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25 Mai 2017 - 0h19

La justice gambienne décide de frapper Yahya Jammeh au portefeuille

2017/5/23

Aujourd'hui en Guinée La justice gambienne a gelé lundi les biens de l'ex-président Yahya Jammeh, soupçonné d'avoir détourné plus de 50 millions de dollars (plus de 44 millions d'euros) avant son départ en exil, selon le ministre de la Justice.

Lors d’une conférence de presse ce lundi 22 mai, le ministre de la Justice, Abubacarr Tambadou, a déclaré que l’ex-président Yahya Jammeh avait personnellement ou indirectement procédé au retrait illégal d’au moins 50 millions de dollars de la Banque centrale de fonds appartenant à l’État. « Nous avons obtenu aujourd’hui une décision de justice gelant ou opérant une saisie sur les biens connus dans le pays du président Jammeh et les sociétés qui lui sont associées », a-t-il ajouté. Cette décision concerne 88 comptes bancaires au nom de Yahya Jammeh ou de ses associés ainsi que 14 sociétés qui lui sont liées.

C’est la première fois que le nouveau gouvernement évalue officiellement les avoirs retirés selon lui des caisses de l’État par l’ancien président gambien avant que ce dernier ne quitte le pays, en janvier, pour la Guinée équatoriale.

Juste après son départ, son successeur, Adama Barrow, l’avait accusé d’être parti en vidant les caisses du pays. « En l’espace de deux semaines, 500 millions de dalasi (environ 10,7 millions d’euros) ont été retirés par Yahya Jammeh », avait déclaré le conseiller du nouveau président, Mai Fatty, actuel ministre de l’Intérieur.

Collection de voitures de luxe

Mais ces accusations n’avaient pu être vérifiées à l’époque à Banjul. Adama Barrow avait même accepté de laisser son prédécesseur emporter tous les biens qu’il souhaitait, y compris sa collection de voitures de luxe.

La décision du 22 mai, précise le ministre de la Justice, vise à empêcher une liquidation ou une disparition des biens de l’ex-président et ne concerne que ses possessions en Gambie.


Yayha Jammeh contrôlait en Gambie des activités allant de la boulangerie aux fermes agricoles

Le président Barrow a limogé il y a une dizaine de jours le gouverneur de la Banque centrale et ses deux adjoints. Aucun motif n’a été rendu public pour ce limogeage mais cette décision serait liée à la découverte de la disparition de millions de dollars.

Yayha Jammeh contrôlait en Gambie des activités allant de la boulangerie aux fermes agricoles et était régulièrement accusé de mettre la main sur des secteurs commerciaux florissants.

Lors de l’élection présidentielle du 1er décembre 2016, Yahya Jammeh, battu par Adama Barrow, avait refusé de reconnaître sa défaite. Après 22 années passées au pouvoir, il s’est finalement résolu à quitter le pouvoir à la suite d’une intervention militaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et d’une ultime médiation guinéo-mauritanienne.

AFP

 
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Côte d’Ivoire : Des démobilisés endeuillés réclament à leur tour des primes

2017/5/22

Aujourd'hui en Guinée Après les mutineries de 8 400 soldats pour réclamer le paiement de primes, d'anciens rebelles démobilisés ont lancé une journée d'action lundi 22 mai dans plusieurs villes de Côte d'Ivoire. Objectif : faire valoir des revendications financières similaires à celles des mutins.

Moins d’une semaine après le retour des mutins dans les casernes ivoiriennes, les démobilisés – en majorité d’anciens rebelles non-intégrés à l’armée après avoir combattu au sein des Forces nouvelles – ont tenté lundi de faire valoir leurs revendications financières.

Ces derniers ont brièvement occupé lundi matin le corridor de Gesco situé au nord de Yopougon, à Abidjan, avant d’être rapidement dispersés par les forces de l’ordre. Dans le nord du pays, à Korhogo, ils ont également perturbé le corridor sud de la ville, a expliqué l’un d’eux, contacté par téléphone lundi matin.
Bouaké, épicentre de la contestation

Leur manifestation la plus importante a eu lieu à Bouaké, épicentre des dernières mutineries, où un de leurs camarades est mort dimanche 14 mai après avoir été atteint par des tirs de mutins. Dans la deuxième ville du pays, des soldats en colère avaient en effet ouvert le feu sur des démobilisés, les accusant d’avoir compromis le paiement de leurs primes en raison de leurs revendications financières similaires.

Le 8 mai dernier, des centaines de démobilisés avaient ainsi bloqué les accès de Bouaké pour réclamer leur intégration à l’armée ainsi que le paiement de 18 millions de francs CFA par personne. Contrairement aux 8 400 mutins de janvier et de mai, les démobilisés n’ont pas été intégrés au sein de l’armée après le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR).
La ministre Mariatou Koné brièvement bloquée

Lundi matin, des centaines d’entre eux défilaient dans les rues de Bouaké en marge des funérailles de leur camarade tué. Venue assister à la levée du corps à la morgue, la ministre de la solidarité Mariatou Koné a brièvement été bloquée par les démobilisés, a rapporté l’AFP.

Loin de calmer l’atmosphère, l’annonce par la ministre de la création d’un fonds d’aide à la création d’entreprise pour les ex-rebelles a au contraire provoqué la colère de ces derniers. « On ne veut pas des projets, on veut l’argent », a crié l’un d’entre eux, selon un journaliste de l’AFP. Pendant quelques minutes, ils ont ensuite bloqué sa voiture, avant de la laisser quitter les lieux. « Je n’ai jamais été séquestrée », a précisé la ministre dans un communiqué cité par l’Agence de presse africaine.
« Nous voulons une entrevue avec le président Alassane Ouattara »

« Nous voulons que l’État de Côte d’Ivoire nous dise quand et comment nos primes vont nous être payées. Nous voulons également que les plus jeunes d’entre nous soient intégrés à l’armée », explique-t-on à la communication de la « cellule 39 », l’un des collectifs de démobilisés.

« Nous ne voulons plus d’intermédiaires et nous voulons une entrevue avec le président Alassane Ouattara. Depuis le début, nous manifestons pacifiquement pour obtenir l’ouverture de discussions, mais nous sommes ignorés », a déploré depuis Korhogo l’un des responsables de ce collectif. Avant de poursuivre : « Cela veut-il dire qu’en Côte d’Ivoire on écoute ceux qui sont armés et pas ceux qui veulent discuter ? »

Ces nouvelles manifestations surviennent moins d’une semaine après l’accord conclu entre le gouvernement et les 8 400 soldats à l’origine de la mutinerie de janvier et de mai. Si les autorités sont restées silencieuses sur l’entente trouvée avec les mutins, ces derniers ont affirmé avoir obtenu le paiement de 5 millions de Francs CFA – ils avaient déjà indiqué avoir reçu cette même somme en janvier – et de 2 autres millions de F CFA attendus d’ici la fin du mois de juin.
Les excuses du chef de l’état-major aux démobilisés

Cet accord a ravivé la colère des démobilisés, qui réclament des primes similaires. Le chef de l’état-major des armées avait pourtant tenté de désamorcer leur mouvement de colère dans la foulée des mutineries. Le général Sékou Touré s’était ainsi rendu à Bouaké jeudi 18 mai pour demander « pardon » aux démobilisés après la mort de l’un d’entre eux.

« Je viens vous présenter les excuses de toute l’armée. Quand vous êtes père et que vous avez malheureusement de mauvais enfants, vous allez toujours avoir honte du comportement de ces enfants. Nous sommes venus ici pour vous demander pardon », avait déclaré le chef d’état-major des armées, selon des propos rapportés par l’AFP. Des porte-paroles de démobilisés avaient par la suite indiqué « suspendre leur mouvement », avant de se raviser quatre jours plus tard.

JA

 
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Paul Kagame : « Ce sera sans doute mon dernier mandat »

2017/5/22

Aujourd'hui en Guinée Emmanuel Macron, Donald Trump, réformes de l’Union africaine, Burundi, RD Congo, le pape François, sans oublier sa propre succession… À trois mois du scrutin présidentiel, le chef de l’État rwandais s’est une nouvelle fois plié au jeu des questions-réponses avec Jeune Afrique.

Au soir du vendredi 4 août 2017, lorsque seront publiés à Kigali les résultats de l’élection présidentielle, les commentateurs ne risqueront guère de s’emmêler dans leurs fiches. Sauf événement extraordinaire d’ici là, leur seul travail sera de comparer le pourcentage avec lequel Paul Kagame aura été réélu, par rapport aux précédents scrutins. 95 % en 2003, 93 % en 2010 et quelques miettes concédées à une petite poignée de concurrents.

Ces derniers étaient deux lors de la première élection de Kagame, trois lors de la deuxième, et ils sont encore trois à s’être déclarés à ce jour pour le septennat à venir. Frank Habineza, leader du Parti démocratique vert (unique formation d’opposition autorisée depuis quatre ans) et dissident du parti au pouvoir, est le seul à pouvoir espérer atteindre 5 % des voix.

De retour début février d’un long exil en Afrique centrale puis en région parisienne, l’ex-journaliste Philippe Mpayimana est un inconnu qui a mis les rieurs de son côté en débarquant à sa première conférence de presse juché sur un moto-taxi – faute de moyens.

Quant à Diane Rwigara, fille d’un homme d’affaires autrefois proche du pouvoir et disparu en 2015 dans des circonstances controversées, elle a vu son intimité scandaleusement exposée sur les réseaux sociaux dès le lendemain de sa déclaration de candidature – ce qui, dans un pays aussi prude que celui-là, équivaut à un coup mortel, dont on ne connaîtra sans doute jamais l’origine.

Le Rwanda, symbole d’une « Afrique qui marche »

À l’évidence, l’alternance n’est pas à l’ordre du jour à Kigali. Aussi politiquement incorrect que cela puisse paraître, très rares sont les Rwandais à la souhaiter tant la légitimité de Paul Kagame, la peur d’un lendemain sans lui et la discipline de la société sont irrévocables et implacables.

D’autant que, comme le constatent tous les visiteurs africains qui en reviennent extasiés, le Rwanda est devenu le symbole d’une « Afrique qui marche », théâtre de l’émergence d’une « économie de la connaissance » dont l’ambition est de passer directement à la troisième révolution industrielle en sautant les deux autres. Dans les incubateurs de start-up de Kigali comme à Innovation City, sorte de petit Bangalore à 15 km de la capitale où la Carnegie Mellon University a implanté un campus, on parle e-books, drones, parcs photovoltaïques et FabLab.

Sept pour cent de taux de croissance prévu pour 2017, deuxième pays africain au palmarès de « Doing Business », 95 % de la population couverte par l’internet mobile haut débit et 91 % par l’assurance maladie, un taux de mortalité maternelle et infantile divisé par six en vingt ans : les indiscutables médailles rwandaises, auxquelles il convient d’ajouter la sécurité, la propreté et un taux de corruption minimal (4e au dernier classement africain de Transparency International), font de Paul Kagame, 59 ans, une référence pour une demi-douzaine de chefs d’État francophones admiratifs – d’Alpha Condé à Ali Bongo Ondimba, de Faure Gnassingbé à Patrice Talon.

Des réussites contrastées

Certes, à ces faits et chiffres, il convient d’opposer d’autres : un revenu annuel par tête de 700 dollars, un budget reposant à 30 % sur l’aide extérieure, une liberté d’expression et d’association étroitement contrôlée induisant une atonie parfois pesante de la vie politique et culturelle.

Mais il est des signes qui ne trompent pas quant à la force d’attraction qu’exerce sur les compatriotes de Paul Kagame l’option délibérée de privilégier le développement sur la démocratie : le nombre annuel de ressortissants de la diaspora qui choisissent de retourner au pays excède désormais largement ceux qui décident d’émigrer. Beaucoup d’entre eux sont jeunes, diplômés, entreprenants et se définissent comme rwandais avant d’être hutus ou tutsis. À « Kigal-e », l’incubateur suprême est celui d’une société postethnique…

Le 4 août, les Rwandais iront aux urnes pour élire leur président. Vous êtes candidat, et personne ne doute une seconde de votre réélection. Comment expliquez-vous cette absence totale de suspense ?

