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21 Septembre 2017 - 2h39

Antonio Souaré a bouclé ce Dimanche 17 septembre 2017,son projet de restauration forestière de son centre sportif et de loisirs de Yorokoguia.

2017/9/17

Aujourd'hui en Guinée Le centre Sportif et de loisirs de Yorokoguia(Dubréka)est le produit d'une vision d'un Homme dont la passion pour le Football est entrain de se traduire dans tous les sens.
Au delà de l'action du développement du Football et de sa promotion,Antonio Souaré a inscrit ce complexe sportif dans l'axe du développement durable.

Cette année en prenant l'écologie comme le centre de gravité.
À ce titre cette année 2608 arbres ont été planté parmi lesquels 1900 sont des arbres fruitiers composés de manguiers ordinaires et greffiers d'arbres à ombre et de lutte contre les intempéries notamment les vents forts.

Il faut noter que cet aspect environnemental ajoute au complexe sportif une importante chaîne de valeur qui force le respect: il s'agit de l'environnement.

Le centre sportif est doté d'un hotel qui est entouré de potentiels touristiques comme le chien qui fume,les cascades de la samba

Dans l'ordre des perspectives avec un stade de 15000 places et l'académie de Football.

Comme on le voit,le centre sportif et de loisirs de Yorokoguia sera une véritable destination touristique.

Ibrahima Diallo
DG Radio liberté Fm.

Envoyé de mon iPhone

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Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara choisit Henriette Dagri Diabaté pour présider son parti

2017/9/12

Aujourd'hui en Guinée Le président ivoirien a créé la surprise ce dimanche 10 septembre en faisant élire Henriette Dagri Diabaté comme présidente du Rassemblement des Républicains (RDR), tant était attendue - et annoncée - l’arrivée d’Alassane Ouattara à ce poste. Une autre femme, Kandia Camara, devient secrétaire générale du RDR.

Au Rassemblement des Républicains (RDR), le pouvoir est désormais un mot qui se conjugue au féminin. Dans l’arène du Palais des Sports d’Abidjan pleine de plusieurs milliers de militants, Alassane Ouattara a déjoué tous les pronostics. Ce troisième congrès ordinaire – le premier depuis 2008 – devait être le sien, celui de son grand retour à la tête de son parti. Mais après un discours grave et déterminé de plus d’une heure, le président ivoirien a décliné la proposition des congressistes, proposant qu’Henriette Dagri Diabaté prenne à sa place les rênes du RDR.

La Grande chancelière, fondatrice du RDR, a aussitôt été élue par acclamation par la salle. « C’est avec un grand honneur », a-t-elle déclaré. « Le RDR, c’est notre vie! Vous pourrez compter sur nous. » Alassane Ouattara a néanmoins assuré les militants qu’il resterait « très proche ».

Figure historique du RDR et alliée de longue date d’Alassane Ouattara, Henriette Diabaté, âgée de 82 ans, a notamment été ministre de la Justice de 2002 à 2005, tout en tenant le rôle d’opposante et de chef du RDR – elle a notamment occupé le poste de secrétaire générale pendant les années d’opposition – pendant l’absence d’Alassane Ouattara.

Kandia Camara devient secrétaire générale

La nouvelle secrétaire générale du parti est elle aussi une femme : Kandia Camara, ministre de l’Éducation nationale, prend les rênes du parti présidentiel. Visiblement surprise, elle a fondu en larmes à cette annonce.

Il s’agit de renforcer la cohésion au sein du RDR et de l’amener vers la création d’un parti unifié.
Elle a en effet été préférée à quatre hommes – Adama Bictogo, Amadou Soumahoro, Ibrahim Cissé Bacongo et Gilbert Koné Kafana – qui s’étaient portés candidats. Elle va avoir la lourde tâche de conduire le parti jusqu’à la prochaine élection présidentielle de 2020.

« C’est un sentiment de joie et de fierté mais j’imagine bien l’ampleur de la tâche. Il s’agit de rendre le RDR encore plus grand, plus fort, plus uni, plus conquérant. Il s’agit de renforcer la cohésion au sein du RDR et de l’amener vers la création d’un parti unifié. Le RDR doit tout mettre en œuvre pour gagner toutes les prochaines échéances électorales », a-t-elle déclaré à la presse.

Alors que la bataille pour la présidentielle de 2020 est d’ores et déjà engagé, le défi est important : le RDR fait face à des tensions internes – notamment avec les partisans de Guillaume Soro – et externes. Son alliance avec le Parti démocratique (PDCI) de Côte d’Ivoire semble semble également battre de l’aile.

Bédié et moi nous sommes ensemble !
Mais Alassane Ouattara a balayé toutes les rumeurs de frictions : « À tous ceux qui se font des illusions, je veux dire : Bédié et moi nous sommes ensemble! Nous savons ce que nous avons vécu et nous savons ce que nos incompréhensions ont eu comme conséquences pour le pays », a-t-il déclaré, rappelant les quatre mois vécus côte à côte à l’hôtel du Golf. « Nous sommes alliés et nous serons unifiés », a-t-il poursuivi, insistant sur son ambition de voir la création de ce parti unifié effective avant la fin de l’année.

Amadou Gon Coulibaly devient 1er vice-président

Aux côtés de Kandia Camara trois secrétaires généraux délégués ont été désignés : les ministres Maurice Bandaman et Anne Ouloto et Mamadou Touré, le secrétaire d’État chargé de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

Alassane Ouattara a aussi renforcé la place d’Amadou Gon Coulibaly. Le premier ministre, vu par beaucoup comme son dauphin, est 1er vice-president. Vingt autres vice-presidents seront nommés dans les jours qui viennent.

JA

 
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France: Vers la création d'un conseil présidentiel pour l'Afrique

2017/8/30

Aujourd'hui en Guinée Le président français Emmanuel Macron, lors du sommet avec des dirigeants africains et européens sur la crise des migrants, le 28 août 2017 à l'Elysée. REUTERS/Thibault Camus/Pool. Emmanuel Macron devrait annoncer ce mardi 29 août lors de la conférence des ambassadeurs la création d'un conseil présidentiel pour l'Afrique composé de personnalités de la société civile. Son objectif est de renouveler le partenariat entre la France et l'Afrique.

Avec notre envoyé spécial à l'Elysée, Pierre Firtion

Le candidat Macron en avait fait un engagement de campagne avant son élection. Le conseil présidentiel pour l’Afrique sera composé d’une douzaine de personnes issues de la société civile.

On y trouvera des personnalités du monde, de la culture, du sport, ainsi que des entrepreneurs. Parmi eux, le footballeur franco-béninois Jean-Marc Adjovi Boco, la chercheuse kényane Yvonne Mburu, l’avocat français Yves-Justice Djimi ou encore Jules-Armand Aniambossou, camarade de promotion d’Emmanuel Macron à l’ENA.

Leur rôle au sein de ce conseil : faire entendre un son de cloche différent de celui des conseillers Afrique du président, formuler des propositions concrètes d’action sur des secteurs d’avenir, ou encore développer un lien avec les sociétés civiles africaines.

Pour se faire, les membres de ce conseil auront un accès direct au président, « sans interface », précise-t-on à l’Elysée. Ainsi, ils s’entretiendront avec lui avant chacun de ses déplacements sur le continent. Leur première mission sera d’aider Emmanuel Macron à préparer son discours de politique africaine. Un discours que le président prononcera mi-novembre, probablement à Ouagadougou.


