du tort à nous tous. Ne nous divisons pas la Côte d’Ivoire ! Travaillons à la paix ! Dans les jours suivants, je serai plus engagé pour le pardon et la réconciliation. Même Gbagbo mérite que j’aille lui demander pardon. Je demanderai pardon à tout le monde », a-t-il ajouté, citant aussi l’ancien président Henri Konan Bédié, un des principaux acteurs de la crise, et l’actuel président Alassane Ouattara.

« Ne nous divisons pas ! »

« Ce dont la Côte d’ivoire a besoin, c’est de beaucoup plus de tolérance, de pardon, de réconciliation, de paix », a insisté Guillaume Soro. Premier ministre de 2011 à 2012, il a été le chef de la rébellion pendant la décennie de crise politico-militaire ivoirienne (entre 2002 et 2011), qui a fait des milliers de morts et scindé le pays en deux. Il est régulièrement accusé par ses détracteurs de « comploter » pour satisfaire ses ambitions présidentielles. « Ce sont des rumeurs, je n’en tiens pas compte », a-t-il assuré.

L’ancien président Laurent Gbagbo, âgé aujourd’hui de 72 ans, ainsi que Charles Blé Goudé, ancien chef du mouvement des Jeunes patriotes fidèles à Laurent Gbagbo, sont accusés à la Cour pénale internationale (CPI) de quatre chefs de crimes contre l’humanité : meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains. Les deux hommes ont plaidé non coupable.

Personne n’a intérêt à jouer contre la stabilité de la Côte d’Ivoire

Les violences avaient fait plus de 3 000 morts en cinq mois entre décembre 2010 et avril 2011 dans les deux camps, lors de la crise née du refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara, reconnu internationalement vainqueur de l’élection présidentielle de 2010.

« Personne n’a intérêt à jouer contre la stabilité de la Côte d’Ivoire […] Je tends la main. Je veux que tous les fils et filles du pays, nous puissions nous donner la main pour reconstruire l’unité et l’union. Ne nous divisons pas ! La division nous mènera droit à la catastrophe. Il faut sauver la Côte d’Ivoire ! Il faut bâtir la paix », a conclu Guillaume Soro.

Un contexte de mutineries

Ce discours intervient alors que la Côte d’Ivoire est secouée par des mutineries dans l’armée depuis le début de l’année. Celles-ci ont considérablement fragilisé l’équipe gouvernementale et surtout le président Alassane Ouattara. L’épicentre de ces mutineries était Bouaké, ancienne capitale de la rébellion dans le nord et fief de Guillaume Soro.

Le week-end dernier, trois soldats sont morts dans des tirs dans un camp militaire de Korhogo, grande ville du nord du pays. Et mercredi soir, de nouveaux incidents impliquant les forces de sécurité ont éclaté à Abidjan, faisant un mort, à 48 heures de l’ouverture des Jeux de la Francophonie dans la capitale économique ivoirienne, premier grand événement international organisé dans le pays depuis la fin de la crise.

Lors de la mutinerie de mai, les soldats révoltés à Bouaké avaient exhibé des armes provenant d’une cache située dans une maison présentée comme appartenant à Souleymane Kamagaté dit « Soul To Soul », chef du protocole du président de l’Assemblée nationale.

Ce dernier s’est gardé d’intervenir dans les mutineries, mais la présence d’anciens « ComZone » (chefs de régions rebelles) aux négociations sur la mutinerie a rappelé que ces ex-chefs rebelles étaient encore puissants.

JA avec AFP

 
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En Arabie Saoudite, une femme arrêtée après s'être promenée en jupe

2017/7/19

Aujourd'hui en Guinée Dans une vidéo publiée sur Snapchat ce week-end et tournée dans une région conservatrice du royaume wahhabite, celle que certains présentent comme une mannequin locale apparaît bras et tête nus.

Sur la vidéo de quelques secondes, une jeune femme brune, filmée de dos, déambule dans une ruelle fortifiée en minijupe imprimée. La courte séquence, tournée dans l’une des régions les plus conservatrices d’Arabie Saoudite, a provoqué une vive polémique dans le royaume wahhabite où le code vestimentaire des femmes est très strictement réglementé, rapporte le Washington Post. Selon la télévision d'Etat citée par le quotidien américain, la jeune femme, présentée comme une mannequin saoudienne, a finalement été arrêtée, après avoir fait l’objet d’une enquête.

La vidéo de quelques secondes, publiée sur Snapchat ce week-end puis largement partagée sur Twitter, a été tournée dans le village de Ushaiger, un site historique situé à environ 200 kilomètres de la capitale Riyad.

Le port de l’abaya obligatoire

La jeune femme, tête nue, porte une jupe au-dessus du genou et un haut qui dévoile une partie de son ventre. Une tenue qui va à l’encontre des règles conservatrices en vigueur en Arabie Saoudite, qui applique une version ultra-rigoriste de l’islam. Le port de l’abaya, une robe longue et large, y est obligatoire, et les femmes sont traditionnellement tenues de couvrir leurs cheveux et leur visage avec un hijab, rappelle le Washington Post. Certaines portent un niqab, un voile intégral qui couvre le visage à l’exception des yeux. Les femmes ne sont pas non plus autorisées à conduire.

Finalement arrêtée, la jeune femme aurait reconnu avoir visité le site historique en compagnie d’un homme, mais affirme que les images ont été diffusées sur les réseaux sociaux à son insu, selon un porte-parole de la police cité par des médias saoudiens. Elle doit maintenant être transférée devant un représentant de la justice qui décidera de la détenir ou de la libérer, et d’engager ou non des poursuites. La police a affirmé vouloir «adopter les mesures nécessaires contre cette transgression (de l’ordre moral), en coordination avec les autorités compétentes».

Un acte de rébellion défendu par certains internautes

La diffusion de la vidéo avait donné lieu à un débat entre les internautes originaires du royaume ces derniers jours. Un hashtag réclamant que la jeune femme soit jugée a été créé par ceux qui considèrent que les femmes doivent respecter le code vestimentaire du pays : «Nous respectons les lois des autres pays lorsque nous nous y rendons, les visiteurs doivent respecter celles de notre pays», écrit ainsi l’écrivain saoudien Ibrahim al-Munayif sur son compte Twitter. Un autre internaute abonde : «En France, le niqab est interdit [dans l’espace public] et les femmes qui le portent s’exposent à une amende. En Arabie Saoudite, porter une abaya et des vêtements couvrants fait partie des lois du royaume.» Des versions retouchées (souvent grossièrement) de la vidéo, dans lesquelles les jambes dénudées sont recouvertes, ont également circulé.

La jeune femme a cependant reçu le soutien de plusieurs internautes, qui voient dans son geste un acte de rébellion contre la société ultra-conservatrice saoudienne. Certains dénoncent aussi le deux poids deux mesures en matière de code vestimentaire, les autorités étant bien moins regardantes sur les tenues des dignitaires étrangers. Les règles ne s’appliquent généralement pas non plus aux touristes, qui peuvent être vêtus à l’occidentale. Melania et Ivanka Trump étaient apparues en mai en jupe sans provoquer de remous, rappelle une internaute – même si leurs tenues étaient plus couvrantes.