Paul Kagame : Est-ce une mauvaise chose ? Je ne le pense pas. Le Rwanda a une histoire et un passé récent spécifiques qui induisent un processus démocratique et un comportement électoral eux aussi spécifiques. Vouloir les juger à l’aune des nations qui n’ont pas connu l’absolue tragédie du génocide n’a pas de sens et vous expose à ne jamais rien comprendre de ce qui se passe ici.

Il y aura d’autres candidats. Vous souciez-vous d’eux ?

Nous avons eu à faire face à des défis autrement plus sérieux et pénibles que celui-là. Pourquoi voudriez-vous qu’une compétition électorale soit un problème pour nous ? C’est le moindre des problèmes.

N’attendez pas de moi autre chose que de répéter aux Rwandais qu’ils doivent travailler ensemble pour un avenir meilleur

Les périodes électorales sont propices aux promesses. Que promettez-vous aux Rwandais pour qu’ils votent en votre faveur ?

Vous me connaissez. Je ne suis pas du genre à bercer les Rwandais d’illusions et de fausses promesses. Je suis un réaliste, pas un populiste. Nous savons d’où nous venons, ce que nous avons réalisé, ce que nous pouvons et devons encore faire, mais aussi quelles sont nos limites.

Je ne promets rien que je ne puisse tenir, et n’attendez pas de moi autre chose que de répéter aux Rwandais qu’ils doivent travailler ensemble pour un avenir meilleur. J’ajouterai un point, essentiel : cette élection nous concerne nous et nous seuls. Si je prétendais donner des leçons au monde, le monde serait fondé à me juger. Mais là, il s’agit du Rwanda, il s’agit des Rwandais. Le monde extérieur n’a donc rien à nous dire.

Ce mandat de sept ans sera-t-il le dernier – même si la Constitution vous donne droit à un de plus ?

Je le crois, oui. Et il est probable que je clarifie ce point bientôt, quand j’entrerai en campagne électorale. Il existe une sorte de contrat entre moi, d’une part, le parti FPR et le peuple rwandais, de l’autre. Ces derniers ont souhaité, via le référendum constitutionnel de décembre 2015, que je poursuive ma tâche, ce que j’ai accepté. Mais le temps est venu de leur dire qu’ils doivent commencer à réfléchir, au-delà de ma personne.

C’est votre réponse à ceux qui pensent qu’il est impossible de succéder à Paul Kagame de son vivant ?

Ceux qui disent cela le font à dessein, dans un but politique. Cette assertion ne repose sur rien.

Nous avons construit de façon irréversible et qui demeurera, avec ou sans Kagame

Pourtant, tout l’équilibre, tout le système politique rwandais repose sur vous. Vous en êtes la clé de voûte. Même vos partisans le disent : si vous disparaissez, c’est l’inconnu, et il faudra tout recommencer. En êtes-vous conscient ?

Les choses ne fonctionnent pas de cette manière. L’important, c’est ce que nous avons construit de façon irréversible et qui demeurera, avec ou sans Kagame. Les nouvelles générations de Rwandais ont intégré beaucoup d’éléments, beaucoup de réflexions diverses et retenu beaucoup de leçons.

La crainte que vous exprimez serait fondée si la société rwandaise était statique, figée. Or c’est tout le contraire. À l’image de notre économie, de nos institutions et de nos compétences, notre société évolue et s’inscrit dans une dynamique vertueuse. Même si le peuple rwandais a souhaité que j’assume le leadership pour quelque temps encore, cette dynamique ne s’arrêtera pas avec mon départ. Soyez-en sûr.

On l’a vu lors du référendum constitutionnel et on le reverra sans doute en août prochain : il existe, autour de votre personne, une sorte de consensus. N’y a-t-il pas un risque réel de voir cette quasi-unanimité se transformer en uniformité, laquelle est le contraire de la démocratie ?

Il n’y a pas d’uniformité au Rwanda. Ce n’est pas parce qu’une opinion fait consensus et l’emporte de façon écrasante sur les autres qu’il y a uniformité. Pour ce qui est de l’unanimité, laissez-moi me répéter : vous ne pouvez la comprendre que si vous l’inscrivez dans le contexte rwandais, pas en dehors.

Trop d’Occidentaux arrogants et ivres de leurs valeurs prétendent définir à notre place ce que doit être notre liberté

Comment justifiez-vous le fait qu’il n’y ait qu’un seul parti d’opposition autorisé au Rwanda, le Parti démocratique vert ?

Le Rwanda est un État de droit. Mon job n’est pas de créer des partis d’opposition, mais de favoriser un environnement dans lequel des courants d’opinion divers puissent s’exprimer. Le reste relève de la loi. Ne faites pas de votre propre définition de l’opposition une généralité. Trop de donneurs de leçons, trop d’Occidentaux arrogants et ivres de leurs valeurs prétendent définir à notre place ce que doit être notre liberté.

Ceux-là, invariablement, nous étiquettent « not free », « pas libres ». Non pas parce que les Rwandais le leur ont dit, mais parce qu’ils en ont décidé ainsi, en fonction de leurs propres critères – lesquels tiennent lieu d’enquêtes d’opinion. Et, lorsque les Rwandais leur disent qu’ils se trompent lourdement et qu’eux-mêmes se sentent libres, la réponse tombe comme un couperet : « Vous vous croyez libres, mais vous ne l’êtes pas. » Leur mépris n’a d’égal que leur morgue. Fort heureusement, ici au Rwanda, leur impact est nul.

On vous reproche parfois une certaine opacité. Dernier épisode en date : le limogeage inattendu du PDG de la compagnie nationale Rwandair, qui affiche pourtant de bons résultats. Sans aucune explication.

Expliquer quoi ? À qui ?

Nous n’avons ni le temps ni le goût d’ouvrir un débat public sur le limogeage du PDG de Rwandair

Votre décision. À l’opinion. Rwandair est une société majeure au Rwanda et elle paraît en bonne santé.

L’est-elle en réalité ? C’est tout le problème. Soyons clairs : les Rwandais m’ont donné mandat pour gérer l’État au mieux de leurs intérêts. Si j’estime qu’un CEO nommé en Conseil des ministres ne parvient pas, dans un délai convenu, à obtenir les résultats que j’attends de lui et que le retour sur investissement public n’est pas au niveau défini comme convenable, j’ai le droit et le devoir de le remplacer. Nous n’avons ni le temps ni le goût d’ouvrir un débat public à ce sujet. Les Rwandais me font confiance.

Êtes-vous correctement informé de la situation réelle de votre pays ? Êtes-vous sûr que vos collaborateurs, par crainte ou par souci de vous plaire, ne vous cachent pas certaines vérités, à moins qu’ils ne les travestissent ? Comme vous le savez, le pouvoir isole…

Je le sais, effectivement. Mais j’ai pour cela un puissant antidote : j’exige qu’on me rende des comptes et je sais lire les résultats. Les chiffres ne mentent pas. Vous pouvez me raconter ce que vous voulez et même chercher à me tromper, mais à la fin des fins, vos résultats parleront pour vous, et c’est le seul langage que j’écoute. Sans états d’âme.

Exemple : un ministre de la Santé peut me dire ce que bon lui semble, il sait qu’il sera jugé sur les taux de mortalité infantile et maternelle. Même chose pour la sécurité alimentaire, la délinquance, l’eau, l’électricité, l’école, etc. Il y a des chiffres, des courbes, des statistiques pour tout. Il suffit de savoir les interpréter.

Pour l’essentiel, le processus de réconciliation est achevé

Regrettez-vous certaines de vos décisions ?

Non. Jamais. À quoi cela servirait-il ?

Vous faites des erreurs, pourtant…

Certainement. Lorsqu’il m’arrive d’en commettre, je m’efforce d’en minimiser les conséquences, sans pour autant m’y attarder. Je considère qu’il vaut mieux se tromper que de ne rien faire.

Vingt-trois ans après le génocide, à quel niveau situez-vous le degré de réconciliation entre les Rwandais ?

Pour l’essentiel, le processus de réconciliation est achevé. S’il ne l’était pas, nous n’en serions pas là en matière de croissance, de sécurité, de stabilité et de développement social. Dans les foyers, dans les écoles, dans les églises, dans les villes, les campagnes, les villages, tout a changé. Ceux qui, comme vous, ont connu le Rwanda au sortir du génocide peuvent en témoigner. Il faut être aveugle pour ne pas le voir.

Vous avez rencontré le pape François à Rome en mars, et, au sortir de cette audience, le pape a pour la première fois reconnu les responsabilités de l’Église catholique dans le génocide des Tutsis. Tout en évitant d’exprimer le repentir du Vatican en tant qu’État – une subtile distinction qui n’a pas échappé aux observateurs. Êtes-vous néanmoins satisfait ?

Absolument. Le pape a dit ce qu’il a dit avec une sincérité manifeste, depuis le siège du Vatican. Pour moi, cela suffit.

Nous considérons que la foi est un facteur positif pour l’organisation de la société.

La page sombre des relations entre le Rwanda et le Vatican est donc tournée ?

Pas encore. Mais les éléments existent désormais pour que soit écrite la conclusion de ce triste chapitre. C’est l’essentiel.

Vous-même êtes catholique…

Oui. Dans la mesure où je suis né dans une famille catholique. Mais il serait plus exact de dire que je suis croyant.

On vous dit désormais plus proche des Églises évangélistes. Est-ce exact ?

Non. Nos relations sont bonnes avec toutes les religions, et je n’en privilégie aucune par rapport à d’autres. J’assiste aux grandes cérémonies catholiques, protestantes et musulmanes. En règle générale, nous considérons que la foi est un facteur positif pour l’organisation de la société.

Il y a moins de deux mois, quarante-quatre Rwandais de confession musulmane ont comparu en justice pour activités terroristes. Dans un pays qui compte à peine 2 % de musulmans, ce n’est pas rien. Et ce n’est pas la première fois que des jeunes radicalisés sont arrêtés. Le Rwanda est-il la nouvelle cible des jihadistes en Afrique de l’Est ?

La menace est moindre ici que chez certains de nos voisins et demeure de basse intensité. Pour autant, nous sommes vigilants puisque des connexions existent entre certains éléments radicalisés au sein de la diaspora en Belgique, au Kenya, au Soudan ou ailleurs et quelques individus au Rwanda même. Il y a eu des tentatives d’infiltration de recruteurs, que nous avons stoppées. Nous ne permettrons pas à ces embryons de réseaux de se développer.

Nous sommes très proches d’Israël, mais nous ne sommes pas les ennemis du peuple palestinien

Vous avez d’excellentes relations avec Israël et la communauté juive. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou vous a rendu visite en 2016 et vous avez été il y a quelques semaines le premier chef d’État africain invité à vous exprimer devant l’Aipac, le principal lobby juif américain. Êtes-vous sensible au sort des Palestiniens victimes de la politique de colonisation à outrance menée par l’État israélien ?

Lors de mon discours devant l’Aipac, à Washington, j’ai dit ceci : oui, nous sommes de très bons amis d’Israël, nous l’assumons pleinement et nous n’avons aucune explication ni excuse à présenter à ce sujet. Mais être ami d’Israël ne signifie pas que nous soyons ennemis de qui que ce soit.

Pour le reste, soyons réalistes : il y a un certain nombre de problèmes de par le monde dont le traitement et la solution échappent à un pays comme le Rwanda et au sujet desquels mon opinion ne compte guère. L’Afrique dans son ensemble serait bien incapable de résoudre le conflit israélo-palestinien, pourquoi voudriez-vous que le Rwanda s’en mêle, si ce n’est pour se livrer à des gesticulations inutiles ?

Je résume. Un : nous sommes très proches d’Israël, mais nous ne sommes pas les ennemis du peuple palestinien. Deux : je ne me laisserai pas entraîner dans les affaires du Moyen-Orient, ce n’est pas de ma compétence.

Nous attendons du président Macron, l’impulsion d’une nouvelle dynamique et une vraie rupture avec des décennies de confusion

La France a un nouveau président, Emmanuel Macron. Avez-vous un message à lui transmettre, un conseil à formuler pour que les relations entre Paris et Kigali sortent enfin de l’ère glaciaire ?