RFI

 
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Crise migratoire : Emmanuel Macron veut identifier les réfugiés dès le Niger et le Tchad

2017/8/30

Aujourd'hui en Guinée À l'issue du mini-sommet de lundi à Paris entre des chefs de gouvernements européens et des dirigeants africains sur la crise migratoire, le président français Emmanuel Macron a proposé d'identifier dès le Niger et le Tchad "les ressortissants qui ont droit à l'asile".

Lundi 28 août, à l’issue d’un mini-sommet à Paris entre Africains et Européens sur la crise migratoire, le président français Emmanuel Macron a proposé d’identifier dès le Niger et le Tchad les ressortissants qui ont droit à l’asile pour « les mettre en sécurité le plus rapidement » possible. « Cette procédure, qui permettra de donner cet asile en commençant dès le territoire africain, sera menée dans des zones identifiées pleinement sûres au Niger et au Tchad, sous la supervision du HCR, le Haut commissariat aux réfugiés de l’ONU », a précisé le président français.

« L’identification se fera « sur des listes du HCR, fermées, et concernera des migrants d’ores et déjà identifiés par le HCR et résidant dans ces pays de passage », a-t-il ajouté, estimant que « cela permettra d’éviter à des femmes et des hommes de prendre des risques inconsidérés dans une zone extrêmement dangereuse puis en Méditerranée ».

Une action de coopération et une présence militaire

« Mais il y aura aussi une action de coopération en matière de sécurité, de justice et aussi parfois de présence militaire sur le terrain pour prévenir d’autres débordements et l’accroissement de flux vers la Libye qui viendraient gonfler des camps de migrants déjà saturés », a-t-il affirmé. Plaidant pour « la possibilité d’organiser le retour vers le pays d’origine », il a annoncé « des actions de coopération pays par pays » à cette fin.

Étaient également présents les dirigeants italien, allemand, espagnol et l’UE, et, côté africain, les présidents tchadien et nigérien, Idriss Déby Itno et Mahamadou Issoufou, ainsi que le chef du gouvernement d’entente nationale libyen, Fayez al-Sarraj – trois pays qui ont en commun de se trouver au cœur du transit des migrants vers les côtes européennes.

La question de l’immigration ne peut être résolue que par le développement, assure Idriss Déby Itno

Idriss Déby Itno et Mahamadou Issoufou ont réagi en insistant sur la nécessité du développement pour lutter contre la crise migratoire et souhaité davantage de financements de leurs partenaires européens.

« Le problème fondamental restera toujours le développement, il faut des ressources », a martelé le président Deby à l’issue du mini-sommet. « On est habitué à des annonces de nos partenaires depuis des années. Nous voulons des choses concrètes », a insisté le président tchadien, soulignant la nécessité de solutions à long terme.

« Il ne faut pas faire que de la répression, il faut une dimension développement », a abondé son homologue nigérien, Mahamadou Issoufou, dont le pays a mis en oeuvre depuis 2015 un plan pour réduire les flux migratoires, notamment en luttant contre les trafiquants. « Il est insupportable que des milliers d’Africains viennent mourir dans le désert et en Méditerranée », a-t-il ajouté.

Pas de nouveau plan Marshall

« Le problème, c’est la pauvreté », a admis la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. Mais « il n’y a pas besoin d’inventer un nouveau plan Marshall », a-t-elle dit, rappelant que l’UE et les pays membres investissaient annuellement 20 milliards d’euros sur le continent.

JA

 
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Sierra Leone : 810 personnes toujours portées disparues après les inondations à Freetown

2017/8/25

Aujourd'hui en Guinée D’après les autorités sierra-léonaises, 810 personnes sont toujours portées disparues onze jours après les pires inondations dans l’histoire du pays. Le bilan des morts confirmés vient pour sa part de « dépasser légèrement le nombre de 500 », a indiqué le vice-président Victor Bockarie Foh.

« 810 personnes sont toujours manquantes », a déclaré jeudi le porte-parole du gouvernement, Abdulai Bayratay. Jusqu’à présent, les autorités évaluaient à 600 le nombre de disparus, bien que celui de 810 circulait depuis plusieurs jours au sein d’ONG qui collaborent sur le terrain avec les services de secours sierra-léonais.

L’armée et des experts venus notamment d’Espagne vont continuer à rechercher des corps ensevelis sous les habitations effondrées ou emportés par les coulées de boue survenues dans la nuit du 13 au 14 août, a ajouté le porte-parole. « La plupart des familles souhaitent récupérer les corps de leurs proches pour les enterrer dignement. »

Au moins 156 enfants morts

Lorsque les recherches seront abandonnées, les zones les plus touchées par les inondations seront scellées et transformées en lieux de mémoire, a expliqué Abdulai Bayratay.

Quant au bilan des morts confirmés, celui-ci « dépasse légèrement les 500 », a indiqué le vice-président sierra-léonais, Victor Bockarie Foh au cours d’une cérémonie avec des sauveteurs japonais. Le dernier bilan en date, donné par la morgue centrale de Freetown, est de 499 tués, dont 156 enfants.

Preuve de l’ampleur du désastre, le nombre de personnes ayant été « directement affectées » par les inondations avoisine les 6 000, soit 1 247 ménages, selon Vandy Rogers, une responsable de l’Office national des services de secours.

La difficile identification des corps

Tous ces chiffres sont difficiles à confirmer. D’une part parce que l’état de nombreux corps, en décomposition ou déchiquetés après avoir été emportés dans des torrents de boue, rend leur identification impossible, d’autre part parce que le nombre de personnes effectivement présentes dans les maisons emportées par les flots n’est pas connu.

Selon les premières conclusions de l’Institut sierra-léonais des sciences géologiques, les pluies continues du dimanche 13 août ont saturé le sol des collines surplombant certains quartiers de Freetown. Celles-ci ont dans certains cas cédé sous le poids et se sont affaissées, causant les coulées de boue qui ont emporté 349 habitations se trouvant en contrebas, selon les chiffres du gouvernement.

AFP

 
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Sénégal : Disparition d’Aliou Sadio Sow, bâtisseur dans l'âme

2017/8/24

Aujourd'hui en Guinée Membre-fondateur de la Compagnie sahélienne d’entreprise (CSE), un des géants du BTP au Sénégal et en Afrique de l’ouest, Aliou Sadio Sow est décédé le 22 août à Paris. Il était l’un des hommes d’affaires les plus discrets du pays, mais sans doute aussi l'un des plus emblématiques.

L’information a été donnée en milieu de journée par la Radio Futurs médias (RFM) : Aliou Sadio Sow est décédé à l’âge de 82 ans, mardi 22 août à l’hôpital américain de Paris. Un des pères en 1970 de la Compagnie sénégalaise d’entreprise (CSE), alors détenue à 45 % par la société française Fougerolle, et devenue plus tard Compagnie sahélienne d’entreprise sous sa férule en 1976, il est parvenu, près d’un demi-siècle plus tard, à en faire un des tout premiers groupes de BTP du pays.

Il est également actif en d’Afrique de l’ouest (Burkina Faso, Sierra Leone, Guinée, Niger, Gambie, Liberia) ainsi qu’au Cameroun. Selon des chiffres datant de 2016, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 100 milliards de FCFA. Au début de la saga, c’est un ami banquier qui avait apporté un investissement de 5 millions de FCFA (soit environ 10 000 dollars à l’époque).