Selon un sondage mené en 2014 et cité par le Washington Post, 63 % des Saoudiens estiment que les femmes devraient porter un niqab qui ne dévoile que les yeux, tandis que seulement 3 % jugent approprié d’avoir la tête découverte. Paradoxalement, selon la même étude, 47 % des sondés considèrent que les femmes devraient pouvoir être libres de choisir leur manière de se vêtir. Sans que l’on sache si selon eux, le choix des femmes doit être guidé par les normes sociales ou culturelles du pays.

Juliette Deborde

In Libé

 
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Photos : Melania Trump a-t-elle (discrètement) posé sa main sur la cuisse d'Emmanuel Macron ?

2017/7/18

Aujourd'hui en Guinée Sur Twitter, ils sont nombreux a réagir à l'un des clichés pris lors du dîner au Jules Verne qu'ont partagé les Macron et les Trump...Les deux présidents et leurs compagnes ont dîné , le 13 juillet 2017, au Jules Verne, au deuxième étage de la Tour Eiffel à Paris . C'est une suite de plats classiques, mettant le terroir français à l'honneur, que les invités ont pu déguster avec une vue imprenable sur la capitale parisienne.

Au menu : du pâté en croûte, des petits légumes du potager de la Reine farcis, une sole dorée à la sauce hollandaise, un filet de bœuf Rossini jus Périgueux Fraises des bois et un incontournable de la gastronomie française en dessert, un soufflé au chocolat. Le tout cuisiné par le chef étoilé Alain Ducasse.

Pour ce dîner entre "amis", la First Lady américaine avait choisi d'arborer une robe hommage aux couleurs de la République française. Une robe signée Hervé Pierre. Mais ce n'est pas sa tenue qui a le plus suscité de commentaires. Les internautes ont cru apercevoir, sur l'une des photos de cette réunion au sommet, la main de Melania sur la cuisse du président français. "La photo qui déclencha la 3e guerre mondiale", légendent même quelques petits malins.

En réalité, si vous regardez la photographie de plus prés, la belle Melania a bien la main posée sur une cuisse... mais la sienne.

Public

 
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Vingt-sept lentilles de contact retrouvées dans l’œil d'une patiente

2017/7/17

Aujourd'hui en Guinée Alors qu'elle pensait souffrir de sécheresse oculaire, une Britannique de 67 ans a découvert que 27 lentilles de contact se cachaient dans son oeil. L'équipe d'ophtalmologie de l'hôpital de Solihull, près de Birmingham en Angleterre, a fait une étonnante trouvaille. Fin 2016, alors qu'une femme de 67 ans venait se faire opérer d'une cataracte, les médecins ont découvert près d'une trentaine de lentilles de contact dans son oeil.

"Aucun de nous n’avait jamais vu ça", raconte Rupal Morjaria, responsable de la découverte, dans un article paru vendredi sur le site de la revue spécialisée Optometry Today. Une "masse bleuâtre" de 17 lentilles de contact collées les unes aux autres a d'abord été repérée, raconte-t-elle.

"Nous avons été stupéfaits de voir que la patiente ne l’avait pas sentie, car elle a dû provoquer un nombre important d’irritations", explique l'ophtalmologue.

Un deuxième examen a permis de découvrir dix autres lentilles dissimulées dans l'œil de la patiente, qui portait des lentilles mensuelles depuis 35 ans. Elle a confié qu'elle négligeait souvent ses rendez-vous chez son médecin et qu'elle attribuait son inconfort à une simple sécheresse oculaire et à son âge.

Si cette femme a avoué aller beaucoup mieux une quinzaine de jours plus tard, son opération de la cataracte a toutefois été repoussée, par prudence.
Des lentilles de contact qui permettent de zoomer en un clin d'œil

Info BFMTV

 
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Journalistes, levez-vous ( Par Johan Hufnagel )

2017/7/15

Aujourd'hui en Guinée Pris entre les critiques du public et des politiques, les professionnels de l’information doivent réinventer un métier en mutation. Ils ont déjà commencé. Merdias», «journalopes», «presstiputes», «laquais du pouvoir», «gauchiasses»… Voici, entre autres noms fleuris, comment sont qualifiés sur les réseaux sociaux ceux qui font profession d’informer. Une détestation sans filtre, anonyme, souvent doublée d’injures racistes et sexistes, qui peut virer au harcèlement. Mais assez logique : en France, le métier de journaliste, un temps reconnu comme respectable, reste depuis des années dans le wagon de tête des pires jobs à exercer. Avec celui de «responsables politiques». C’est peut-être pour cela, d’ailleurs, que ces derniers aiment bien taper dessus, avec le secret espoir de se refaire la cerise sur leur dos. Leur démagogie sans limite n’est pas la seule raison.

La campagne présidentielle a vu monter encore d’un cran le niveau de guéguerre que mènent les politiques à ceux qui essaient de ne pas subir la propagande : meetings mis en scène et filmés par les équipes de communication, interdiction de suivre des meetings, pressions diverses et variées, coups… Ce qui n’aura pas empêché la presse (le Canard, Mediapart, Libération, entre autres…) de soulever le tapis peu reluisant des rapports des élus avec l’argent public.

Le dragon du changement

Il n’y a pas que les journalistes politiques qui entendent voler les noms d’oiseaux et vivent sous pression. Les critiques de cinéma, par exemple, sont habitués depuis longtemps à vivre sous un double tir de barrage, entre les cinéastes et les spectateurs. Il n’y a bien que les reporters de guerre qui trouvent grâce, et encore il ne faut pas que leurs récits viennent contrecarrer les délires des conspirationnistes. Dans ce cas, leur prise de risque ne pèse guère…

Nous voilà donc pris entre deux feux. D’où la question provocante que nous posons, et qui sera débattue fort à propos au Festival du journalisme vivant, organisé jusqu’à dimanche à Autun par les revues XXI et 6 Mois : «Faut-il brûler les journalistes ?» Peut-être, oui. Il y a largement de quoi critiquer cette profession. Les raisons du discrédit sont réelles, même si elles dépassent le seul cadre du métier. Les maux sont connus, parfois justifiés, parfois fantasmés : perte d’indépendance, entre-soi, absence de «diversité» sociale et ethnique, suivisme, éthique en berne, collusion, absence de pluralisme. On peut ajouter fainéantise, manque de rigueur, d’humilité, de curiosité, rejet de toute critique, amour de la petite phrase, éditorialisme, etc., etc., etc. Les journalistes ont aussi commis des erreurs et ont été lents à les reconnaître. Les médias, qu’on évitera si possible de mettre tous dans le même sac, ont eu du mal à comprendre la révolution technologique, toujours en cours, et à enfourcher le dragon du changement.

Tout ceci est vrai, et plus que vrai. Et je dois avouer, moi-même, céder comme tout lecteur, téléspectateur ou auditeur, à la colère contre certains confrères. Nombre ne sont guère enclins à l’autocritique publique, mais souvent prêts à allumer les feux. Nous pourrions aussi ajouter un paragraphe spécifique à Libération. L’autocritique a ses limites.

Régler ses problèmes d’identité

Rangeons donc les allumettes. Le métier se réinvente et sait qu’il doit travailler au rétablissement de la confiance. Et il faut être, raisonnablement mais résolument, optimiste pour l’avenir. Car les périodes de ruptures sont propices aux changements. Que voyons-nous aujourd’hui, en France ? Les Français n’ont jamais autant lu, vu, entendu d’informations. Ils ont de la chance : médias traditionnels ou pure-players leur proposent en permanence toutes formes de récits et d’enquêtes, en images, en sons, en textes, en dessins… Le foisonnement et l’inventivité sont des briques nécessaires à la reconstruction du lien entre les lecteurs et ceux qui les informent. Voire consubstantielles aux nouveaux usages. Les premiers à avoir pris en compte les bouleversements du Web avaient espéré qu’en se glissant dans cette culture décentralisée, collaborative, de pair à pair, ils pourraient retrouver une légitimité, une proximité avec les lecteurs, parfois eux-mêmes producteurs de contenus.

