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28 Juin 2017 - 8h14

Le jour où Jacob Zuma a décidé d’apprendre à lire et à écrire

2017/6/24

Aujourd'hui en Guinée Aîné de fratrie et orphelin de père avant ses trois ans, Jacob Zuma ne fréquente pas l’école. Alors que sa mère travaille comme domestique à Durban, la capitale de la province du Kwazulu-Natal, le petit garçon est confié à sa famille paternelle, à Nkandla, où il s’occupe du bétail.

Avec les collines et les forêts avoisinantes pour terrain de jeu, l’enfant et les autres gardiens de troupeau s’amusent à chasser les oiseaux, à tuer les serpents, à récolter le miel. Zuma s’exerce au combat au bâton, domaine dans lequel il excelle, mais l’école lui manque. À 7 ou 8 ans, il prend l’habitude d’emprunter les livres et les ardoises des écoliers des environs, pour tenter de déchiffrer ce qu’il y a dessus.

Des cours du soir

Un jour lui vient l’idée de solliciter Maria, une femme du village qui avait été scolarisée jusqu’à la fin du cycle primaire. Avec l’aval de sa mère et de ses oncles, le jeune Zuma met en place des cours du soir chez elle, moyennant une rémunération de deux shillings et six pence. Rapidement, d’autres garçons le rejoignent, parmi lesquels on trouve même des écoliers.

Sa persévérance lui permet d’apprendre à lire et à écrire dans sa langue natale. Par la suite, il améliorera son niveau d’éducation au contact des volontaires de l’ANC, dans lequel il s’engagera à l’âge de 17 ans.

Lu pour vous dans: Les secrets de jeunesse des présidents africains de JA

 
Henri Konan Bédié : « Guillaume Soro n’est pas intéressé par 2020, il me l’a dit »

2017/6/17

Aujourd'hui en Guinée Dans une interview exclusive parue dans l'édition actuelle de Jeune Afrique (18 au 24 juin 2017), le président du PDCI livre sa vision de la Côte d'Ivoire. Sans détour, il affirme qu'en 2020, le candidat du RHDP sera issu de son parti.

Il ne faut pas se fier à son allure débonnaire : à 83 ans, Henri Konan Bédié n’a rien d’un retraité. A la tête du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), il reste l’un des acteurs clés du jeu politique ivoirien. Dans son appartement parisien, entre des défenses d’Eléphants et des masques baoulés, il a reçu Jeune Afrique pour une interview exclusive dans laquelle il souhaite mettre un terme aux rumeurs et suppositions.

En 2020, « le PDCI aura un candidat. Ce sera le candidat unique du RHDP (Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix) », affirme sans ambages l’ancien chef d’Etat ivoirien. Alors qu’à trois ans et demi de l’échéance, l’élection présidentielle de 2020 est déjà dans les esprits, il dissipe les doutes de certains de ses militants. « L’alternance, c’est bien ce que dit l’appel de Daoukro », poursuit-il.

Lancé en septembre 2014 depuis son village, cet appel visait à soutenir Alassane Ouattara, candidat du Rassemblement des Républicains (RDR), dès le premier tour, pour sa réélection en 2015. En échange, le président ivoirien se serait engagé à se ranger derrière un candidat issu du PDCI pour 2020. « Il faut qu’Alassane Ouattara et moi nous entendions pour que cette alternance ait lieu », explique Henri Konan Bédié.

« Guillaume Soro est mon protégé »

Le chef du deuxième parti politique ivoirien se refuse à avancer le nom d’un futur candidat. Mais ce ne sera ni lui – il « n’a plus la force du jeune homme qu’[il] fut », confie-t-il – ni Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne. « Il n’est pas intéressé par 2020, il me l’a dit », assure Henri Konan Bédié.

Dans la tourmente depuis la découverte d’une cache d’armes dans la maison de son directeur de protocole lors de la dernière mutinerie en mai, l’ancien chef rebelle peut néanmoins compter sur le soutien du président du PDCI. « Il est mon protégé. », affirme Henri Konan Bédié.

Lors des mutineries, « le gouvernement a fait ce qu’il fallait faire »

Autre alliance pérenne, celle qu’il a scellée avec son « frère », Alassane Ouattara. Leurs relations sont toujours « excellentes », confie-t-il. Même en temps de turbulences. Mutineries, grève des fonctionnaires, chute du prix du cacao : la première moitié de l’année 2017, marquée par une forte grogne, a été agitée pour le gouvernement.

Mais contrairement à certains cadres de son parti, Henri Konan Bédié réaffirme son entière solidarité. « Ceux qui critiquent n’avaient qu’à être à la place du gouvernement ! », lâche-t-il, tranchant. En acceptant de payer les mutins qui réclamaient des primes, « il a fait ce qu’il fallait faire », affirme-t-il, tout en condamnant le comportement des militaires. Renversé par un coup d’Etat en 1999, le président du PDCI estime que la situation actuelle n’en est que la suite : « Une boite de Pandore a été ouverte ce jour-là. J’avais prévenu », explique-t-il.

Dix-huit ans après sa chute, l’ancien président est bien plus qu’un sage. Le sphinx de Daoukro est incontournable.

Retrouvez l’intégralité de l’interview dans la dernière édition de Jeune Afrique, datée du 18 au 24 juin 2017.

JA

 
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Égypte-Soudan : Comment Alpha Condé a calmé le jeu entre el-Béchir et al-Sissi

2017/6/17

Aujourd'hui en Guinée Le président guinéen Alpha Condé s'est rendu au Soudan les 29 et 30 mai dernier. Il a profité de son séjour pour engager une médiation entre le Soudan et l'Égypte, en prise à de vives tensions. Qu’est allé faire le président guinéen, Alpha Condé, au Soudan les 29 et 30 mai ? Certes, il répondait à une invitation de son homologue Omar el-Béchir, qui l’avait convié à une « visite de travail et d’amitié » – on sait que le mandat d’arrêt émis par la CPI à l’encontre de ce dernier n’est pas reconnu par l’UA. Mais aussi, beaucoup plus discrètement, il a engagé une médiation entre le Soudan et son voisin égyptien.

À la suite des violents combats qui avaient opposé, les 20 et 21 mai, un groupe de rebelles du Darfour à l’armée soudanaise, la tension était vive lorsque Condé a atterri à Khartoum, el-Béchir reprochant à Abdel Fattah al-Sissi d’avoir autorisé la fourniture d’armements et de blindés égyptiens aux insurgés.

Excipant de sa qualité de président en exercice de l’UA, le Guinéen a joint le chef de l’État égyptien, puis obtenu une conférence téléphonique entre ce dernier et el-Béchir : « Vous êtes comme deux boxeurs sur un ring et moi je suis l’arbitre », a-t-il plaisanté.

L’initiative, pourtant improvisée, a semble-t-il porté ses fruits, puisque les ministres égyptien et soudanais des Affaires étrangères, Sameh Choukry et Ibrahim Ahmed Gandour, se sont depuis rencontrés afin de décrisper les relations. Entre-temps Condé était reparti, destination Bruxelles puis Berlin.

JA

 
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Égypte-Soudan : Comment Alpha Condé a calmé le jeu entre el-Béchir et al-Sissi

2017/6/17

Aujourd'hui en Guinée Le président guinéen Alpha Condé s'est rendu au Soudan les 29 et 30 mai dernier. Il a profité de son séjour pour engager une médiation entre le Soudan et l'Égypte, en prise à de vives tensions. Qu’est allé faire le président guinéen, Alpha Condé, au Soudan les 29 et 30 mai ? Certes, il répondait à une invitation de son homologue Omar el-Béchir, qui l’avait convié à une « visite de travail et d’amitié » – on sait que le mandat d’arrêt émis par la CPI à l’encontre de ce dernier n’est pas reconnu par l’UA. Mais aussi, beaucoup plus discrètement, il a engagé une médiation entre le Soudan et son voisin égyptien.

À la suite des violents combats qui avaient opposé, les 20 et 21 mai, un groupe de rebelles du Darfour à l’armée soudanaise, la tension était vive lorsque Condé a atterri à Khartoum, el-Béchir reprochant à Abdel Fattah al-Sissi d’avoir autorisé la fourniture d’armements et de blindés égyptiens aux insurgés.

Excipant de sa qualité de président en exercice de l’UA, le Guinéen a joint le chef de l’État égyptien, puis obtenu une conférence téléphonique entre ce dernier et el-Béchir : « Vous êtes comme deux boxeurs sur un ring et moi je suis l’arbitre », a-t-il plaisanté.

L’initiative, pourtant improvisée, a semble-t-il porté ses fruits, puisque les ministres égyptien et soudanais des Affaires étrangères, Sameh Choukry et Ibrahim Ahmed Gandour, se sont depuis rencontrés afin de décrisper les relations. Entre-temps Condé était reparti, destination Bruxelles puis Berlin.

JA

 
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Portrait d'un homme du sérail : Sidiki Konaté.

2017/6/8

Aujourd'hui en Guinée Très connu dans la sous-région du fait de ses origines élastiques dans toute la région.cSidiki Konaté comme il s'agit de lui est né le 8Juillet 1968 dans le village de Bobi,localité située entre Séguéla et Mankono. Après ses études primaires et le lycée à Man et Odiénné,il décroche son Bac série À et accède à l'université d'Abidjan à l'âge de 20ans à la faculté des lettres et Sciences Humaines.

La Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire FESCI verra le jour en 1990 pendant qu'il était là dont il est l'un des fondateurs.

Avec un groupe de sa génération il sera dans tous les mouvements de revendications estudiantines pour l'amélioration des conditions de vie et formation.

Il devient secrétaire à l'organisation de la FESCI de Yopougon et secrétaire national à l'éducation du bureau exécutif de la FESCI

Pendant l'année académique 1992-1993,il décroche une licence d'enseignement en Philosophie et s'en vole pour l'Allemagne où il fera des études approfondies.

C'est à l'institut de Francfort qu'il s'inscrit et obtient le certificat d'aptitude en langue Allemande,d'un diplôme d'attaché de presse à Bruxelles et d'une maîtrise en sciences politiques à l'université Goethe.

Ce qui lui fera acquérir une expérience dans l'art de la politique et de la diplomatie.