Un héritage visible au quotidien

De grands travaux emblématiques sont aujourd’hui estampillés CSE : la voie de dégagement nord (VDN) et l’hôtel Radisson Blu, à Dakar, l’aéroport international Blaise-Diagne de Diass (AIBD), la route Saint-Louis-Ndioum dans le nord du pays, le pont de Kolda en Casamance…

Ce natif du Fouta, dans le septentrion du pays, s’était de même essayé à la finance en devenant, durant les années 1980, actionnaire majoritaire, avec 66% du capital, de la défunte Banque sénégalo-tunisienne (BST), avant de céder en 2006, ses actifs au marocain Attijariwafa Bank.

Sa trajectoire et son action à la tête de son entreprise ont toujours été marquées d’une très grande discrétion et d’un pragmatisme à toute épreuve. Les œuvres sociales de cet ingénieur de formation (il a fait ses premières armes au sein du groupe pétrolier Shell) à l’endroit de ses collaborateurs sont, de même, de notoriété publique dans le pays.

Un groupe solide

Le patriarche laisse aujourd’hui un groupe solide transformé en avril 2015 en holding, piloté par son fils Oumar Sow en tant que président du directoire. Lequel a gravi un à un les échelons de l’entreprise familiale. Si Ardo conduit la société de terrassement, Soseter, Mohamed Sow dirige lui la SIDH, spécialisée dans l’immobilier. Une quatrième entité la Société immobilière du Golf (SIG) est également active dans le secteur immobilier.

Des fils Sow, seul le tycoon Yérim a préféré faire cavalier seul à la tête du groupe Teyliom (immobilier, banque, boisson, hôtellerie, etc.).

JA

 
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Gabon : Qui est Pierre-Claver Maganga Moussavou, l’opposant nommé vice-président par Ali Bongo Ondimba ?

2017/8/23

Aujourd'hui en Guinée Ce n’est qu’une demi-surprise. Alors que l’on pouvait attendre René Ndemezo’o Obiang, c’est finalement l’autre représentant de l’opposition au dialogue politique national, Pierre-Claver Maganga Moussavou, qui a été nommé lundi au poste de vice-président. Portrait.

Les Gabonais, à force de voir Ali Bongo Ondimba gouverner seul, en auraient presque oublié que le poste de vice-président a parfois rythmé la vie politique de leur pays. Supprimé en 2009, celui-ci vient pourtant de faire son retour, à la faveur d’un remaniement officialisé dans la soirée du 21 août, qui a vu Pierre-Claver Maganga Moussavou succéder à Didjob Divungi Di Ndinge (1997-2009), Léon Mébiame (1968-1975) ou un certain Omar Bongo Ondimba (1966-1967).

Simple fonction honorifique, destinée à récompenser la participation de l’intéressé au dialogue politique national ? Selon la Constitution, « le vice-président de la République supplée le président de la République dans les fonctions que celui-ci lui délègue ». Le nouvel occupant du poste, contacté par Jeune Afrique, « souhaite avant tout être un collaborateur loyal du président de la République », « avec doigté et détermination », précise-t-il. Mais, surtout, avec une dose de contorsion.

Ministre et opposant

À 65 ans, Pierre-Claver Maganga Moussavou est en effet un fin navigateur du marigot politique gabonais. « Parfois, il est opposant, parfois il va à la mangeoire des Bongo », persifle un habitué du sérail. Candidat à la présidentielle à trois reprises, en 1993, 1998, 2009 et 2016, opposé à Omar Bongo Ondimba dont il a toutefois été conseiller, puis à son fils Ali, il n’en a pas moins fait son apparition au gouvernement à de multiples reprises.

Ministre d’État chargé de la Planification après le scrutin de 1993, il quitte le gouvernement à la suite des Accords de Paris. De nouveau candidat à la présidence cinq ans plus tard, il attend 2002 pour revenir aux affaires gouvernementales, dans une logique d’ouverture. Rapidement remercié, il est une nouvelle fois appelé en 2004, occupant successivement le ministère de la Refondation, des Transports puis de l’Aménagement du Territoire, jusqu’en 2008.

Une dynastie Maganga Moussavou ?

Le président du Parti social démocrate, qu’il a créé en 1990, a donc appris à se mouvoir dans les couloirs des palais de la République. Et, comme beaucoup dans les hautes sphères gabonaises, ce diplômé de la Sorbonne, ancien du Fonds monétaire international, n’y évolue pas seul, mais en famille.

Il dirige en effet le Parti social démocrate avec sa compagne, Albertine Maganga Moussavou, députée et présidente du groupe parlementaire dit « Les démocrates » à l’Assemblée nationale, composé des députés du PSD, de l’Union nationale, de l’Union pour la nouvelle République (UPNR) et de l’Alliance pour la renaissance nationale (ARENA).

Mais la « dynastie familiale », qui n’a certes pas l’ampleur des Bongo, Mba ou Gondjout, ne serait pas complète si l’on venait à oublier le fils, Biendi Maganga Moussavou, 43 ans. Banquier de formation, lui aussi passé par le FMI, il est nommé en octobre 2016 à la tête du ministère de la Promotion des petites et moyennes entreprises, chargé de l’entrepreneuriat national, alors même qu’ABO s’ingénie à rallier à lui des figures de l’opposition. Le « timing » en laissera plus d’un songeur.

Mettre en place les propositions du dialogue

Tout puissant dans son parti, disposant du relais de sa femme à l’Assemblée et de son fils au gouvernement, Pierre-Claver Maganga Moussavou divise son emploi du temps entre son ranch de Moutassou, sa mairie à Mouila, qu’il occupe depuis 2006, et ses obligations à Libreville. Parmi ces dernières : celles qui concernent le dialogue politique national, qu’il a co-présidé et dont il s’est engagé à faire appliquer les propositions.

Si la limitation du nombre de mandats du chef de l’État est passée à la trappe, plusieurs suggestions ont retenu l’attention des Gabonais, comme l’instauration du scrutin présidentiel à deux tours. Reste désormais à s’assurer de leur mise en place par Ali Bongo Ondimba. « Doigté et détermination » vont-ils suffire ?

JA

 
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En Afrique de l’Ouest, les politiques urbaines plus proches des citoyens

2017/8/22

Aujourd'hui en Guinée Vive les villes ouest-africaines ! Et cap sur la vie de leurs habitants. Ceux d’aujourd’hui et ceux de demain. Travaillés au corps depuis des années par nombre d’élus, d’architectes et d’urbanistes locaux, les États et les collectivités territoriales ont enfin replacé les citadins au cœur des schémas directeurs, des plans de développement et des villes

Urbanisation : « En Afrique de l'Ouest, nous disposons d’un champ d’expérimentation énorme » Ils font bouger la cité : Augustin Senghor, le maire de Gorée

C’est d’ailleurs l’une des raisons d’être et l’une des missions que s’est fixées le Conseil des collectivités territoriales de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) depuis six ans. Dans cette partie du continent plus que nulle part ailleurs, l’organisation des territoires a de tout temps reposé sur les solidarités – familiales, communautaires, sociales… – et l’articulation entre les espaces ruraux, les cités-marchés et les capitales.

Ces dynamiques ont heureusement perduré. Avec la nécessité d’adapter les métropoles existantes et les réseaux de communication pour que l’amélioration des conditions de vie et la croissance économique soient durables.

