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17 Août 2017 - 18h34

L’Arabie saoudite rouvre sa frontière avec le Qatar Pour permettre à ses pèlerins d'effectuer le Hadj

2017/8/17

Aujourd'hui en Guinée

Le roi Salmane a reçu un émissaire de Doha et a décidé de permettre aux pèlerins de se rendre à La Mecque. Le roi Salmane d’Arabie saoudite a ordonné l’ouverture de la frontière pour permettre aux Qataris d’effectuer le hadj, le pèlerinage de La Mecque, a annoncé mercredi 16 août l’agence de presse officielle saoudienne, SPA.

Cette décision, premier signe d’assouplissement de la tension diplomatique entre le royaume saoudien et l’émirat, a été annoncée après que le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane, a reçu un émissaire de Doha. Elle a été saluée par le ministre des affaires étrangères, Mohammed Ben Abdelrahman Al-Thani, qui a toutefois dénoncé la « politisation » de cet événement religieux.

Il s’agissait de la première rencontre de ce type depuis le 5 juin et la rupture des relations diplomatiques de Riyad avec Doha, une démarche qui avait été imitée par les Emirats arabes unis, le Bahreïn et l’Egypte.

Une première

Ces pays accusent le Qatar de soutenir des groupes extrémistes et de s’être trop rapproché de l’Iran chiite, le grand rival du royaume sunnite.

Le roi Salmane a ordonné que les pèlerins qataris soient autorisés « à entrer en Arabie saoudite par le passage frontalier, pour faire le pèlerinage », annonce le communiqué publié par SPA. Le roi a également ordonné l’envoi d’avions saoudiens à Doha pour transporter « tous les pèlerins qataris à ses frais vers la ville de Djedda », toujours selon SPA.

Cette ouverture est une première depuis la fermeture totale par l’Arabie saoudite et ses alliés de toutes leurs liaisons terrestres, aériennes et maritimes avec le Qatar. Ces mesures s’étaient accompagnées d’autres mesures de rétorsion économiques.

Le souverain a aussi ordonné que des avions privés appartenant aux lignes aériennes saoudiennes soient envoyés à l’aéroport de Doha « pour transporter tous les pèlerins qataris à ses frais », a ajouté l’agence.

Pendant la rencontre, l’émissaire de Doha a « souligné que les relations entre le royaume d’Arabie saoudite et le Qatar sont des relations fraternelles ancrées dans l’histoire ». Le prince Mohammed a abondé, évoquant « la profondeur des relations historiques » entre les peuples saoudien et qatari, ainsi qu’entre leurs dirigeants. Des termes qui n’étaient plus utilisés depuis le début de la crise du Golfe, en dépit de multiples tentatives de médiation du Koweït et des Etats-Unis, notamment.

La Commission des droits de l’homme au Qatar a salué la décision, qu’elle considère comme « un pas en avant pour retirer les obstacles et difficultés » auxquelles étaient confrontés les pèlerins qataris à deux semaines du hadj.

Intérêts économiques

En juillet, les autorités qataries avaient accusé Riyad de menacer le pèlerinage à La Mecque en refusant de garantir la sécurité de leurs pèlerins. Les autorités saoudiennes refusaient également que ces pèlerins arrivent directement de Doha à bord de vols de la compagnie Qatar Airways, qui ne peut plus survoler l’espace aérien saoudien.

Depuis le début de la crise diplomatique, Doha a toujours nié les accusations de l’Arabie saoudite et de ses alliés, y voyant plutôt une volonté d’étrangler son économie.

Le Qatar refuse les exigences de ses frères ennemis

Fort d’une population d’à peine 2,6 millions de personnes, dont 80 % d’étrangers, le minuscule émirat gazier est l’un des pays les plus riches du monde en termes de PIB par habitant, selon les statistiques du Fonds monétaire international. Le Qatar gère notamment un fonds souverain doté de 330 millions de dollars, fonds qui a multiplié ses investissements à l’étranger.

Mais des analystes, comme Ali Shihabi, de l’Arabia Foundation à Washington, ont mis en garde contre tout excès d’optimisme après l’annonce de mercredi soir. Ce dernier a estimé qu’il s’agissait d’un simple « geste de bonne volonté » de l’Arabie à l’égard du peuple qatari.

AFP

 
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Des pluies diluviennes font plus de 300 morts en Sierra Leone

2017/8/15

Aujourd'hui en Guinée Des pluies torrentielles accompagnées de coulées de boue et de glissements de terrain ont surpris en pleine nuit les habitants de la capitale de la Sierra Leone, Freetown, faisant au moins 312 morts et 2.000 sans-abris selon un bilan qui risque encore de s’alourdir.

Ces inondations, qui font d’ores et déjà partie des plus meurtrières en Afrique au cours des 20 dernières années, sont survenues vers 4 heures du matin, selon des témoins.

Un journaliste de l’AFP présent sur les lieux de la catastrophe après le lever du jour a vu des corps de victimes portés à bout de bras par des habitants et des maisons submergées par des coulées de boue dans deux quartiers de la ville, où des rues se sont transformées en rivières en crue.

Tout au long de la journée, le bilan n’a fait que s’alourdir: d’abord 18 morts, selon la Croix Rouge locale, puis 180, selon une source hospitalière. Dans l’après-midi, il est monté à 312 morts, selon un nouveau décompte de la Crois Rouge.

Mais il pourrait être encore plus élevé au final, a expliqué un porte-parole de la Croix Rouge, Patrick Massaquoi, alors que les services de secours étaient toujours dans les quartiers où des maisons ont été emportées par des glissements de terrain.

Corps entremêlés

A la morgue de l’hôpital Connaught, l’espace manquait pour accueillir tous les corps, dont ceux de nombreux enfants, a expliqué à l’AFP un employé de l’hôpital, Mohamed Sinneh.
D’autres corps étaient emmenés vers des morgues privées, a-t-il ajouté.

Des images impressionnantes diffusées par des médias locaux montraient des habitants traversant des rues avec de l’eau jusqu’à la taille et des corps étendus sur des sols détrempés.

De violents torrents d’eau rougie par la boue dévalaient des collines entre des petites maisons aux toits en tôle ondulée.

Une ONG locale, Society 4 Climate Change Communication (S4CCC-SL), a publié sur Twitter des photos de cadavres, dont une montrant cinq corps entremêlés et maculés de terre, dont celui d’au moins deux femmes et d’une petite fille.
Une partie de la colline surplombant le quartier de Regent s’est effondrée sur des habitations, ont aussi rapporté les médias locaux.

Six mois de pluie par an

Fatmata Sessay, qui vit au sommet d’une colline dans le quartier de Juba, a expliqué qu’elle-même, son mari et leurs trois enfants avaient été réveillés vers 04H30 du matin par de fortes précipitations s’abattant sur leur maison en terre, qui a ensuite été inondée.

La famille a réussi à s’échapper en montant sur le toit. « Nous avons tout perdu, nous n’avons plus d’endroit pour dormir », a-t-elle expliqué à l’AFP.

« Plus de 2.000 personnes sont sans abri », a estimé une responsable des services de secours, Candy Rogers, alors que la Sierra Leone est l’un des pays les plus pauvres d’Afrique avec environ 60% de sa population vivant sous le seuil de pauvreté selon les Nations unies.

Il pleut six mois par an et les inondations constituent un danger récurrent à Freetown, ville surpeuplée d’environ 1,2 million d’habitants où des habitations précaires sont régulièrement emportées par des pluies torrentielles.

En septembre 2015, des inondations avaient fait 10 morts et quelque 9.000 sans-abris dans la capitale de ce pays anglophone d’Afrique de l’Ouest.