À son retour en Côte d'Ivoire sur insistance de son ami Guillaume Soro à l'éclatement de la rébellion en septembre 2002,il sera nommé porte parole,et directeur de cabinet des forces nouvelles,il s'acquittera de ses fonctions avec brio.
Homme du front et de terrain,il a sillonné toute la Côte d'Ivoire.
Très respecté par la troupe celui qu'on surnomme le Stoike était aimé et obéi par la valeur du message qu'il véhiculait,en protégeant la jeunesse et en développement les activités des femmes qu'il mettait en confiance dans la zone rebelle.
C'est un Homme qui a le sens de l'honneur et du devoir.
Très reconnaissant il n'oublie jamais ses origines.

Musulman pratiquant,il a toujours eu la certitude que les difficultés du moment que traverse son pays finiront un jour par la voie des jeunes,Guillaume Soro est son témoin.Tous deux croient en l'avenir de la Côte d'Ivoire.

Deputé de Man dans le grand Ouest et département des 18 montage,il est actuellement President de la commission Défense et Securité du parlement de la Côte d'Ivoire.
Il faisait partie des acteurs ayant signé les accords de Ouaga en 2007.

Il a été successivement ministre du tourisme et de l'artisanat,puis ministre de l'artisanat et de la promotion des PME en Côte d'Ivoire.

Après le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle de 2010,Sidiki Konaté et certains cadres du RHDP organise une résistance politique pour faire partir l'ancien président du pouvoir.c'est ainsi que le President Alassane Ouattara et Guillaume Soro le dépêche comme émissaire pour démanteler l'envahissement des mercenaires libériens dans le grand Ouest à la solde de Laurent Gbagbo.
Il est de nos jours à la direction du RDR parti au pouvoir.
De sa position actuelle,il reste l'un des bastions les plus sûr du President de l'assemblé avec lequel il partage Tout.
Fin stratège et bon communicant,l'avenir politique de la Côte d'Ivoire pourra s'écrire dans les prochains mois et années pendant qu'il est là.

C'est en Tout cas l'un des Hommes bien respecté par la classe politique ivoirienne pour laquelle il a également du respect et de la considération en retour.

Il est marié et père de deux enfants.

Ibrahima Diallo
DG Radio liberté Fm
Depuis Abidjan.

 
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PRESIDENTIELLE 2018 : MACRON INVITE IBK A NE PAS SE PRÉSENTER COMME L'A FAIT SON AMI HOLLANDE

2017/6/6

Aujourd'hui en Guinée Le président français, Emmanuel Macron, en visite au Mali, ne s’est pas contenté de rencontrer la force Barkhane basée à Gao dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Il aurait dit de vive voix au président malien de se retirer de la compétition électorale de 2018 au cours de laquelle les Maliens choisiront un nouveau président qui incarnerait le renouvellement de la classe politique.

Surpris et fâché par cette annonce du nouveau président français, considéré comme l’homme de la rupture avec la vieille garde prétorienne de politiciens d’un âge avancé, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) n’a pas tardé à réagir aux propos de son homologue français.

Une semaine après la rencontre avec Macron à Gao, le président IBK, en déplacement en Arabie Saoudite, où il a participé au sommet contre le terrorisme, ne s’est pas privé pour accorder une interview à la chaîne qatarie El Jazeera. Il déclare ainsi sur cette chaîne à propos de sa candidature à la présidentielle de 2018 : «En tant que croyant, je m’en remettrai à Allah. Je ne suis que l’humble instrument de sa volonté».

C’était la première fois que IBK s’exprimait sur sa candidature en 2018. Ce n’était pas de gaîté de cœur de se prêter aux questions de nos confrères de El Jazeera par rapport à sa candidature. Il répondait ainsi à l’annonce surprise de Marcon de ne pas se porter candidat à l’élection présidentielle de 2018 comme son ami, François Hollande, l’a fait en France.

Avec cette déclaration du président français, IBK a certainement compris que sa page est tournée à l’Elysée et dans une moindre mesure à Paris.

Depuis que Emmanuel Macron a soufflé ce petit mot à l’oreille du président IBK, les choses se compliquent pour lui dans la capitale française et surtout dans le milieu politique. L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac, Dominique De Villepin, s’est mêlé de la danse dans l’émission «Internationales» sur le plateau de TV5 et sur les antennes de RFI.

Il déclare : «Le régime de IBK manque de vision et de stratégie dans la lutte contre le terrorisme». Cette déclaration est un désaveu pour IBK à quelques mois de la présidentielle de 2018.

Un autre fait de taille : l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé, candidat malheureux à la présidentielle de 2013, est l’invité de la Fondation Prospective et Innovation à Paris, dirigée par Jean-Pierre Raffarin, un autre ancien Premier ministre de Jacques Chirac. Ils ont conjointement animé une conférence dont le thème portait sur la lutte contre le terrorisme.

Ce clin d’œil de la classe politique française à d’autres hommes politiques maliens semble seller le sort du président IBK à quelques mois de l’échéance de 2018. IBK doit comprendre que sa page est désormais tournée avec le départ de son ami François Hollande de l’Elysée et le soutien qu’il attend de ses amis de l’internationale socialiste ne viendra jamais dans la mesure où le Parti socialiste était déjà en lambeaux bien avant l’arrivée de Emmanuel Macron au pouvoir.

Privé de ce soutien de taille, IBK se retourne vers son peuple en lançant des travaux de grande envergure à travers le pays. Il n’est pas évident que son bilan à la tête de l’Etat fera basculer les choses en sa faveur d’ici 2018.

Yoro SOW.
Source: Inter De Bamako

 
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Révélations sur la mort de Diana : La Mercedes de la princesse était une ancienne épave accidentée

2017/5/30

Aujourd'hui en Guinée L’accident de la route qui a coûté la vie à Lady Diana est-il une affaire classée ? Non ! Des zones grises persistent sur ce drame retentissant survenu dans la nuit du 30 au 31 août 1997. C’est là tout l’objet du livre intitulé Qui a tué Lady Di ? (Ed. Grasset) qui doit paraître ce mercredi 31 mai 2017.

Un ouvrage qui donne à lire l’enquête extrêmement poussée de Pascal Rostain, Bruno Mouron et Jean-Michel Caradec’h, trois reporters de Paris Match. Et leurs révélations sont de nature à clore définitivement les rumeurs d’assassinat véhiculée notamment par Mohamed Al-Fayed, le père de Dodi mort également dans l’épave de la Mercedes.

Cette Mercedes-Benz S280 justement dont les origines sont plus que suspectes. En effet comme l’expliquent Pascal Rostain, photographe à Paris Match, dans une courte vidéo diffusée sur le site du magazine, le véhicule était très loin d’être une première main.

Au photographe de raconter : « En fait la voiture appartenait à l’un de mes amis, un directeur de société d’une grosse agence de publicité, il l’avait achetée neuve en 1994. Et au bout de trois mois, alors qu’il était rue de Ponthieux, en train de se faire cirer ses pompes, son chauffeur Armando arrive complétement affolé en disant ‘Patron, patron, on m’a braqué la voiture’. La voiture est retrouvée quelques jours plus tard près de Roissy ; elle avait servi à des prisonniers en permission, à regagner leur prison, sauf qu’ils avaient eu un accident et que la voiture avait fait plusieurs tonneaux. »

Et de poursuivre dans son récit extrêmement détaillé : « La révélation qui est incroyable, c’est qu’en fait cette voiture a été remboursée au propriétaire comme épave ; c’était une épave, elle n’était pas réparable. Sauf qu’à l’époque, les épavistes ou les casseurs avaient le droit - avec une carte grise - de refaire une voiture. Donc l’histoire de la voiture est qu’elle avait eue un premier accident très très grave ».

Mais là ne s’arrêtent pas les révélations du journaliste : « Le conducteur habituel de la voiture – jusqu’à deux mois avant l’accident – était l’un de mes amis qui s’appelle Karim.(…) Il nous a racontés que cette voiture, oui c’était bien épave et qu’au delà de 60 km/h il ne la tenait plus. »

À Pascal Rostain de conclure : « Ce n’est pas que un accident, c’est toujours un concours de circonstances. C’est premièrement une voiture dans laquelle elle n’aurait jamais dû rouler parce que c’était une épave ; qu’elle a 14 factures de chez Mercedes en deux ans ; que le chauffeur, Monsieur Paul, on le sait, il n’avait pas son permis de grande remise, il était sous antidépresseurs à très forte dose et qu’il avait 1,64 grammes dans le cornet. »

De nouvelles révélations de témoins inédits qui donnent froid dans le dos. Les trois journalistes de Paris Match qui racontent également comment ils ont retrouvé le conducteur de la Fiat Uno percuté par la Mercedes conduite par Monsieur Paul, et pourquoi celui-ci a préféré s’enfuir et ne pas répondre à l’avis de recherche lancé par la police.


In Gala

 
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Guillaume Soro a regagné Abidjan, appelle les Ivoiriens au pardon et à la réconciliation (Par Ibrahima Diallo)

2017/5/29

Aujourd'hui en Guinée Après avoir participé à la conférence des Présidents des parlements Africains de la zone francophone à Rabat au Maroc où ses homologues l’ont désigné comme candidat au poste de vice-président du bureau de l’APF et le tête-à-tête qu’il a eu avec sa majesté le Roi Mohamed VI, le Président du parlement ivoirien est rentré au bercail. Mais de plus en plus, certains semblent intoxiquer l’opinion ivoirienne et internationale. Mieux que des commentaires haineux sur la personne de Guillaume Soro, Président de l’assemblée nationale de la République de Côte d’Ivoire.

Son sens de l’unité et de la fraternité entre les Ivoiriens expliquent largement son appel à l’entente et à la solidarité de tous les fils de Côte d’Ivoire pour un meilleur devenir du pays.
C’est cette volonté de l’homme à vouloir mettre tous les Ivoiriens épris de paix et de liberté sur le même pied d’égalité qui fera que les héritiers de Feu Félix Houphouët Boigny vivent dans la paix pour toujours développer mieux la Côte d’Ivoire dans ce monde du numérique et des techniques nouvelles où les médiocres n’auront plus de place.