L’attitude de la France vis-à-vis du Rwanda ne changera pas tant que l’attitude de la France vis-à-vis de l’ensemble de l’Afrique n’aura pas changé. Les deux sont liés. Nous attendons du président Macron quelque chose de nouveau, l’impulsion d’une nouvelle dynamique et une vraie rupture avec des décennies de confusion.

Vingt-trois ans de politique négative à l’égard du Rwanda et soixante ans de politique africaine statique dont les Africains n’ont tiré aucun bénéfice, c’est cela qu’il faut mettre sur la table.

Quels signes concrets attendez-vous de sa part ?

Ce n’est pas à moi de le dire. Je ne dirige pas la France.

Lors de votre discours du 7 avril, à l’occasion de la commémoration du génocide, vous avez fustigé « ceux qui ne sont pas au clair avec le génocide des Tutsis » et cherchent à « déformer l’Histoire ». Qui visiez-vous ? La France ?

Je crois que chacun l’a compris. Ceux qui pensent ou espèrent que le problème des responsabilités dans le génocide des Tutsis va s’effacer avec le temps ou qu’il disparaîtra avec moi se trompent lourdement. Vous pouvez mépriser le Rwanda – petit pays africain, petit peuple, génocide sans importance –, il y aura toujours un Rwandais pour vous confronter à votre propre culpabilité.

Donc plus tôt la France sortira des manipulations judiciaires pour enfin accepter de se confronter à son rôle dans cette tragédie, mieux ce sera. Si j’ai un conseil à offrir au nouveau président, c’est d’impulser ce moment de vérité et de regarder l’Histoire en face. Comment devrait-il s’y prendre concrètement ? C’est à lui de le décider.

Nous ne devons plus accepter la dépendance et devons décoloniser une fois pour toutes nos mentalités

Emmanuel Macron a qualifié la colonisation française de « crime contre l’humanité », avant de préciser : « Crime contre l’humain. » C’était courageux, vous ne croyez pas ?

Absolument. J’espère qu’il le pense réellement. A priori, je n’en doute pas.

Le président en exercice de l’Union africaine (UA), Alpha Condé, a répété récemment à plusieurs reprises que l’Afrique francophone devait « couper le cordon ombilical » avec la France. J’imagine que vous êtes d’accord…

Évidemment. Et depuis toujours. Il ne s’agit pas bien sûr d’arrêter de coopérer avec la France, mais de le faire sur un réel pied d’égalité. Nous ne devons plus accepter la dépendance et devons décoloniser une fois pour toutes nos mentalités. Les Français, tout comme les Africains, doivent savoir qu’il existe un autre chemin. Nous, Rwandais, l’avons trouvé.

Je pense que le phénomène Trump est globalement une bonne nouvelle

Il y a une vraie inquiétude autour de ce que l’administration Trump s’apprête à faire avec les programmes américains d’aide au développement en Afrique. La partagez-vous ?

L’arrivée de Donald Trump et de son administration représente à mes yeux une perturbation, une secousse, comme un pavé dans la mare d’une politique extérieure qui avait tendance à devenir n’importe quoi, n’importe où, n’importe comment, une sorte de chose informe. Je pense donc que le phénomène Trump est globalement une bonne nouvelle. Il secoue l’Amérique, l’Europe, l’Asie, l’Afrique.

Peu importe dans quel sens : l’environnement géopolitique avait besoin d’une réinitialisation et, si cette dernière nous offre à nous, Africains, l’occasion de repenser l’utilité de l’aide et de trouver une autre voie, elle est la bienvenue. Mais il est encore trop tôt pour formuler un jugement sur l’administration Trump et sa politique africaine.

Vos pairs vous ont confié la tâche de réfléchir aux réformes de l’UA. Quelles sont les principales pistes de recherche ?

J’en vois quatre. Un : comment résoudre notre problème d’efficacité. Deux : où trouver les ressources nécessaires pour que l’UA ne dépende plus financièrement de l’extérieur. Trois : quels défis prioriser – sécurité, développement, jeunesse, alimentation, santé, genre, équité, emploi… Quatre : comment parler d’une seule voix sur des sujets aussi graves que la Cour pénale internationale, les relations Sud-Nord, etc. Sur ces quatre points, des propositions de solutions sont en cours d’élaboration.

La médiation régionale ne peut réussir que si les Burundais ont la volonté de sortir de cette situation

Votre voisin le Burundi semble aspiré dans une crise sans fin, et la médiation menée par la Communauté est-africaine (EAC) est manifestement un échec. Où est la porte de sortie ?

Le problème et la solution sont au Burundi, pas ailleurs. La médiation régionale ne peut réussir que si les Burundais ont la volonté de sortir de cette situation.

Parlez-vous encore au président Nkurunziza ?

Non.

Pierre Nkurunziza et son entourage vous accusent régulièrement de chercher à déstabiliser leur régime. Vous ne répondez pas. Pourquoi ce silence ?

Lorsque quelqu’un a un problème et cherche à vous y mêler, mieux vaut ne pas tomber dans le piège. Cela dit, se tenir en retrait ne signifie pas que nous ne nous sentions pas concernés. Nous savons que ce qui se passe au Burundi peut avoir des conséquences sur notre propre sécurité et nous ne permettrons jamais que cette ligne rouge soit franchie.

Le Rwanda soutient-il l’opposition au Burundi ?

Non. Mais nous soutenons sur un plan strictement humanitaire tous les Burundais qui viennent se réfugier chez nous et que nous regroupons dans des camps. Je le répète : nous nous tenons à l’écart de cette crise. Même si l’on nous vilipende dans les rues de Bujumbura, cela n’a aucune importance.

Entre Kabila et Mobutu, l’option Kabila était incontestablement la meilleure – ou la moins mauvaise

Pendant longtemps, l’opinion congolaise a tenu le Rwanda responsable des maux qui l’affectent. Aujourd’hui encore, à Kinshasa et ailleurs, nombreux sont ceux qui pensent que vous voulez du mal à la RD Congo. Que leur répondez-vous ?

Les faits parlent d’eux-mêmes. En quoi la situation actuelle en RD Congo a-t-elle quelque chose à voir avec le Rwanda ? Ce qui s’y passe aujourd’hui s’inscrivant dans la continuité de ce qui s’y déroule depuis des années, j’attends qu’on me démontre en quoi le Rwanda fait partie du problème.

Il y a vingt-cinq ans, Mobutu était chassé du pouvoir par Laurent-Désiré Kabila, avec votre aide et votre participation. Si c’était à refaire, le referiez-vous de la même manière ?

Refaire quoi au juste ?

Choisir Kabila et l’accompagner jusqu’à Kinshasa.

Oui, en ce sens qu’entre Kabila et Mobutu l’option Kabila était incontestablement la meilleure – ou la moins mauvaise. Cette décision a été prise en fonction d’un contexte précis, qui concernait le Rwanda, sa protection et sa sécurité. Aurions-nous dû soutenir quelqu’un d’autre que Kabila ? Qui ? Je n’ai jamais eu de réponse à cette question.

Votre relation personnelle avec son fils, le président Joseph Kabila, a connu bien des hauts et des bas. Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Nous coopérons en bonne intelligence, c’est tout ce que je puis dire et c’est une bonne chose. De part et d’autre, les problèmes bilatéraux sont abordés dans un esprit positif.

Il était nécessaire de nous réengager au sein de la CEEAC, tout en restant membre de l’EAC

En août 2016, le Rwanda a décidé de réadhérer à la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC), neuf ans après l’avoir quittée. Pourquoi ce retour ?

Nous avions quitté la CEEAC pour plusieurs raisons, notamment financières. Être membre d’un regroupement régional signifie dépenser de l’argent ; nos ressources étaient faibles, et il était hors de question d’accumuler des dettes. Neuf ans plus tard, notre économie se porte beaucoup mieux, et le paysage politique a changé. Il était nécessaire de nous réengager au sein de la CEEAC, tout en restant membre de l’EAC.

Vous avez un rêve pour le Rwanda, forgé sans doute lors de vos années de résistance dans le maquis. Le rêve d’un pays parfait, dirigé par un gouvernement parfait et peuplé d’habitants parfaits. Ce rêve n’est-il pas, dans le fond, une utopie que vous poursuivez sans relâche, quel qu’en soit le coût ?

Assurément, nous sommes des idéalistes : nous voulons le meilleur, même si ce meilleur n’est pas forcément réalisable. Mais, en même temps, nous sommes des réalistes et des pragmatiques. Nous avons conscience de nos limites tout en ne nous accordant aucune limite. Nous savons ce que nous pouvons et ne pouvons pas faire, tout en recherchant l’impossible. Je suis ainsi, les Rwandais sont ainsi.

JA

 
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Quand Trump insultait l’Arabie saoudite: « Des tyrans, des lâches »

2017/5/22

Aujourd'hui en Guinée Donald Trump ne semble pas se préoccuper des « casseroles » qui traînent sur son compte Twitter. En visite officielle en Arabie saoudite, le président des Etats-Unis ne prend même pas la peine d’effacer quelques vieux tweets assassins à l’égard du régime…

Si Donald Trump s’incline désormais devant le roi d’Arabie saoudite et signe des contrats pharaoniques de plusieurs centaines de milliards de dollars, il n’a pas toujours tenté de resserrer les liens avec Ryad. Il ne s’en cache même pas, à vrai dire. Ainsi, ses détracteurs se sont amusés à déterrer un vieux tweet du 11 septembre 2014 où l’homme d’affaires d’alors exprimait en termes peu élogieux toute sa haine à l’égard de l’Arabie saoudite:

« Les Saoudiens, ce n’est que de l’esbroufe, ce sont des tyrans, des lâches. Ils ont l’argent, mais pas le courage ».

Négligence ou choix délibéré

Le tweet est d’ailleurs toujours en ligne sans que l’on sache s’il s’agit d’une négligence ou d’un choix délibéré. Ainsi, à l’heure où le président américain s’inclinait devant le roi Salmane pour recevoir une distinction du régime, les propos d’hier s’étalaient à nouveau sur la place publique. Ils n’ont pas manqué de susciter l’incrédulité de certains observateurs, relate Le Huffington Post:

« Et pourtant vous vous inclinez devant l’Arabie Saoudite, lâche, pauvre lécheur de bottes, aspirant autocrate de pacotille », assène en ce sens Joe Papp sur Twitter (voir ci-contre).

Melania, Michelle et Ivanka

Seconde incohérence. En janvier 2015, Donald Trump avait ouvertement critiqué le choix de Michelle Obama de refuser le port du voile lors de la visite officielle de son mari en Arabie saoudite (voir ci-dessous): « Les Saoudiens ont été insultés », dénonçait-il sur sa plateforme préférée.

Or, Melania et Ivanka ne se sont-elles pas présentées cheveux au vent devant le roi Salmane?

Source: Huffington Post, Twitter

 
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France : Le Gouvernement d'Edouar Philippe nommé

2017/5/17

Aujourd'hui en Guinée Sans suprise, plusieurs proches du nouveau président ont été nommés à des postes clés. Quelques personnalités de droite ont également été débauchées, et la société civile est relativement bien représentée. C'était la première épreuve du feu du nouvel exécutif. Après l'élection d'Emmanuel Macron (En marche!) à la présidence de la République, et la nomination d'Édouard Philippe (LR) au poste de premier ministre, la composition de leur gouvernement était très attendue.

Le secrétaire général de l'Élysée, Alexis Kholer, vient de dévoiler cette liste lors d'une courte allocution prononcée ce mercredi après-midi depuis la cour du palais. Sans surprise, plusieurs proches du nouveau président ont été nommés à des postes clés. Quelques personnalités de droite ont également été débauchées. Enfin, la société civile y est relativement bien représentée.