Cap sur l’aménagement des villes secondaires

De Lomé à Ouaga, de Dakar à Abidjan, en passant par Cotonou, les métropoles régionales se transforment et reprennent forme. Désormais, l’un des grands enjeux consiste à mobiliser les moyens pour l’aménagement et le développement des villes « secondaires » (100 000 à 500 000 habitants), au sein desquelles est attendue la plus forte croissance d’ici à 2050, alors que le rythme de celle-ci tend à ralentir dans les capitales.

Même si cette urbanisation se révèle encore rarement maîtrisée ou anticipée, même si, dans le bouillonnement ambiant des quartiers et les douloureuses opérations de déguerpissement (résultats de législations foncières inadaptées, mal préparées mais pour la plupart incontournables), le mieux-être des habitants ne saute pas toujours aux yeux, ces villes ouest-africaines, qui concentrent plus de la moitié de la population et de la jeunesse de la région, demeurent le lieu privilégié du développement humain et du progrès.

Leur croissance démographique s’accompagne d’une croissance économique réelle et pérenne. Elles génèrent plus des trois quarts du produit national brut des pays. Leur expansion dope les marchés de la construction ou de la consommation. Et les citadins ont aussi, plus que les autres, accès aux services essentiels : eau potable, assainissement, énergie, santé, éducation…

La décentralisation progresse

Pour nombre d’États et d’élus locaux, « gérer la ville » signifie encore souvent résoudre des crises au coup par coup. Les premiers n’ont généralement pas transféré aux seconds les compétences et/ou les moyens financiers de relever le défi. Mais la plupart ont engagé des réflexions voire des réformes sur la question.

Dans tous les pays de la région, cependant, la décentralisation progresse. C’est le cas notamment en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et bientôt au Togo, où la nouvelle loi sur la décentralisation a été adoptée fin juin (depuis 1987, les communes togolaises sont dirigées par des préfets et des délégations spéciales).

Lentement mais sûrement s’installe un partage un peu plus équilibré des prérogatives et des moyens entre l’État et ses services déconcentrés, d’une part, les élus locaux et les collectivités territoriales, d’autre part. De quoi rapprocher davantage les politiques de la ville des citoyens. Et placer les habitants au cœur des plans de développement en pensant à la fois à ceux d’aujourd’hui et à ceux de demain.

S’ils tiennent ce cap et s’en donnent les moyens – bien entendu, pas seulement financiers –, États, élus locaux, professionnels de la planification et de l’urbanisme disposent de toutes les cartes pour imaginer les cités du futur et préserver leur visage humain. Cette humanité si singulière qui fait toute l’âme et la force des villes ouest-africaines.

Par Cécile Manciaux ( JA)
Journaliste à Jeune Afrique depuis 2008, Cécile Manciaux est responsable de la section « Le Plus » de l’hebdomadaire. Ses principaux centres d’intérêt : l’aménagement et le développement urbain, le droit électoral, les religions, les trésors linguistiques. Ses passions : l’Afrique centrale, l’Écosse, leur petite et grande musique.

 
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Guinée : Découverte de trois corps venant de la Sierra Léone au large du littoral guinéen (Xinhua )

2017/8/21

Aujourd'hui en Guinée Les pécheurs guinéens ont découvert dimanche, trois corps non identifiés qui seraient des victimes de la récente inondation survenue en Sierra Léone, a rapporté la télévision nationale guinéenne.

Ces trois corps dont une femme ont été ramenés au large du littoral guinéen au niveau du port de pêche de Boulbinet, dans la commune urbaine de Kaloum (centre ville de Conakry).
Interrogé pour la circonstance, un pécheur du débarcadère de Boulbinet a affirmé que plusieurs corps soit une vingtaine flottent en haute mer depuis quelques jours après l'inondation survenue la semaine dernière en Sierra Léone, pays limitrophe de la Guinée.

Les trois corps ont été inhumés au cimetière de Kaoum, en présence des autorités gouvernementales et communales ainsi que des représentants de l'ambassade de la Sierra Léone en Guinée.

Les responsables du port de pêche de Boulbinet ont invité les autorités guinéennes et sierra-léonaises à œuvrer ensemble afin de repêcher la vingtaine de corps flottant encore au large du littoral guinéen.

 
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RDC : Joseph Kabila cherche à exfiltrer sa fortune

2017/8/21

Aujourd'hui en Guinée Joseph Kabila s’appuie sur un ex-Ambassadeur du Rwanda aux Nations Unies pour mettre sa fortune à l’abri... Signe de fébrilité ou réelle inquiétude pour l’avenir, le président de la République Démocratique du Congo chercherait actuellement les moyens les plus sûrs d’exfiltrer les centaines de millions accumulés depuis son arrivée au pouvoir.

Sur la sellette, le président Joseph Kabila et son entourage, qui ont mis en coupe réglée des pans entiers de l’économie RD congolaise comme l’ont révélées de nombreuses enquêtes (celles de Bloomberg, du GEC, du Soir, du Monde, etc.), tentent de mettre à l’abri l’immense fortune accumulée ces dernières années dans diverses places financières à travers le monde (voir à ce sujet l’affaire des « Panama Papers » dans laquelle Jaynet Kabila, la sœur jumelle du chef de l’Etat RD congolais, est impliquée).

Pour organiser cette fuite massive de capitaux (dont une bonne partie relèverait de détournements d’argent public), Joseph Kabila et ses proches se tournent vers des sociétés anonymes mais aussi les personnalités les plus diverses. C’est ainsi qu’Eugène-Richard Gasana, un ancien diplomate rwandais, a été missionné par le président RD congolais en personne. L’opération consiste à exfiltrer, par des voies détournées, des fonds de la RDC vers des institutions financières à l’international avant d’en recycler une partie dans le système financier local, notamment via les banques qu’il contrôle à travers sa famille (BGFI, BCDC, ce qu’il reste de la BIAC, etc.).

Techniquement, il s’agit d’une opération de recyclage de capitaux, donc de blanchiement. Dès la première transaction, une cinquante de millions de dollars avaient été blanchis par ce biais. Depuis d’autres opérations du même type ont eu lieu. A Kinshasa, c’est l’incontournable Kalev Mutond qui sert d’intermédiaire entre Joseph Kabila et l’ex-diplomate rwandais. C’est d’ailleurs le patron de l’ANR qui avait présenté au président congolais Eugène-Richard Gasana.

Pour ce dernier, manifestement, il ne s’agit pas d’une première. L’année dernière, de lourds soupçons concernant des activités financières frauduleuses lui avaient coûté son poste de Représentant permanent du Rwanda auprès des Nations Unies, avec rang d’Ambassadeur, des fonctions qu’il occupait depuis 2009 et qu’il combinera avec celles de ministre de la Coopération à partir de 2012. Le Président Paul Kagamé l’avait brutalement démis de ses fonctions après avoir pris connaissance d’un rapport très détaillé faisant état de ses activités « indélicates ». Une décision officialisée lors du Conseil du gouvernement rwandais du 10 août 2016.

In Afrik

 
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Le jour où Alpha Condé a débarqué sur un quai de Marseiille ( Par François Soudan )

2017/8/20

Aujourd'hui en Guinée En ce milieu de l’année 1953, Alpha Condé a 15 ans. Après avoir suivi sa scolarité jusqu’en classe de troisième au séminaire de Conakry – lequel accueillait aussi bien les futurs prêtres que les enfants de bonne famille –, le natif de Boké, sa valise à la main, embarque à bord d’un cargo, destination la France.