L’affaire de Bouaké et des caches d’armes au domicile d’un de ses proches ne doit pas démobiliser les Ivoiriens qui doivent savoir la réalité de ce dossier.

Guillaume Soro est, on peut plus clair « De retour du Maroc’’. « J’ai noté que la toile était inondée de polémique inutile. Une fois encore, je demande à mes proches de refuser les débats futiles. J’avais 29 ans quand pour la première fois j’ai déclaré et assumé la rébellion en Côte d’Ivoire.

J’ai même écrit un livre « Pourquoi je suis devenu un rebelle »

« N’accusez personne (ni Bédié ni Ouattara….Ne vous laissez pas consumer par la haine, les insultes et les clabauderies. Je suis seul responsable. Ne polluez pas l’environnement des enquêtes.

J’attends de tous des débats d’apaisement, des tweets de pardon et de réconciliation.
Gardez le cap sur le rassemblement des Ivoiriens Paix sur la Côte d’Ivoire »

L’heure de la vérité va sonner et c’est le peuple ivoirien dans son ensemble qui dira qui est qui? Et qui vaut quoi?

C’est la seule alternative qui déterminera le moment venu la volonté de l’histoire pour chacun.
Dans la perspective de 2020, la lutte pour la succession devra être franche et loyale pourvu que le Président Alassane Ouattara, le Maitre actuel de la Côte d’Ivoire ne se laisse pas influencer négativement par les attitudes partisanes de ses proches qui pourraient l’induire en erreur ou à la faute.

Dans tous les cas, la messe n’est pas encore dite, la Côte d’Ivoire continuera d’écrire les plus belle pages de son histoire. »

Ibrahima Diallo
DG Radio liberté Fm

 
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Guinée : A Conakry, Necotrans enterre la hache de guerre avec Bolloré

2017/5/29

Aujourd'hui en Guinée L'opérateur français Necotrans a décidé de mettre un terme au conflit qui l'opposait à Bolloré autour du terminal à conteneurs du port de Conakry. Dans cette longue affaire, Necotrans aura obtenu l’honneur mais pas l’argent. Le 24 novembre 2016, Necotrans a enterré la hache de guerre. Engagé depuis 2011 dans une bataille juridique contre Bolloré après son éviction du terminal à conteneurs du port de Conakry, le groupe français a accepté de mettre un terme définitif à son différend avec son concurrent.

Et renoncé aussitôt à la procédure d’appel – Bolloré avait été condamné en première instance à verser 2,1 millions d’euros à Necotrans – qui devait se tenir quelques jours plus tard en France, à Versailles. Signée en même temps que la vente des 49 % dans la Société des terminaux de conteneurs du Gabon, la décision est surprenante, étant donné le caractère traumatique de l’épisode guinéen : les employés de Necotrans avaient en effet été évacués du port manu militari, sans aucune forme de préavis…

« C’est moi qui ai poussé pour que l’on transige avec Bolloré, reconnaît Jean-Philippe Gouyet, directeur général de Necotrans, groupe qu’il a rejoint en 2014 après dix années passées chez Airbus. Je voulais que nous sortions de cette histoire. »
L’affaire du port de Conakry, un fiasco juridique ?

Rétrospectivement, pour le groupe et ses avocats (menés par Cédric Fischer), l’affaire du port de Conakry a des airs de fiasco juridique. Après son éviction, le groupe lance plusieurs procédures contre l’État guinéen et contre Bolloré.

En mai 2014, le tribunal arbitral de la Cour commune de justice et d’arbitrage (CCJA) de l’Ohada condamne la Guinée à payer plus de 38 millions d’euros (plus les intérêts) à Necotrans et rejette les accusations de corruption lancées par Conakry contre le groupe français dans le cadre de l’attribution de la concession en 2008. Dix-huit mois plus tard, la sentence est annulée pour un motif sans aucun lien avec le fond du dossier : la multiplication par plus de sept des indemnités des trois arbitres.

Une victoire à (seulement) 449 000 euros

En août 2016, le tribunal d’arbitrage du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi) juge lui aussi la résiliation illégale, rejette également les accusations de corruption, mais refuse de se déclarer compétent pour juger des conséquences de cette résiliation, renvoyant vers la CCJA. Necotrans n’obtient que 449 000 euros, pas de quoi payer les millions d’euros de frais d’avocats engendrés par les différentes actions judiciaires. D’autant qu’en février le groupe français se voit confirmer l’obligation de régler lui-même l’ardoise (270 000 euros) laissée par la Guinée dans le cadre de la procédure CCJA…

Dans cette longue affaire, Necotrans aura donc obtenu l’honneur mais pas l’argent. « C’est vrai que nous n’avons pas touché les sommes que nous souhaitions, mais nous avons été reconnus dans nos droits, et les accusations de corruption lancées contre nous au sujet de l’attribution de la concession du terminal de Conakry ont été rejetées », explique Jean-Philippe Gouyet.
Condamnation de la Guinée à payer 38 millions d’euros

Le groupe conserve toutefois un espoir financier : le principe de l’exécution de la condamnation de la Guinée à payer 38 millions d’euros a été validé par un tribunal français et n’a pas été remis en question par l’annulation de novembre 2015. Cédric Fischer a ainsi tenté de faire saisir plusieurs créances, notamment auprès de l’Agence française de développement, d’Air France ou de Veolia. Sans succès pour l’instant…

JA

 
Malgré son manteau hors de prix Melania Trump s'est fait voler la vedette par Brigitte Macron

2017/5/29

Aujourd'hui en Guinée Une veste à plus de 40.000 euros a géné­ra­le­ment de quoi atti­rer l'atten­tion des photo­graphes. Si Mela­nia Trump a réussi à faire parler d'elle durant le sommet du G7, la first lady améri­caine a eu fort à faire face à Brigitte Macron.

Un premier G7 réussi pour le couple présidentiel

Il y a des choses qui n'ont pas de prix. En fin de semaine, les chefs d'Etat des sept plus grandes puissances au monde se sont réunis en Europe pour deux journées de réunions de travail. Après une première escale en Belgique, les différents représentants politiques se sont rendus en Italie. Durant le séjour, ils étaient accompagnés de leur épouses respectives. Ce déplacement marquait ainsi le premier voyage officiel du couple Macron à l'étranger. Il marquait également la première rencontre internationale à laquelle se rendait le couple Trump.
Melania Trump
L'occasion pour Brigitte Macron et Melania Trump de faire connaissance. Alors que la first lady américaine pensait accaparer l'attention de la presse grâce à une veste au prix exorbitant, l'épouse de Donald Trump a été surprise de voir que son homologue française plaisait également beaucoup aux photographes.

Face à la veste multicolore à plus de 45.000 euros portée par Melania Trump, Brigitte Macron a opté pour un ensemble Louis Vuitton, sa marque fétiche. Durant les deux journées de voyage officiel, la première dame de France a ainsi changé de tenue à plusieurs reprises. De quoi faire d'elle l'une des chouchous des médias étrangers. Le journal britannique Telegraph s'enthousiasme ainsi du fait que Brigitte Macron n'a pas cherché à entrer en compétition avec l'ex-top model qu'est Melania Trump, préférant opter pour un look "naturel". "Ça a marché, estime la publication.

Elle a eu l'air cool et n'a pas donné l'impression d'avoir essayé de sortir du lot. Une qualité que l'on ne peut pas prêter à Melania Trump". L'ex-professeure de français l'a donc emporté sur l'ex-top model dans le cœur de la presse étrangère.
B12
Même constat pour l'époux de Brigitte Macron. Dès ses premiers pas au G7, Emmanuel Macron a beaucoup fait parler de lui. A tel point que ses moindres faits et gestes ont fait l'objet d'analyses poussées de la part de médias allemands, italiens, américains ou anglais. De la poignée de main échangée avec Donald Trump à sa façon de saluer les chefs d'Etat, sans oublier sa "bromance" avec le Premier ministre canadien Justin Trudeau, le président français n'a laissé personne indifférent. Un premier voyage officiel réussi, donc, pour le couple présidentiel français.

MSN

 
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Sommet du G7 ouvert officiellement au théâtre antique Grec de Taomine

2017/5/26

Aujourd'hui en Guinée Le sommet du G7 s'est officiellement ouvert, ce vendredi 26 mai. Les 7 chefs d’Etat et de gouvernement présents ont assisté à la cérémonie d’ouverture au théâtre antique grec de Taormine. Ils vont entamer leur première session de travail sous forme de déjeuner avec un thème central : les enjeux de politique étrangère et de sécurité.

Certains dirigeants ont déjà eu des réunions bilatérales avec certains de leurs homologues. C’est le cas d’Emmanuel Macron qui a rencontré ce matin la Première ministre britannique Theresa May. Donald Trump a rencontré Shinzo Abe, lors d'un entretien au cours duquel les deux dirigeants ont abordé les tensions avec la Corée du Nord. Les tensions avec la Corée du Nord font craindre le pire côté japonais.

Le président américain n’a pas hésité à dire au Premier ministre Abe que le problème nord-coréen « serait résolu ». « C’est un gros problème, un problème mondial », a-t-il ajouté. Mais comme c’est souvent le cas depuis le début de sa tournée internationale, le président américain n’a pas donné de précisions sur ce sujet.

Ne s’agit-il que d’une annonce pour rassurer son homologue japonais ou s’agit-il d’un engagement ? Pour l’instant il est difficile de le savoir. Mais le président chinois est également présent à Taormine et Donald Trump va certainement aborder cette question avec lui puisque la Chine est un acteur essentiel si d’aventure la communauté internationale souhaite mettre un terme à cette crise.

Une rencontre importante May-Macron

Le président français a notamment promis à la Première ministre britannique de faire tout ce qui est possible pour l'aider à lutter contre le terrorisme au niveau européen, mais également au niveau international. Emmanuel Macron a ensuite rencontré le Premier ministre canadien Justin Trudeau.

Pour l’instant, peu d’informations ont filtré sur cet entretien, mais il a certainement été question du CETA, le traité de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne qui doit entrer en vigueur le 1er juin prochain. Un traité que le président souhaiterait voir suspendu de manière immédiate avant d’être révisé.