«Sur proposition du premier ministre, le président de la République a nommé:

- M. Gérard Collomb, ministre d'État, ministre de l'Intérieur

- M. Nicolas Hulot, ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire

- M. François Bayrou, ministre d'État, Garde des Sceaux, ministre de la Justice

- Mme Sylvie Goulard, ministre des Armées

- M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères

- M. Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires

- Mme Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé

- Mme Françoise Nyssen, ministre de la Culture

- M. Bruno Le Maire, ministre de l'Économie

- Mme Murielle Pénicaud, ministre du Travail

- M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale

- M. Jacques Mézard, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation

- M. Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des comptes publics

- Mme Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, et de l'Innovation

- Mme Annick Girardin, ministre des Outre-Mers

- Mme Laura Flessel, ministre des Sports

- Mme Élisabeth Borne, ministre auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique chargée des Transports

- Mme Marielle de Sarnez, ministre auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, chargée Affaires européennes

Sont nommés secrétaires d'État:

- M. Christophe Castaner, chargé des Relations avec le Parlement, Porte-parole gouvernement

- Mme Marlène Schiappa, chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes

- Mme Sophie Cluzel, chargée des Personnes handicapées

- M. Mounir Mahjoubi, chargé du Numérique

Le président de la République réunira le Conseil
des ministres le jeudi 18 mai 2017 à 11 heures».

 
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France : Edouard Philippe, le maire Les Républicains du Havre, nommé premier ministre

2017/5/15

Aujourd'hui en Guinée Edouard Philippe, 46 ans, était l’un des piliers de l’équipe de campagne d’Alain Juppé lors de la primaire de la droite. Sa nomination s’inscrit dans la stratégie d’Emmanuel Macron de faire exploser la droite.


Son nom circulait avec insistance depuis plusieurs jours pour occuper la fonction de premier ministre. Edouard Philippe, 46 ans, maire (Les Républicains, LR) du Havre, a été nommé, lundi 15 mai, à Matignon par Emmanuel Macron.
Ce petit-fils de docker, diplômé de Sciences Po et énarque (promotion Marc-Bloch), a commencé à militer au Parti socialiste (PS), tendance Rocard, durant ses années d’études avant de se rapprocher de la droite. Il y a d’ailleurs côtoyé à cette époque, dans les rangs des jeunes rocardiens, un certain Alexis Kohler, aujourd’hui secrétaire général de l’Elysée.
En 2001, il rejoint l’équipe municipale du maire du Havre, Antoine Rufenacht, qui lui passera le témoin en 2010. Mais c’est dans l’ombre d’Alain Juppé, qui l’a fait venir comme directeur général lorsqu’il prend la présidence de l’UMP à sa création, en 2002, qu’il va prospérer. De là date une fidélité à tous crins. Il était un des piliers de l’équipe de campagne du maire de Bordeaux à la primaire de la droite.



Volonté d’élargissement et de rééquilibrage
La nomination d’Edouard Philippe au poste de premier ministre prolonge l’opération de renouvellement voulue et incarnée par Emmanuel Macron. Peu connu du grand public, il apparaît comme un visage nouveau.
Surtout, elle s’inscrit dans une stratégie qui vise à faire exploser la droite. Depuis son élection, M. Macron n’a cessé d’adresser des messages et de nouer directement le dialogue avec une partie de la droite, avec un traitement particulier pour les juppéistes.
Dans le sillage du nouveau premier ministre, le président de la République espère attirer des responsables LR de premier plan, dont certains pourraient intégrer le gouvernement. Dans la foulée, ce mouvement d’une partie de la droite pourrait s’élargir aux investitures pour les élections législatives, volontairement laissées ouvertes après une première liste de 428 candidats, qui devrait être complétée mercredi, le dépôt des candidatures étant clos vendredi à 18 heures.
Le choix d’Edouard Philippe marque la volonté d’élargissement et de rééquilibrage de la majorité présidentielle. C’est aux élections législatives des 11 et 18 juin que l’on pourra mesurer les premiers effets de cette opération, alors que les dirigeants de LR, pour leur part, s’accrochent toujours à l’espoir d’une revanche dans les urnes pour imposer à Emmanuel Macron une cohabitation.


In Lemonde

 
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Guinée-Bissau: L'ONU recommande la nomination du Premier ministre en fonction de l'Accord de Conakry

2017/5/15

Aujourd'hui en Guinée Le Conseil de sécurité des Nations Unies a recommandé au président bissau-guinéen José Mário Vaz la nomination d'un Premier ministre en vertu des dispositions de l'Accord de Conakry, a-t-on appris vendredi à Bissau de source officielle.

L'information est contenue dans une déclaration du Conseil de sécurité, publiée ce vendredi à la presse par sa représentation à Bissau.

Dans ce document, les membres du conseil demandent qu'un nouveau chef de gouvernement soit nommé avant le 25 mai prochain, date fixée par la mission de haut niveau de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), à l'issue d'une visite en Guinée-Bissau.

L'accord de Conakry, signé en octobre sous la supervision de la CEDEOA, en vue de sortir la Guinée-Bissau de près de deux ans de crise et d'impasse politiques, prévoit la nomination d'un Premier ministre de consensus et la formation d'un gouvernement incluant les partis représentés au parlement.

Dans leur déclaration, les membres du Conseil de sécurité "ont exprimé leur profonde préoccupation face à la crise politique et institutionnelle prolongée en Guinée-Bissau, en raison de l'incapacité des acteurs politiques à parvenir à une solution durable et consensuelle, ce qui conduit à l'impasse actuelle".

Selon le document, le Conseil a appelé les Bissau-Guinéens à s'abstenir d'actions qui pourraient accroître la tension et inciter à la violence.

Les membres du Conseil de sécurité ont rappelé que la mise en œuvre de l'accord peut être un moyen de rétablir la confiance des partenaires et pour permettre à la communauté internationale d'honorer les engagements financiers pris à la Conférence de bailleurs de fonds de Bruxelles en mars 2015, selon le document.

Ils ont salué les forces de défense et de sécurité pour leur non-ingérence dans la situation politique en Guinée-Bissau et les ont exhortés à maintenir la même posture.

Ils ont engalement exprimé une profonde inquiétude sur les défis posés par la criminalité internationale organisée et d'autres menaces majeures, y compris le trafic de drogue dans le pays, ainsi que l'extrémisme violent qui peut conduire à des menaces terroristes.


Xinhua

 
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Libye: Plus de 350 migrants sur une embarcation interceptée par les gardes-côtes

2017/5/10

Aujourd'hui en Guinée Tripoli – Plus de 350 migrants entassés sur une seule embarcation ont été interceptés par les garde-côtes libyens mercredi au large de la ville de Sabratha (ouest), alors qu’ils prenaient le large vers les côtes italiennes.« Une ONG (allemande), Sea Watch, a tenté de perturber l’opération des gardes-côtes (…) dans les eaux libyennes en voulant récupérer les migrants sous prétexte que la Libye n’était pas sûre », a indiqué à l’AFP le porte-parole de la marine libyenne Ayoub Kacem.

Les ONG opérant en Méditerranée, sont depuis quelques semaines sous le feu des critiques en Italie pour leur « complicité » présumée avec les passeurs qui opèrent en Libye.

L’opération de mercredi a eu lieu à 19 milles marins au large de Sabratha, a précisé M. Kacem, faisant également état de tirs de la part de trafiquants sur les gardes-côtes, qui n’ont pas fait de victime.

Les migrants étaient entassés dans un « grand bateau en bois » et « malgré le peu de moyen, nous avons pu les sauver », a indiqué de son côté le colonel Abou Ajela, un officier de la marine libyenne.

Plus d’une dizaine de femmes, dont une enceinte, figurent parmi les rescapés, dont la plupart sont originaire du Maroc et du Bangladesh, selon un photographe de l’AFP.

« Leur embarcation, un bateau en bois d’environ 18 mètres de long, était chargé d’un très grand nombre de migrants, bien plus que sa capacité », a indiqué le Colonel Abou Ajela.

« Il aurait pu se briser en deux à tout moment. (Les migrants) étaient face à un danger réel », a-t-il souligné.

Ces rescapés ont été conduits sur la base navale de Tripoli où une assistance humanitaire leur est fournie par le Croissant Rouge libyen et par des membres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) avant d’être acheminés vers des centres de rétention dans la capitale.

Selon les organisations internationales, 800.000 à un million de personnes, majoritairement originaires d’Afrique subsaharienne, se trouvent actuellement en Libye dans l’espoir de gagner l’Europe à bord d’embarcations de fortune, dont la plupart prennent la mer dans les environs de Sabratha.

Entre 7.000 et 8.000 migrants originaires de l’Afrique sub-saharienne pour la plupart, sont actuellement détenus dans une vingtaine de centres de rétention en Libye, avait indiqué mardi à l’AFP un responsable de l’organe de lutte contre l’immigration clandestine.

Les passeurs profitent du chaos qui règne en Libye depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. La plupart des départs ont lieu depuis l’ouest du pays, à destination de l’Italie qui se trouve à 300 kilomètres.

L’année dernière, 181.000 migrants, un record, étaient parvenus en Europe via les côtes italiennes, dont 90% en provenance de Libye.

AFP


 
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Le gendre de Trump, Kushner, a obtenu l’aide de Steinmetz pour construire un empire immobilier


2017/5/10

Aujourd'hui en Guinée Son entreprise familiale de gestion immobilière, la Kushner Companies, allait dépenser plus de 190 millions de dollars, au cours des mois suivants, pour l’acquisition d’immeubles d’appartements situés dans la partie sud de Manhattan, notamment East Village, West Village et SoHo.

Pour une grande partie de l’acompte d’un montant de 50 millions de dollars, M. Kushner a fait appel à un partenaire étranger dont l’identité n’a pas été divulguée. Les archives publiques et les sociétés écran ont servi à protéger l’identité de l’investisseur. Cependant, il s’avère que l’argent provenait d’un membre de la famille israélienne Steinmetz, qui a fait fortune comme l’un des leaders mondiaux dans le commerce de diamants.

Un porte-parole de Kushner Companies, et plusieurs représentants de Steinmetz disent que Raz Steinmetz, âge de 53 ans, était derrière l’opération. Son oncle, et l’homme le plus connu au sein de la famille, est le milliardaire Beny Steinmetz, qui fait actuellement l’objet de poursuites pénales dans quatre pays. Aux Etats-Unis, les procureurs fédéraux poursuivent des investigations afin de savoir si des représentants de la société ont versé des pots-de-vin à des membres du gouvernement guinéen pour obtenir une concession minière de plusieurs milliards de dollars. En Israël, M. Steinmetz a été détenu en décembre et a fait l’objet d’interrogatoire dans le cadre d’une enquête relative à des faits de corruption et de blanchiment d’argent. En Suisse et en Guinée, des procureurs ont conduit des enquêtes similaires.

Le partenariat de Steinmetz avec M. Kushner met en évidence le mystère qui existe derrière les activités de sa famille multimilliardaire et son potentiel conflit d’intérêt avec son rôle, sans doute, de deuxième-homme le plus puissant de la Maison Blanche après son beau-père, Donald Trump.

Bien que M. Kushner a démissionné au mois de janvier de son poste de directeur général (CEO) de la firme familiale, il est encore bénéficiaire de fiducies appartenant à l’entreprise immobilière. La firme a fait l’acquisition de biens d’un montant de 7 milliards de dollars ces dix dernières années, la plupart avec l’appui d’investisseurs étrangers dont l’identité reste inconnue. Le mois dernier, la société a annoncé avoir mis fin à des discussions avec Andang Insurance Group, une firme financière chinoise, ayant des liens avec les principaux membres du parti majoritaire Communiste. L’accord potentiel, révélé par le New York Times, a soulevé des questions en raison des conditions favorables négociées pour les Kushners.
Les négociations avec la famille Steinmetz pourraient créer des complications pour M. Kushner. Le Département de la Justice, dirigé par les personnes désignées par Trump, supervise l’enquête relative à Beny Steinmetz. Alors que la société de M. Kushner maintient des relations commerciales étendues avec l’Israël, il a été chargé, au titre de son agenda global en tant que haut-conseiller à la Maison Blanche, de mener les efforts des Etats-Unis pour négocier la paix au Moyen Orient.

Hope Hicks, le porte-parole de la Maison Blanche déclare : « M. Kushner continue de travailler avec le Bureau de la Maison Blanche et son conseiller personnel pour veiller à ce qu’il se retire d’une quelconque affaire impliquant des parties avec lesquels il entretient une relation commerciale ».

« Un partenaire formidable »

Les représentants de M. Kushner et les Steinmetz ont mis une certaine distance entre Raz Steinmetz et son oncle, Beny. Risa Heller, la porte-parole de Kushner Companies, qualifie Raz de « partenaire formidable » et ajoute : « Il est le seul des Steinmetz avec lequel nous avons fait affaire ».