Son père a décidé de l’envoyer poursuivre ses études dans ce qui est encore la métropole coloniale. N’sira, la sœur aînée du jeune Alpha, réside depuis quelque temps à Carcassonne, où elle exerce le métier de sage-femme. C’est elle qui l’accueillera à Marseille, après un long périple au cours duquel le bateau a fait escale à Dakar et à Casablanca. Et c’est sous sa houlette sourcilleuse qu’il découvre un autre monde.

Pierre Mendès France comme mentor

Scolarisé à Toulouse, Alpha Condé tombe dès l’âge de 16 ans dans une marmite qu’il n’a plus quitté depuis : la politique. Toulouse est, après Paris, l’antenne la plus importante de la Feanf, la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France, alors proche du parti communiste. Le soir, l’élève de seconde assiste aux réunions, aux côtés d’étudiants originaires de tous les pays de l’Union française. C’est à Paris, qui l’attire comme un aimant, qu’Alpha veut aller passer son bac.

Mais N’sira veille : elle le trouve trop jeune pour la Ville Lumière et, sur les conseils de leur père qui milite en Guinée auprès d’une personnalité proche de Pierre Mendès France, l’inscrit à l’internat du lycée de Louviers, en Normandie, ville dont le président du Conseil est le député-maire. Mendès France sera d’ailleurs jusqu’en 1958 le « référent » d’Alpha, c’est‑à-dire l’adulte censé le suivre pendant ses études. Comme mentor, difficile de faire mieux…


Par François Soudan ( JA )

 
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Togo : Manifestation de l’opposition dispersée aux gaz lacrymogènes

2017/8/19

Aujourd'hui en Guinée La police a dispersé samedi à coups de gaz lacrymogènes des partisans d'un parti de l'opposition qui tentaient de se rassembler pour une marche dans les rues de Lomé afin d'exiger des réformes politiques dans ce pays d'Afrique de l'Ouest dirigé depuis un demi-siècle par une dynastie familiale, a constaté l'AFP.

A l’appel du Parti national panafricain (PNP), des milliers de manifestants, vêtus pour la plupart de tee-shirts rouges, la couleur du parti, ont investi le lieu de rassemblement. Ils ont rapidement été dispersés à coup de grenades lacrymogènes.

Vendredi, les ministres de la Sécurité et de l’Administration territoriale avaient proposé un itinéraire aux organisateurs de la manifestation mais ceux-ci ont refusé et maintenu leur propre itinéraire.

Selon le ministre de la Sécurité, le colonel Yark Damehame, l’itinéraire choisi par les manifestants visait à bloquer les activités de la capitale.

Le PNP avait également prévu des marches dans certaines autres villes du Togo ce samedi, qui ont également été dispersées, ont rapporté des journalistes de médias privés dans ces localités.

« Nous sommes fatigués de ce régime. Nous voulons les réformes avant les prochaines élections. C’est tout », a déclaré à l’AFP Idrissou Hama, l’un des manifestants au milieu de la foule à Lomé.

« Nous serons dans les rues tous les samedis, si le pouvoir en place ne montre pas sa volonté de faire les réformes dans un bref délai. Nous n’avons plus peur des gaz lacrymogènes », a renchéri un autre contestataire, Gounou Aléri.

Le président Faure Gnassingbé a succédé à son père, Gnassingbé Eyadéma, – qui a dirigé le Togo d’une main de fer pendant 38 ans – à la présidentielle de 2005 avec l’appui de l’armée, avant d’être réélu en 2010 et en 2015 lors de scrutins très contestés par l’opposition.

Le 3 août, les militants et sympathisants du Combat pour l’Alternance politique (CAP), le plus important regroupement de cinq partis de l’opposition, avaient manifesté à Lomé pour les mêmes raisons.

L’opposition togolaise réclame depuis dix ans que la Constitution – modifiée en 2002 – soit révisée, notamment afin d’y réintroduire une limitation des mandats présidentiels à 10 ans au plus.

Elle exige également un mode de scrutin à deux tours, une recomposition de la Cour constitutionnelle et de la Commission électorale.

Un projet de loi prévoyant ces réformes a été déjà rejeté en juin 2014 par le Parlement, dominé par le parti au pouvoir avec 62 sièges sur 91.

De nouveaux débats autour de deux propositions de lois, introduites par l’opposition n’ont rien donné, opposition et pouvoir s’accusant réciproquement de bloquer le vote des textes.

Le 3 janvier, le président Gnassingbé a nommé les personnalités d’une commission créée en janvier 2015, chargée de proposer un texte de réformes institutionnelles et constitutionnelles. Mais aucune personnalité de l’opposition n’y figure.

Boudée par l’opposition, cette commission a entamé depuis le 31 juillet des consultations à travers le pays. Elle doit recueillir des avis et suggestions de la population pour proposer des réformes qui « tiennent compte de l’histoire du pays et répondent aux aspirations du peuple togolais ».


AFP

 
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Salif Diallo, le président de l’Assemblée nationale du Burkina, est décédé

2017/8/19

Aujourd'hui en Guinée Le président de l’Assemblée nationale burkinabè, Salif Diallo, est décédé à Paris dans la nuit dernière .Il avait 60 ans. Il s’était rendu récemment à Tunis pour se soigner, avant de rejoindre la capitale française pour un « repos médical », selon un proche interrogé par Jeune Afrique. Il y est décédé des suites d’une longue maladie.

Compagnon de Blaise Compaoré jusqu’à leur divorce en 2008, Salif Diallo a marqué la vie politique du Burkina durant ces trente dernières années.

Il était président du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP – au pouvoir) dont il est l’un des co-fondateurs en 2014 avec Roch Marc Christian Kaboré, devenu chef de l’État, et Simon Compaoré, l’actuel ministre de la Sécurité.

Homme politique habile et connu pour son franc-parler, le natif de Ouahigouya (dans le nord du pays) fut directeur de cabinet de l’ancien président Compaoré en exil et ministre à maintes reprises (Eau et Environnement, Agriculture, etc.)

JA

 
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Ouagadougou : Les dessous d’une visite du Chef de l’Etat guinéen au Burkina Faso

2017/8/19

Aujourd'hui en Guinée Face à la tragédie qui a frappé le Burkina Faso le 13 août dernier au cours d’un attentat terroriste qui a fait au moins 18 morts et plusieurs blessés, le Président de la République de Guinée, Président en exercice de l’Union Africaine, le Professeur Alpha Condé, s’est rendu dans la capitale burkinabé ce jeudi 17 août 2017 pour apporter son soutien, sa solidarité, ceux du peuple de Guinée et du continent au pays des hommes intègres.

Très ému et indigné par l’acte lâche qui a endeuillé le Burkina Faso, le Professeur Alpha a présenté ses condoléances attristées aux familles des victimes et sa compassion aux blessés. Il a offert sa contribution pour assister toutes les victimes.

Le Chef de l’Etat guinéen a condamné vigoureusement le terrorisme sous toutes ses formes et appelé à un front uni contre cette barbarie.

En compagnie de son frère et ami, le Président Burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, le Chef de l’Etat s’est rendu sur les lieux du drame et a insisté sur la mobilisation internationale pour rendre effective l’opérationnalisation du G5 Sahel.