RFI

 
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Michel Sardou : «J'arrête de chanter»

2017/5/26

Aujourd'hui en Guinée Le chanteur se lancera en juillet dans sa dernière tournée et sortira en octobre son ultime album. Il va se consacrer au théâtre. Confidences.Ça ne fait pas un peu sortie de chiottes ?», demande-t-il à notre photographe qui le fait poser devant un mur de petits carreaux.

Avant de regarder son portrait et de s'écrier : «Mais j'ai 102 ans !», ce qui fait éclater de rire sa femme Anne-Marie. Ce n'est pas à 70 ans que Michel Sardou va se mettre à aimer les photos. Même prises dans le magnifique écrin de la Seine musicale, où le chanteur donnera en janvier prochain les derniers concerts parisiens de sa carrière. On le rencontre sur l'île Seguin, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Michel Sardou nous annonce ses adieux à la chanson. Un 26 e et dernier album studio, en octobre, une dernière tournée («la Dernière Danse»), de juillet à mars, et puis il s'en ira finir sa carrière au théâtre. Histoire de revenir à ses premières amours et de prolonger inconsciemment celles de ses parents, Jackie et Fernand, avec la comédie.

Avec «la Dernière Danse», vous nous faites le coup de la dernière tournée ?

Michel Sardou. Non, non, j'arrête de chanter. Définitivement. Je vais faire une dernière tournée et un dernier album en octobre. Ma maison de disques a insisté pour le faire. Il sera très bien. Et je le dis d'autant plus facilement que je n'ai écrit qu'une chanson, qui n'est pas la meilleure. J'en inclurai quelques-unes sur scène au milieu des incontournables. Après j'irai au théâtre, je me ferai plaisir.

Avec qui faites-vous le disque ?

Avec mon ami Pierre Billon, qui a été mon premier musicien. On a fait plein de succès ensemble, «Je vole», «Je ne suis pas mort, je dors», «Femme des années 1980». Je lui ai demandé de revenir car il me connaît mieux que personne. On commence à l'enregistrer cette semaine. Il nous manque trois chansons pour avoir un album solide. On va être surpris. Une chanson parle du pape François, une autre des figurants au cinéma. Comme moi dans mon premier film, «Paris brûle-t-il ?». Je sortais d'un camion et j'étais fusillé avec Patrick Dewaere. Avec Dewaere, nous sommes nés le même jour, à la même heure, dans le même hôpital [NDLR : le 26 janvier 1947].

A quoi ressemblera votre dernier show ?

A quelque chose que je n'ai jamais fait : de grands écrans assez dingues à travers lesquels on passe, avec pleins d'effets visuels... Ce sera un remerciement au public, qui me suit depuis cinquante ans.

Pourquoi arrêter la chanson ?

C'est comme les sportifs, qui raccrochent à 35 ans. Ils jouent toujours bien mais courent moins vite. Ma voix, avec l'âge, a descendu. Ce que j'ai gagné en grave, je l'ai perdu en aigu. Je veux me protéger et ne surtout pas faire l'album et la tournée de trop... Il arrive un moment où on a tout dit. Et puis j'ai 70 piges, j'ai bien le droit de me faire plaisir.

Et votre plaisir, c'est le théâtre...

C'est magnifique. On a fait une tournée formidable avec «Représailles». J'adore le populaire, le théâtre de boulevard, n'en déplaise aux intellos. J'entends rire les spectateurs. Ça me change. Car on ne se marre pas franchement dans mes chansons. Au théâtre, je jouerai jusqu'au bout. Mais vous savez, on ne choisit ni sa mère ni sa mort.

Pourquoi avoir fait si peu de cinéma ?

J'ai fait deux-trois essais, ce n'était pas très bon. Je ne suis pas dans la famille du cinéma, je dis ça sans amertume. Ils ne pensent pas à moi. Et puis comme disait Jouvet, le principal au cinéma, c'est de trouver une chaise. C'est tellement long.

Que préférez-vous de votre carrière ?

La scène. Mais je n'ai jamais considéré faire carrière, car je n'ai jamais eu de vision à long terme. Je pensais faire un disque et arrêter. Quand j'ai débuté, ça ne marchait pas du tout. Heureusement, on m'a laissé le temps, ma voix s'est améliorée. Aujourd'hui, dans la musique, on ne pense qu'à faire du chiffre et cette génération du rendement m'emmerde un peu.

Quand Johnny a révélé son cancer, une rumeur a couru que vous pourriez le remplacer dans «les Vieilles Canailles»...

Allons bon. On ne me l'a pas proposé et je ne l'aurais pas fait, même si le principe de ce Rat Pack à la française est amusant. J'ai lu dans la presse que Johnny allait mieux, que son traitement marche. Et c'est une heureuse nouvelle.

Vous l'avez lu dans la presse !

Oui, ça fait longtemps qu'on ne se parle plus avec Johnny. Pour une connerie en plus.

C'est votre côté «ours»...

Oui, je suis un ours. Je vis dans mon coin, je ne suis pas dans les journaux, ni sur les réseaux sociaux. Twitter, je laisse ça à Trump. Je ne gouverne pas par tweets. (Rires.)

Vous avez dit récemment : «J'aimerais avoir comme épitaphe : c'était un honnête homme.» C'est quoi un honnête homme pour vous ?

Je n'ai pas toujours été fidèle en amitié mais je peux me regarder dans la glace : j'ai gagné ma vie tout seul, je n'ai volé personne, je n'ai pas de cadavre dans le placard... Ma vraie devise est tatouée sur mon bras : «Meurs et deviens». Cela remonte aux centurions romains. C'est taoïste, une histoire d'accomplissement. Je vous laisse y réfléchir. (Rires.)

« Macron-compatible »

Michel Sardou ne vote d'ordinaire qu'aux élections municipales. Mais, pour la présidentielle, et même si la campagne l'a consterné - «les primaires à la télé, le rang d'oignons des Miss Monde, une minute trente pour donner son programme, c'était ridicule», tranche-t-il -, il a fait une entorse à son règlement intérieur. «Là je me suis senti obligé de voter au second tour. J'ai voté pour celui qui est élu. Je reste persuadé qu'on ne dirige pas la France par les extrêmes. Et puis, sortir de l'euro, le remplacer par le franc, il faut être sérieux... On est suffisamment dans la merde pour ne pas rajouter de la haine, une scission... Il faut faire attention, les Français ont le sang chaud.»

«Je suis à droite, gaulliste depuis toujours, copain avec Chirac - le seul pour lequel je me suis vraiment engagé publiquement - et, comme tout le monde, Macron-compatible, sourit Michel Sardou. Je ne fais pas de politique, je ne suis pas assez informé pour en parler. Même si on va traîner longtemps le bilan catastrophique de Hollande, il peut nous sortir de là. S'il a l'autorité nécessaire, ce que je crois, s'il met les bonnes personnes au bon endroit, il va surprendre... J'aime cette génération pragmatique, qui préfère l'action aux discussions sans fin.»


In Le Parisien

 
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La justice gambienne décide de frapper Yahya Jammeh au portefeuille

2017/5/23

Aujourd'hui en Guinée La justice gambienne a gelé lundi les biens de l'ex-président Yahya Jammeh, soupçonné d'avoir détourné plus de 50 millions de dollars (plus de 44 millions d'euros) avant son départ en exil, selon le ministre de la Justice.

Lors d’une conférence de presse ce lundi 22 mai, le ministre de la Justice, Abubacarr Tambadou, a déclaré que l’ex-président Yahya Jammeh avait personnellement ou indirectement procédé au retrait illégal d’au moins 50 millions de dollars de la Banque centrale de fonds appartenant à l’État. « Nous avons obtenu aujourd’hui une décision de justice gelant ou opérant une saisie sur les biens connus dans le pays du président Jammeh et les sociétés qui lui sont associées », a-t-il ajouté. Cette décision concerne 88 comptes bancaires au nom de Yahya Jammeh ou de ses associés ainsi que 14 sociétés qui lui sont liées.

C’est la première fois que le nouveau gouvernement évalue officiellement les avoirs retirés selon lui des caisses de l’État par l’ancien président gambien avant que ce dernier ne quitte le pays, en janvier, pour la Guinée équatoriale.

Juste après son départ, son successeur, Adama Barrow, l’avait accusé d’être parti en vidant les caisses du pays. « En l’espace de deux semaines, 500 millions de dalasi (environ 10,7 millions d’euros) ont été retirés par Yahya Jammeh », avait déclaré le conseiller du nouveau président, Mai Fatty, actuel ministre de l’Intérieur.

Collection de voitures de luxe

Mais ces accusations n’avaient pu être vérifiées à l’époque à Banjul. Adama Barrow avait même accepté de laisser son prédécesseur emporter tous les biens qu’il souhaitait, y compris sa collection de voitures de luxe.

La décision du 22 mai, précise le ministre de la Justice, vise à empêcher une liquidation ou une disparition des biens de l’ex-président et ne concerne que ses possessions en Gambie.


Yayha Jammeh contrôlait en Gambie des activités allant de la boulangerie aux fermes agricoles

Le président Barrow a limogé il y a une dizaine de jours le gouverneur de la Banque centrale et ses deux adjoints. Aucun motif n’a été rendu public pour ce limogeage mais cette décision serait liée à la découverte de la disparition de millions de dollars.

Yayha Jammeh contrôlait en Gambie des activités allant de la boulangerie aux fermes agricoles et était régulièrement accusé de mettre la main sur des secteurs commerciaux florissants.

Lors de l’élection présidentielle du 1er décembre 2016, Yahya Jammeh, battu par Adama Barrow, avait refusé de reconnaître sa défaite. Après 22 années passées au pouvoir, il s’est finalement résolu à quitter le pouvoir à la suite d’une intervention militaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et d’une ultime médiation guinéo-mauritanienne.

AFP

 
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Côte d’Ivoire : Des démobilisés endeuillés réclament à leur tour des primes

2017/5/22

Aujourd'hui en Guinée Après les mutineries de 8 400 soldats pour réclamer le paiement de primes, d'anciens rebelles démobilisés ont lancé une journée d'action lundi 22 mai dans plusieurs villes de Côte d'Ivoire. Objectif : faire valoir des revendications financières similaires à celles des mutins.