Les nouvelles formes de distribution de contenus, avec leurs algorithmes de personnalisation, ont accéléré la polarisation de l’opinion, la diffusion des fausses nouvelles, l’impossibilité du débat, au lieu de valoriser la sérendipité, la connaissance et la subtilité. Mais l’idée de penser les usages des lecteurs et la production de l’information en parallèle est restée. S’ajuster à ces nouvelles règles et les dompter ne suffiront toutefois pas. Les médias qui aujourd’hui se réinventent avec succès et retissent les liens sont ceux qui règlent leurs problèmes d’identité. Peu importe qu’ils soient numériques ou analogiques. Qui sommes-nous ? A quoi servons-nous ? Quels sont nos combats, nos règles, nos priorités ? Ressemblons-nous aux lecteurs, auditeurs, téléspectateurs que nous voulons informer ? Il n’y a pas de réponse unique. Ni même l’assurance que ça fonctionne. Après tout, cela fait plus de cent cinquante ans qu’on veut mettre les journalistes au bûcher. A croire que, vous et nous, aimons jouer avec le feu.

In Libé

 
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Le dîner secret des couples Macron et Sarkozy à l'Élysée

2017/7/10

Aujourd'hui en Guinée L'ex-président et le chef de l'État se sont retrouvés mercredi 5 juillet au soir en compagnie de leurs épouses. Emmanuel Macron va également recevoir François Hollande. Emmanuel Macron avait été aux premières loges quand, en 2012, François Hollande, fraîchement élu, n'avait pas raccompagné son prédécesseur Nicolas Sarkozy et son épouse jusqu'à leur voiture, comme le veut l'usage.

Devenu président, il a donc pris soin d'entretenir de très bonnes relations avec l'ancien chef de l'État qu'il appelle très régulièrement depuis son arrivée à l'Élysée.

Mercredi dernier, le 5 juillet, le jour même de l'hommage rendu à Simone Veil aux Invalides, Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy, avec leurs épouses respectives Brigitte et Carla, ont dîné ensemble à l'Élysée. Les Macron et les Sarkozy étaient tous les quatre autour de la table. Un rendez-vous resté secret et qui n'avait pas spécialement vocation à être ébruité...
L'Elysée minimise

Contactée, la présidence confirme l'existence de ces agapes. «C'est un dîner privé qui s'inscrit dans une série de rencontres que le chef de l'État compte avoir avec ses prédécesseurs. Il souhaite les rencontrer dans un format informel», minimise-t-on. Emmanuel Macron devrait ainsi recevoir François Hollande. «Mais on ne sait pas quand... et on ne le saura pas, car le rendez-vous n'a pas vocation à être inscrit à l'agenda», assure un conseiller.

Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy entretiennent des contacts réguliers. «Ils se parlent souvent», confirme un sarkozyste. «Le président Macron a l'intelligence de ne pas sous-estimer l'expérience de Nicolas Sarkozy», analyse cet interlocuteur. Devant un autre, il y a quelques jours, Nicolas Sarkozy s'était amusé de la situation: «J'ai de bonnes et régulières sources à l'intérieur», avait-il glissé pour souligner qu'il restait très au fait de l'actualité politique.

Nicolas Sarkozy sera à nouveau aux côtés de l'actuel président de la République, le 14 juillet, pour le premier anniversaire des attentats de Nice.

Info Figaro

 
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Le jour où Jacob Zuma a décidé d’apprendre à lire et à écrire

2017/6/24

Aujourd'hui en Guinée Aîné de fratrie et orphelin de père avant ses trois ans, Jacob Zuma ne fréquente pas l’école. Alors que sa mère travaille comme domestique à Durban, la capitale de la province du Kwazulu-Natal, le petit garçon est confié à sa famille paternelle, à Nkandla, où il s’occupe du bétail.

Avec les collines et les forêts avoisinantes pour terrain de jeu, l’enfant et les autres gardiens de troupeau s’amusent à chasser les oiseaux, à tuer les serpents, à récolter le miel. Zuma s’exerce au combat au bâton, domaine dans lequel il excelle, mais l’école lui manque. À 7 ou 8 ans, il prend l’habitude d’emprunter les livres et les ardoises des écoliers des environs, pour tenter de déchiffrer ce qu’il y a dessus.

Des cours du soir

Un jour lui vient l’idée de solliciter Maria, une femme du village qui avait été scolarisée jusqu’à la fin du cycle primaire. Avec l’aval de sa mère et de ses oncles, le jeune Zuma met en place des cours du soir chez elle, moyennant une rémunération de deux shillings et six pence. Rapidement, d’autres garçons le rejoignent, parmi lesquels on trouve même des écoliers.

Sa persévérance lui permet d’apprendre à lire et à écrire dans sa langue natale. Par la suite, il améliorera son niveau d’éducation au contact des volontaires de l’ANC, dans lequel il s’engagera à l’âge de 17 ans.

Lu pour vous dans: Les secrets de jeunesse des présidents africains de JA

 
Henri Konan Bédié : « Guillaume Soro n’est pas intéressé par 2020, il me l’a dit »

2017/6/17

Aujourd'hui en Guinée Dans une interview exclusive parue dans l'édition actuelle de Jeune Afrique (18 au 24 juin 2017), le président du PDCI livre sa vision de la Côte d'Ivoire. Sans détour, il affirme qu'en 2020, le candidat du RHDP sera issu de son parti.

Il ne faut pas se fier à son allure débonnaire : à 83 ans, Henri Konan Bédié n’a rien d’un retraité. A la tête du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), il reste l’un des acteurs clés du jeu politique ivoirien. Dans son appartement parisien, entre des défenses d’Eléphants et des masques baoulés, il a reçu Jeune Afrique pour une interview exclusive dans laquelle il souhaite mettre un terme aux rumeurs et suppositions.

En 2020, « le PDCI aura un candidat. Ce sera le candidat unique du RHDP (Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix) », affirme sans ambages l’ancien chef d’Etat ivoirien. Alors qu’à trois ans et demi de l’échéance, l’élection présidentielle de 2020 est déjà dans les esprits, il dissipe les doutes de certains de ses militants. « L’alternance, c’est bien ce que dit l’appel de Daoukro », poursuit-il.

Lancé en septembre 2014 depuis son village, cet appel visait à soutenir Alassane Ouattara, candidat du Rassemblement des Républicains (RDR), dès le premier tour, pour sa réélection en 2015. En échange, le président ivoirien se serait engagé à se ranger derrière un candidat issu du PDCI pour 2020. « Il faut qu’Alassane Ouattara et moi nous entendions pour que cette alternance ait lieu », explique Henri Konan Bédié.

« Guillaume Soro est mon protégé »

Le chef du deuxième parti politique ivoirien se refuse à avancer le nom d’un futur candidat. Mais ce ne sera ni lui – il « n’a plus la force du jeune homme qu’[il] fut », confie-t-il – ni Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne. « Il n’est pas intéressé par 2020, il me l’a dit », assure Henri Konan Bédié.