Le ministre de la Santé avait à l’époque mis en garde contre les risques accrus de maladies liées à l’eau, comme le choléra.

Avec la Guinée et le Liberia, la Sierra Leone fait partie des pays d’Afrique de l’Ouest qui ont été les plus affectés par une épidémie d’Ebola entre 2013 et 2016 qui a fait plus de 11.300 morts et contaminée près de 29.000 personnes.

D’une manière générale, l’Afrique est régulièrement confrontée à des inondations meurtrières: plus de 6.000 morts entre octobre 1997 et janvier 1998 dans l’Est du continent (Somalie, Ethiopie, Kenya, Tanzanie, Ouganda), 764 morts et 125 disparus en Algérie en novembre 2001 ou encore au moins 377 morts pendant la saison des pluies 2010 en Afrique de l’Ouest.

Avec AFP

 
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Burkina : Au moins 18 morts à Ouagadougou après l’attaque terroriste contre le café-restaurant Aziz Istanbul

2017/8/14

Aujourd'hui en Guinée Dix-huit personnes ont été tuées dimanche soir dans une attaque terroriste menée contre un café-restaurant situé en plein cœur de la capitale burkinabè, selon le bilan provisoire annoncé lundi matin par le gouvernement dans un communiqué. Les forces de sécurité ont mené un assaut vers 4 heures du matin contre les terroristes retranchés dans le bâtiment.

Après de longs et nourris échanges de tirs, l’assaut des forces spéciales burkinabè a pris fin, ce lundi aux environs de 5h TU mais à l’aube, le périmètre autour du café-restaurant Aziz Istanbul restait bouclé. La police scientifique était déployée sur le site et le procureur de la République devait se rendre sur le terrain. Une enquête a été ouverte après cette attaque qualifiée de « terroriste » par les autorités. Selon Remis Dandjinou, le ministre isde la Communication et porte-parole du gouvernement, 18 personnes ont été tuées, dont deux terroristes. Parmi les victimes se trouvent des « Burkinabè » et des « étrangers », a-t-il expliqué sans plus de précisions.

Cette nouvelle nuit d’horreur à Ouagadougou a débuté aux environs de 21 heures lorsque le café-restaurant Aziz-Istanbul situé sur l’avenue huppée et centrale Kwame Nkrumah a été pris pour cible. Certains témoins ont évoqué des assaillants venus à moto, d’autres ont parlé d’un 4X4. Selon un serveur du café-restaurant, « trois hommes sont arrivés à bord d’un véhicule 4×4, sont descendus du véhicule et ont ouvert le feu sur les clients assis sur la terrasse » de ce café fréquenté par une clientèle expatriée.

Prise d’otage avant l’assaut

Arrivée rapidement, la police a évacué des civils avant l’arrivée de l’armée et de la gendarmerie, et les tirs, nourris au départ, sont ensuite devenus sporadiques, a rapporté un journaliste de l’AFP. Des assaillants se sont ensuite retranchés dans les étages de l’immeuble avec des otages, avant que les forces spéciales ne lancent l’assaut. Le ministre de la Communication a confirmé lors d’un point presse lundi matin que « des personnes ont été retenues » par les assaillants, et que « certaines ont été relâchées », mais sans donner plus de détails.

« Actuellement nous sommes débordés », a confié un chirurgien. « Nous avons reçu une dizaine de blessés, dont trois qui sont décédés. La situation des autres blessés est très critique. Trois sont pris en charge actuellement en bloc opératoire ». « Nous avons évacué onze personnes mais un (homme) est décédé dès notre arrivée à l’hôpital. Il s’agit d’un Turc. Une dame a également succombé à ses blessures à l’hôpital », a déclaré un ambulancier.

L’avenue s’est vidée de ses passants immédiatement après l’attaque, seuls des véhicules des forces de sécurité et des ambulances restant sur les lieux. Le maire de Ouagadougou, Armand Béouindé, le ministre de la Sécurité, Simon Compaoré, et le ministre de l’Énergie, Alpha Omar Dissa, sont arrivés sur les lieux de l’attaque peu de temps après.

Même avenue et même mode opératoire qu’en janvier 2016

Cette attaque rappelle celle menée le 15 janvier 2016, à seulement quelques centaines de mètres de là. Déjà sur l’avenue Kwame N’Krumah, des terroristes avaient alors pris pour cible le Café Cappuccino, l’hôtel Splendid, l’hôtel Yibi puis le café Taxi-Brousse, selon un mode opératoire semblable. C’était la première fois que la capitale burkinabè était ainsi la cible d’une attaque terroriste. Revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), cette attaque avait fait 30 morts et 71 blessés, en majorité des étrangers.

Frontalier du Mali et du Niger, le Burkina Faso est le théâtre d’attaques jihadistes régulières depuis 2015. En décembre 2016, une douzaine de soldats burkinabè avaient été tués dans une attaque contre un détachement de l’armée basé dans le nord du pays. En octobre 2016, une précédente attaque avait fait six morts, quatre militaires et deux civils. Plusieurs enlèvements ont aussi été perpétrés, de Burkinabè comme d’étrangers. Un Australien et un Roumain, enlevés en 2015, sont toujours captifs de groupes islamistes liés à Al-Qaida.

Le Burkina Faso, petit État sahélien d’Afrique de l’Ouest, pauvre et enclavé, a réaffirmé le 18 juillet la nécessité de « lutter contre le terrorisme » avec son voisin la Côte d’Ivoire, également touchée par un attentat jihadiste en 2016 (19 morts à Grand Bassam). Le Mali voisin a aussi été le théâtre de plusieurs attaques visant des étrangers : contre le restaurant La Terrasse (mars 2015, cinq morts), contre l’hôtel Radisson (août 2015, 13 morts), et dernièrement, en juin, contre un écolodge près de Bamako (cinq morts).

AFP

 
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Des officiers africains à la tête des forces de paix sur le continent, nouvelle règle ou exception ?

2017/8/11

Aujourd'hui en Guinée Le lieutenant-général kényan Leonard Muriuki Ngondi a été nommé mardi 8 août commandant de la Minuad au Darfour. Une désignation qui porte désormais à cinq sur huit le nombre d'Africains à la tête des opérations de maintien de la paix sur le continent.

« C’est une évolution positive : les natifs du continent sont de plus en plus désignés pour commander les Casques bleus au sein des opérations de maintien de la paix en Afrique. » Jean Delors Biyogue-Bi-Ntougou, spécialiste entre autre des mécanismes africains de paix et de sécurité, estime même que cette « tendance est en train de devenir une règle ».

Dernière illustration en date : le mardi 8 août, António Guterres, secrétaire général de l’ONU, et Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine (UA), ont annoncé la nomination du lieutenant-général kényan Muriuki Ngondi comme commandant de la force hybride ONU-UA au Darfour (Minuad), en remplacement du général pakistanais Fida Malik.

Qui sont les officiers africains qui commandent les Casques bleus ?

Fin décembre 2015, à la tête du commandement militaire de la Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco), c’est un haut-officier brésilien, Carlos Alberto dos Santos Cruz, qui a laissé sa place au général de corps d’armée Derrick Mbuyiselo Mgwebi, de nationalité sud-africaine. Ils ne sont d’ailleurs aujourd’hui que deux non-Africains à diriger des Casques bleus sur le continent : le Général de division chinois Wang Xiaojun à la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) et le général de division belge Jean-Paul Deconinck à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies au Mali (Minusma).