Moins d’une semaine après le retour des mutins dans les casernes ivoiriennes, les démobilisés – en majorité d’anciens rebelles non-intégrés à l’armée après avoir combattu au sein des Forces nouvelles – ont tenté lundi de faire valoir leurs revendications financières.

Ces derniers ont brièvement occupé lundi matin le corridor de Gesco situé au nord de Yopougon, à Abidjan, avant d’être rapidement dispersés par les forces de l’ordre. Dans le nord du pays, à Korhogo, ils ont également perturbé le corridor sud de la ville, a expliqué l’un d’eux, contacté par téléphone lundi matin.
Bouaké, épicentre de la contestation

Leur manifestation la plus importante a eu lieu à Bouaké, épicentre des dernières mutineries, où un de leurs camarades est mort dimanche 14 mai après avoir été atteint par des tirs de mutins. Dans la deuxième ville du pays, des soldats en colère avaient en effet ouvert le feu sur des démobilisés, les accusant d’avoir compromis le paiement de leurs primes en raison de leurs revendications financières similaires.

Le 8 mai dernier, des centaines de démobilisés avaient ainsi bloqué les accès de Bouaké pour réclamer leur intégration à l’armée ainsi que le paiement de 18 millions de francs CFA par personne. Contrairement aux 8 400 mutins de janvier et de mai, les démobilisés n’ont pas été intégrés au sein de l’armée après le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR).
La ministre Mariatou Koné brièvement bloquée

Lundi matin, des centaines d’entre eux défilaient dans les rues de Bouaké en marge des funérailles de leur camarade tué. Venue assister à la levée du corps à la morgue, la ministre de la solidarité Mariatou Koné a brièvement été bloquée par les démobilisés, a rapporté l’AFP.

Loin de calmer l’atmosphère, l’annonce par la ministre de la création d’un fonds d’aide à la création d’entreprise pour les ex-rebelles a au contraire provoqué la colère de ces derniers. « On ne veut pas des projets, on veut l’argent », a crié l’un d’entre eux, selon un journaliste de l’AFP. Pendant quelques minutes, ils ont ensuite bloqué sa voiture, avant de la laisser quitter les lieux. « Je n’ai jamais été séquestrée », a précisé la ministre dans un communiqué cité par l’Agence de presse africaine.
« Nous voulons une entrevue avec le président Alassane Ouattara »

« Nous voulons que l’État de Côte d’Ivoire nous dise quand et comment nos primes vont nous être payées. Nous voulons également que les plus jeunes d’entre nous soient intégrés à l’armée », explique-t-on à la communication de la « cellule 39 », l’un des collectifs de démobilisés.

« Nous ne voulons plus d’intermédiaires et nous voulons une entrevue avec le président Alassane Ouattara. Depuis le début, nous manifestons pacifiquement pour obtenir l’ouverture de discussions, mais nous sommes ignorés », a déploré depuis Korhogo l’un des responsables de ce collectif. Avant de poursuivre : « Cela veut-il dire qu’en Côte d’Ivoire on écoute ceux qui sont armés et pas ceux qui veulent discuter ? »

Ces nouvelles manifestations surviennent moins d’une semaine après l’accord conclu entre le gouvernement et les 8 400 soldats à l’origine de la mutinerie de janvier et de mai. Si les autorités sont restées silencieuses sur l’entente trouvée avec les mutins, ces derniers ont affirmé avoir obtenu le paiement de 5 millions de Francs CFA – ils avaient déjà indiqué avoir reçu cette même somme en janvier – et de 2 autres millions de F CFA attendus d’ici la fin du mois de juin.
Les excuses du chef de l’état-major aux démobilisés

Cet accord a ravivé la colère des démobilisés, qui réclament des primes similaires. Le chef de l’état-major des armées avait pourtant tenté de désamorcer leur mouvement de colère dans la foulée des mutineries. Le général Sékou Touré s’était ainsi rendu à Bouaké jeudi 18 mai pour demander « pardon » aux démobilisés après la mort de l’un d’entre eux.

« Je viens vous présenter les excuses de toute l’armée. Quand vous êtes père et que vous avez malheureusement de mauvais enfants, vous allez toujours avoir honte du comportement de ces enfants. Nous sommes venus ici pour vous demander pardon », avait déclaré le chef d’état-major des armées, selon des propos rapportés par l’AFP. Des porte-paroles de démobilisés avaient par la suite indiqué « suspendre leur mouvement », avant de se raviser quatre jours plus tard.

JA

 
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Paul Kagame : « Ce sera sans doute mon dernier mandat »

2017/5/22

Aujourd'hui en Guinée Emmanuel Macron, Donald Trump, réformes de l’Union africaine, Burundi, RD Congo, le pape François, sans oublier sa propre succession… À trois mois du scrutin présidentiel, le chef de l’État rwandais s’est une nouvelle fois plié au jeu des questions-réponses avec Jeune Afrique.

Au soir du vendredi 4 août 2017, lorsque seront publiés à Kigali les résultats de l’élection présidentielle, les commentateurs ne risqueront guère de s’emmêler dans leurs fiches. Sauf événement extraordinaire d’ici là, leur seul travail sera de comparer le pourcentage avec lequel Paul Kagame aura été réélu, par rapport aux précédents scrutins. 95 % en 2003, 93 % en 2010 et quelques miettes concédées à une petite poignée de concurrents.

Ces derniers étaient deux lors de la première élection de Kagame, trois lors de la deuxième, et ils sont encore trois à s’être déclarés à ce jour pour le septennat à venir. Frank Habineza, leader du Parti démocratique vert (unique formation d’opposition autorisée depuis quatre ans) et dissident du parti au pouvoir, est le seul à pouvoir espérer atteindre 5 % des voix.

De retour début février d’un long exil en Afrique centrale puis en région parisienne, l’ex-journaliste Philippe Mpayimana est un inconnu qui a mis les rieurs de son côté en débarquant à sa première conférence de presse juché sur un moto-taxi – faute de moyens.

Quant à Diane Rwigara, fille d’un homme d’affaires autrefois proche du pouvoir et disparu en 2015 dans des circonstances controversées, elle a vu son intimité scandaleusement exposée sur les réseaux sociaux dès le lendemain de sa déclaration de candidature – ce qui, dans un pays aussi prude que celui-là, équivaut à un coup mortel, dont on ne connaîtra sans doute jamais l’origine.

Le Rwanda, symbole d’une « Afrique qui marche »

À l’évidence, l’alternance n’est pas à l’ordre du jour à Kigali. Aussi politiquement incorrect que cela puisse paraître, très rares sont les Rwandais à la souhaiter tant la légitimité de Paul Kagame, la peur d’un lendemain sans lui et la discipline de la société sont irrévocables et implacables.

D’autant que, comme le constatent tous les visiteurs africains qui en reviennent extasiés, le Rwanda est devenu le symbole d’une « Afrique qui marche », théâtre de l’émergence d’une « économie de la connaissance » dont l’ambition est de passer directement à la troisième révolution industrielle en sautant les deux autres. Dans les incubateurs de start-up de Kigali comme à Innovation City, sorte de petit Bangalore à 15 km de la capitale où la Carnegie Mellon University a implanté un campus, on parle e-books, drones, parcs photovoltaïques et FabLab.

Sept pour cent de taux de croissance prévu pour 2017, deuxième pays africain au palmarès de « Doing Business », 95 % de la population couverte par l’internet mobile haut débit et 91 % par l’assurance maladie, un taux de mortalité maternelle et infantile divisé par six en vingt ans : les indiscutables médailles rwandaises, auxquelles il convient d’ajouter la sécurité, la propreté et un taux de corruption minimal (4e au dernier classement africain de Transparency International), font de Paul Kagame, 59 ans, une référence pour une demi-douzaine de chefs d’État francophones admiratifs – d’Alpha Condé à Ali Bongo Ondimba, de Faure Gnassingbé à Patrice Talon.

Des réussites contrastées

Certes, à ces faits et chiffres, il convient d’opposer d’autres : un revenu annuel par tête de 700 dollars, un budget reposant à 30 % sur l’aide extérieure, une liberté d’expression et d’association étroitement contrôlée induisant une atonie parfois pesante de la vie politique et culturelle.

Mais il est des signes qui ne trompent pas quant à la force d’attraction qu’exerce sur les compatriotes de Paul Kagame l’option délibérée de privilégier le développement sur la démocratie : le nombre annuel de ressortissants de la diaspora qui choisissent de retourner au pays excède désormais largement ceux qui décident d’émigrer. Beaucoup d’entre eux sont jeunes, diplômés, entreprenants et se définissent comme rwandais avant d’être hutus ou tutsis. À « Kigal-e », l’incubateur suprême est celui d’une société postethnique…

Le 4 août, les Rwandais iront aux urnes pour élire leur président. Vous êtes candidat, et personne ne doute une seconde de votre réélection. Comment expliquez-vous cette absence totale de suspense ?

Paul Kagame : Est-ce une mauvaise chose ? Je ne le pense pas. Le Rwanda a une histoire et un passé récent spécifiques qui induisent un processus démocratique et un comportement électoral eux aussi spécifiques. Vouloir les juger à l’aune des nations qui n’ont pas connu l’absolue tragédie du génocide n’a pas de sens et vous expose à ne jamais rien comprendre de ce qui se passe ici.

Il y aura d’autres candidats. Vous souciez-vous d’eux ?

Nous avons eu à faire face à des défis autrement plus sérieux et pénibles que celui-là. Pourquoi voudriez-vous qu’une compétition électorale soit un problème pour nous ? C’est le moindre des problèmes.

N’attendez pas de moi autre chose que de répéter aux Rwandais qu’ils doivent travailler ensemble pour un avenir meilleur

Les périodes électorales sont propices aux promesses. Que promettez-vous aux Rwandais pour qu’ils votent en votre faveur ?

Vous me connaissez. Je ne suis pas du genre à bercer les Rwandais d’illusions et de fausses promesses. Je suis un réaliste, pas un populiste. Nous savons d’où nous venons, ce que nous avons réalisé, ce que nous pouvons et devons encore faire, mais aussi quelles sont nos limites.