Le Président en exercice de l’Union Africaine a également lancé un appel au monde arabe et les autres pays de l’Asie pour un soutien financier et logistique pour lutter contre le terrorisme qui, dit-il, frappe tout le monde et ruine nos économies.

Le Bureau de Presse de la Présidence

 
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Burkina: la lutte contre la pauvreté, "réponse définitive" au terrorisme (Alpha Condé)

2017/8/19

Aujourd'hui en Guinée La lutte contre la pauvreté constitue la réponse définitive au terrorisme", a estimé jeudi le président guinéen Alpha Condé, en visite à Ouagadougou où l'attaque perpétrée par des jihadistes présumés dimanche a fait 18 morts.

"Il y a une réponse immédiate (au terrorisme) qui est l'action militaire, mais la réponse définitive c'est la lutte contre la pauvreté et l'injustice", a affirmé le chef de l'Etat guinéen dans une déclaration à la presse au palais présidentiel de Ouagadougou, soulignant que "la pauvreté est le terreau du terrorisme".

"Nous ne pouvons vaincre le terrorisme, sauf si nous développons effectivement nos pays. Pour vaincre définitivement le terrorisme, c'est le développement économique, la justice sociale, l'amélioration des conditions de vie des couches les plus vulnérables", a insisté M. Condé, par ailleurs président en exercice de l'Union africaine.

Arrivé vers 16 heures (locales et GMT) à Ouagadougou, le président guinéen s'est rendu avec son homologue burkinabè Roch Marc Christian Kaboré sur les lieux de l'attentat de dimanche, où il a souhaité l'accompagnement des partenaires pour la mise en place du G5 sahel, la force régionale conjointe.

"Nous avons besoin d'être accompagnés par nos amis au point de vue des équipements, des financiers, et obtenir au moins des renseignements (...), nous avons fait un appel mais il faut encore mener des efforts pour trouver les 400 millions" d'euros, a-t-il indiqué.

"C'est nous qui devons-nous battre parce que c'est notre peuple. Mais nous avons besoin d'être accompagnés, a-t-il ajouté, espérant qu'avec la nouvelle attaque à Ouagadougou "nos amis le comprendront".

Les dirigeants des pays du G5 Sahel, soutenus par le président français Emmanuel Macron, avaient acté le 2 juillet à Bamako la constitution de cette force antijihadiste conjointe et débloqué des fonds pour commencer son déploiement en septembre-octobre.

Jusqu'à présent seulement 50 millions d'euros ont été promis sur les 450 jugés nécessaires.


AFP

 
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Burkina : Djibrill Bassolé est finalement inculpé pour « trahison »

2017/8/18

Aujourd'hui en Guinée Au Burkina Faso, le juge d'instruction en charge de l'enquête sur le coup d'État raté du général Gilbert Diendéré a finalement inculpé l'ancien ministre des Affaires étrangères de "trahison". Une décision qui soulage ses avocats pour qui Bassolé "n'a rien à craindre dans ce dossier".

Dans son ordonnance de règlement datée du 24 juillet dernier, le juge d’instruction abandonne la quasi totalité des charges – attentat à la sûreté de l’État, association de malfaiteurs, meurtre, coups et blessures volontaires – qui pesaient sur le général Djibrill Bassolé dans le cadre de l’enquête sur le coup d’État manqué de septembre 2015. Il n’est désormais accusé « que » de collusion avec des forces étrangères en vue d’attaquer le Burkina Faso. Une décision qui sonne pour l’ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Comparé et ses conseils comme une « victoire d’étape », en attendant que la chambre de contrôle ne donne son avis sur l’ordonnance du juge, ouvrant ou pas la voix à un éventuel procès qui devrait se tenir avant la fin de cette année.

Contacté par Jeune Afrique, un des avocats de Bassolé, qui a requis l’anonymat, se dit soulagé. « Il est évident que depuis le départ, Bassolé n’avait rien à voir avec le coup de force du régiment de sécurité présidentielle. Quand on regarde le dossier, le seul élément consistant pour l’accusation porte sur les écoutes téléphoniques. Malgré le fait que leur authenticité soit remise en cause et que l’on se sache pas d’où elles viennent, l’accusation à tenu mordicus à les avoir dans le dossier. Du coup, la seule charge solide sur laquelle l’accusation allait s’appuyer est bel et bien la trahison », déclare l’avocat.

« Guillaume Soro ne sera pas présent au procès »

Selon lui, le juge d’instruction fonde l’accusation sur la supposée conversation téléphonique entre Djibrill Bassolé et Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale ivoirienne. Or dit-il, une contre expertise réalisée par les conseils du général, qui n’a jamais été acceptée par le juge, révèle « qu’il ne s’agit pas d’une conversation téléphonique mais d’un montage ».

Si la chambre de contrôle est rigoureuse en droit, les supposées écoutes téléphoniques doivent être écartées du dossier », plaide l’avocat
Et de s’interroger : « Comment l’accusation va-t-elle continuer avec la charge de trahison alors que Guillaume Soro ne sera pas présent au procès ? Si la chambre de contrôle est rigoureuse en droit, les supposées écoutes téléphoniques doivent être écartées du dossier », plaide l’avocat.

Non-lieu pour deux proches de Bassolé

Fin juillet, le groupe de travail sur la détention arbitraire du Haut-commissaire aux droits de l’homme des Nations-Unies s’était prononcé en faveur d’une libération immédiate du général Bassolé. Jugeant » arbitraire » l’arrestation et la détention de Bassolé, le groupe avait également préconisé qu’il soit traduit devant un tribunal civil.

Toujours dans le dossier putsch raté, deux proches de l’ancien ministre des Affaires étrangères, à savoir son frère Nicodeme Bassolé et son ex-directeur du protocole, Halidou Sawadogo, qui étaient sous le coup de poursuites judiciaires, viennent de bénéficier d’un non-lieu.

JA

 
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Sport: La Secrétaire Général de la FIFA, Madame Fatma SAMOURA à Conakry

2017/8/18

Aujourd'hui en Guinée Arrivée aux environs de 15 heures 20 minutes, ce lundi 14 AOÛT 2017, en provenance d'Abidjan, en compagnie du Nigérien Idriss Issoufou, Chef du Protocole du Président de la Confédération Africaine de Football (CAF ), la Secrétaire Générale de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), Mme Fatma Samoura été accueillie à sa descente d'avion par le Président de la Fédération Guinéenne de Football, Mamadou Antonio Souare entouré des membres du Comité Exécutif et de ses principaux collaborateurs notamment le vice-président, Amadou Diaby Avenir Feguifoot, les Secrétaire Généraux, Ibrahima Barry Blasco et Maurice Koivogui, ainsi que par Mme Mariam Sy, ancienne Ministre du Tourisme en présence de la Presse sportive nationale et internationale.

Après une pause au Salon d'honneur de l'aéroport international Gbessia et le temps de situer la presse sur l'objet de sa visite de 48 heures à Conakry, le cortège de la patronne de l'administration de la FIFA s'est ébranlée vers sa résidence hôtelière officielle où elle profitera du repos que le Programme du séjour fixe pour la soirée de ce lundi.