Après le limogeage du général kényan Johnson Mogoa Kimani Ondieki, commandant de la force de l’ONU au Soudan du Sud (Minuss) pour de « graves lacunes identifiées » en novembre, cinq opérations de maintien de la paix sur les huit encore présentes en Afrique sont dirigées, du point de vue militaire, par des officiers originaires du continent, ressortissants du Nigeria, du Sénégal, de l’Afrique du Sud, du Kenya et de l’Éthiopie.

Sont-ils compétents pour diriger les Casques bleus ?

Formés, pour la plupart, dans une des grandes écoles militaires du monde, la question de la compétence et de la capacité de ces officiers africains à commander des troupes onusiennes ne devrait pas se poser. D’autant qu’ils participent également à des « programmes de renforcement des capacités africaines en matière de maintien de la paix », mis en place par l’ONU et l’Union européenne.

Cette réappropriation en cours de la direction des forces onusiennes par les Africains permet par ailleurs de « sortir du regard colonialiste que l’on pouvait poser sur la question », estime Jean Delors Biyogue-Bi-Ntougou, qui participe aussi au Réseau de recherche sur les opérations de paix (ROP). « Pour plusieurs chefs d’État africains, le fait d’envoyer des officiers occidentaux ou d’autres pays aux commandes des opérations de maintien de la paix chez eux signifiait l’immaturité de l’Afrique à gérer elle-même ses propres problèmes de paix et de sécurité », rappelle le chercheur.

Le problème, c’est la capacité des officiers africains à résister aux pressions des États

En conséquence, « ces cinq dernières années, l’ONU s’est résolue à travailler en étroite collaboration avec l’UA sur tout ce qui concerne les opérations de maintien de la paix et de prévention de la sécurité, en donnant un rôle majeur à l’organisation continentale. Celle-ci délègue à son tour les responsabilités aux organisations économiques régionales (CEEAC, Cedeao, Igad…) qui disposent chacune désormais d’un programme Paix et Sécurité », poursuit-il.

Pourquoi faut-il des gardes-fous ?

Mais cette africanisation des processus de maintien de la paix en Afrique nécessite quelques gardes-fous. Car, comme le souligne notre expert, « le problème réside dans la capacité des officiers africains à résister aux pressions des États africains : si un général qui dirige une opération de maintien de la pays cède aux pressions de son pays d’origine, cela peut réduire dangereusement sa marge de manœuvre sur le terrain ».

Autre problématique : celle de la moralité. « Comment ces officiers africains se comportent-ils face à la corruption, aux problèmes d’éthique, à la politisation du mandat de l’ONU ? » interroge Biyongue-Bi-Ntougou. Pour l’instant, aucun des commandants africains n’ont été épinglés pour des manquements en la matière.

Voici le succinct profil de quelques uns de ces braves officiers

Balla Keïta
Général sénégalais de corps d'armée
Minusca (Centrafrique)

Après la mort du Camerounais Martin Chomu Tumenta, commandant de la force de la Mission de l'ONU en Centrafrique, Ban Ki-moon, alors secrétaire général des Nations unies, avait décidé, le 11 février 2016, de nommer un autre officier africain à ce poste. Son choix s'était alors porté sur le Sénégalais Balla Keïta, général de corps d'armée. Cet ancien inspecteur général des Forces armées sénégalaises n'en est pas à sa première expérience dans une opération de maintien de la paix. Diplômé de l'École militaire interarmes (Emia), en France, cet officier de 61 ans a occupé auparavant les fonctions de commandant adjoint de la force de l'Opération hybryde Union africaine-Nations unies au Darfour (MIinuad).

Salihu Zaway Uba
Général major nigérian
Minul (Liberia)

C'est depuis janvier 2015 que ce général major nigérian a succédé à l'officier kényan Leonard Muriuki Ngondi à la tête de la force de la Mission des Nations unies au Libéria (Minul). Salihu Zaway Uba, 58 ans, est un militaire expérimenté en matière d'opérations de maintien de la paix. Dès le début des années 1990, il a dirigé une brigade au sein de la Force de protection des Nations unies. Au Nigeria, le général major Uba était entre autres chargé de la formation et de la doctrine de commandement de l'armée.

Leonard Muriuki Ngondi
Lieutenant-général kényan
Minuad (Soudan)

Après le Libéria et la Sierra Leone où il a participé à des missions onusiennes, cet officier kényan de 58 ans a été nommé, le 8 août, commandant de la force de l'Opération hybride Union africaine-Nations unies au Darfour (Minuad). Jadis chef d'état-major de l'armée kényane, le lieutenant-général Leonard Muriuki Ngondi était jusqu'ici commandant du collège de défense nationale dans son pays.

JA

 
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Amy Collé Dieng , accusée d'avoir insulté Macky Sall , et Penda Bâ se retrouvent dans la meme Cellule

2017/8/9

Aujourd'hui en Guinée Amy Collé Dieng et Penda partagent la même cellule à la maison d’arrêt pour femmes du camp pénal, sis Liberté 6. Amy collé Dieng et Penda Bâ auront le temps de bien causer ensemble pour éviter de refaire des bêtises à l’avenir. Selon Libération, la chanteuse qui a été inculpée et placée sous mandat de dépôt, hier, s’est retrouvée dans la même cellule que Penda Ba, à la prison des femmes de Liberté 6.

A noter que concernant Amy Collé, accusée d'avoir insulté Macky Sall , ses avocats ont demandé sa libération car, ils estiment que le délit de diffusion de fausses nouvelles ajouté par le parquet dans l’accusation, ne reposerai sur rien.

SeneNews Premium

 
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Guinée : Alpha Condé nomme un ancien ministre de Gbagbo conseiller spécial

2017/8/9

Aujourd'hui en Guinée Le président de la République de Guinée, Alpha Condé, a nommé Ahoua Don Mello, ancien proche collaborateur de Laurent Gbagbo, conseiller spécial chargé des infrastructures.Alpha Condé est-il sur les traces de Félix Houphouët-Boigny et de Sékou Touré? Ces deux leaders, dans un élan panafricain, n’hésitaient pas à recourir à l’expertise africaine pour contribuer à l’éclosion de leurs pays respectifs.

Après Amara Essy, ami de longue date d’Alpha Condé, qui depuis la désignation de ce denier comme président en exercice de l’Union africaine conseille celui-ci sur les questions africaines et des institutions internationales, c’est au tour de l’Ivoirien d’Ahoua Don Mello, ancien DG du Benetd et dernier porte-parole du gouvernement Gbagbo, d’intégrer de plain-pied le sérail restreint du président Condé

Une nouvelle dont on espère ne pas avoir de retentissement du côté d’Abidjan.

(Les Afriques 09/08/17)

 
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Présidentielle au Rwanda : Victoire écrasante pour Paul Kagame, avec plus de 98% des voix

2017/8/5

Aujourd'hui en Guinée Le chef de l’État sortant Paul Kagame, qui dirige le Rwanda d'une main de fer depuis 23 ans, a obtenu une victoire écrasante à l'élection présidentielle, en étant réélu avec plus de 98% des voix, selon des résultats partiels divulgués samedi.

La Commission électorale (NEC) a publié dans la nuit des résultats portant sur 80% des bulletins dépouillés, qui donnent M. Kagame très largement en tête avec 98,66% des suffrages exprimés, ses deux adversaires recueillant chacun moins de 1%.

La NEC estime que 97% des 6,9 millions d’électeurs inscrits ont voté. Selon ces résultats partiels, l’indépendant Philippe Mpayimana obtient 0,72% des suffrages exprimés, et Frank Habineza, leader du Parti démocratique vert, le seul parti d’opposition au Rwanda, recueille 0,45% des voix.