Je ne promets rien que je ne puisse tenir, et n’attendez pas de moi autre chose que de répéter aux Rwandais qu’ils doivent travailler ensemble pour un avenir meilleur. J’ajouterai un point, essentiel : cette élection nous concerne nous et nous seuls. Si je prétendais donner des leçons au monde, le monde serait fondé à me juger. Mais là, il s’agit du Rwanda, il s’agit des Rwandais. Le monde extérieur n’a donc rien à nous dire.

Ce mandat de sept ans sera-t-il le dernier – même si la Constitution vous donne droit à un de plus ?

Je le crois, oui. Et il est probable que je clarifie ce point bientôt, quand j’entrerai en campagne électorale. Il existe une sorte de contrat entre moi, d’une part, le parti FPR et le peuple rwandais, de l’autre. Ces derniers ont souhaité, via le référendum constitutionnel de décembre 2015, que je poursuive ma tâche, ce que j’ai accepté. Mais le temps est venu de leur dire qu’ils doivent commencer à réfléchir, au-delà de ma personne.

C’est votre réponse à ceux qui pensent qu’il est impossible de succéder à Paul Kagame de son vivant ?

Ceux qui disent cela le font à dessein, dans un but politique. Cette assertion ne repose sur rien.

Nous avons construit de façon irréversible et qui demeurera, avec ou sans Kagame

Pourtant, tout l’équilibre, tout le système politique rwandais repose sur vous. Vous en êtes la clé de voûte. Même vos partisans le disent : si vous disparaissez, c’est l’inconnu, et il faudra tout recommencer. En êtes-vous conscient ?

Les choses ne fonctionnent pas de cette manière. L’important, c’est ce que nous avons construit de façon irréversible et qui demeurera, avec ou sans Kagame. Les nouvelles générations de Rwandais ont intégré beaucoup d’éléments, beaucoup de réflexions diverses et retenu beaucoup de leçons.

La crainte que vous exprimez serait fondée si la société rwandaise était statique, figée. Or c’est tout le contraire. À l’image de notre économie, de nos institutions et de nos compétences, notre société évolue et s’inscrit dans une dynamique vertueuse. Même si le peuple rwandais a souhaité que j’assume le leadership pour quelque temps encore, cette dynamique ne s’arrêtera pas avec mon départ. Soyez-en sûr.

On l’a vu lors du référendum constitutionnel et on le reverra sans doute en août prochain : il existe, autour de votre personne, une sorte de consensus. N’y a-t-il pas un risque réel de voir cette quasi-unanimité se transformer en uniformité, laquelle est le contraire de la démocratie ?

Il n’y a pas d’uniformité au Rwanda. Ce n’est pas parce qu’une opinion fait consensus et l’emporte de façon écrasante sur les autres qu’il y a uniformité. Pour ce qui est de l’unanimité, laissez-moi me répéter : vous ne pouvez la comprendre que si vous l’inscrivez dans le contexte rwandais, pas en dehors.

Trop d’Occidentaux arrogants et ivres de leurs valeurs prétendent définir à notre place ce que doit être notre liberté

Comment justifiez-vous le fait qu’il n’y ait qu’un seul parti d’opposition autorisé au Rwanda, le Parti démocratique vert ?

Le Rwanda est un État de droit. Mon job n’est pas de créer des partis d’opposition, mais de favoriser un environnement dans lequel des courants d’opinion divers puissent s’exprimer. Le reste relève de la loi. Ne faites pas de votre propre définition de l’opposition une généralité. Trop de donneurs de leçons, trop d’Occidentaux arrogants et ivres de leurs valeurs prétendent définir à notre place ce que doit être notre liberté.

Ceux-là, invariablement, nous étiquettent « not free », « pas libres ». Non pas parce que les Rwandais le leur ont dit, mais parce qu’ils en ont décidé ainsi, en fonction de leurs propres critères – lesquels tiennent lieu d’enquêtes d’opinion. Et, lorsque les Rwandais leur disent qu’ils se trompent lourdement et qu’eux-mêmes se sentent libres, la réponse tombe comme un couperet : « Vous vous croyez libres, mais vous ne l’êtes pas. » Leur mépris n’a d’égal que leur morgue. Fort heureusement, ici au Rwanda, leur impact est nul.

On vous reproche parfois une certaine opacité. Dernier épisode en date : le limogeage inattendu du PDG de la compagnie nationale Rwandair, qui affiche pourtant de bons résultats. Sans aucune explication.

Expliquer quoi ? À qui ?

Nous n’avons ni le temps ni le goût d’ouvrir un débat public sur le limogeage du PDG de Rwandair

Votre décision. À l’opinion. Rwandair est une société majeure au Rwanda et elle paraît en bonne santé.

L’est-elle en réalité ? C’est tout le problème. Soyons clairs : les Rwandais m’ont donné mandat pour gérer l’État au mieux de leurs intérêts. Si j’estime qu’un CEO nommé en Conseil des ministres ne parvient pas, dans un délai convenu, à obtenir les résultats que j’attends de lui et que le retour sur investissement public n’est pas au niveau défini comme convenable, j’ai le droit et le devoir de le remplacer. Nous n’avons ni le temps ni le goût d’ouvrir un débat public à ce sujet. Les Rwandais me font confiance.

Êtes-vous correctement informé de la situation réelle de votre pays ? Êtes-vous sûr que vos collaborateurs, par crainte ou par souci de vous plaire, ne vous cachent pas certaines vérités, à moins qu’ils ne les travestissent ? Comme vous le savez, le pouvoir isole…

Je le sais, effectivement. Mais j’ai pour cela un puissant antidote : j’exige qu’on me rende des comptes et je sais lire les résultats. Les chiffres ne mentent pas. Vous pouvez me raconter ce que vous voulez et même chercher à me tromper, mais à la fin des fins, vos résultats parleront pour vous, et c’est le seul langage que j’écoute. Sans états d’âme.

Exemple : un ministre de la Santé peut me dire ce que bon lui semble, il sait qu’il sera jugé sur les taux de mortalité infantile et maternelle. Même chose pour la sécurité alimentaire, la délinquance, l’eau, l’électricité, l’école, etc. Il y a des chiffres, des courbes, des statistiques pour tout. Il suffit de savoir les interpréter.

Pour l’essentiel, le processus de réconciliation est achevé

Regrettez-vous certaines de vos décisions ?

Non. Jamais. À quoi cela servirait-il ?

Vous faites des erreurs, pourtant…

Certainement. Lorsqu’il m’arrive d’en commettre, je m’efforce d’en minimiser les conséquences, sans pour autant m’y attarder. Je considère qu’il vaut mieux se tromper que de ne rien faire.

Vingt-trois ans après le génocide, à quel niveau situez-vous le degré de réconciliation entre les Rwandais ?

Pour l’essentiel, le processus de réconciliation est achevé. S’il ne l’était pas, nous n’en serions pas là en matière de croissance, de sécurité, de stabilité et de développement social. Dans les foyers, dans les écoles, dans les églises, dans les villes, les campagnes, les villages, tout a changé. Ceux qui, comme vous, ont connu le Rwanda au sortir du génocide peuvent en témoigner. Il faut être aveugle pour ne pas le voir.

Vous avez rencontré le pape François à Rome en mars, et, au sortir de cette audience, le pape a pour la première fois reconnu les responsabilités de l’Église catholique dans le génocide des Tutsis. Tout en évitant d’exprimer le repentir du Vatican en tant qu’État – une subtile distinction qui n’a pas échappé aux observateurs. Êtes-vous néanmoins satisfait ?

Absolument. Le pape a dit ce qu’il a dit avec une sincérité manifeste, depuis le siège du Vatican. Pour moi, cela suffit.

Nous considérons que la foi est un facteur positif pour l’organisation de la société.

La page sombre des relations entre le Rwanda et le Vatican est donc tournée ?

Pas encore. Mais les éléments existent désormais pour que soit écrite la conclusion de ce triste chapitre. C’est l’essentiel.

Vous-même êtes catholique…

Oui. Dans la mesure où je suis né dans une famille catholique. Mais il serait plus exact de dire que je suis croyant.

On vous dit désormais plus proche des Églises évangélistes. Est-ce exact ?

Non. Nos relations sont bonnes avec toutes les religions, et je n’en privilégie aucune par rapport à d’autres. J’assiste aux grandes cérémonies catholiques, protestantes et musulmanes. En règle générale, nous considérons que la foi est un facteur positif pour l’organisation de la société.

Il y a moins de deux mois, quarante-quatre Rwandais de confession musulmane ont comparu en justice pour activités terroristes. Dans un pays qui compte à peine 2 % de musulmans, ce n’est pas rien. Et ce n’est pas la première fois que des jeunes radicalisés sont arrêtés. Le Rwanda est-il la nouvelle cible des jihadistes en Afrique de l’Est ?

La menace est moindre ici que chez certains de nos voisins et demeure de basse intensité. Pour autant, nous sommes vigilants puisque des connexions existent entre certains éléments radicalisés au sein de la diaspora en Belgique, au Kenya, au Soudan ou ailleurs et quelques individus au Rwanda même. Il y a eu des tentatives d’infiltration de recruteurs, que nous avons stoppées. Nous ne permettrons pas à ces embryons de réseaux de se développer.

Nous sommes très proches d’Israël, mais nous ne sommes pas les ennemis du peuple palestinien

Vous avez d’excellentes relations avec Israël et la communauté juive. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou vous a rendu visite en 2016 et vous avez été il y a quelques semaines le premier chef d’État africain invité à vous exprimer devant l’Aipac, le principal lobby juif américain. Êtes-vous sensible au sort des Palestiniens victimes de la politique de colonisation à outrance menée par l’État israélien ?

Lors de mon discours devant l’Aipac, à Washington, j’ai dit ceci : oui, nous sommes de très bons amis d’Israël, nous l’assumons pleinement et nous n’avons aucune explication ni excuse à présenter à ce sujet. Mais être ami d’Israël ne signifie pas que nous soyons ennemis de qui que ce soit.

Pour le reste, soyons réalistes : il y a un certain nombre de problèmes de par le monde dont le traitement et la solution échappent à un pays comme le Rwanda et au sujet desquels mon opinion ne compte guère. L’Afrique dans son ensemble serait bien incapable de résoudre le conflit israélo-palestinien, pourquoi voudriez-vous que le Rwanda s’en mêle, si ce n’est pour se livrer à des gesticulations inutiles ?