Dans la tourmente depuis la découverte d’une cache d’armes dans la maison de son directeur de protocole lors de la dernière mutinerie en mai, l’ancien chef rebelle peut néanmoins compter sur le soutien du président du PDCI. « Il est mon protégé. », affirme Henri Konan Bédié.

Lors des mutineries, « le gouvernement a fait ce qu’il fallait faire »

Autre alliance pérenne, celle qu’il a scellée avec son « frère », Alassane Ouattara. Leurs relations sont toujours « excellentes », confie-t-il. Même en temps de turbulences. Mutineries, grève des fonctionnaires, chute du prix du cacao : la première moitié de l’année 2017, marquée par une forte grogne, a été agitée pour le gouvernement.

Mais contrairement à certains cadres de son parti, Henri Konan Bédié réaffirme son entière solidarité. « Ceux qui critiquent n’avaient qu’à être à la place du gouvernement ! », lâche-t-il, tranchant. En acceptant de payer les mutins qui réclamaient des primes, « il a fait ce qu’il fallait faire », affirme-t-il, tout en condamnant le comportement des militaires. Renversé par un coup d’Etat en 1999, le président du PDCI estime que la situation actuelle n’en est que la suite : « Une boite de Pandore a été ouverte ce jour-là. J’avais prévenu », explique-t-il.

Dix-huit ans après sa chute, l’ancien président est bien plus qu’un sage. Le sphinx de Daoukro est incontournable.

Retrouvez l’intégralité de l’interview dans la dernière édition de Jeune Afrique, datée du 18 au 24 juin 2017.

JA

 
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Égypte-Soudan : Comment Alpha Condé a calmé le jeu entre el-Béchir et al-Sissi

2017/6/17

Aujourd'hui en Guinée Le président guinéen Alpha Condé s'est rendu au Soudan les 29 et 30 mai dernier. Il a profité de son séjour pour engager une médiation entre le Soudan et l'Égypte, en prise à de vives tensions. Qu’est allé faire le président guinéen, Alpha Condé, au Soudan les 29 et 30 mai ? Certes, il répondait à une invitation de son homologue Omar el-Béchir, qui l’avait convié à une « visite de travail et d’amitié » – on sait que le mandat d’arrêt émis par la CPI à l’encontre de ce dernier n’est pas reconnu par l’UA. Mais aussi, beaucoup plus discrètement, il a engagé une médiation entre le Soudan et son voisin égyptien.

À la suite des violents combats qui avaient opposé, les 20 et 21 mai, un groupe de rebelles du Darfour à l’armée soudanaise, la tension était vive lorsque Condé a atterri à Khartoum, el-Béchir reprochant à Abdel Fattah al-Sissi d’avoir autorisé la fourniture d’armements et de blindés égyptiens aux insurgés.

Excipant de sa qualité de président en exercice de l’UA, le Guinéen a joint le chef de l’État égyptien, puis obtenu une conférence téléphonique entre ce dernier et el-Béchir : « Vous êtes comme deux boxeurs sur un ring et moi je suis l’arbitre », a-t-il plaisanté.

L’initiative, pourtant improvisée, a semble-t-il porté ses fruits, puisque les ministres égyptien et soudanais des Affaires étrangères, Sameh Choukry et Ibrahim Ahmed Gandour, se sont depuis rencontrés afin de décrisper les relations. Entre-temps Condé était reparti, destination Bruxelles puis Berlin.

JA

 
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Égypte-Soudan : Comment Alpha Condé a calmé le jeu entre el-Béchir et al-Sissi

2017/6/17

Aujourd'hui en Guinée Le président guinéen Alpha Condé s'est rendu au Soudan les 29 et 30 mai dernier. Il a profité de son séjour pour engager une médiation entre le Soudan et l'Égypte, en prise à de vives tensions. Qu’est allé faire le président guinéen, Alpha Condé, au Soudan les 29 et 30 mai ? Certes, il répondait à une invitation de son homologue Omar el-Béchir, qui l’avait convié à une « visite de travail et d’amitié » – on sait que le mandat d’arrêt émis par la CPI à l’encontre de ce dernier n’est pas reconnu par l’UA. Mais aussi, beaucoup plus discrètement, il a engagé une médiation entre le Soudan et son voisin égyptien.

À la suite des violents combats qui avaient opposé, les 20 et 21 mai, un groupe de rebelles du Darfour à l’armée soudanaise, la tension était vive lorsque Condé a atterri à Khartoum, el-Béchir reprochant à Abdel Fattah al-Sissi d’avoir autorisé la fourniture d’armements et de blindés égyptiens aux insurgés.

Excipant de sa qualité de président en exercice de l’UA, le Guinéen a joint le chef de l’État égyptien, puis obtenu une conférence téléphonique entre ce dernier et el-Béchir : « Vous êtes comme deux boxeurs sur un ring et moi je suis l’arbitre », a-t-il plaisanté.

L’initiative, pourtant improvisée, a semble-t-il porté ses fruits, puisque les ministres égyptien et soudanais des Affaires étrangères, Sameh Choukry et Ibrahim Ahmed Gandour, se sont depuis rencontrés afin de décrisper les relations. Entre-temps Condé était reparti, destination Bruxelles puis Berlin.

JA

 
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Portrait d'un homme du sérail : Sidiki Konaté.

2017/6/8

Aujourd'hui en Guinée Très connu dans la sous-région du fait de ses origines élastiques dans toute la région.cSidiki Konaté comme il s'agit de lui est né le 8Juillet 1968 dans le village de Bobi,localité située entre Séguéla et Mankono. Après ses études primaires et le lycée à Man et Odiénné,il décroche son Bac série À et accède à l'université d'Abidjan à l'âge de 20ans à la faculté des lettres et Sciences Humaines.

La Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire FESCI verra le jour en 1990 pendant qu'il était là dont il est l'un des fondateurs.

Avec un groupe de sa génération il sera dans tous les mouvements de revendications estudiantines pour l'amélioration des conditions de vie et formation.

Il devient secrétaire à l'organisation de la FESCI de Yopougon et secrétaire national à l'éducation du bureau exécutif de la FESCI

Pendant l'année académique 1992-1993,il décroche une licence d'enseignement en Philosophie et s'en vole pour l'Allemagne où il fera des études approfondies.

C'est à l'institut de Francfort qu'il s'inscrit et obtient le certificat d'aptitude en langue Allemande,d'un diplôme d'attaché de presse à Bruxelles et d'une maîtrise en sciences politiques à l'université Goethe.

Ce qui lui fera acquérir une expérience dans l'art de la politique et de la diplomatie.

À son retour en Côte d'Ivoire sur insistance de son ami Guillaume Soro à l'éclatement de la rébellion en septembre 2002,il sera nommé porte parole,et directeur de cabinet des forces nouvelles,il s'acquittera de ses fonctions avec brio.
Homme du front et de terrain,il a sillonné toute la Côte d'Ivoire.
Très respecté par la troupe celui qu'on surnomme le Stoike était aimé et obéi par la valeur du message qu'il véhiculait,en protégeant la jeunesse et en développement les activités des femmes qu'il mettait en confiance dans la zone rebelle.
C'est un Homme qui a le sens de l'honneur et du devoir.
Très reconnaissant il n'oublie jamais ses origines.