Dans une déclaration fournie par son avocat, Raz Steinmetz déclare que « aucune de mes entités de placement n’ont investi dans une quelconque transaction avec Beny Steinmetz ou aucun de ses intérêts ». Louis Solomon, un avocat à Greenberg Traurig LLP, qui représente l’une des sociétés de Beny Steinmetz, explique que les relations commerciales existantes entre Raz et Beny datent d’une vingtaine d’années, et précise que les deux hommes n’ont pas été en contact depuis 2013.

Les deux hommes, mais également Daniel Steinmetz, qui est le frère de Beny et le père de Raz, ont le contrôle de leurs propres sociétés. Mais certains de leurs intérêts financiers – allant des diamants aux opérations immobilières – se sont enchevêtrés au fil des années. Les documents revus par le Times prouvent qu’il ont utilisé des entités de financement offshore en commun, employés les mêmes directeurs de société et étaient à un moment connectés aux mêmes comptes bancaires en Suisse.

Alan M. Dershowitz, un avocat pénaliste représentant Beny Steinmetz aux Etats-Unis, a également déclaré que son client n’était pas impliqué dans l’immobilier de Kushner. Il a prédit que l’homme d’affaires serait innocenté à l’étranger et a ajouté qu’il est persuadé que la procédure fédérale américaine contre M. Steinmetz et ses sociétés n’est plus active.
Le Département de la Justice n’a pas voulu faire de commentaires sur cette question. Mais plus d’information sur l’enquête relative à des faits de corruption devrait être révélée par les procureurs généraux lors d’une audience qui a débuté lundi (24 avril) à New York. Mahmoud Thiam, l’ancien ministre des Mines de la Guinée, fait l’objet de poursuites judiciaires pour des faits de corruption impliquant une société chinoise. Une déclaration d’un agent du FBI, rendue publique le mois dernier, révèle que le ministre aurait versé des pots-de-vin à un autre membre du gouvernement « pour le compte » de l’une des sociétés de Beny Steinmetz en 2009. Le FBI a également ouvert une enquête relative à des faits de corruption impliquant une personnalité guinéenne – la femme du Président décédé – et une des sociétés de Steinmetz un an plus tôt.

Les déboires judiciaires d’un milliardaire

Jusqu’à il y a un mois, lors de son arrestation en Israël, Beny Steinmetz, âgé de 61 ans, était un milliardaire globe-trotter. L’un des hommes les plus riches d’Israël, il passait son temps entre la France, Genève, Anvers et sa propriété immense aux abords de Tel Aviv, sur une falaise donnant face à la Méditerranée.

Il s’est associé à son frère Daniel, maintenant âgé de 79 ans, pour créer le Steinmetz Diamond Group dans les années 1990. L’entreprise, qui vendait sous la marque Diacore, est devenue l’un des plus grands acheteurs de diamants de De Beers. En avril, un diamant rose de 59,60 carats taillé par Diacore a été revendu par Sotheby’s pour 71,2 millions de dollars, une vente aux enchère record pour une pierre précieuse.

Beny Steinmetz a étendu ses activités commerciales à l’acier, l’or, le nickel, le pétrole et le minerai de fer, et a bâti un empire immobilier, en faisant l’acquisition de propriétés urbaines notamment dans les villes de Londres, New York et Saint Pétersbourg. Il y a une vingtaine d’années, il a également investi en Russie, devenant un investisseur précurseur dans la privatisation d’entreprises publiques en tant que co-fondateur d’un fond spéculatif, Hermitage Capital.

M. Steinmetz n’accorde que très peu d’interviews et immatricule souvent ses sociétés dans des paradis fiscaux comme Guernesey, Chypre et les îles Vierges britanniques garantissant le secret. Bien qu’il soit la figure de proue de ses sociétés, il n’a aucune fonction managériale. Au contraire, elles sont en majorité détenues par une fondation du Liechtenstein – similaire au schéma du trust aux Etats-Unis – qui désigne Steinmetz, ainsi que sa femme, comme bénéficiaires. Officiellement, il est un « conseiller » de ses sociétés.

Ses déboires judiciaires ont pour origine un immense gisement de minerai de fer en Guinée, en Afrique de l’Ouest. En 1997, la société minière australienne Rio Tinto s’est vu octroyer des droits d’exploration miniers. Mais en 2008, le gouvernement guinéen s’est plaint du fait que le projet était trop long à mettre en place, et il a octroyé la moitié des droits à la société de Steinmetz, BSG Resources. En 2010, BSG a vendu la moitié de ses actions pour 2,5 millions de dollars au géant minier brésilien Vale.

En 2014, le gouvernement guinéen a soutenu que la société de Steinmetz aurait obtenu ses droits miniers par corruption, en versant plus de 8 millions de dollars en argent liquide par le biais d’un intermédiaire à Mamadie Touré, alors la femme du dictateur Lansana Conté. Un an plus tôt, le Département de la Justice avait déjà ouvert une enquête relative aux sociétés de M. Steinmetz pour violations potentielles du Foreign Corrupt Practice Act, arguant que plusieurs transactions auraient transité par des banques américaines.

Ce mois-ci, les avocats agissant pour le compte de deux des sociétés de M. Steinmetz ont intenté une action contre le milliardaire financier George Soros devant les juridictions fédérales à New York, au motif que ce dernier aurait lancé une campagne de diffamation contre elles. M. Soros a financé une partie de l’enquête du gouvernement guinéen, mais également le travail de Global Witness, une organisation à but non-lucratif.

La frénésie d’achats

En 2012, la société de Jared Kushner a acheté près de 11,000 appartements dans tout le pays, doublant ainsi son inventaire. La société, fondée par son père, Charles, a également passé son premier accord avec Steinmetz cet été-là.

Le jeune M. Kushner a voyagé de manière régulière en Israël, où il a obtenu le financement nécessaire à la poursuite de ses ambitions. Kushner Companies a souscrit au moins quatre prêts auprès de l’une des plus grandes banques, Bank Hapoalim. Elle a été rejoint par Harel, l’une des plus grandes compagnies d’assurance, sur une affaire. La société de M. Kushner a été introduit auprès de l’équipe de Raz Steinmetz « par un tiers courtier aux Etats-Unis » déclare Kenneth Henderson, un avocat new-yorkais pour Raz Steinmetz.

En août 2012, l’entreprise de Kushner a fait un bond dans le quartier résidentiel du sud de Manhattan, dépensant près de 60 millions de dollars pour l’acquisition de 8 immeubles d’appartements dans East Village et West Village. Les bâtiments de faible élévation ne sont pas grandioses mais offrent une source de revenu constante.

La transaction a été arrangée par Gaia Investments Corporation, dont le siège social est situé aux abords de Tel Aviv. Aucun des noms de Steinmez n’apparaît sur les documents de Gaia. Néanmoins, les actionnaires et agents incluent certains des lieutenants de Steinmetz. Les documents prouvent que l’un d’entre eux, Shlomo Meichor, était un ancien vice-président des finances d’une société de placement dirigée par Raz et Daniel Steinmetz, et est directeur d’au moins trois des entités Gaia créées dans le Delaware pour les transactions des Kushner (Gaia est un mot issu du grec ancien signifiant déesse).

Les représentants de Gaia ont informé les investisseurs potentiels que la société investissait également pour Daniel, selon deux personnes proches du dossier. M. Henderson, l’avocat de M. Daniel Steinmetz, déclare que ce dernier n’a jamais été impliqué dans les investissements effectués par Kushner.

Les transactions apparaissent comme un flux de transactions transatlantiques sans précédent pour l’acquisition de propriétés américaines, la plupart par le biais d’entreprises opaques et des sociétés de capitaux dont les transactions sont difficile à tracer.

Les problèmes judiciaires de Beny Steinmetz ont commencé à refaire surface peu de temps après son premier investissement auprès de la société Kushner. En novembre 2012, le Financial Times dévoilait au monde entier l’enquête pénale intentée en Guinée relative à des faits de corruption.

Les Kushner Companies ont fait une transaction encore plus grande avec l’équipe de Raz Steinmetz quelques mois après, en janvier 2013, en dépensant près de 130 millions de dollars pour l’acquisition d’un portefeuille de 17 immeubles d’appartements dans la partie sud de Manhattan.

Quelques semaines plus tard, un représentant de BSG Resources prénommé Frédéric Cilins – lors d’un diner à l’aéroport de Jacksonville, Florida – a incité Mme Touré, alors veuve du Président guinéen, à détruire tous les documents relatifs aux prétendus pots-de-vin. Elle était témoin coopérant du FBI et a accepté de porter un micro. M. Cilins a plaidé coupable pour obstruction à une enquête fédérale américaine et a été condamné à deux ans de prison.

Beny Steinmetz a déclaré ne pas avoir eu connaissance des activités de Cilins.

En octobre 2013, quelques jours après que la Guinée ait révoqué les droits miniers des sociétés de Steinmetz, les représentants de la société ont informé leurs avocats que Steinmetz avait transféré les participations de sa société minière à la fondation de son frère, basée au Lichtenstein. Cette divulgation est apparue dans l’affaire des Panama Papers, une série de documents obtenus par le magazine allemand Süddeutsche Zeitung et revus par le Times grâce à la collaboration de l’International Consortium of Investigative Journalists.

Les relevés bancaires soulignent les liens financiers interdépendants existant entre les différents membres de la famille Steinmetz. Raz a dirigé les placements immobiliers de la famille et a participé dans l’activité familiale de commerce de diamants. Dans le cadre de l’enquête relative aux faits de corruption impliquant Beny, les procureurs suisses ont fouillé les bureaux d’une société détenue par Daniel Steinmetz. Les trois hommes étaient déjà connectés à, au moins, trois comptes bancaires HSBC en Suisse, selon les relevés bancaires obtenus par le journal français Le Monde, et partagé par le consortium de journalistes.

M. Solomon, l’avocat de la société de Beny Steinmetz, a déclaré que ce dernier n’avait aucun lien avec Raz par le biais d’un compte bancaire suisse. Il a ajouté que les documents prouvent que Raz, Daniel et Beny possèdent conjointement un instrument de placement israélien qui est « inactif ».

Risa Heller, la porte-parole de Kushner Companies, a refusé de répondre sur la mise en place ou non d’une procédure due diligence avant la réalisation des investissements.
Kusher Companies se serait apparemment débarassée publiquement des liens existants avec Steinmetz. Fin 2014, le nom de Gaia et son logo ont disparu de la liste des partenaires sur le site internet de Kushner, alors qu’ils y étaient au début de l’année 2013.

Mais les Kushners n’ont pas arrêté de faire affaire avec la famille Steinmetz. Proche de la période pendant laquelle Gaia a disparu du site internet, il a investi dans un autre immeuble de Kushner : un luxueux gratte-ciel signé Trump à Jersey City. Le projet de 200 millions de dollars, appelé Trump Bay Street, est situé au 65 Bay Street.

La déclaration d’éthique de Jared Kushner fournie le mois dernier a révélé une prise de participation dans une compagnie appelée 65 Bay LL.C. L’entité était initialement appelée GAIA JC LLC.
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Ce reportage a été mené par Megan Twohey, William K. Rashbaum, Doris Burke, Bitty Bennett, Andrew Kramer et Sarah Cohen. (New York Times)

 
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La CEDEAO et le HCR préoccupés par l’éradication de l’apatridie en Afrique de l’Ouest

2017/5/10

Aujourd'hui en Guinée M. Fatty a lancé cet appel, dimanche, 07 mai 2017, à Banjul, en Gambie, lors de la cérémonie d’ouverture de la réunion des experts pour la validation du Plan d’action pour l’éradication de l’apatridie en Afrique de l’Ouest.

«Un enfant né dans un Etat de la CEDEAO et originaire d’un autre Etat de l’organisation régionale, peut ne pas disposer d’une nationalité claire, et cela pose d’énormes défis au niveau des Etats membres de la CEDEAO», a déclaré le ministre gambien de l’Intérieur.

Pour M. Fatty, cette situation justifie la tenue de cette rencontre ; laquelle devra permettre aux participants de réfléchir collectivement sur la problématique de l’apatridie.
«Un problème collectif demande une solution collective», a-t-il fait savoir, rappelant au passage aux Etats ouest-africains leur responsabilité à éradiquer l’apatridie à travers la coopération régionale.