Le programme du mardi 15 AOÛT 2017 prévoit une visite de Mme la Secrétaire Générale de la FIFA au siège de la Fédération Guinéenne de Football où Mme Fatma Samoura aura un entretien avec le Président de la Fédération Guinéenne de Football, Antonio Souare et les membres du Comité Exécutif. À l'issue de cette séance de travail, un déjeuner en l'honneur de Mme Samoura sera offert dans un restaurant de la place.

Dans l'après-midi, Mme la Secrétaire Générale de la FIFA, Mme Fatma Samoura, en compagnie du Président Antonio Souare et de quelques hauts cadres de la Fédération Guinéenne de Football, sera reçu en audience par le Chef de l'Etat Guinéen, le Président Alpha Condé.

Visite du Centre Sportif et de Loisirs de Yorokoguia du Président Antonio Souare et du Centre Technique National de Nongo et de l’Unité d’Hébergement des Equipes Nationales, financé par la FIFA, la Conférence de presse et un cocktail meublent la fin de Séjour de Mme la Secrétaire Générale de la FIFA, Fatma Samoura à Conakry, le mercredi 16 août 2017 qui prendra congé de la Fédération Guinéenne de Football aux environs 22 heures locales.

Abdoulaye Condé

 
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L’Arabie saoudite rouvre sa frontière avec le Qatar Pour permettre à ses pèlerins d'effectuer le Hadj

2017/8/17

Aujourd'hui en Guinée

Le roi Salmane a reçu un émissaire de Doha et a décidé de permettre aux pèlerins de se rendre à La Mecque. Le roi Salmane d’Arabie saoudite a ordonné l’ouverture de la frontière pour permettre aux Qataris d’effectuer le hadj, le pèlerinage de La Mecque, a annoncé mercredi 16 août l’agence de presse officielle saoudienne, SPA.

Cette décision, premier signe d’assouplissement de la tension diplomatique entre le royaume saoudien et l’émirat, a été annoncée après que le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane, a reçu un émissaire de Doha. Elle a été saluée par le ministre des affaires étrangères, Mohammed Ben Abdelrahman Al-Thani, qui a toutefois dénoncé la « politisation » de cet événement religieux.

Il s’agissait de la première rencontre de ce type depuis le 5 juin et la rupture des relations diplomatiques de Riyad avec Doha, une démarche qui avait été imitée par les Emirats arabes unis, le Bahreïn et l’Egypte.

Une première

Ces pays accusent le Qatar de soutenir des groupes extrémistes et de s’être trop rapproché de l’Iran chiite, le grand rival du royaume sunnite.

Le roi Salmane a ordonné que les pèlerins qataris soient autorisés « à entrer en Arabie saoudite par le passage frontalier, pour faire le pèlerinage », annonce le communiqué publié par SPA. Le roi a également ordonné l’envoi d’avions saoudiens à Doha pour transporter « tous les pèlerins qataris à ses frais vers la ville de Djedda », toujours selon SPA.

Cette ouverture est une première depuis la fermeture totale par l’Arabie saoudite et ses alliés de toutes leurs liaisons terrestres, aériennes et maritimes avec le Qatar. Ces mesures s’étaient accompagnées d’autres mesures de rétorsion économiques.

Le souverain a aussi ordonné que des avions privés appartenant aux lignes aériennes saoudiennes soient envoyés à l’aéroport de Doha « pour transporter tous les pèlerins qataris à ses frais », a ajouté l’agence.

Pendant la rencontre, l’émissaire de Doha a « souligné que les relations entre le royaume d’Arabie saoudite et le Qatar sont des relations fraternelles ancrées dans l’histoire ». Le prince Mohammed a abondé, évoquant « la profondeur des relations historiques » entre les peuples saoudien et qatari, ainsi qu’entre leurs dirigeants. Des termes qui n’étaient plus utilisés depuis le début de la crise du Golfe, en dépit de multiples tentatives de médiation du Koweït et des Etats-Unis, notamment.

La Commission des droits de l’homme au Qatar a salué la décision, qu’elle considère comme « un pas en avant pour retirer les obstacles et difficultés » auxquelles étaient confrontés les pèlerins qataris à deux semaines du hadj.

Intérêts économiques

En juillet, les autorités qataries avaient accusé Riyad de menacer le pèlerinage à La Mecque en refusant de garantir la sécurité de leurs pèlerins. Les autorités saoudiennes refusaient également que ces pèlerins arrivent directement de Doha à bord de vols de la compagnie Qatar Airways, qui ne peut plus survoler l’espace aérien saoudien.

Depuis le début de la crise diplomatique, Doha a toujours nié les accusations de l’Arabie saoudite et de ses alliés, y voyant plutôt une volonté d’étrangler son économie.

Le Qatar refuse les exigences de ses frères ennemis

Fort d’une population d’à peine 2,6 millions de personnes, dont 80 % d’étrangers, le minuscule émirat gazier est l’un des pays les plus riches du monde en termes de PIB par habitant, selon les statistiques du Fonds monétaire international. Le Qatar gère notamment un fonds souverain doté de 330 millions de dollars, fonds qui a multiplié ses investissements à l’étranger.

Mais des analystes, comme Ali Shihabi, de l’Arabia Foundation à Washington, ont mis en garde contre tout excès d’optimisme après l’annonce de mercredi soir. Ce dernier a estimé qu’il s’agissait d’un simple « geste de bonne volonté » de l’Arabie à l’égard du peuple qatari.

AFP

 
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Des pluies diluviennes font plus de 300 morts en Sierra Leone

2017/8/15

Aujourd'hui en Guinée Des pluies torrentielles accompagnées de coulées de boue et de glissements de terrain ont surpris en pleine nuit les habitants de la capitale de la Sierra Leone, Freetown, faisant au moins 312 morts et 2.000 sans-abris selon un bilan qui risque encore de s’alourdir.

Ces inondations, qui font d’ores et déjà partie des plus meurtrières en Afrique au cours des 20 dernières années, sont survenues vers 4 heures du matin, selon des témoins.

Un journaliste de l’AFP présent sur les lieux de la catastrophe après le lever du jour a vu des corps de victimes portés à bout de bras par des habitants et des maisons submergées par des coulées de boue dans deux quartiers de la ville, où des rues se sont transformées en rivières en crue.

Tout au long de la journée, le bilan n’a fait que s’alourdir: d’abord 18 morts, selon la Croix Rouge locale, puis 180, selon une source hospitalière. Dans l’après-midi, il est monté à 312 morts, selon un nouveau décompte de la Crois Rouge.

Mais il pourrait être encore plus élevé au final, a expliqué un porte-parole de la Croix Rouge, Patrick Massaquoi, alors que les services de secours étaient toujours dans les quartiers où des maisons ont été emportées par des glissements de terrain.

Corps entremêlés

A la morgue de l’hôpital Connaught, l’espace manquait pour accueillir tous les corps, dont ceux de nombreux enfants, a expliqué à l’AFP un employé de l’hôpital, Mohamed Sinneh.
D’autres corps étaient emmenés vers des morgues privées, a-t-il ajouté.

Des images impressionnantes diffusées par des médias locaux montraient des habitants traversant des rues avec de l’eau jusqu’à la taille et des corps étendus sur des sols détrempés.

De violents torrents d’eau rougie par la boue dévalaient des collines entre des petites maisons aux toits en tôle ondulée.

Une ONG locale, Society 4 Climate Change Communication (S4CCC-SL), a publié sur Twitter des photos de cadavres, dont une montrant cinq corps entremêlés et maculés de terre, dont celui d’au moins deux femmes et d’une petite fille.
Une partie de la colline surplombant le quartier de Regent s’est effondrée sur des habitations, ont aussi rapporté les médias locaux.