Musulman pratiquant,il a toujours eu la certitude que les difficultés du moment que traverse son pays finiront un jour par la voie des jeunes,Guillaume Soro est son témoin.Tous deux croient en l'avenir de la Côte d'Ivoire.

Deputé de Man dans le grand Ouest et département des 18 montage,il est actuellement President de la commission Défense et Securité du parlement de la Côte d'Ivoire.
Il faisait partie des acteurs ayant signé les accords de Ouaga en 2007.

Il a été successivement ministre du tourisme et de l'artisanat,puis ministre de l'artisanat et de la promotion des PME en Côte d'Ivoire.

Après le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle de 2010,Sidiki Konaté et certains cadres du RHDP organise une résistance politique pour faire partir l'ancien président du pouvoir.c'est ainsi que le President Alassane Ouattara et Guillaume Soro le dépêche comme émissaire pour démanteler l'envahissement des mercenaires libériens dans le grand Ouest à la solde de Laurent Gbagbo.
Il est de nos jours à la direction du RDR parti au pouvoir.
De sa position actuelle,il reste l'un des bastions les plus sûr du President de l'assemblé avec lequel il partage Tout.
Fin stratège et bon communicant,l'avenir politique de la Côte d'Ivoire pourra s'écrire dans les prochains mois et années pendant qu'il est là.

C'est en Tout cas l'un des Hommes bien respecté par la classe politique ivoirienne pour laquelle il a également du respect et de la considération en retour.

Il est marié et père de deux enfants.

Ibrahima Diallo
DG Radio liberté Fm
Depuis Abidjan.

 
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PRESIDENTIELLE 2018 : MACRON INVITE IBK A NE PAS SE PRÉSENTER COMME L'A FAIT SON AMI HOLLANDE

2017/6/6

Aujourd'hui en Guinée Le président français, Emmanuel Macron, en visite au Mali, ne s’est pas contenté de rencontrer la force Barkhane basée à Gao dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Il aurait dit de vive voix au président malien de se retirer de la compétition électorale de 2018 au cours de laquelle les Maliens choisiront un nouveau président qui incarnerait le renouvellement de la classe politique.

Surpris et fâché par cette annonce du nouveau président français, considéré comme l’homme de la rupture avec la vieille garde prétorienne de politiciens d’un âge avancé, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) n’a pas tardé à réagir aux propos de son homologue français.

Une semaine après la rencontre avec Macron à Gao, le président IBK, en déplacement en Arabie Saoudite, où il a participé au sommet contre le terrorisme, ne s’est pas privé pour accorder une interview à la chaîne qatarie El Jazeera. Il déclare ainsi sur cette chaîne à propos de sa candidature à la présidentielle de 2018 : «En tant que croyant, je m’en remettrai à Allah. Je ne suis que l’humble instrument de sa volonté».

C’était la première fois que IBK s’exprimait sur sa candidature en 2018. Ce n’était pas de gaîté de cœur de se prêter aux questions de nos confrères de El Jazeera par rapport à sa candidature. Il répondait ainsi à l’annonce surprise de Marcon de ne pas se porter candidat à l’élection présidentielle de 2018 comme son ami, François Hollande, l’a fait en France.

Avec cette déclaration du président français, IBK a certainement compris que sa page est tournée à l’Elysée et dans une moindre mesure à Paris.

Depuis que Emmanuel Macron a soufflé ce petit mot à l’oreille du président IBK, les choses se compliquent pour lui dans la capitale française et surtout dans le milieu politique. L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac, Dominique De Villepin, s’est mêlé de la danse dans l’émission «Internationales» sur le plateau de TV5 et sur les antennes de RFI.

Il déclare : «Le régime de IBK manque de vision et de stratégie dans la lutte contre le terrorisme». Cette déclaration est un désaveu pour IBK à quelques mois de la présidentielle de 2018.

Un autre fait de taille : l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé, candidat malheureux à la présidentielle de 2013, est l’invité de la Fondation Prospective et Innovation à Paris, dirigée par Jean-Pierre Raffarin, un autre ancien Premier ministre de Jacques Chirac. Ils ont conjointement animé une conférence dont le thème portait sur la lutte contre le terrorisme.

Ce clin d’œil de la classe politique française à d’autres hommes politiques maliens semble seller le sort du président IBK à quelques mois de l’échéance de 2018. IBK doit comprendre que sa page est désormais tournée avec le départ de son ami François Hollande de l’Elysée et le soutien qu’il attend de ses amis de l’internationale socialiste ne viendra jamais dans la mesure où le Parti socialiste était déjà en lambeaux bien avant l’arrivée de Emmanuel Macron au pouvoir.

Privé de ce soutien de taille, IBK se retourne vers son peuple en lançant des travaux de grande envergure à travers le pays. Il n’est pas évident que son bilan à la tête de l’Etat fera basculer les choses en sa faveur d’ici 2018.

Yoro SOW.
Source: Inter De Bamako

 
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Révélations sur la mort de Diana : La Mercedes de la princesse était une ancienne épave accidentée

2017/5/30

Aujourd'hui en Guinée L’accident de la route qui a coûté la vie à Lady Diana est-il une affaire classée ? Non ! Des zones grises persistent sur ce drame retentissant survenu dans la nuit du 30 au 31 août 1997. C’est là tout l’objet du livre intitulé Qui a tué Lady Di ? (Ed. Grasset) qui doit paraître ce mercredi 31 mai 2017.

Un ouvrage qui donne à lire l’enquête extrêmement poussée de Pascal Rostain, Bruno Mouron et Jean-Michel Caradec’h, trois reporters de Paris Match. Et leurs révélations sont de nature à clore définitivement les rumeurs d’assassinat véhiculée notamment par Mohamed Al-Fayed, le père de Dodi mort également dans l’épave de la Mercedes.

Cette Mercedes-Benz S280 justement dont les origines sont plus que suspectes. En effet comme l’expliquent Pascal Rostain, photographe à Paris Match, dans une courte vidéo diffusée sur le site du magazine, le véhicule était très loin d’être une première main.

Au photographe de raconter : « En fait la voiture appartenait à l’un de mes amis, un directeur de société d’une grosse agence de publicité, il l’avait achetée neuve en 1994. Et au bout de trois mois, alors qu’il était rue de Ponthieux, en train de se faire cirer ses pompes, son chauffeur Armando arrive complétement affolé en disant ‘Patron, patron, on m’a braqué la voiture’. La voiture est retrouvée quelques jours plus tard près de Roissy ; elle avait servi à des prisonniers en permission, à regagner leur prison, sauf qu’ils avaient eu un accident et que la voiture avait fait plusieurs tonneaux. »

Et de poursuivre dans son récit extrêmement détaillé : « La révélation qui est incroyable, c’est qu’en fait cette voiture a été remboursée au propriétaire comme épave ; c’était une épave, elle n’était pas réparable. Sauf qu’à l’époque, les épavistes ou les casseurs avaient le droit - avec une carte grise - de refaire une voiture. Donc l’histoire de la voiture est qu’elle avait eue un premier accident très très grave ».