« Nous pensons qu’à ce niveau, nous aurons les mêmes résultats demain (samedi matin, ndlr). Il n’y aura pas de changement après que nous ayons compté 100% des votes », a déclaré le président de la NEC, Kalisa Mbanda.

Dès le début de la soirée, alors que le scrutin s’était déroulé dans le calme vendredi, plusieurs centaines de personnes se sont réunies à Kigali devant un écran géant installé dans un gymnase proche du stade national, pour fêter la victoire attendue de M. Kagame.

– ‘Un homme exceptionnel’ –

« Nous fêtons Paul Kagame », a lancé un jeune homme dansant au rythme d’une musique pop assourdissante. « Un bon résultat c’est le FPR de Paul Kagame, mais on est confiant, il va gagner », a confié un autre, Bruce Iraguha, 22 ans.

Avant même le scrutin, une large victoire de M. Kagame, 59 ans, un visionnaire pour les uns, un despote pour les autres, qui briguait un troisième mandat de sept ans, était attendue.

Ses deux adversaires étaient passés quasiment inaperçus dans une campagne phagocytée par le Front patriotique rwandais (FPR), parti contrôlant toutes les sphères de la société de ce petit pays de la région des Grands Lacs.

Paul Kagame « a libéré le pays, il a stabilisé le pays, et maintenant on peut marcher dans tout le pays nuit et jour sans problème », a expliqué Jean-Baptiste Rutayisire, un entrepreneur de 54 ans, qui a voté dans le même bureau du centre de Kigali que le président.

« Il a fait beaucoup pour le pays et il continue (…), c’est un homme exceptionnel », a-t-il ajouté, en avouant ne pas connaître MM. Mpayimana et Habineza.

Conscient de n’avoir quasiment aucune chance de l’emporter, M. Habineza s’était cependant réjoui que pour « la première fois depuis 23 ans un parti d’opposition se trouve sur les bulletins de vote », dans un entretien téléphonique vendredi avec l’AFP. Dans le Rwanda post-génocide, seuls des candidats indépendants ou alliés à M. Kagame avaient jusque-là pu se présenter à l’élection présidentielle.

– Opposition de ‘façade’ –

En amont du scrutin, MM. Habineza et Mpayimana s’étaient plaints de nombreuses difficultés, dont le peu de temps à leur disposition pour lever des fonds et faire campagne.

Lors d’un récent meeting, M. Habineza avait assuré à l’AFP que placarder les couleurs de son parti avait été un vrai défi: « On nous a dit qu’on ne pouvait pas mettre nos drapeaux là où le FPR avait mis les siens, mais malheureusement le FPR a mis les siens partout! ».

AFP

 
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Sénégal : La majorité présidentielle remporte haut la main les législatives

2017/8/5

Aujourd'hui en Guinée La coalition menée par le parti du chef de l'Etat sénégalais Macky Sall a remporté les élections législatives de dimanche dans le pays, obtenant 125 sièges de députés sur 165, selon des résultats officiels communiqués par l'agence de presse sénégalaise APS.

La majorité présidentielle a obtenu 49,48% des suffrages exprimés, selon la Commission nationale de recensement des votes citée par APS, avec 1.663.447 voix. Elle obtient ainsi une majorité écrasante à l’Assemblée, avec 125 sièges sur 165.

La coalition de l’ex-président Abdoulaye Wade a remporté 19 sièges, avec 549.551 voix, tandis que la liste du maire de Dakar, Khalifa Sall, en a elle remporté sept, toujours selon APS.

Ces résultats, donnés dans la nuit de vendredi à samedi, doivent encore être confirmés par le Conseil constitutionnel.

Sur 165 sièges de l’Assemblée, élue pour cinq ans, 105, dont les 15 de la diaspora, sont pourvus au scrutin majoritaire, un système favorisant le parti arrivé premier dans chaque département, puisqu’il en rafle tous les sièges. Soixante autres sièges sont répartis à la proportionnelle.

Des résultats partiels annoncés jeudi donnaient la majorité victorieuse à Dakar. Ces résultats avaient été immédiatement contestés par le camp de Khalifa Sall, en prison depuis mars pour détournement de fonds présumé.

Dès lundi, la majorité avait revendiqué sa victoire, assurant avoir gagné dans 42 des 45 départements du pays.

Quelque 14 partis seront au total représentés à l’Assemblée nationale sénégalaise, dont dix qui auront chacun un député dans l’hémicycle, résume APS. Le scrutin a été marqué par une présence record de 47 listes, contre 24 en 2012.

Le taux de participation a été officiellement de près de 54% lors de ce scrutin. Plus de 6,2 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes dans quelque 14.000 bureaux au Sénégal et dans huit « départements de l’étranger ».

AFP

 
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Gambie : Yahya Jammeh et ses proches se voient retirer leurs passeports diplomatiques

2017/8/4

Aujourd'hui en Guinée Les autorités gambiennes ont retiré les passeports diplomatiques de l'ex-président Yahya Jammeh, de son épouse et de plusieurs de ses anciens ministres, a annoncé jeudi 3 août à l'AFP le ministère des Affaires étrangères gambien.

Le gouvernement gambien a retiré « les passeports diplomatiques à des membres de l’ancien régime dont le président Yahya Jammeh, son épouse Zeinab Jammeh et d’anciens ministres », a déclaré jeudi 3 août à l’AFP Saikou Ceesay, porte-parole du ministère des Affaires étrangères gambien.

« Cette liste concerne 271 personnes qui ne jouissent plus d’immunités diplomatiques. Elles doivent rendre leurs passeports diplomatiques quand elles cessent d’être des diplomates gambiens », a ajouté Saikou Ceesay.

AFP

 
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Côte d’Ivoire : Deux journalistes arrêtés pour « divulgation de fausses informations » sur Guillaume Soro

2017/8/1

Aujourd'hui en Guinée Deux journalistes ivoiriens ont été interpellés et détenus lundi 31 juillet à Abidjan pour « divulgation de fausses informations » après avoir écrit que les comptes du président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro, étaient gelés, a annoncé leur syndicat.

Dan Opeli, directeur de publication du Quotidien (opposition) et Yves Kuyo, journaliste, ont « été convoqués ce matin par la gendarmerie et gardés pour être présentés mardi au procureur de la République », a expliqué à l’AFP Guillaume Gbato, secrétaire général du Syndicat national des professionnels de la presse de Côte d’Ivoire (Synapp-CI).

Vendredi 28 juillet, le procureur avait déploré dans un communiqué que « les affirmations » parues dans le journal ce jour-là « sont fausses et mensongères (…) et qu’aucune enquête judiciaire n’a été diligentée par le parquet contre le président de l’Assemblée nationale, et ses comptes bancaires ne font l’objet d’aucune réquisition de gel de la part du procureur de la République ». Il ajoutait que le parquet avait demandé à la gendarmerie d’ouvrir une enquête et de lui amener les auteurs de l’article incriminé.

« Nous demandons la mise en liberté immédiate et sans condition des deux journalistes. On peut poursuivre la procédure en les laissant libres », a réagi Guillaume Gbato qui déplore « une violation inacceptable de la liberté de presse ».

AFP/JA

 
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Côte d’Ivoire : Guillaume Soro demande pardon aux Ivoiriens et à Laurent Gbagbo

2017/7/21

Aujourd'hui en Guinée En vue d'une réconciliation nationale, l'actuel président de l'Assemblée nationale ivoirienne et ex-chef de la rébellion Guillaume Soro a demandé jeudi « pardon aux Ivoiriens » et à l'ex-président Laurent Gbagbo.

« Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire a plus que besoin de pardon et de réconciliation. Je veux demander pardon aux Ivoiriens pour tout ce que j’ai pu faire […] à ce peuple qui a tant souffert. Je demande pardon à mes aînés […] et même au président Laurent Gbagbo », a déclaré à l’AFP Guillaume Soro, à qui l’on prête des ambitions présidentielles.

« La division fait du tort à nous tous. Ne nous divisons pas la Côte d’Ivoire ! Travaillons à la paix ! Dans les jours suivants, je serai plus engagé pour le pardon et la réconciliation. Même Gbagbo mérite que j’aille lui demander pardon. Je demanderai pardon à tout le monde », a-t-il ajouté, citant aussi l’ancien président Henri Konan Bédié, un des principaux acteurs de la crise, et l’actuel président Alassane Ouattara.

« Ne nous divisons pas ! »

« Ce dont la Côte d’ivoire a besoin, c’est de beaucoup plus de tolérance, de pardon, de réconciliation, de paix », a insisté Guillaume Soro. Premier ministre de 2011 à 2012, il a été le chef de la rébellion pendant la décennie de crise politico-militaire ivoirienne (entre 2002 et 2011), qui a fait des milliers de morts et scindé le pays en deux. Il est régulièrement accusé par ses détracteurs de « comploter » pour satisfaire ses ambitions présidentielles. « Ce sont des rumeurs, je n’en tiens pas compte », a-t-il assuré.

L’ancien président Laurent Gbagbo, âgé aujourd’hui de 72 ans, ainsi que Charles Blé Goudé, ancien chef du mouvement des Jeunes patriotes fidèles à Laurent Gbagbo, sont accusés à la Cour pénale internationale (CPI) de quatre chefs de crimes contre l’humanité : meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains. Les deux hommes ont plaidé non coupable.

Personne n’a intérêt à jouer contre la stabilité de la Côte d’Ivoire

Les violences avaient fait plus de 3 000 morts en cinq mois entre décembre 2010 et avril 2011 dans les deux camps, lors de la crise née du refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara, reconnu internationalement vainqueur de l’élection présidentielle de 2010.

« Personne n’a intérêt à jouer contre la stabilité de la Côte d’Ivoire […] Je tends la main. Je veux que tous les fils et filles du pays, nous puissions nous donner la main pour reconstruire l’unité et l’union. Ne nous divisons pas ! La division nous mènera droit à la catastrophe. Il faut sauver la Côte d’Ivoire ! Il faut bâtir la paix », a conclu Guillaume Soro.

Un contexte de mutineries

Ce discours intervient alors que la Côte d’Ivoire est secouée par des mutineries dans l’armée depuis le début de l’année. Celles-ci ont considérablement fragilisé l’équipe gouvernementale et surtout le président Alassane Ouattara. L’épicentre de ces mutineries était Bouaké, ancienne capitale de la rébellion dans le nord et fief de Guillaume Soro.

Le week-end dernier, trois soldats sont morts dans des tirs dans un camp militaire de Korhogo, grande ville du nord du pays. Et mercredi soir, de nouveaux incidents impliquant les forces de sécurité ont éclaté à Abidjan, faisant un mort, à 48 heures de l’ouverture des Jeux de la Francophonie dans la capitale économique ivoirienne, premier grand événement international organisé dans le pays depuis la fin de la crise.

Lors de la mutinerie de mai, les soldats révoltés à Bouaké avaient exhibé des armes provenant d’une cache située dans une maison présentée comme appartenant à Souleymane Kamagaté dit « Soul To Soul », chef du protocole du président de l’Assemblée nationale.

Ce dernier s’est gardé d’intervenir dans les mutineries, mais la présence d’anciens « ComZone » (chefs de régions rebelles) aux négociations sur la mutinerie a rappelé que ces ex-chefs rebelles étaient encore puissants.

JA avec AFP

 
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Côte d’Ivoire : Guillaume Soro demande pardon aux Ivoiriens et à Laurent Gbagbo

2017/7/21

Aujourd'hui en Guinée En vue d'une réconciliation nationale, l'actuel président de l'Assemblée nationale ivoirienne et ex-chef de la rébellion Guillaume Soro a demandé jeudi « pardon aux Ivoiriens » et à l'ex-président Laurent Gbagbo.

« Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire a plus que besoin de pardon et de réconciliation. Je veux demander pardon aux Ivoiriens pour tout ce que j’ai pu faire […] à ce peuple qui a tant souffert. Je demande pardon à mes aînés […] et même au président Laurent Gbagbo », a déclaré à l’AFP Guillaume Soro, à qui l’on prête des ambitions présidentielles.

« La division fait du tort à nous tous. Ne nous divisons pas la Côte d’Ivoire ! Travaillons à la paix ! Dans les jours suivants, je serai plus engagé pour le pardon et la réconciliation. Même Gbagbo mérite que j’aille lui demander pardon. Je demanderai pardon à tout le monde », a-t-il ajouté, citant aussi l’ancien président Henri Konan Bédié, un des principaux acteurs de la crise, et l’actuel président Alassane Ouattara.

« Ne nous divisons pas ! »

« Ce dont la Côte d’ivoire a besoin, c’est de beaucoup plus de tolérance, de pardon, de réconciliation, de paix », a insisté Guillaume Soro. Premier ministre de 2011 à 2012, il a été le chef de la rébellion pendant la décennie de crise politico-militaire ivoirienne (entre 2002 et 2011), qui a fait des milliers de morts et scindé le pays en deux. Il est régulièrement accusé par ses détracteurs de « comploter » pour satisfaire ses ambitions présidentielles. « Ce sont des rumeurs, je n’en tiens pas compte », a-t-il assuré.

L’ancien président Laurent Gbagbo, âgé aujourd’hui de 72 ans, ainsi que Charles Blé Goudé, ancien chef du mouvement des Jeunes patriotes fidèles à Laurent Gbagbo, sont accusés à la Cour pénale internationale (CPI) de quatre chefs de crimes contre l’humanité : meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains. Les deux hommes ont plaidé non coupable.

Personne n’a intérêt à jouer contre la stabilité de la Côte d’Ivoire

Les violences avaient fait plus de 3 000 morts en cinq mois entre décembre 2010 et avril 2011 dans les deux camps, lors de la crise née du refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara, reconnu internationalement vainqueur de l’élection présidentielle de 2010.

« Personne n’a intérêt à jouer contre la stabilité de la Côte d’Ivoire […] Je tends la main. Je veux que tous les fils et filles du pays, nous puissions nous donner la main pour reconstruire l’unité et l’union. Ne nous divisons pas ! La division nous mènera droit à la catastrophe. Il faut sauver la Côte d’Ivoire ! Il faut bâtir la paix », a conclu Guillaume Soro.

Un contexte de mutineries

Ce discours intervient alors que la Côte d’Ivoire est secouée par des mutineries dans l’armée depuis le début de l’année. Celles-ci ont considérablement fragilisé l’équipe gouvernementale et surtout le président Alassane Ouattara. L’épicentre de ces mutineries était Bouaké, ancienne capitale de la rébellion dans le nord et fief de Guillaume Soro.

Le week-end dernier, trois soldats sont morts dans des tirs dans un camp militaire de Korhogo, grande ville du nord du pays. Et mercredi soir, de nouveaux incidents impliquant les forces de sécurité ont éclaté à Abidjan, faisant un mort, à 48 heures de l’ouverture des Jeux de la Francophonie dans la capitale économique ivoirienne, premier grand événement international organisé dans le pays depuis la fin de la crise.

Lors de la mutinerie de mai, les soldats révoltés à Bouaké avaient exhibé des armes provenant d’une cache située dans une maison présentée comme appartenant à Souleymane Kamagaté dit « Soul To Soul », chef du protocole du président de l’Assemblée nationale.