Six mois de pluie par an

Fatmata Sessay, qui vit au sommet d’une colline dans le quartier de Juba, a expliqué qu’elle-même, son mari et leurs trois enfants avaient été réveillés vers 04H30 du matin par de fortes précipitations s’abattant sur leur maison en terre, qui a ensuite été inondée.

La famille a réussi à s’échapper en montant sur le toit. « Nous avons tout perdu, nous n’avons plus d’endroit pour dormir », a-t-elle expliqué à l’AFP.

« Plus de 2.000 personnes sont sans abri », a estimé une responsable des services de secours, Candy Rogers, alors que la Sierra Leone est l’un des pays les plus pauvres d’Afrique avec environ 60% de sa population vivant sous le seuil de pauvreté selon les Nations unies.

Il pleut six mois par an et les inondations constituent un danger récurrent à Freetown, ville surpeuplée d’environ 1,2 million d’habitants où des habitations précaires sont régulièrement emportées par des pluies torrentielles.

En septembre 2015, des inondations avaient fait 10 morts et quelque 9.000 sans-abris dans la capitale de ce pays anglophone d’Afrique de l’Ouest.

Le ministre de la Santé avait à l’époque mis en garde contre les risques accrus de maladies liées à l’eau, comme le choléra.

Avec la Guinée et le Liberia, la Sierra Leone fait partie des pays d’Afrique de l’Ouest qui ont été les plus affectés par une épidémie d’Ebola entre 2013 et 2016 qui a fait plus de 11.300 morts et contaminée près de 29.000 personnes.

D’une manière générale, l’Afrique est régulièrement confrontée à des inondations meurtrières: plus de 6.000 morts entre octobre 1997 et janvier 1998 dans l’Est du continent (Somalie, Ethiopie, Kenya, Tanzanie, Ouganda), 764 morts et 125 disparus en Algérie en novembre 2001 ou encore au moins 377 morts pendant la saison des pluies 2010 en Afrique de l’Ouest.

Avec AFP

 
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Burkina : Au moins 18 morts à Ouagadougou après l’attaque terroriste contre le café-restaurant Aziz Istanbul

2017/8/14

Aujourd'hui en Guinée Dix-huit personnes ont été tuées dimanche soir dans une attaque terroriste menée contre un café-restaurant situé en plein cœur de la capitale burkinabè, selon le bilan provisoire annoncé lundi matin par le gouvernement dans un communiqué. Les forces de sécurité ont mené un assaut vers 4 heures du matin contre les terroristes retranchés dans le bâtiment.

Après de longs et nourris échanges de tirs, l’assaut des forces spéciales burkinabè a pris fin, ce lundi aux environs de 5h TU mais à l’aube, le périmètre autour du café-restaurant Aziz Istanbul restait bouclé. La police scientifique était déployée sur le site et le procureur de la République devait se rendre sur le terrain. Une enquête a été ouverte après cette attaque qualifiée de « terroriste » par les autorités. Selon Remis Dandjinou, le ministre isde la Communication et porte-parole du gouvernement, 18 personnes ont été tuées, dont deux terroristes. Parmi les victimes se trouvent des « Burkinabè » et des « étrangers », a-t-il expliqué sans plus de précisions.

Cette nouvelle nuit d’horreur à Ouagadougou a débuté aux environs de 21 heures lorsque le café-restaurant Aziz-Istanbul situé sur l’avenue huppée et centrale Kwame Nkrumah a été pris pour cible. Certains témoins ont évoqué des assaillants venus à moto, d’autres ont parlé d’un 4X4. Selon un serveur du café-restaurant, « trois hommes sont arrivés à bord d’un véhicule 4×4, sont descendus du véhicule et ont ouvert le feu sur les clients assis sur la terrasse » de ce café fréquenté par une clientèle expatriée.

Prise d’otage avant l’assaut

Arrivée rapidement, la police a évacué des civils avant l’arrivée de l’armée et de la gendarmerie, et les tirs, nourris au départ, sont ensuite devenus sporadiques, a rapporté un journaliste de l’AFP. Des assaillants se sont ensuite retranchés dans les étages de l’immeuble avec des otages, avant que les forces spéciales ne lancent l’assaut. Le ministre de la Communication a confirmé lors d’un point presse lundi matin que « des personnes ont été retenues » par les assaillants, et que « certaines ont été relâchées », mais sans donner plus de détails.

« Actuellement nous sommes débordés », a confié un chirurgien. « Nous avons reçu une dizaine de blessés, dont trois qui sont décédés. La situation des autres blessés est très critique. Trois sont pris en charge actuellement en bloc opératoire ». « Nous avons évacué onze personnes mais un (homme) est décédé dès notre arrivée à l’hôpital. Il s’agit d’un Turc. Une dame a également succombé à ses blessures à l’hôpital », a déclaré un ambulancier.

L’avenue s’est vidée de ses passants immédiatement après l’attaque, seuls des véhicules des forces de sécurité et des ambulances restant sur les lieux. Le maire de Ouagadougou, Armand Béouindé, le ministre de la Sécurité, Simon Compaoré, et le ministre de l’Énergie, Alpha Omar Dissa, sont arrivés sur les lieux de l’attaque peu de temps après.

Même avenue et même mode opératoire qu’en janvier 2016

Cette attaque rappelle celle menée le 15 janvier 2016, à seulement quelques centaines de mètres de là. Déjà sur l’avenue Kwame N’Krumah, des terroristes avaient alors pris pour cible le Café Cappuccino, l’hôtel Splendid, l’hôtel Yibi puis le café Taxi-Brousse, selon un mode opératoire semblable. C’était la première fois que la capitale burkinabè était ainsi la cible d’une attaque terroriste. Revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), cette attaque avait fait 30 morts et 71 blessés, en majorité des étrangers.

Frontalier du Mali et du Niger, le Burkina Faso est le théâtre d’attaques jihadistes régulières depuis 2015. En décembre 2016, une douzaine de soldats burkinabè avaient été tués dans une attaque contre un détachement de l’armée basé dans le nord du pays. En octobre 2016, une précédente attaque avait fait six morts, quatre militaires et deux civils. Plusieurs enlèvements ont aussi été perpétrés, de Burkinabè comme d’étrangers. Un Australien et un Roumain, enlevés en 2015, sont toujours captifs de groupes islamistes liés à Al-Qaida.

Le Burkina Faso, petit État sahélien d’Afrique de l’Ouest, pauvre et enclavé, a réaffirmé le 18 juillet la nécessité de « lutter contre le terrorisme » avec son voisin la Côte d’Ivoire, également touchée par un attentat jihadiste en 2016 (19 morts à Grand Bassam). Le Mali voisin a aussi été le théâtre de plusieurs attaques visant des étrangers : contre le restaurant La Terrasse (mars 2015, cinq morts), contre l’hôtel Radisson (août 2015, 13 morts), et dernièrement, en juin, contre un écolodge près de Bamako (cinq morts).

AFP

 
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Alpha à Ouaga
Le Prési en exercice de l'UA sur les lieux de l'attaque
Au tour de Bathily de parler
« ma société ADS n’a jamais bénéficié d’un marché de gré à gré ni en Guinée, ni ailleurs »
Dépêches
L'UA/Nord-Mali
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