Mais là ne s’arrêtent pas les révélations du journaliste : « Le conducteur habituel de la voiture – jusqu’à deux mois avant l’accident – était l’un de mes amis qui s’appelle Karim.(…) Il nous a racontés que cette voiture, oui c’était bien épave et qu’au delà de 60 km/h il ne la tenait plus. »

À Pascal Rostain de conclure : « Ce n’est pas que un accident, c’est toujours un concours de circonstances. C’est premièrement une voiture dans laquelle elle n’aurait jamais dû rouler parce que c’était une épave ; qu’elle a 14 factures de chez Mercedes en deux ans ; que le chauffeur, Monsieur Paul, on le sait, il n’avait pas son permis de grande remise, il était sous antidépresseurs à très forte dose et qu’il avait 1,64 grammes dans le cornet. »

De nouvelles révélations de témoins inédits qui donnent froid dans le dos. Les trois journalistes de Paris Match qui racontent également comment ils ont retrouvé le conducteur de la Fiat Uno percuté par la Mercedes conduite par Monsieur Paul, et pourquoi celui-ci a préféré s’enfuir et ne pas répondre à l’avis de recherche lancé par la police.


In Gala

 
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Guillaume Soro a regagné Abidjan, appelle les Ivoiriens au pardon et à la réconciliation (Par Ibrahima Diallo)

2017/5/29

Aujourd'hui en Guinée Après avoir participé à la conférence des Présidents des parlements Africains de la zone francophone à Rabat au Maroc où ses homologues l’ont désigné comme candidat au poste de vice-président du bureau de l’APF et le tête-à-tête qu’il a eu avec sa majesté le Roi Mohamed VI, le Président du parlement ivoirien est rentré au bercail. Mais de plus en plus, certains semblent intoxiquer l’opinion ivoirienne et internationale. Mieux que des commentaires haineux sur la personne de Guillaume Soro, Président de l’assemblée nationale de la République de Côte d’Ivoire.

Son sens de l’unité et de la fraternité entre les Ivoiriens expliquent largement son appel à l’entente et à la solidarité de tous les fils de Côte d’Ivoire pour un meilleur devenir du pays.
C’est cette volonté de l’homme à vouloir mettre tous les Ivoiriens épris de paix et de liberté sur le même pied d’égalité qui fera que les héritiers de Feu Félix Houphouët Boigny vivent dans la paix pour toujours développer mieux la Côte d’Ivoire dans ce monde du numérique et des techniques nouvelles où les médiocres n’auront plus de place.

L’affaire de Bouaké et des caches d’armes au domicile d’un de ses proches ne doit pas démobiliser les Ivoiriens qui doivent savoir la réalité de ce dossier.

Guillaume Soro est, on peut plus clair « De retour du Maroc’’. « J’ai noté que la toile était inondée de polémique inutile. Une fois encore, je demande à mes proches de refuser les débats futiles. J’avais 29 ans quand pour la première fois j’ai déclaré et assumé la rébellion en Côte d’Ivoire.

J’ai même écrit un livre « Pourquoi je suis devenu un rebelle »

« N’accusez personne (ni Bédié ni Ouattara….Ne vous laissez pas consumer par la haine, les insultes et les clabauderies. Je suis seul responsable. Ne polluez pas l’environnement des enquêtes.

J’attends de tous des débats d’apaisement, des tweets de pardon et de réconciliation.
Gardez le cap sur le rassemblement des Ivoiriens Paix sur la Côte d’Ivoire »

L’heure de la vérité va sonner et c’est le peuple ivoirien dans son ensemble qui dira qui est qui? Et qui vaut quoi?

C’est la seule alternative qui déterminera le moment venu la volonté de l’histoire pour chacun.
Dans la perspective de 2020, la lutte pour la succession devra être franche et loyale pourvu que le Président Alassane Ouattara, le Maitre actuel de la Côte d’Ivoire ne se laisse pas influencer négativement par les attitudes partisanes de ses proches qui pourraient l’induire en erreur ou à la faute.

Dans tous les cas, la messe n’est pas encore dite, la Côte d’Ivoire continuera d’écrire les plus belle pages de son histoire. »

Ibrahima Diallo
DG Radio liberté Fm

 
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Guinée : A Conakry, Necotrans enterre la hache de guerre avec Bolloré

2017/5/29

Aujourd'hui en Guinée L'opérateur français Necotrans a décidé de mettre un terme au conflit qui l'opposait à Bolloré autour du terminal à conteneurs du port de Conakry. Dans cette longue affaire, Necotrans aura obtenu l’honneur mais pas l’argent. Le 24 novembre 2016, Necotrans a enterré la hache de guerre. Engagé depuis 2011 dans une bataille juridique contre Bolloré après son éviction du terminal à conteneurs du port de Conakry, le groupe français a accepté de mettre un terme définitif à son différend avec son concurrent.

Et renoncé aussitôt à la procédure d’appel – Bolloré avait été condamné en première instance à verser 2,1 millions d’euros à Necotrans – qui devait se tenir quelques jours plus tard en France, à Versailles. Signée en même temps que la vente des 49 % dans la Société des terminaux de conteneurs du Gabon, la décision est surprenante, étant donné le caractère traumatique de l’épisode guinéen : les employés de Necotrans avaient en effet été évacués du port manu militari, sans aucune forme de préavis…

« C’est moi qui ai poussé pour que l’on transige avec Bolloré, reconnaît Jean-Philippe Gouyet, directeur général de Necotrans, groupe qu’il a rejoint en 2014 après dix années passées chez Airbus. Je voulais que nous sortions de cette histoire. »
L’affaire du port de Conakry, un fiasco juridique ?

Rétrospectivement, pour le groupe et ses avocats (menés par Cédric Fischer), l’affaire du port de Conakry a des airs de fiasco juridique. Après son éviction, le groupe lance plusieurs procédures contre l’État guinéen et contre Bolloré.

En mai 2014, le tribunal arbitral de la Cour commune de justice et d’arbitrage (CCJA) de l’Ohada condamne la Guinée à payer plus de 38 millions d’euros (plus les intérêts) à Necotrans et rejette les accusations de corruption lancées par Conakry contre le groupe français dans le cadre de l’attribution de la concession en 2008. Dix-huit mois plus tard, la sentence est annulée pour un motif sans aucun lien avec le fond du dossier : la multiplication par plus de sept des indemnités des trois arbitres.

Une victoire à (seulement) 449 000 euros

En août 2016, le tribunal d’arbitrage du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi) juge lui aussi la résiliation illégale, rejette également les accusations de corruption, mais refuse de se déclarer compétent pour juger des conséquences de cette résiliation, renvoyant vers la CCJA. Necotrans n’obtient que 449 000 euros, pas de quoi payer les millions d’euros de frais d’avocats engendrés par les différentes actions judiciaires. D’autant qu’en février le groupe français se voit confirmer l’obligation de régler lui-même l’ardoise (270 000 euros) laissée par la Guinée dans le cadre de la procédure CCJA…

Dans cette longue affaire, Necotrans aura donc obtenu l’honneur mais pas l’argent. « C’est vrai que nous n’avons pas touché les sommes que nous souhaitions, mais nous avons été reconnus dans nos droits, et les accusations de corruption lancées contre nous au sujet de l’attribution de la concession du terminal de Conakry ont été rejetées », explique Jean-Philippe Gouyet.
Condamnation de la Guinée à payer 38 millions d’euros

Le groupe conserve toutefois un espoir financier : le principe de l’exécution de la condamnation de la Guinée à payer 38 millions d’euros a été validé par un tribunal français et n’a pas été remis en question par l’annulation de novembre 2015. Cédric Fischer a ainsi tenté de faire saisir plusieurs créances, notamment auprès de l’Agence française de développement, d’Air France ou de Veolia. Sans succès pour l’instant…

JA

 
Malgré son manteau hors de prix Melania Trump s'est fait voler la vedette par Brigitte Macron

2017/5/29

Aujourd'hui en Guinée Une veste à plus de 40.000 euros a géné­ra­le­ment de quoi atti­rer l'atten­tion des photo­graphes. Si Mela­nia Trump a réussi à faire parler d'elle durant le sommet du G7, la first lady améri­caine a eu fort à faire face à Brigitte Macron.