Ce dernier s’est gardé d’intervenir dans les mutineries, mais la présence d’anciens « ComZone » (chefs de régions rebelles) aux négociations sur la mutinerie a rappelé que ces ex-chefs rebelles étaient encore puissants.

JA avec AFP

 
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En Arabie Saoudite, une femme arrêtée après s'être promenée en jupe

2017/7/19

Aujourd'hui en Guinée Dans une vidéo publiée sur Snapchat ce week-end et tournée dans une région conservatrice du royaume wahhabite, celle que certains présentent comme une mannequin locale apparaît bras et tête nus.

Sur la vidéo de quelques secondes, une jeune femme brune, filmée de dos, déambule dans une ruelle fortifiée en minijupe imprimée. La courte séquence, tournée dans l’une des régions les plus conservatrices d’Arabie Saoudite, a provoqué une vive polémique dans le royaume wahhabite où le code vestimentaire des femmes est très strictement réglementé, rapporte le Washington Post. Selon la télévision d'Etat citée par le quotidien américain, la jeune femme, présentée comme une mannequin saoudienne, a finalement été arrêtée, après avoir fait l’objet d’une enquête.

La vidéo de quelques secondes, publiée sur Snapchat ce week-end puis largement partagée sur Twitter, a été tournée dans le village de Ushaiger, un site historique situé à environ 200 kilomètres de la capitale Riyad.

Le port de l’abaya obligatoire

La jeune femme, tête nue, porte une jupe au-dessus du genou et un haut qui dévoile une partie de son ventre. Une tenue qui va à l’encontre des règles conservatrices en vigueur en Arabie Saoudite, qui applique une version ultra-rigoriste de l’islam. Le port de l’abaya, une robe longue et large, y est obligatoire, et les femmes sont traditionnellement tenues de couvrir leurs cheveux et leur visage avec un hijab, rappelle le Washington Post. Certaines portent un niqab, un voile intégral qui couvre le visage à l’exception des yeux. Les femmes ne sont pas non plus autorisées à conduire.

Finalement arrêtée, la jeune femme aurait reconnu avoir visité le site historique en compagnie d’un homme, mais affirme que les images ont été diffusées sur les réseaux sociaux à son insu, selon un porte-parole de la police cité par des médias saoudiens. Elle doit maintenant être transférée devant un représentant de la justice qui décidera de la détenir ou de la libérer, et d’engager ou non des poursuites. La police a affirmé vouloir «adopter les mesures nécessaires contre cette transgression (de l’ordre moral), en coordination avec les autorités compétentes».

Un acte de rébellion défendu par certains internautes

La diffusion de la vidéo avait donné lieu à un débat entre les internautes originaires du royaume ces derniers jours. Un hashtag réclamant que la jeune femme soit jugée a été créé par ceux qui considèrent que les femmes doivent respecter le code vestimentaire du pays : «Nous respectons les lois des autres pays lorsque nous nous y rendons, les visiteurs doivent respecter celles de notre pays», écrit ainsi l’écrivain saoudien Ibrahim al-Munayif sur son compte Twitter. Un autre internaute abonde : «En France, le niqab est interdit [dans l’espace public] et les femmes qui le portent s’exposent à une amende. En Arabie Saoudite, porter une abaya et des vêtements couvrants fait partie des lois du royaume.» Des versions retouchées (souvent grossièrement) de la vidéo, dans lesquelles les jambes dénudées sont recouvertes, ont également circulé.

La jeune femme a cependant reçu le soutien de plusieurs internautes, qui voient dans son geste un acte de rébellion contre la société ultra-conservatrice saoudienne. Certains dénoncent aussi le deux poids deux mesures en matière de code vestimentaire, les autorités étant bien moins regardantes sur les tenues des dignitaires étrangers. Les règles ne s’appliquent généralement pas non plus aux touristes, qui peuvent être vêtus à l’occidentale. Melania et Ivanka Trump étaient apparues en mai en jupe sans provoquer de remous, rappelle une internaute – même si leurs tenues étaient plus couvrantes.

Selon un sondage mené en 2014 et cité par le Washington Post, 63 % des Saoudiens estiment que les femmes devraient porter un niqab qui ne dévoile que les yeux, tandis que seulement 3 % jugent approprié d’avoir la tête découverte. Paradoxalement, selon la même étude, 47 % des sondés considèrent que les femmes devraient pouvoir être libres de choisir leur manière de se vêtir. Sans que l’on sache si selon eux, le choix des femmes doit être guidé par les normes sociales ou culturelles du pays.

Juliette Deborde

In Libé

 
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Photos : Melania Trump a-t-elle (discrètement) posé sa main sur la cuisse d'Emmanuel Macron ?

2017/7/18

Aujourd'hui en Guinée Sur Twitter, ils sont nombreux a réagir à l'un des clichés pris lors du dîner au Jules Verne qu'ont partagé les Macron et les Trump...Les deux présidents et leurs compagnes ont dîné , le 13 juillet 2017, au Jules Verne, au deuxième étage de la Tour Eiffel à Paris . C'est une suite de plats classiques, mettant le terroir français à l'honneur, que les invités ont pu déguster avec une vue imprenable sur la capitale parisienne.

Au menu : du pâté en croûte, des petits légumes du potager de la Reine farcis, une sole dorée à la sauce hollandaise, un filet de bœuf Rossini jus Périgueux Fraises des bois et un incontournable de la gastronomie française en dessert, un soufflé au chocolat. Le tout cuisiné par le chef étoilé Alain Ducasse.

Pour ce dîner entre "amis", la First Lady américaine avait choisi d'arborer une robe hommage aux couleurs de la République française. Une robe signée Hervé Pierre. Mais ce n'est pas sa tenue qui a le plus suscité de commentaires. Les internautes ont cru apercevoir, sur l'une des photos de cette réunion au sommet, la main de Melania sur la cuisse du président français. "La photo qui déclencha la 3e guerre mondiale", légendent même quelques petits malins.

En réalité, si vous regardez la photographie de plus prés, la belle Melania a bien la main posée sur une cuisse... mais la sienne.

Public

 
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Vingt-sept lentilles de contact retrouvées dans l’œil d'une patiente

2017/7/17

Aujourd'hui en Guinée Alors qu'elle pensait souffrir de sécheresse oculaire, une Britannique de 67 ans a découvert que 27 lentilles de contact se cachaient dans son oeil. L'équipe d'ophtalmologie de l'hôpital de Solihull, près de Birmingham en Angleterre, a fait une étonnante trouvaille. Fin 2016, alors qu'une femme de 67 ans venait se faire opérer d'une cataracte, les médecins ont découvert près d'une trentaine de lentilles de contact dans son oeil.

"Aucun de nous n’avait jamais vu ça", raconte Rupal Morjaria, responsable de la découverte, dans un article paru vendredi sur le site de la revue spécialisée Optometry Today. Une "masse bleuâtre" de 17 lentilles de contact collées les unes aux autres a d'abord été repérée, raconte-t-elle.

"Nous avons été stupéfaits de voir que la patiente ne l’avait pas sentie, car elle a dû provoquer un nombre important d’irritations", explique l'ophtalmologue.

Un deuxième examen a permis de découvrir dix autres lentilles dissimulées dans l'œil de la patiente, qui portait des lentilles mensuelles depuis 35 ans. Elle a confié qu'elle négligeait souvent ses rendez-vous chez son médecin et qu'elle attribuait son inconfort à une simple sécheresse oculaire et à son âge.