Je résume. Un : nous sommes très proches d’Israël, mais nous ne sommes pas les ennemis du peuple palestinien. Deux : je ne me laisserai pas entraîner dans les affaires du Moyen-Orient, ce n’est pas de ma compétence.

Nous attendons du président Macron, l’impulsion d’une nouvelle dynamique et une vraie rupture avec des décennies de confusion

La France a un nouveau président, Emmanuel Macron. Avez-vous un message à lui transmettre, un conseil à formuler pour que les relations entre Paris et Kigali sortent enfin de l’ère glaciaire ?

L’attitude de la France vis-à-vis du Rwanda ne changera pas tant que l’attitude de la France vis-à-vis de l’ensemble de l’Afrique n’aura pas changé. Les deux sont liés. Nous attendons du président Macron quelque chose de nouveau, l’impulsion d’une nouvelle dynamique et une vraie rupture avec des décennies de confusion.

Vingt-trois ans de politique négative à l’égard du Rwanda et soixante ans de politique africaine statique dont les Africains n’ont tiré aucun bénéfice, c’est cela qu’il faut mettre sur la table.

Quels signes concrets attendez-vous de sa part ?

Ce n’est pas à moi de le dire. Je ne dirige pas la France.

Lors de votre discours du 7 avril, à l’occasion de la commémoration du génocide, vous avez fustigé « ceux qui ne sont pas au clair avec le génocide des Tutsis » et cherchent à « déformer l’Histoire ». Qui visiez-vous ? La France ?

Je crois que chacun l’a compris. Ceux qui pensent ou espèrent que le problème des responsabilités dans le génocide des Tutsis va s’effacer avec le temps ou qu’il disparaîtra avec moi se trompent lourdement. Vous pouvez mépriser le Rwanda – petit pays africain, petit peuple, génocide sans importance –, il y aura toujours un Rwandais pour vous confronter à votre propre culpabilité.

Donc plus tôt la France sortira des manipulations judiciaires pour enfin accepter de se confronter à son rôle dans cette tragédie, mieux ce sera. Si j’ai un conseil à offrir au nouveau président, c’est d’impulser ce moment de vérité et de regarder l’Histoire en face. Comment devrait-il s’y prendre concrètement ? C’est à lui de le décider.

Nous ne devons plus accepter la dépendance et devons décoloniser une fois pour toutes nos mentalités

Emmanuel Macron a qualifié la colonisation française de « crime contre l’humanité », avant de préciser : « Crime contre l’humain. » C’était courageux, vous ne croyez pas ?

Absolument. J’espère qu’il le pense réellement. A priori, je n’en doute pas.

Le président en exercice de l’Union africaine (UA), Alpha Condé, a répété récemment à plusieurs reprises que l’Afrique francophone devait « couper le cordon ombilical » avec la France. J’imagine que vous êtes d’accord…

Évidemment. Et depuis toujours. Il ne s’agit pas bien sûr d’arrêter de coopérer avec la France, mais de le faire sur un réel pied d’égalité. Nous ne devons plus accepter la dépendance et devons décoloniser une fois pour toutes nos mentalités. Les Français, tout comme les Africains, doivent savoir qu’il existe un autre chemin. Nous, Rwandais, l’avons trouvé.

Je pense que le phénomène Trump est globalement une bonne nouvelle

Il y a une vraie inquiétude autour de ce que l’administration Trump s’apprête à faire avec les programmes américains d’aide au développement en Afrique. La partagez-vous ?

L’arrivée de Donald Trump et de son administration représente à mes yeux une perturbation, une secousse, comme un pavé dans la mare d’une politique extérieure qui avait tendance à devenir n’importe quoi, n’importe où, n’importe comment, une sorte de chose informe. Je pense donc que le phénomène Trump est globalement une bonne nouvelle. Il secoue l’Amérique, l’Europe, l’Asie, l’Afrique.

Peu importe dans quel sens : l’environnement géopolitique avait besoin d’une réinitialisation et, si cette dernière nous offre à nous, Africains, l’occasion de repenser l’utilité de l’aide et de trouver une autre voie, elle est la bienvenue. Mais il est encore trop tôt pour formuler un jugement sur l’administration Trump et sa politique africaine.

Vos pairs vous ont confié la tâche de réfléchir aux réformes de l’UA. Quelles sont les principales pistes de recherche ?

J’en vois quatre. Un : comment résoudre notre problème d’efficacité. Deux : où trouver les ressources nécessaires pour que l’UA ne dépende plus financièrement de l’extérieur. Trois : quels défis prioriser – sécurité, développement, jeunesse, alimentation, santé, genre, équité, emploi… Quatre : comment parler d’une seule voix sur des sujets aussi graves que la Cour pénale internationale, les relations Sud-Nord, etc. Sur ces quatre points, des propositions de solutions sont en cours d’élaboration.

La médiation régionale ne peut réussir que si les Burundais ont la volonté de sortir de cette situation

Votre voisin le Burundi semble aspiré dans une crise sans fin, et la médiation menée par la Communauté est-africaine (EAC) est manifestement un échec. Où est la porte de sortie ?

Le problème et la solution sont au Burundi, pas ailleurs. La médiation régionale ne peut réussir que si les Burundais ont la volonté de sortir de cette situation.

Parlez-vous encore au président Nkurunziza ?

Non.

Pierre Nkurunziza et son entourage vous accusent régulièrement de chercher à déstabiliser leur régime. Vous ne répondez pas. Pourquoi ce silence ?

Lorsque quelqu’un a un problème et cherche à vous y mêler, mieux vaut ne pas tomber dans le piège. Cela dit, se tenir en retrait ne signifie pas que nous ne nous sentions pas concernés. Nous savons que ce qui se passe au Burundi peut avoir des conséquences sur notre propre sécurité et nous ne permettrons jamais que cette ligne rouge soit franchie.

Le Rwanda soutient-il l’opposition au Burundi ?

Non. Mais nous soutenons sur un plan strictement humanitaire tous les Burundais qui viennent se réfugier chez nous et que nous regroupons dans des camps. Je le répète : nous nous tenons à l’écart de cette crise. Même si l’on nous vilipende dans les rues de Bujumbura, cela n’a aucune importance.

Entre Kabila et Mobutu, l’option Kabila était incontestablement la meilleure – ou la moins mauvaise

Pendant longtemps, l’opinion congolaise a tenu le Rwanda responsable des maux qui l’affectent. Aujourd’hui encore, à Kinshasa et ailleurs, nombreux sont ceux qui pensent que vous voulez du mal à la RD Congo. Que leur répondez-vous ?

Les faits parlent d’eux-mêmes. En quoi la situation actuelle en RD Congo a-t-elle quelque chose à voir avec le Rwanda ? Ce qui s’y passe aujourd’hui s’inscrivant dans la continuité de ce qui s’y déroule depuis des années, j’attends qu’on me démontre en quoi le Rwanda fait partie du problème.

Il y a vingt-cinq ans, Mobutu était chassé du pouvoir par Laurent-Désiré Kabila, avec votre aide et votre participation. Si c’était à refaire, le referiez-vous de la même manière ?

Refaire quoi au juste ?

Choisir Kabila et l’accompagner jusqu’à Kinshasa.

Oui, en ce sens qu’entre Kabila et Mobutu l’option Kabila était incontestablement la meilleure – ou la moins mauvaise. Cette décision a été prise en fonction d’un contexte précis, qui concernait le Rwanda, sa protection et sa sécurité. Aurions-nous dû soutenir quelqu’un d’autre que Kabila ? Qui ? Je n’ai jamais eu de réponse à cette question.

Votre relation personnelle avec son fils, le président Joseph Kabila, a connu bien des hauts et des bas. Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Nous coopérons en bonne intelligence, c’est tout ce que je puis dire et c’est une bonne chose. De part et d’autre, les problèmes bilatéraux sont abordés dans un esprit positif.

Il était nécessaire de nous réengager au sein de la CEEAC, tout en restant membre de l’EAC

En août 2016, le Rwanda a décidé de réadhérer à la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC), neuf ans après l’avoir quittée. Pourquoi ce retour ?

Nous avions quitté la CEEAC pour plusieurs raisons, notamment financières. Être membre d’un regroupement régional signifie dépenser de l’argent ; nos ressources étaient faibles, et il était hors de question d’accumuler des dettes. Neuf ans plus tard, notre économie se porte beaucoup mieux, et le paysage politique a changé. Il était nécessaire de nous réengager au sein de la CEEAC, tout en restant membre de l’EAC.

Vous avez un rêve pour le Rwanda, forgé sans doute lors de vos années de résistance dans le maquis. Le rêve d’un pays parfait, dirigé par un gouvernement parfait et peuplé d’habitants parfaits. Ce rêve n’est-il pas, dans le fond, une utopie que vous poursuivez sans relâche, quel qu’en soit le coût ?

Assurément, nous sommes des idéalistes : nous voulons le meilleur, même si ce meilleur n’est pas forcément réalisable. Mais, en même temps, nous sommes des réalistes et des pragmatiques. Nous avons conscience de nos limites tout en ne nous accordant aucune limite. Nous savons ce que nous pouvons et ne pouvons pas faire, tout en recherchant l’impossible. Je suis ainsi, les Rwandais sont ainsi.

JA

 
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Quand Trump insultait l’Arabie saoudite: « Des tyrans, des lâches »

2017/5/22

Aujourd'hui en Guinée Donald Trump ne semble pas se préoccuper des « casseroles » qui traînent sur son compte Twitter. En visite officielle en Arabie saoudite, le président des Etats-Unis ne prend même pas la peine d’effacer quelques vieux tweets assassins à l’égard du régime…

Si Donald Trump s’incline désormais devant le roi d’Arabie saoudite et signe des contrats pharaoniques de plusieurs centaines de milliards de dollars, il n’a pas toujours tenté de resserrer les liens avec Ryad. Il ne s’en cache même pas, à vrai dire. Ainsi, ses détracteurs se sont amusés à déterrer un vieux tweet du 11 septembre 2014 où l’homme d’affaires d’alors exprimait en termes peu élogieux toute sa haine à l’égard de l’Arabie saoudite:

« Les Saoudiens, ce n’est que de l’esbroufe, ce sont des tyrans, des lâches. Ils ont l’argent, mais pas le courage ».