«La CEDEAO est un cadre institutionnel et juridique pouvant nous permettre de résoudre ce problème, car l’apatridie est un problème commun, qui nous concerne», a dit M. Fatty.
Tout comme le ministre gambien de l’Intérieur, la Commissaire chargée des Affaires sociales et du Genre de la Commission de la CEDEAO, Dr Fatimata Dia Sow, a souligné la priorité que représente pour l’Afrique de l’Ouest la question de l’éradication de l’apatridie.

«L’apatridie, comme toutes les autres violations des droits de l’homme, trouve ses origines dans des pratiques et croyances discriminatoires. Chacun et chacune ont le droit à une nationalité», a indiqué Dr Dia Sow.

Toutefois, a-t-elle souligné, des millions de personnes à travers le monde, y compris des enfants et des femmes, n’ont pas ce droit pour diverses raisons allant de lacunes dans les lois sur la nationalité aux pratiques administratives discriminatoires, qu’elles soient écrites ou non écrites.
Elle a rappelé les efforts fournis ces deux dernières années par la CEDEAO, avec le soutien du Haut commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR), pour relever les défis de l’apatridie, traiter ses causes profondes et tracer un sillon pour son éradication.

Dr Fatimata Dia Sow s’est félicitée de l’adoption, le 25 février 2015, de la Déclaration d’Abidjan, à travers laquelle les ministres de l’Intérieur et de la Justice des Etats membres de la CEDEAO ont reconnu que l’apatridie est un fléau en Afrique de l’Ouest, et se sont engagés à mettre fin à ce phénomène d’ici à 2024.

Elle a aussi salué l’élaboration par la Commission de la CEDEAO, avec la collaboration du HCR, d’un Plan d’action sur 8 ans, comme moyen de mise en œuvre de cette Déclaration.

Pour la représentante régionale du HCR pour l'Afrique de l'Ouest, Mme Liz Kpam Ahua, ce Plan traduit en actions réalisables les engagements souscrits à Abidjan, en élaborant des mesures concrètes et en établissant des délais pour atteindre les objectifs fixés.

«Le Plan d'action régional représente une étape clé non seulement pour lutter contre l'apatridie, mais aussi pour une plus grande intégration des ressortissants de la CEDEAO. Nous avons l’opportunité de transformer la vie de millions de personnes apatrides ou qui risquent l'apatridie dans la région afin que, d'ici 2024, toute personne vivant dans l'espace de la CEDEAO puisse dire : Je suis citoyen de…», a déclaré Mme Ahua.

Dans la capitale gambienne, nous avons l'occasion de poser le prochain jalon dans la lutte contre l'apatridie en Afrique de l'Ouest, a-t-elle laissé entendre.

Les participants à la présente réunion auront à examiner le Plan d’action régional, qui sera ensuite soumis pour validation à la rencontre des ministres de l’Intérieur ou de la Justice des Etats membres de la CEDEAO, prévue le 9 mai 2017, toujours à Banjul.

L’apatridie, faut-il l’indiquer, fait référence à la condition d’une personne n’étant considérée par aucun Etat comme son ressortissant, en application de sa législation.

De nos jours, au moins 10 millions de personnes dans le monde n’ont pas de nationalité.

On estime qu’un million d’apatrides vivent en Afrique de l’Ouest, région qui abrite aussi un grand nombre de personnes à risque d’apatridie.

AGP

 
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Afrique : Paul Kagamé et des ministres des Affaires étrangères africains en conclave

2017/5/9

Aujourd'hui en Guinée Ces réformes ont pour objectif de rendre l'Union africaine plus efficace sur les plans politique, opérationnel et financier, afin que l'organisation multilatérale soit mieux à même de remplir ses obligations envers les États membres et les citoyens africains

KIGALI, Rwanda, 8 mai 2017/ -- Le Président rwandais Paul Kagame, son équipe de conseillers en vue de la réforme de l'Union africaine et près de 40 ministres des Affaires étrangères africains se sont réunis hier à Kigali, au Rwanda, pour discuter de la mise en œuvre des réformes de l'Union africaine adoptées en janvier 2017.

En juillet 2016, lors du 27e sommet de l'Union africaine, les États membres de l'UA ont confié au président du Rwanda, Paul Kagame, la mission de mener une réforme de l'Union africaine, afin de permettre à cette dernière de mieux atteindre ses objectifs et de servir au mieux les intérêts des citoyens d'Afrique.

En janvier 2017, les réformes proposées ont été acceptées par l'ensemble des chefs d’État et de gouvernement. Ces réformes ont pour objectif de rendre l'Union africaine plus efficace sur les plans politique, opérationnel et financier, afin que l'organisation multilatérale soit mieux à même de remplir ses obligations envers les États membres et les citoyens africains.

Les leaders africains s'engagent à :

Se concentrer sur les priorités majeures, pour garantir que les efforts de l'UA ne soient pas dispersés et qu'elle puisse se consacrer aux enjeux qui feront réellement la différence pour les citoyens africains. Cela permettra également un partage du travail bien défini entre l'UA et les États membres.

Restructurer les institutions de l'UA pour répondre à ces priorités et s'assurer que les structures, organes et agences techniques spécialisées de la Commission de l'Union se focalisent sur les priorités définies.

Gérer l'efficacité de l'UA aux niveaux politique et opérationnel, pour permettre aux membres de créer une Commission efficace et effective réunissant les meilleurs professionnels africains. Cela consoliderait également les méthodes de travail du sommet de l'UA, pour améliorer la qualité et l'impact des prises de décision, tout en assurant la mise en œuvre des décisions de l'Assemblée dans les délais.

Financer l'Union africaine, et durablement, pour en consolider la gestion financière et la comptabilité.

Distribué par APO pour Consultative Meeting on African Union Reforms, Kigali.

 
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Mélenchon rejoint Fillon, Macron et Le Pen toujours en tête mais en baisse (sondage)

2017/4/8

Aujourd'hui en Guinée Jean-Luc Mélenchon, en forte hausse, et François Fillon sont désormais au coude-à-coude, avec 19% d'intentions de vote au 1er tour de l'élection présidentielle, et réduisent l'écart avec Emmanuel Macron et Marine Le Pen, tous les deux en baisse, selon un sondage BVA Salesforce diffusé samedi.

Avec 19% d'intentions de vote, le candidat de La France insoumise gagne 4 points en une semaine et rejoint celui de la droite (19%, =), qui ne parvient pas à se relancer.

Emmanuel Macron (23%, -2) voit quant à lui son avance s'effriter et se retrouve à égalité avec Marine Le Pen (23%, -1), selon cette enquête pour Orange et La Presse régionale. L'écart entre le duo de tête et ses poursuivants n'est plus que de quatre points à deux semaines du 1er tour.

Le candidat de La France insoumise prend principalement des voix au socialiste Benoît Hamon qui passe sous la barre des 10%, avec à 8,5% (-3) d'intentions de vote.

Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan est crédité de 3,5% (+0,5), le trotskiste Philippe Poutou de 1,5% (+1) et les autres candidats de 0% à 1%. 9% des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intentions de vote au 1er tour.

Neuf électeurs de Marine Le Pen sur dix (89%) et 79% de ceux de François Fillon se disent sûrs de leur choix. Ce n'est le cas que de 63% de ceux d'Emmanuel Macron, 59% de ceux de Jean-Luc Mélenchon et 43% de ceux de Benoît Hamon.

Près de quatre personnes prévoyant de voter au 1er tour sur dix (38%) n'expriment pas d'intentions de vote ou peuvent encore changer d'avis.

Au second tour, Emmanuel Macron l'emporterait avec 61% des voix contre 39% à Marine Le Pen. 21% des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intentions de vote.

Enquête réalisée en ligne du 5 au 7 avril auprès de 1.421 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat, elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.


AFP

 
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Législatives en Gambie : Majorité absolue pour l’ancien parti d’Adama Barrow

2017/4/7

Aujourd'hui en Guinée Le principal parti de la coalition de l'ex-opposition qui a soutenu la candidature d'Adama Barrow contre Yahya Jammeh à l'élection présidentielle a remporté la majorité absolue aux élections législatives, a indiqué vendredi la Commission électorale (IEC).

Le Parti démocratique unifié (UDP), auquel appartenait Adama Barrow avant d’en démissionner une fois investi à la tête de la coalition d’opposition en novembre 2016, a obtenu 31 des 53 sièges à pourvoir, a déclaré le président de l’IEC Alieu Momar Njie, ce vendredi 7 avril, au lendemain des élections législatives organisées en Gambie.

Marge de manœuvre pour le nouveau gouvernement

Le parti de Yahya Jammeh, l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (APRC), qui détenait une majorité écrasante dans l’Assemblée sortante, avait présenté des candidats dans 29 circonscriptions. Mais celui-ci ne conserve aujourd’hui que cinq sièges.

Le chef de l’État Adama Barrow, candidat victorieux à l’élection présidentielle du 1er décembre face à Yahya Jammeh, doit encore désigner cinq des 58 députés. Mais cette nette victoire aux élections législatives devrait déjà lui permettre de bénéficier d’une important marge de manœuvre pour appliquer son programme de réformes.

Record de candidatures et faible participation

Au total, près de 886 000 électeurs, sur les deux millions d’habitants, étaient appelés à choisir leurs parlementaires parmi 238 candidats issus de neuf partis politiques ou de listes indépendantes.

Un record de candidatures selon la commission électorale, même si son président Alieu Momar Njie a déploré la faible participation : 42% de votants.

La première alternance depuis 22 ans

Le chef de l’État sortant Yahya Jammeh s’est exilé en Guinée équatoriale en janvier, à la suite d’une intervention militaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et d’une ultime médiation guinéo-mauritanienne pour le forcer à céder le pouvoir.

Déclaré battu de peu par Adama Barrow, après plus de 22 ans de pouvoir sans partage sur cette ex-colonie britannique, il avait d’abord contesté, pendant six semaines, sa défaite.


AFP

 
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2017/4/7

Aujourd'hui en Guinée Le président congolais Joseph Kabila a nommé vendredi l'opposant Bruno Tshibala Premier ministre, selon une ordonnance présidentielle lue à la télévision nationale.La nomination de M. Tshibala, âgé de 61 ans, découle d’un accord conclu le 31 décembre entre l’opposition et la majorité pour tenter de sortir la République démocratique du Congo de la crise provoquée par le maintien au pouvoir de M. Kabila après le 20 décembre, date à laquelle a expiré son deuxième et dernier mandat constitutionnel.

Porte-parole du « Rassemblement » constitué autour de la figure historique de l’opposition congolaise Étienne Tshisekedi, M. Tshibala a contesté la légitimité du fils de Tshisekedi, Félix, à la tête de l’opposition après la mort de son père le 1er février et a été exclu fin février du Rassemblement et de l’UDPS, le parti fondé par Tshisekedi, dont il était l’un des principaux dirigeants.

La mise en ?uvre de l’accord de la Saint-Sylvestre a été beaucoup plus longue que ne l’espéraient les évêques catholiques congolais ayant permis son accouchement : la nomination d’un Premier ministre issu de l’opposition aurait en effet dû intervenir dans le courant du mois de janvier, selon le programme d’application de l’accord proposé par les prélats.

Entre-temps, des disputes entre le pouvoir et l’opposition sur le partage des postes au sein du nouvel exécutif et les modalités d’application de l’accord, compliquées par de profondes dissensions au sein du Rassemblement, ont retardé les choses provoquant le courroux de l’Église qui a dénoncé à plusieurs reprises « la mauvaise foi » des hommes politiques congolais, toutes tendances confondues, leur reprochant de privilégier leurs intérêts particuliers et non l’intérêt général.

Aux termes de l’accord de la Saint-Sylvestre, l’opposition s’est accommodée du maintien au pouvoir de M. Kabila en échange de la promesse d’une présidentielle avant la fin de l’année 2017. Après plus de trois mois de tergiversations, la tenue de cette élection dans le délai prévu par l’accord apparaît hautement incertaine.