Si cette femme a avoué aller beaucoup mieux une quinzaine de jours plus tard, son opération de la cataracte a toutefois été repoussée, par prudence.
Des lentilles de contact qui permettent de zoomer en un clin d'œil

Info BFMTV

 
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Journalistes, levez-vous ( Par Johan Hufnagel )

2017/7/15

Aujourd'hui en Guinée Pris entre les critiques du public et des politiques, les professionnels de l’information doivent réinventer un métier en mutation. Ils ont déjà commencé. Merdias», «journalopes», «presstiputes», «laquais du pouvoir», «gauchiasses»… Voici, entre autres noms fleuris, comment sont qualifiés sur les réseaux sociaux ceux qui font profession d’informer. Une détestation sans filtre, anonyme, souvent doublée d’injures racistes et sexistes, qui peut virer au harcèlement. Mais assez logique : en France, le métier de journaliste, un temps reconnu comme respectable, reste depuis des années dans le wagon de tête des pires jobs à exercer. Avec celui de «responsables politiques». C’est peut-être pour cela, d’ailleurs, que ces derniers aiment bien taper dessus, avec le secret espoir de se refaire la cerise sur leur dos. Leur démagogie sans limite n’est pas la seule raison.

La campagne présidentielle a vu monter encore d’un cran le niveau de guéguerre que mènent les politiques à ceux qui essaient de ne pas subir la propagande : meetings mis en scène et filmés par les équipes de communication, interdiction de suivre des meetings, pressions diverses et variées, coups… Ce qui n’aura pas empêché la presse (le Canard, Mediapart, Libération, entre autres…) de soulever le tapis peu reluisant des rapports des élus avec l’argent public.

Le dragon du changement

Il n’y a pas que les journalistes politiques qui entendent voler les noms d’oiseaux et vivent sous pression. Les critiques de cinéma, par exemple, sont habitués depuis longtemps à vivre sous un double tir de barrage, entre les cinéastes et les spectateurs. Il n’y a bien que les reporters de guerre qui trouvent grâce, et encore il ne faut pas que leurs récits viennent contrecarrer les délires des conspirationnistes. Dans ce cas, leur prise de risque ne pèse guère…

Nous voilà donc pris entre deux feux. D’où la question provocante que nous posons, et qui sera débattue fort à propos au Festival du journalisme vivant, organisé jusqu’à dimanche à Autun par les revues XXI et 6 Mois : «Faut-il brûler les journalistes ?» Peut-être, oui. Il y a largement de quoi critiquer cette profession. Les raisons du discrédit sont réelles, même si elles dépassent le seul cadre du métier. Les maux sont connus, parfois justifiés, parfois fantasmés : perte d’indépendance, entre-soi, absence de «diversité» sociale et ethnique, suivisme, éthique en berne, collusion, absence de pluralisme. On peut ajouter fainéantise, manque de rigueur, d’humilité, de curiosité, rejet de toute critique, amour de la petite phrase, éditorialisme, etc., etc., etc. Les journalistes ont aussi commis des erreurs et ont été lents à les reconnaître. Les médias, qu’on évitera si possible de mettre tous dans le même sac, ont eu du mal à comprendre la révolution technologique, toujours en cours, et à enfourcher le dragon du changement.

Tout ceci est vrai, et plus que vrai. Et je dois avouer, moi-même, céder comme tout lecteur, téléspectateur ou auditeur, à la colère contre certains confrères. Nombre ne sont guère enclins à l’autocritique publique, mais souvent prêts à allumer les feux. Nous pourrions aussi ajouter un paragraphe spécifique à Libération. L’autocritique a ses limites.

Régler ses problèmes d’identité

Rangeons donc les allumettes. Le métier se réinvente et sait qu’il doit travailler au rétablissement de la confiance. Et il faut être, raisonnablement mais résolument, optimiste pour l’avenir. Car les périodes de ruptures sont propices aux changements. Que voyons-nous aujourd’hui, en France ? Les Français n’ont jamais autant lu, vu, entendu d’informations. Ils ont de la chance : médias traditionnels ou pure-players leur proposent en permanence toutes formes de récits et d’enquêtes, en images, en sons, en textes, en dessins… Le foisonnement et l’inventivité sont des briques nécessaires à la reconstruction du lien entre les lecteurs et ceux qui les informent. Voire consubstantielles aux nouveaux usages. Les premiers à avoir pris en compte les bouleversements du Web avaient espéré qu’en se glissant dans cette culture décentralisée, collaborative, de pair à pair, ils pourraient retrouver une légitimité, une proximité avec les lecteurs, parfois eux-mêmes producteurs de contenus.

Les nouvelles formes de distribution de contenus, avec leurs algorithmes de personnalisation, ont accéléré la polarisation de l’opinion, la diffusion des fausses nouvelles, l’impossibilité du débat, au lieu de valoriser la sérendipité, la connaissance et la subtilité. Mais l’idée de penser les usages des lecteurs et la production de l’information en parallèle est restée. S’ajuster à ces nouvelles règles et les dompter ne suffiront toutefois pas. Les médias qui aujourd’hui se réinventent avec succès et retissent les liens sont ceux qui règlent leurs problèmes d’identité. Peu importe qu’ils soient numériques ou analogiques. Qui sommes-nous ? A quoi servons-nous ? Quels sont nos combats, nos règles, nos priorités ? Ressemblons-nous aux lecteurs, auditeurs, téléspectateurs que nous voulons informer ? Il n’y a pas de réponse unique. Ni même l’assurance que ça fonctionne. Après tout, cela fait plus de cent cinquante ans qu’on veut mettre les journalistes au bûcher. A croire que, vous et nous, aimons jouer avec le feu.

In Libé

 
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Le dîner secret des couples Macron et Sarkozy à l'Élysée

2017/7/10

Aujourd'hui en Guinée L'ex-président et le chef de l'État se sont retrouvés mercredi 5 juillet au soir en compagnie de leurs épouses. Emmanuel Macron va également recevoir François Hollande. Emmanuel Macron avait été aux premières loges quand, en 2012, François Hollande, fraîchement élu, n'avait pas raccompagné son prédécesseur Nicolas Sarkozy et son épouse jusqu'à leur voiture, comme le veut l'usage.

Devenu président, il a donc pris soin d'entretenir de très bonnes relations avec l'ancien chef de l'État qu'il appelle très régulièrement depuis son arrivée à l'Élysée.

Mercredi dernier, le 5 juillet, le jour même de l'hommage rendu à Simone Veil aux Invalides, Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy, avec leurs épouses respectives Brigitte et Carla, ont dîné ensemble à l'Élysée. Les Macron et les Sarkozy étaient tous les quatre autour de la table. Un rendez-vous resté secret et qui n'avait pas spécialement vocation à être ébruité...
L'Elysée minimise

Contactée, la présidence confirme l'existence de ces agapes. «C'est un dîner privé qui s'inscrit dans une série de rencontres que le chef de l'État compte avoir avec ses prédécesseurs. Il souhaite les rencontrer dans un format informel», minimise-t-on. Emmanuel Macron devrait ainsi recevoir François Hollande. «Mais on ne sait pas quand... et on ne le saura pas, car le rendez-vous n'a pas vocation à être inscrit à l'agenda», assure un conseiller.

Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy entretiennent des contacts réguliers. «Ils se parlent souvent», confirme un sarkozyste. «Le président Macron a l'intelligence de ne pas sous-estimer l'expérience de Nicolas Sarkozy», analyse cet interlocuteur. Devant un autre, il y a quelques jours, Nicolas Sarkozy s'était amusé de la situation: «J'ai de bonnes et régulières sources à l'intérieur», avait-il glissé pour souligner qu'il restait très au fait de l'actualité politique.