Un premier G7 réussi pour le couple présidentiel

Il y a des choses qui n'ont pas de prix. En fin de semaine, les chefs d'Etat des sept plus grandes puissances au monde se sont réunis en Europe pour deux journées de réunions de travail. Après une première escale en Belgique, les différents représentants politiques se sont rendus en Italie. Durant le séjour, ils étaient accompagnés de leur épouses respectives. Ce déplacement marquait ainsi le premier voyage officiel du couple Macron à l'étranger. Il marquait également la première rencontre internationale à laquelle se rendait le couple Trump.
Melania Trump
L'occasion pour Brigitte Macron et Melania Trump de faire connaissance. Alors que la first lady américaine pensait accaparer l'attention de la presse grâce à une veste au prix exorbitant, l'épouse de Donald Trump a été surprise de voir que son homologue française plaisait également beaucoup aux photographes.

Face à la veste multicolore à plus de 45.000 euros portée par Melania Trump, Brigitte Macron a opté pour un ensemble Louis Vuitton, sa marque fétiche. Durant les deux journées de voyage officiel, la première dame de France a ainsi changé de tenue à plusieurs reprises. De quoi faire d'elle l'une des chouchous des médias étrangers. Le journal britannique Telegraph s'enthousiasme ainsi du fait que Brigitte Macron n'a pas cherché à entrer en compétition avec l'ex-top model qu'est Melania Trump, préférant opter pour un look "naturel". "Ça a marché, estime la publication.

Elle a eu l'air cool et n'a pas donné l'impression d'avoir essayé de sortir du lot. Une qualité que l'on ne peut pas prêter à Melania Trump". L'ex-professeure de français l'a donc emporté sur l'ex-top model dans le cœur de la presse étrangère.
B12
Même constat pour l'époux de Brigitte Macron. Dès ses premiers pas au G7, Emmanuel Macron a beaucoup fait parler de lui. A tel point que ses moindres faits et gestes ont fait l'objet d'analyses poussées de la part de médias allemands, italiens, américains ou anglais. De la poignée de main échangée avec Donald Trump à sa façon de saluer les chefs d'Etat, sans oublier sa "bromance" avec le Premier ministre canadien Justin Trudeau, le président français n'a laissé personne indifférent. Un premier voyage officiel réussi, donc, pour le couple présidentiel français.

MSN

 
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Sommet du G7 ouvert officiellement au théâtre antique Grec de Taomine

2017/5/26

Aujourd'hui en Guinée Le sommet du G7 s'est officiellement ouvert, ce vendredi 26 mai. Les 7 chefs d’Etat et de gouvernement présents ont assisté à la cérémonie d’ouverture au théâtre antique grec de Taormine. Ils vont entamer leur première session de travail sous forme de déjeuner avec un thème central : les enjeux de politique étrangère et de sécurité.

Certains dirigeants ont déjà eu des réunions bilatérales avec certains de leurs homologues. C’est le cas d’Emmanuel Macron qui a rencontré ce matin la Première ministre britannique Theresa May. Donald Trump a rencontré Shinzo Abe, lors d'un entretien au cours duquel les deux dirigeants ont abordé les tensions avec la Corée du Nord. Les tensions avec la Corée du Nord font craindre le pire côté japonais.

Le président américain n’a pas hésité à dire au Premier ministre Abe que le problème nord-coréen « serait résolu ». « C’est un gros problème, un problème mondial », a-t-il ajouté. Mais comme c’est souvent le cas depuis le début de sa tournée internationale, le président américain n’a pas donné de précisions sur ce sujet.

Ne s’agit-il que d’une annonce pour rassurer son homologue japonais ou s’agit-il d’un engagement ? Pour l’instant il est difficile de le savoir. Mais le président chinois est également présent à Taormine et Donald Trump va certainement aborder cette question avec lui puisque la Chine est un acteur essentiel si d’aventure la communauté internationale souhaite mettre un terme à cette crise.

Une rencontre importante May-Macron

Le président français a notamment promis à la Première ministre britannique de faire tout ce qui est possible pour l'aider à lutter contre le terrorisme au niveau européen, mais également au niveau international. Emmanuel Macron a ensuite rencontré le Premier ministre canadien Justin Trudeau.

Pour l’instant, peu d’informations ont filtré sur cet entretien, mais il a certainement été question du CETA, le traité de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne qui doit entrer en vigueur le 1er juin prochain. Un traité que le président souhaiterait voir suspendu de manière immédiate avant d’être révisé.

RFI

 
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Michel Sardou : «J'arrête de chanter»

2017/5/26

Aujourd'hui en Guinée Le chanteur se lancera en juillet dans sa dernière tournée et sortira en octobre son ultime album. Il va se consacrer au théâtre. Confidences.Ça ne fait pas un peu sortie de chiottes ?», demande-t-il à notre photographe qui le fait poser devant un mur de petits carreaux.

Avant de regarder son portrait et de s'écrier : «Mais j'ai 102 ans !», ce qui fait éclater de rire sa femme Anne-Marie. Ce n'est pas à 70 ans que Michel Sardou va se mettre à aimer les photos. Même prises dans le magnifique écrin de la Seine musicale, où le chanteur donnera en janvier prochain les derniers concerts parisiens de sa carrière. On le rencontre sur l'île Seguin, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Michel Sardou nous annonce ses adieux à la chanson. Un 26 e et dernier album studio, en octobre, une dernière tournée («la Dernière Danse»), de juillet à mars, et puis il s'en ira finir sa carrière au théâtre. Histoire de revenir à ses premières amours et de prolonger inconsciemment celles de ses parents, Jackie et Fernand, avec la comédie.

Avec «la Dernière Danse», vous nous faites le coup de la dernière tournée ?

Michel Sardou. Non, non, j'arrête de chanter. Définitivement. Je vais faire une dernière tournée et un dernier album en octobre. Ma maison de disques a insisté pour le faire. Il sera très bien. Et je le dis d'autant plus facilement que je n'ai écrit qu'une chanson, qui n'est pas la meilleure. J'en inclurai quelques-unes sur scène au milieu des incontournables. Après j'irai au théâtre, je me ferai plaisir.

Avec qui faites-vous le disque ?

Avec mon ami Pierre Billon, qui a été mon premier musicien. On a fait plein de succès ensemble, «Je vole», «Je ne suis pas mort, je dors», «Femme des années 1980». Je lui ai demandé de revenir car il me connaît mieux que personne. On commence à l'enregistrer cette semaine. Il nous manque trois chansons pour avoir un album solide. On va être surpris. Une chanson parle du pape François, une autre des figurants au cinéma. Comme moi dans mon premier film, «Paris brûle-t-il ?». Je sortais d'un camion et j'étais fusillé avec Patrick Dewaere. Avec Dewaere, nous sommes nés le même jour, à la même heure, dans le même hôpital [NDLR : le 26 janvier 1947].

A quoi ressemblera votre dernier show ?