AFP

 
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Le Président Trump frappe le régime syrien

2017/4/7

Aujourd'hui en Guinée Le bombardement américain marque un spectaculaire revirement du président des Etats-Unis, sans laisser présager d’une intervention prolongée.Les Etats-Unis sont spectaculairement passés à l’attaque contre le régime de Bachar Al-Assad, jeudi 6 avril, en début de soirée, avec les frappes militaires contre une base de l’armée syrienne située près de Homs. Le bombardement à l’arme chimique d’un village tenu par les rebelles syriens, Khan Cheikhoun, mardi, imputé au régime, a fait basculer la nouvelle administration. « Aucun enfant de Dieu ne devrait avoir à subir une telle horreur », a déclaré Donald Trump, après les frappes, dans une allocution prononcée depuis sa résidence privée de Mar-a-Lago, en Floride. Selon les Etats-Unis, les avions impliqués dans l’attaque de mardi étaient partis de la base ciblée par cinquante-neuf missiles Tomahawk.

Alors que les discussions s’enlisaient aux Nations unies sur le contenu de résolutions concurrentes condamnant l’attaque, l’administration n’avait cessé auparavant d’afficher sa détermination. « Ce qu’Assad a fait est terrible. Ce qui s’est passé en Syrie est une honte pour l’humanité et il est au pouvoir, donc je pense que quelque chose devrait se passer », avait indiqué M. Trump à bord de l’Air Force One qui le conduisait à une rencontre avec son homologue chinois, Xi Jinping, en Floride.

Egalement présent en Floride, le secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, avait promis en début d’après-midi « une réponse appropriée à cette attaque aux armes chimiques qui viole toutes les résolutions précédentes des Nations unies [et] les normes internationales ». M. Tillerson avait également demandé publiquement à la Russie, alliée militaire du régime syrien, de reconsidérer son soutien.

Ce revirement est intervenu alors que la nouvelle administration s’était pourtant publiquement résignée, le 30 mars, à la résilience de Bachar Al-Assad. En visite en Turquie, M. Tillerson avait tout d’abord assuré que « le sort du président Assad, à long terme, sera décidé par le peuple syrien ». L’ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, avait été encore plus précise en assurant que Washington devait « choisir ses batailles ». « Quand vous regardez la situation, il faut changer nos priorités, et notre priorité n’est plus de rester assis là, à nous concentrer pour faire partir Assad », avait-elle ajouté.

« Dictateur »

Cette résignation remontait en fait beaucoup plus en amont. Pendant la campagne présidentielle, M. Trump avait copieusement critiqué la double opposition américaine, à la fois à l’organisation Etat islamique (EI) et au régime de Bachar Al-Assad, la jugeant improductive. Dans un entretien au New York Times, en juillet 2016, il avait qualifié le président syrien de « sale type » qui « a fait des choses horribles ». Mais il avait ajouté vouloir donner la priorité au combat contre les djihadistes. En février, le président syrien avait envoyé un message à son attention en défendant son décret anti-immigration, bloqué par la justice, qui pénalisait particulièrement les réfugiés et les migrants syriens.

Les images des victimes du bombardement du 4 avril ont apparemment tout remis en cause. Après un premier communiqué dénonçant tout autant l’attaque imputée et l’impuissance de l’administration précédente, M. Trump est revenu, à plusieurs reprises, sur son caractère « horrible », en mentionnant notamment le sort de nourrissons pris au piège, mercredi dans les jardins de la Maison Blanche, aux côtés du roi Abdallah II de Jordanie, puis jeudi au cours de la brève allocution prononcée après les frappes.

Dans cette allocution, M. Trump a semblé renouer avec le double front de son prédécesseur. Il a invité les « nations civilisées » à se joindre aux Etats-Unis à la fois pour mettre fin « au massacre et au bain de sang en Syrie » dans une allusion aux exactions du « dictateur Assad », et pour mettre fin au « terrorisme de toutes sortes et de tous types », sans mentionner explicitement, comme auparavant, l’islamisme radical. Le président a justifié cette intervention unilatérale, en dehors de tout cadre international, en assurant qu’« il est dans l’intérêt vital de la sécurité nationale des Etats-Unis d’empêcher et de dissuader la dissémination et l’utilisation d’armes chimiques mortelles », ajoutant que le régime syrien avait violé le droit international en y recourant.

Cette réaction américaine était pourtant d’autant moins prévisible que Donald Trump avait enjoint publiquement au président Barack Obama de ne pas intervenir en Syrie en 2013, après le recours imputé au régime à des armes chimiques dans la banlieue de Damas, en août. Ces attaques avaient pourtant causé bien plus de morts que celle de mardi. M. Obama avait douté de l’effet de frappes, pour lesquelles avait plaidé au contraire avec force son secrétaire d’Etat, John Kerry, qui jugeait que la crédibilité américaine était en jeu.

La décision de M. Trump, qui avait assuré ne pas vouloir jouer le rôle de « gendarme du monde », a été saluée par Hillary Clinton, son ancienne adversaire démocrate à la présidentielle, comme par les « faucons » républicains, notamment les sénateurs Marco Rubio (Floride), Tom Cotton (Arkansas) et surtout John McCain, le président de la commission des forces armées du Sénat et critique parmi les plus incisifs de la nouvelle administration. Elle a été en revanche critiquée par le sénateur républicain Rand Paul (Kentucky), un libertarien hostile à toute forme d’interventionnisme qui a déploré le fait que le Congrès n’ait pas été consulté.

Les images tournées par l’armée américaine de missiles Tomahawk quittant les pontons de ses bateaux ont ramené les Etats-Unis vingt ans en arrière, lorsque le président Bill Clinton ordonnait des frappes similaires contre le régime de Saddam Hussein, en Irak. Ce rappel historique souligne d’ailleurs les limites des interventions de ce type.

Faire passer un message

Après l’annonce des frappes, M. Tillerson, qui doit se rendre le 12 avril pour la première fois à Moscou, a mis en cause la Russie, jugée incapable de faire respecter l’accord qu’elle avait obtenu pour mettre un terme à la crise de 2013. Moscou s’était fait fort de s’entendre avec Damas pour obtenir que le régime syrien remette toutes ses armes non conventionnelles. M. Tillerson a laissé entendre que les frappes de jeudi ne marquaient pas le début d’une campagne plus vaste.

M. Trump a répété, pendant la campagne, qu’il n’avait pas de goût pour les changements de régime. La riposte américaine au bombardement, circonscrite à une base aérienne, semble viser principalement à faire passer le message que le président syrien n’aura pas les mains libres comme avec l’administration précédente, et que M. Trump est déterminé à faire respecter ses propres « lignes rouges ». Ce message sera également reçu à Pyongyang, l’autre adversaire des Etats-Unis qui multiplie les tirs balistiques pour tester Washington. Mais les tirs de jeudi soulèvent une question pour l’instant sans réponse : que veut vraiment Donald Trump en Syrie

Gilles Paris (Washington, correspondant)
Journaliste au Monde

 
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Burkina : Roch Kaboré en visite à Paris pour un dernier au revoir à Hollande

2017/4/7

Aujourd'hui en Guinée Le président burkinabè sera en visite officielle à Paris les 13 et 14 avril. Il sera reçu une dernière fois par François Hollande, moins de dix jours avant le premier tour de la présidentielle française.

Ils avaient dîné côte-à-côte le 13 janvier dernier à Bamako, où il s’étaient retrouvés à l’occasion du 27e sommet Afrique-France. Depuis, François Hollande avait insisté pour que son homologue burkinabè vienne à Paris avant son départ de l’Élysée, en mai.

Ce sera bientôt chose faite : Roch Marc Christian Kaboré sera en France les 13 et 14 avril. Une visite en forme d’adieu, un peu plus d’une semaine avant le premier tour de la présidentielle française, le 23 avril, à laquelle Hollande a annoncé qu’il ne se présenterait pas.

Dominante sécuritaire

Au-delà de l’aspect symbolique que revêt cette dernière rencontre officielle entre les deux présidents, la visite de Kaboré à Paris devrait être dominée par les questions de coopération en matière de défense, de sécurité et de renseignement. Jeudi 13 avril, il sera reçu à l’Hôtel de Brienne, le ministère français de la Défense, pour un dîner avec le ministre Jean-Yves Le Drian.

Les deux hommes évoqueront l’avenir de l’opération Barkhane, qui couvre officiellement le Burkina Faso, et celui du dispositif Sabre, un détachement permanent de forces spéciales françaises à Ouagadougou. Ils aborderont aussi, sans doute, la situation de plus en plus préoccupante dans le nord du Burkina.

Inquiétude grandissante

Depuis fin 2015, la province du Soum, frontalière du Mali, est visée par des attaques récurrentes du groupe Ansarul islam, dirigé par Ibrahim Malam Dicko. Une dégradation sécuritaire qui préoccupe les autorités burkinabè, mais aussi les responsables militaires français, qui scrutent cette région de plus en plus attentivement.

Le 20 mars, après un accrochage entre les forces de sécurité et des terroristes présumés près du camp militaire de Nassoumbou, déjà visé par une attaque meurtrière mi-décembre, des hélicoptères de la force Barkhane avait survolé la zone. Ces derniers jours, des militaires des deux pays, accompagnés de soldats maliens, menaient une opération conjointe dans cette zone frontalière entre le Mali et le Burkina Faso.

Dernier entretien avec Hollande

Vendredi 14 avril, lendemain de son dîner avec Jean-Yves Le Drian, Roch Marc Christian Kaboré sera reçu dans la matinée par François Hollande à l’Élysée. L’occasion de poursuivre les discussions sécuritaires de la veille, mais aussi d’aborder des sujets de coopération plus divers, notamment en matière économique.

« Nous avons beaucoup de chantiers à mener ensemble, explique une source à la présidence burkinabè. Comme Hollande s’apprête à partir, c’est aussi l’occasion de faire le point sur la suite de notre relation bilatérale. » À Ouaga, comme dans plusieurs autres pays francophones du continent, le président français aura globalement laissé une bonne impression, notamment grâce à sa position ferme face à Blaise Compaoré en 2014.


JA

 
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Maroc : Mohammed VI nomme un nouveau gouvernement

2017/4/6

Aujourd'hui en Guinée Après six mois d'attente, le roi du Maroc a nommé ce mercredi un gouvernement formé de 38 ministres et secrétaires d'État, sous la direction de Saadeddine El Othmani. Qui sont-ils ? Fin du suspense ! Le roi Mohammed VI a nommé, ce mercredi 5 avril, le nouveau gouvernement du Maroc depuis le palais royal de Rabat.

Dirigé par l’islamiste, Saadeddine El Othmani, la nouvelle équipe est composée de 38 ministres et secrétaires d’État, issus de six partis politiques. Il est pléthorique, mais reste dans la moyenne des anciens gouvernements du Maroc. L’ancien gouvernement Benkirane comptait aussi 38 membres.

Nasser Bourita diplomate en chef

Sans surprise, c’est Nasser Bourita qui a remplacé Salaheddine Mezouar à la tête du Ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale. Il sera épaulé par Abdelkrim Benatiq, membre de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), qui a été nommé ministre délégué chargé des Marocains résidant à l’étranger.

Une femme a été nommée dans l’équipe de Bourita : Mounia Boucetta, directrice générale d’une filiale de la Caisse de dépôts et de gestion (CDG) et ancienne secrétaire générale du ministère du Commerce et de l’industrie. Elle est devenue secrétaire d’État aux Affaires étrangères.

Des hommes d’appareil à l’Intérieur et à la Justice

Le moment fort de ces nominations a concerné Abdelouafi Laftit, actuel wali de Rabat qui hérite du département de l’Intérieur à la place de Mohammed Hassad, parti à l’Éducation nationale et à l’enseignement supérieur. Il sera secondé par, Noureddine Boutayeb, actuel secrétaire général du Ministère de l’Intérieur, qui a été nommé ministre délégué à l’Intérieur à la place de Charqi Draiss.

Le Ministère des Affaires islamiques reste toujours dans les mains de Ahmed Taoufiq. Tandis que celui de la Justice est revenu à Mohamed Aoujjar, ambassadeur du Maroc auprès de l’Office des Nations unies à Genève et membre du Rassemblement national des indépendants (RNI).