Nicolas Sarkozy sera à nouveau aux côtés de l'actuel président de la République, le 14 juillet, pour le premier anniversaire des attentats de Nice.

Info Figaro

 
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Le jour où Jacob Zuma a décidé d’apprendre à lire et à écrire

2017/6/24

Aujourd'hui en Guinée Aîné de fratrie et orphelin de père avant ses trois ans, Jacob Zuma ne fréquente pas l’école. Alors que sa mère travaille comme domestique à Durban, la capitale de la province du Kwazulu-Natal, le petit garçon est confié à sa famille paternelle, à Nkandla, où il s’occupe du bétail.

Avec les collines et les forêts avoisinantes pour terrain de jeu, l’enfant et les autres gardiens de troupeau s’amusent à chasser les oiseaux, à tuer les serpents, à récolter le miel. Zuma s’exerce au combat au bâton, domaine dans lequel il excelle, mais l’école lui manque. À 7 ou 8 ans, il prend l’habitude d’emprunter les livres et les ardoises des écoliers des environs, pour tenter de déchiffrer ce qu’il y a dessus.

Des cours du soir

Un jour lui vient l’idée de solliciter Maria, une femme du village qui avait été scolarisée jusqu’à la fin du cycle primaire. Avec l’aval de sa mère et de ses oncles, le jeune Zuma met en place des cours du soir chez elle, moyennant une rémunération de deux shillings et six pence. Rapidement, d’autres garçons le rejoignent, parmi lesquels on trouve même des écoliers.

Sa persévérance lui permet d’apprendre à lire et à écrire dans sa langue natale. Par la suite, il améliorera son niveau d’éducation au contact des volontaires de l’ANC, dans lequel il s’engagera à l’âge de 17 ans.

Lu pour vous dans: Les secrets de jeunesse des présidents africains de JA

 
Henri Konan Bédié : « Guillaume Soro n’est pas intéressé par 2020, il me l’a dit »

2017/6/17

Aujourd'hui en Guinée Dans une interview exclusive parue dans l'édition actuelle de Jeune Afrique (18 au 24 juin 2017), le président du PDCI livre sa vision de la Côte d'Ivoire. Sans détour, il affirme qu'en 2020, le candidat du RHDP sera issu de son parti.

Il ne faut pas se fier à son allure débonnaire : à 83 ans, Henri Konan Bédié n’a rien d’un retraité. A la tête du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), il reste l’un des acteurs clés du jeu politique ivoirien. Dans son appartement parisien, entre des défenses d’Eléphants et des masques baoulés, il a reçu Jeune Afrique pour une interview exclusive dans laquelle il souhaite mettre un terme aux rumeurs et suppositions.

En 2020, « le PDCI aura un candidat. Ce sera le candidat unique du RHDP (Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix) », affirme sans ambages l’ancien chef d’Etat ivoirien. Alors qu’à trois ans et demi de l’échéance, l’élection présidentielle de 2020 est déjà dans les esprits, il dissipe les doutes de certains de ses militants. « L’alternance, c’est bien ce que dit l’appel de Daoukro », poursuit-il.

Lancé en septembre 2014 depuis son village, cet appel visait à soutenir Alassane Ouattara, candidat du Rassemblement des Républicains (RDR), dès le premier tour, pour sa réélection en 2015. En échange, le président ivoirien se serait engagé à se ranger derrière un candidat issu du PDCI pour 2020. « Il faut qu’Alassane Ouattara et moi nous entendions pour que cette alternance ait lieu », explique Henri Konan Bédié.

« Guillaume Soro est mon protégé »

Le chef du deuxième parti politique ivoirien se refuse à avancer le nom d’un futur candidat. Mais ce ne sera ni lui – il « n’a plus la force du jeune homme qu’[il] fut », confie-t-il – ni Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne. « Il n’est pas intéressé par 2020, il me l’a dit », assure Henri Konan Bédié.

Dans la tourmente depuis la découverte d’une cache d’armes dans la maison de son directeur de protocole lors de la dernière mutinerie en mai, l’ancien chef rebelle peut néanmoins compter sur le soutien du président du PDCI. « Il est mon protégé. », affirme Henri Konan Bédié.

Lors des mutineries, « le gouvernement a fait ce qu’il fallait faire »

Autre alliance pérenne, celle qu’il a scellée avec son « frère », Alassane Ouattara. Leurs relations sont toujours « excellentes », confie-t-il. Même en temps de turbulences. Mutineries, grève des fonctionnaires, chute du prix du cacao : la première moitié de l’année 2017, marquée par une forte grogne, a été agitée pour le gouvernement.

Mais contrairement à certains cadres de son parti, Henri Konan Bédié réaffirme son entière solidarité. « Ceux qui critiquent n’avaient qu’à être à la place du gouvernement ! », lâche-t-il, tranchant. En acceptant de payer les mutins qui réclamaient des primes, « il a fait ce qu’il fallait faire », affirme-t-il, tout en condamnant le comportement des militaires. Renversé par un coup d’Etat en 1999, le président du PDCI estime que la situation actuelle n’en est que la suite : « Une boite de Pandore a été ouverte ce jour-là. J’avais prévenu », explique-t-il.

Dix-huit ans après sa chute, l’ancien président est bien plus qu’un sage. Le sphinx de Daoukro est incontournable.

Retrouvez l’intégralité de l’interview dans la dernière édition de Jeune Afrique, datée du 18 au 24 juin 2017.

JA

 
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Égypte-Soudan : Comment Alpha Condé a calmé le jeu entre el-Béchir et al-Sissi

2017/6/17

Aujourd'hui en Guinée Le président guinéen Alpha Condé s'est rendu au Soudan les 29 et 30 mai dernier. Il a profité de son séjour pour engager une médiation entre le Soudan et l'Égypte, en prise à de vives tensions. Qu’est allé faire le président guinéen, Alpha Condé, au Soudan les 29 et 30 mai ? Certes, il répondait à une invitation de son homologue Omar el-Béchir, qui l’avait convié à une « visite de travail et d’amitié » – on sait que le mandat d’arrêt émis par la CPI à l’encontre de ce dernier n’est pas reconnu par l’UA. Mais aussi, beaucoup plus discrètement, il a engagé une médiation entre le Soudan et son voisin égyptien.

À la suite des violents combats qui avaient opposé, les 20 et 21 mai, un groupe de rebelles du Darfour à l’armée soudanaise, la tension était vive lorsque Condé a atterri à Khartoum, el-Béchir reprochant à Abdel Fattah al-Sissi d’avoir autorisé la fourniture d’armements et de blindés égyptiens aux insurgés.

Excipant de sa qualité de président en exercice de l’UA, le Guinéen a joint le chef de l’État égyptien, puis obtenu une conférence téléphonique entre ce dernier et el-Béchir : « Vous êtes comme deux boxeurs sur un ring et moi je suis l’arbitre », a-t-il plaisanté.

L’initiative, pourtant improvisée, a semble-t-il porté ses fruits, puisque les ministres égyptien et soudanais des Affaires étrangères, Sameh Choukry et Ibrahim Ahmed Gandour, se sont depuis rencontrés afin de décrisper les relations. Entre-temps Condé était reparti, destination Bruxelles puis Berlin.

JA

 
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Kerfalla CAMARA Kpc
Pourquoi les ennemis de KPC vont-ils lamentablement échouer
Au tour de Bathily de parler
« ma société ADS n’a jamais bénéficié d’un marché de gré à gré ni en Guinée, ni ailleurs »
Dépêches
L'UA/Nord-Mali
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