A quelque chose que je n'ai jamais fait : de grands écrans assez dingues à travers lesquels on passe, avec pleins d'effets visuels... Ce sera un remerciement au public, qui me suit depuis cinquante ans.

Pourquoi arrêter la chanson ?

C'est comme les sportifs, qui raccrochent à 35 ans. Ils jouent toujours bien mais courent moins vite. Ma voix, avec l'âge, a descendu. Ce que j'ai gagné en grave, je l'ai perdu en aigu. Je veux me protéger et ne surtout pas faire l'album et la tournée de trop... Il arrive un moment où on a tout dit. Et puis j'ai 70 piges, j'ai bien le droit de me faire plaisir.

Et votre plaisir, c'est le théâtre...

C'est magnifique. On a fait une tournée formidable avec «Représailles». J'adore le populaire, le théâtre de boulevard, n'en déplaise aux intellos. J'entends rire les spectateurs. Ça me change. Car on ne se marre pas franchement dans mes chansons. Au théâtre, je jouerai jusqu'au bout. Mais vous savez, on ne choisit ni sa mère ni sa mort.

Pourquoi avoir fait si peu de cinéma ?

J'ai fait deux-trois essais, ce n'était pas très bon. Je ne suis pas dans la famille du cinéma, je dis ça sans amertume. Ils ne pensent pas à moi. Et puis comme disait Jouvet, le principal au cinéma, c'est de trouver une chaise. C'est tellement long.

Que préférez-vous de votre carrière ?

La scène. Mais je n'ai jamais considéré faire carrière, car je n'ai jamais eu de vision à long terme. Je pensais faire un disque et arrêter. Quand j'ai débuté, ça ne marchait pas du tout. Heureusement, on m'a laissé le temps, ma voix s'est améliorée. Aujourd'hui, dans la musique, on ne pense qu'à faire du chiffre et cette génération du rendement m'emmerde un peu.

Quand Johnny a révélé son cancer, une rumeur a couru que vous pourriez le remplacer dans «les Vieilles Canailles»...

Allons bon. On ne me l'a pas proposé et je ne l'aurais pas fait, même si le principe de ce Rat Pack à la française est amusant. J'ai lu dans la presse que Johnny allait mieux, que son traitement marche. Et c'est une heureuse nouvelle.

Vous l'avez lu dans la presse !

Oui, ça fait longtemps qu'on ne se parle plus avec Johnny. Pour une connerie en plus.

C'est votre côté «ours»...

Oui, je suis un ours. Je vis dans mon coin, je ne suis pas dans les journaux, ni sur les réseaux sociaux. Twitter, je laisse ça à Trump. Je ne gouverne pas par tweets. (Rires.)

Vous avez dit récemment : «J'aimerais avoir comme épitaphe : c'était un honnête homme.» C'est quoi un honnête homme pour vous ?

Je n'ai pas toujours été fidèle en amitié mais je peux me regarder dans la glace : j'ai gagné ma vie tout seul, je n'ai volé personne, je n'ai pas de cadavre dans le placard... Ma vraie devise est tatouée sur mon bras : «Meurs et deviens». Cela remonte aux centurions romains. C'est taoïste, une histoire d'accomplissement. Je vous laisse y réfléchir. (Rires.)

« Macron-compatible »

Michel Sardou ne vote d'ordinaire qu'aux élections municipales. Mais, pour la présidentielle, et même si la campagne l'a consterné - «les primaires à la télé, le rang d'oignons des Miss Monde, une minute trente pour donner son programme, c'était ridicule», tranche-t-il -, il a fait une entorse à son règlement intérieur. «Là je me suis senti obligé de voter au second tour. J'ai voté pour celui qui est élu. Je reste persuadé qu'on ne dirige pas la France par les extrêmes. Et puis, sortir de l'euro, le remplacer par le franc, il faut être sérieux... On est suffisamment dans la merde pour ne pas rajouter de la haine, une scission... Il faut faire attention, les Français ont le sang chaud.»

«Je suis à droite, gaulliste depuis toujours, copain avec Chirac - le seul pour lequel je me suis vraiment engagé publiquement - et, comme tout le monde, Macron-compatible, sourit Michel Sardou. Je ne fais pas de politique, je ne suis pas assez informé pour en parler. Même si on va traîner longtemps le bilan catastrophique de Hollande, il peut nous sortir de là. S'il a l'autorité nécessaire, ce que je crois, s'il met les bonnes personnes au bon endroit, il va surprendre... J'aime cette génération pragmatique, qui préfère l'action aux discussions sans fin.»


In Le Parisien

 
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La justice gambienne décide de frapper Yahya Jammeh au portefeuille

2017/5/23

Aujourd'hui en Guinée La justice gambienne a gelé lundi les biens de l'ex-président Yahya Jammeh, soupçonné d'avoir détourné plus de 50 millions de dollars (plus de 44 millions d'euros) avant son départ en exil, selon le ministre de la Justice.

Lors d’une conférence de presse ce lundi 22 mai, le ministre de la Justice, Abubacarr Tambadou, a déclaré que l’ex-président Yahya Jammeh avait personnellement ou indirectement procédé au retrait illégal d’au moins 50 millions de dollars de la Banque centrale de fonds appartenant à l’État. « Nous avons obtenu aujourd’hui une décision de justice gelant ou opérant une saisie sur les biens connus dans le pays du président Jammeh et les sociétés qui lui sont associées », a-t-il ajouté. Cette décision concerne 88 comptes bancaires au nom de Yahya Jammeh ou de ses associés ainsi que 14 sociétés qui lui sont liées.

C’est la première fois que le nouveau gouvernement évalue officiellement les avoirs retirés selon lui des caisses de l’État par l’ancien président gambien avant que ce dernier ne quitte le pays, en janvier, pour la Guinée équatoriale.

Juste après son départ, son successeur, Adama Barrow, l’avait accusé d’être parti en vidant les caisses du pays. « En l’espace de deux semaines, 500 millions de dalasi (environ 10,7 millions d’euros) ont été retirés par Yahya Jammeh », avait déclaré le conseiller du nouveau président, Mai Fatty, actuel ministre de l’Intérieur.

Collection de voitures de luxe

Mais ces accusations n’avaient pu être vérifiées à l’époque à Banjul. Adama Barrow avait même accepté de laisser son prédécesseur emporter tous les biens qu’il souhaitait, y compris sa collection de voitures de luxe.

La décision du 22 mai, précise le ministre de la Justice, vise à empêcher une liquidation ou une disparition des biens de l’ex-président et ne concerne que ses possessions en Gambie.


Yayha Jammeh contrôlait en Gambie des activités allant de la boulangerie aux fermes agricoles

Le président Barrow a limogé il y a une dizaine de jours le gouverneur de la Banque centrale et ses deux adjoints. Aucun motif n’a été rendu public pour ce limogeage mais cette décision serait liée à la découverte de la disparition de millions de dollars.

Yayha Jammeh contrôlait en Gambie des activités allant de la boulangerie aux fermes agricoles et était régulièrement accusé de mettre la main sur des secteurs commerciaux florissants.

Lors de l’élection présidentielle du 1er décembre 2016, Yahya Jammeh, battu par Adama Barrow, avait refusé de reconnaître sa défaite. Après 22 années passées au pouvoir, il s’est finalement résolu à quitter le pouvoir à la suite d’une intervention militaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et d’une ultime médiation guinéo-mauritanienne.

AFP

 
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