Akhannouch gagne en puissance

Aziz Akhannouch, le maestro des négociations gouvernementales, reste à la tête du département de l’Agriculture mais avec des compétences plus larges. Il dirige tout un pôle englobant l’Agriculture, la pêche, le développement rural et les eaux et forêts.

Il est épaulé par Mbarka Bouaida, ancienne ministre déléguée à la Coopération, qui a été nommée ministre déléguée à la Pêche.

Elalamy, Boussaid, Benbadellah, toujours là

Moulay Hafid Elalamy conserve son poste de ministre du Commerce et de l’industrie. De même pour Mohamed Boussaid qui reste à la tête de l’Économie et des Finances, et Houcine El Louardi dans la Santé.

Pas de changement pour Nabil Benabdellah, patron du Parti du progrès et du socialisme (PPS), non plus. Il conserve son poste à la tête de l’Habitat et de l’urbanisme et aura à ses côtés sa collègue au parti, Charafat Afilal, nommée secrétaire d’État à l’Urbanisme.

Le ministère du Tourisme est allé au secrétaire général de l’Union constitutionnelle (UC), Mohamed Sajid. Et son collègue au parti, Mohamed Laâraj, sera le nouveau ministre de la Culture et de la communication, mais ne sera pas le porte-parole du gouvernement. Cette fonction a été attribuée à son prédécesseur, Mustapha El Khalfi, qui a été nommé ministre délégué des Relations avec le Parlement.

Chaises musicales entre islamistes

Pour le reste des postes ministériels, les islamistes ont perdu la Justice mais gagné un ministère d’État. Mustapha Ramid est devenu ministre d’État chargé des Droits de l’homme. Ce qui fait de lui, en rang protocolaire, la deuxième personnalité du gouvernement après Saadeddine El Othmani. On notera l’entrée en lice d’un poids lourd du parti, Mohamed Yatim, qui chapeautera le département de l’Emploi.

Sinon, Bassima Hakkaoui reste ministre de la Famille et de la solidarité. Lahcen Daoudi quitte le Ministère de l’Enseignement supérieur pour rejoindre celui des Affaires générales, tandis que Mustapha Rebbah et Abdelkader Amara ont échangé leurs portefeuilles. Le premier a repris le Ministère de l’Énergie et des Mines. Et le second l’Équipement en tandem avec Najib Boulif, nommé secrétaire d’Etat aux Transports.

Du sang neuf

L’équipe gouvernementale voit l’entrée de quelques jeunes qui vont faire leurs classes auprès des seniors. Rkia Derham, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Industrie, chargée du commerce extérieur, Lamia Boutaleb, secrétaire d’État, chargée du tourisme, Othmane El Ferdaous, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Industrie, chargé de l’investissement et Nezha El Ouafi, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Énergie, chargée du développement durable.

Enfin, le secrétariat général du gouvernement a été attribué à Mohamed El Hajoui, ancien secrétaire général de la Primature.

JA

 
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Sondage présidentielle : Egalité parfaite entre Macron et Le Pen

2017/4/5

Aujourd'hui en Guinée A couteaux tirés… Selon notre enquête quotidienne Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNews et Sud Radio, Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont à égalité au premier tour. Mélenchon lui est au plus haut. Quelle incertitude! A trois semaines du premier tour de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont à une stricte égalité selon notre sondage sur l'élection présidentielle réalisé par l'Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNews et Sud Radio : le candidat d’En marche! et celle du Front national récoltent chacun 25% des intentions de vote.

Un match serré dû à la baisse de l’ancien ministre de l’Economie qui perd 1 point quand Le Pen en perd seulement 0,5. François Fillon lui remonte légèrement (17,5%, +0,5) comme Nicolas Dupont Aignan (4,5%, +0,5).

Intouchable depuis deux semaines, Emmanuel Macron ne fait donc plus la course en tête tout seul. Ça tombe bien : l’ancien ministre fuit comme la peste le statut de favori de l’élection. Depuis des jours, il prévient son premier cercle : «Rien n’est encore fait, rien n’est gagné.»

Il vrai qu’avant lui, l’étiquette de favori n’a pas porté chance à Alain Juppé ou encore Manuel Valls lors des primaires. Plus inquiétant pour Macron, le pronostic de victoire en sa faveur baisse de trois points, de 41% le 31 mars dernier à 38% aujourd’hui.

Il devance néanmoins largement ses concurrents et dans un hypothétique second tour face à Marine Le Pen, le candidat d’En Marche! continue de l’emporter haut la main : 60,5% contre 39,5%.

A noter que les deux prétendants actuels les plus sérieux pour le second tour mobilisent des populations bien spécifiques : à Le Pen les catégories populaires (46% chez les ouvriers par exemple) ou vivant en milieu rural (31%); à Macron les cadres et professions intellectuelles supérieures (38%) ou les habitants de l’agglomération parisienne (32%).


Le "record" de Mélenchon

Dernier enseignement de notre enquête journalière, le «record » de Jean-Luc Mélenchon. Avec 15,5% des intentions de vote (+0,5%), le leader de la France insoumise atteint son plus haut niveau depuis le lancement de notre sondage le 1er février dernier.

Mélenchon continue de profiter pleinement d’une campagne bien perçue par les Français : deux Français sur trois (66%) estimaient ainsi en fin de semaine dernière que l’eurodéputé effectue une bonne campagne devant Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Jamais l’écart n’avait été aussi grand avec le socialiste Benoit Hamon qui, plafonnant à 10%, n’a plus d’autres choix pour sauver les meubles que de réaliser ce soir un bon débat à 11 sur l’antenne de BFM.

A propos des marges d'erreur

La théorie statistique permet de mesurer l’incertitude à attacher à chaque résultat d’une enquête. Cette incertitude s’exprime par un intervalle de confiance situé de part et d’autre de la valeur observée et dans lequel la vraie valeur a une probabilité déterminée de se trouver.

Cette incertitude, communément appelée «marge d’erreur», varie en fonction de la taille de l’échantillon et du pourcentage observé. Dans la vague du jour, l'intervalle de confiance à 95% est estimé à moins de 1,8 points pour tous les candidats ayant obtenu 20 ou 80% des intentions de vote.

MSN

 
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L'administration Trump veut consulter les téléphones et comptes sociaux des touristes

2017/4/4

Aujourd'hui en Guinée Les touristes se rendant aux Etats-Unis pourraient prochainement être obligés de communiquer leurs contacts téléphoniques et les mots de passe de leurs comptes sur les réseaux sociaux aux autorités américaines.

Il s'agit d'une des mesures de sécurité envisagées par l'administration Trump, selon une information du Wall Street Journal publiée mardi.

Parmi les autres dispositions étudiées figurent notamment la communication des données financières ou encore un questionnaire relatif à l'idéologie des touristes entrant sur le territoire américain.

Les autorités américaines veulent ainsi que les voyageurs prouvent "jusqu'à (leur) satisfaction" que leur visite est légitime, a expliqué un conseiller du ministère de la Sécurité nationale au Wall Street Journal.

Une réforme des contrôles de sécurité est en cours, mais l'ampleur de celle-ci reste à déterminer. Les nouveaux changements s'appliqueront également aux ressortissants des 38 pays bénéficiant actuellement du programme d'exemption de visa, dont la Belgique, l'Allemagne ou encore la France. Le président Donald Trump avait martelé pendant sa campagne la nécessité de contrôler de manière très approfondie toute personne désirant entrer aux Etats-Unis.




AFP

 
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Bénin : Talon veut graver le mandat unique dans le marbre constitutionnel

2017/3/13

Aujourd'hui en Guinée (Crédits : Reuters)vUn mandat unique pour le président de la République ! L’idée est séduisante dans un continent où l’Angolais José Edouardo Dos Santos et le Camerounais Paul Biya ont placé la barre du record de longévité au pouvoir à trente-sept ans après le décès d’Omar Bongo après 41 ans de règne. Le Bénin pourrait franchir le pas et tenter l’expérience avec le lancement des débats sur la révision constitutionnelle. Ce sera une première en Afrique et même dans le monde !
Un boulevard pour la concrétisation d'une promesse électorale de Patrice Talon : un mandat, un seul pour le président de la République béninoise ! Au milieu des records de longévité au pouvoir de certains présidents africains qui frôlent les 40 ans, souvent au gré de tripatouillages constitutionnels ou d'élections dénoncées comme « frauduleuses », le Bénin veut se poser en exception en limitant le mandat présidentiel à un seul quinquennat.

Une mesure pour la postérité

Le Nigéria alors dirigé par Goodluck Jonathan qui semblait être séduit par le mandat unique a dû abandonner l'idée face à une polémique politique persistante sur les avantages réels d'un seul mandat du président. Décidé à ancrer son nom dans la prospérité, Patrice Talon veut donner l'exemple en cédant son fauteuil en 2021, à la fin de son mandat.

La règle devrait ensuite s'appliquer à tous ses successeurs si la réforme de la constitution de décembre 1990 est adoptée. Il faut dire que l'initiative n'est pas dénuée d'avantages. Pour les défenseurs du mandat unique, la mesure permet de libérer le locataire du Palais de la Marina des pressions issues de partis politiques, des lobbys, des forces économiques et même des électeurs qui agitent l'épouvantail de la sanction par les urnes.

Débarrassé de l'obsession de la réélection, le président de la République gouvernerait donc à l'aune de l'intérêt général du pays qui sera le seul substratum de ses politiques publiques. Dans le prolongement de cette idée, le Président ne serait plus dans le calcul politicien et pourrait aisément prendre des mesures impopulaires.

Toujours dans le camp des souteneurs, on avance aussi l'argument de l'alternance démocratique pour éviter la prise en otage du pouvoir. Le mandat unique est alors présenté comme une mesure face à la longévité au sommet de l'Etat. Il devrait permettre une rotation plus fréquente des personnes au somment de l'Etat et pourrait aider à rendre effective, la reddition des comptes.

En face, les critiques fusent. « Le mandat unique, parce qu'il libère totalement le Président de la République de l'obligation de tenir compte de l'avis des citoyens, enlève une partie du contenu démocratique d'une démocratie, c'est-à- dire un mode de gouvernement qui est supposé garantir la prise en compte de l'avis d'une majorité du peuple », réplique Mathias Hounkpè, analyste politique à l'Open Society Initiative for West Africa (OSIWA).

Vers une désinstitutionnalisation de la fonction présidentielle?
Pour notre interlocuteur, le quinquennat unique « contribue à une sorte de « désinstitutionalisation » de la démocratie. Dans la mesure où, le mandat unique remplace des mécanismes prévus pour inciter à gérer en tenant compte du peuple, par la volonté du Président de la République, c'est-à-dire remplace les institutions par la volonté d'un Homme ».

Mais le risque soulevé par les pourfendeurs du mandat unique est ailleurs. Pour eux, le prestige de la fonction s'en trouverait amoindrie même si l'idée d'avoir les commandes étatiques de façon éphémère pourrait contribuer à calmer l'appétence de certains pour le pouvoir.

« C'est vrai qu'avec le mandat unique, il faudra à l'issue de chaque mandat (selon la durée du mandat qui sera retenue), réélire un nouveau président qui aura toujours besoin d'appuis de puissances financières. Surtout si les élections continuent d'être aussi couteuses qu'elles le sont en ce moment au Bénin, et rien n'indique que cela pourrait changer dans un avenir proche », explique Mathias Hounkpè.

Pour d'autres, la réforme sur le mandat présidentiel porte un objectif plus sibyllin. Patrice Talon a fait un glissement des affaires à la politique pour être porté sur le fauteuil du Palais de la Marina. Magnat du coton entre autres secteurs, Patrice Talon est l'un des acteurs économiques les plus influents de l'ancien Dahomey.

Certains voient dans la limitation à un mandat unique, un moyen pour l'actuel président, même après son départ du Palais, d'asseoir son influence face à une tutelle du président de la République qui lui a valu par le passé une inimitié amicale avec l'ancien Président Boni Yayi.

Avec la rapidité de la rotation au sommet de l'Etat, Patrice Talon en fin chef d'entreprise, trouverait alors la parade pour être plus puissant que le président de la République, fonction devenue entre-temps moins prestigieuse, soufflent certains observateurs de la politique béninoise. Une hypothèse peu plausible qui pourrait entraver l'adoption du texte final que le président veut curieusement faire passer par le vote au parlement.

 
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