Négligence ou choix délibéré

Le tweet est d’ailleurs toujours en ligne sans que l’on sache s’il s’agit d’une négligence ou d’un choix délibéré. Ainsi, à l’heure où le président américain s’inclinait devant le roi Salmane pour recevoir une distinction du régime, les propos d’hier s’étalaient à nouveau sur la place publique. Ils n’ont pas manqué de susciter l’incrédulité de certains observateurs, relate Le Huffington Post:

« Et pourtant vous vous inclinez devant l’Arabie Saoudite, lâche, pauvre lécheur de bottes, aspirant autocrate de pacotille », assène en ce sens Joe Papp sur Twitter (voir ci-contre).

Melania, Michelle et Ivanka

Seconde incohérence. En janvier 2015, Donald Trump avait ouvertement critiqué le choix de Michelle Obama de refuser le port du voile lors de la visite officielle de son mari en Arabie saoudite (voir ci-dessous): « Les Saoudiens ont été insultés », dénonçait-il sur sa plateforme préférée.

Or, Melania et Ivanka ne se sont-elles pas présentées cheveux au vent devant le roi Salmane?

Source: Huffington Post, Twitter

 
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France : Le Gouvernement d'Edouar Philippe nommé

2017/5/17

Aujourd'hui en Guinée Sans suprise, plusieurs proches du nouveau président ont été nommés à des postes clés. Quelques personnalités de droite ont également été débauchées, et la société civile est relativement bien représentée. C'était la première épreuve du feu du nouvel exécutif. Après l'élection d'Emmanuel Macron (En marche!) à la présidence de la République, et la nomination d'Édouard Philippe (LR) au poste de premier ministre, la composition de leur gouvernement était très attendue.

Le secrétaire général de l'Élysée, Alexis Kholer, vient de dévoiler cette liste lors d'une courte allocution prononcée ce mercredi après-midi depuis la cour du palais. Sans surprise, plusieurs proches du nouveau président ont été nommés à des postes clés. Quelques personnalités de droite ont également été débauchées. Enfin, la société civile y est relativement bien représentée.

«Sur proposition du premier ministre, le président de la République a nommé:

- M. Gérard Collomb, ministre d'État, ministre de l'Intérieur

- M. Nicolas Hulot, ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire

- M. François Bayrou, ministre d'État, Garde des Sceaux, ministre de la Justice

- Mme Sylvie Goulard, ministre des Armées

- M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères

- M. Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires

- Mme Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé

- Mme Françoise Nyssen, ministre de la Culture

- M. Bruno Le Maire, ministre de l'Économie

- Mme Murielle Pénicaud, ministre du Travail

- M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale

- M. Jacques Mézard, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation

- M. Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des comptes publics

- Mme Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, et de l'Innovation

- Mme Annick Girardin, ministre des Outre-Mers

- Mme Laura Flessel, ministre des Sports

- Mme Élisabeth Borne, ministre auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique chargée des Transports

- Mme Marielle de Sarnez, ministre auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, chargée Affaires européennes

Sont nommés secrétaires d'État:

- M. Christophe Castaner, chargé des Relations avec le Parlement, Porte-parole gouvernement

- Mme Marlène Schiappa, chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes

- Mme Sophie Cluzel, chargée des Personnes handicapées

- M. Mounir Mahjoubi, chargé du Numérique

Le président de la République réunira le Conseil
des ministres le jeudi 18 mai 2017 à 11 heures».

 
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France : Edouard Philippe, le maire Les Républicains du Havre, nommé premier ministre

2017/5/15

Aujourd'hui en Guinée Edouard Philippe, 46 ans, était l’un des piliers de l’équipe de campagne d’Alain Juppé lors de la primaire de la droite. Sa nomination s’inscrit dans la stratégie d’Emmanuel Macron de faire exploser la droite.


Son nom circulait avec insistance depuis plusieurs jours pour occuper la fonction de premier ministre. Edouard Philippe, 46 ans, maire (Les Républicains, LR) du Havre, a été nommé, lundi 15 mai, à Matignon par Emmanuel Macron.
Ce petit-fils de docker, diplômé de Sciences Po et énarque (promotion Marc-Bloch), a commencé à militer au Parti socialiste (PS), tendance Rocard, durant ses années d’études avant de se rapprocher de la droite. Il y a d’ailleurs côtoyé à cette époque, dans les rangs des jeunes rocardiens, un certain Alexis Kohler, aujourd’hui secrétaire général de l’Elysée.
En 2001, il rejoint l’équipe municipale du maire du Havre, Antoine Rufenacht, qui lui passera le témoin en 2010. Mais c’est dans l’ombre d’Alain Juppé, qui l’a fait venir comme directeur général lorsqu’il prend la présidence de l’UMP à sa création, en 2002, qu’il va prospérer. De là date une fidélité à tous crins. Il était un des piliers de l’équipe de campagne du maire de Bordeaux à la primaire de la droite.



Volonté d’élargissement et de rééquilibrage
La nomination d’Edouard Philippe au poste de premier ministre prolonge l’opération de renouvellement voulue et incarnée par Emmanuel Macron. Peu connu du grand public, il apparaît comme un visage nouveau.
Surtout, elle s’inscrit dans une stratégie qui vise à faire exploser la droite. Depuis son élection, M. Macron n’a cessé d’adresser des messages et de nouer directement le dialogue avec une partie de la droite, avec un traitement particulier pour les juppéistes.
Dans le sillage du nouveau premier ministre, le président de la République espère attirer des responsables LR de premier plan, dont certains pourraient intégrer le gouvernement. Dans la foulée, ce mouvement d’une partie de la droite pourrait s’élargir aux investitures pour les élections législatives, volontairement laissées ouvertes après une première liste de 428 candidats, qui devrait être complétée mercredi, le dépôt des candidatures étant clos vendredi à 18 heures.
Le choix d’Edouard Philippe marque la volonté d’élargissement et de rééquilibrage de la majorité présidentielle. C’est aux élections législatives des 11 et 18 juin que l’on pourra mesurer les premiers effets de cette opération, alors que les dirigeants de LR, pour leur part, s’accrochent toujours à l’espoir d’une revanche dans les urnes pour imposer à Emmanuel Macron une cohabitation.


In Lemonde

 
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Guinée-Bissau: L'ONU recommande la nomination du Premier ministre en fonction de l'Accord de Conakry

2017/5/15

Aujourd'hui en Guinée Le Conseil de sécurité des Nations Unies a recommandé au président bissau-guinéen José Mário Vaz la nomination d'un Premier ministre en vertu des dispositions de l'Accord de Conakry, a-t-on appris vendredi à Bissau de source officielle.

L'information est contenue dans une déclaration du Conseil de sécurité, publiée ce vendredi à la presse par sa représentation à Bissau.

Dans ce document, les membres du conseil demandent qu'un nouveau chef de gouvernement soit nommé avant le 25 mai prochain, date fixée par la mission de haut niveau de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), à l'issue d'une visite en Guinée-Bissau.

L'accord de Conakry, signé en octobre sous la supervision de la CEDEOA, en vue de sortir la Guinée-Bissau de près de deux ans de crise et d'impasse politiques, prévoit la nomination d'un Premier ministre de consensus et la formation d'un gouvernement incluant les partis représentés au parlement.

Dans leur déclaration, les membres du Conseil de sécurité "ont exprimé leur profonde préoccupation face à la crise politique et institutionnelle prolongée en Guinée-Bissau, en raison de l'incapacité des acteurs politiques à parvenir à une solution durable et consensuelle, ce qui conduit à l'impasse actuelle".

Selon le document, le Conseil a appelé les Bissau-Guinéens à s'abstenir d'actions qui pourraient accroître la tension et inciter à la violence.

Les membres du Conseil de sécurité ont rappelé que la mise en œuvre de l'accord peut être un moyen de rétablir la confiance des partenaires et pour permettre à la communauté internationale d'honorer les engagements financiers pris à la Conférence de bailleurs de fonds de Bruxelles en mars 2015, selon le document.

Ils ont salué les forces de défense et de sécurité pour leur non-ingérence dans la situation politique en Guinée-Bissau et les ont exhortés à maintenir la même posture.

Ils ont engalement exprimé une profonde inquiétude sur les défis posés par la criminalité internationale organisée et d'autres menaces majeures, y compris le trafic de drogue dans le pays, ainsi que l'extrémisme violent qui peut conduire à des menaces terroristes.


Xinhua

 
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Libye: Plus de 350 migrants sur une embarcation interceptée par les gardes-côtes

2017/5/10

Aujourd'hui en Guinée Tripoli – Plus de 350 migrants entassés sur une seule embarcation ont été interceptés par les garde-côtes libyens mercredi au large de la ville de Sabratha (ouest), alors qu’ils prenaient le large vers les côtes italiennes.« Une ONG (allemande), Sea Watch, a tenté de perturber l’opération des gardes-côtes (…) dans les eaux libyennes en voulant récupérer les migrants sous prétexte que la Libye n’était pas sûre », a indiqué à l’AFP le porte-parole de la marine libyenne Ayoub Kacem.

Les ONG opérant en Méditerranée, sont depuis quelques semaines sous le feu des critiques en Italie pour leur « complicité » présumée avec les passeurs qui opèrent en Libye.

L’opération de mercredi a eu lieu à 19 milles marins au large de Sabratha, a précisé M. Kacem, faisant également état de tirs de la part de trafiquants sur les gardes-côtes, qui n’ont pas fait de victime.

Les migrants étaient entassés dans un « grand bateau en bois » et « malgré le peu de moyen, nous avons pu les sauver », a indiqué de son côté le colonel Abou Ajela, un officier de la marine libyenne.

Plus d’une dizaine de femmes, dont une enceinte, figurent parmi les rescapés, dont la plupart sont originaire du Maroc et du Bangladesh, selon un photographe de l’AFP.

« Leur embarcation, un bateau en bois d’environ 18 mètres de long, était chargé d’un très grand nombre de migrants, bien plus que sa capacité », a indiqué le Colonel Abou Ajela.

« Il aurait pu se briser en deux à tout moment. (Les migrants) étaient face à un danger réel », a-t-il souligné.

Ces rescapés ont été conduits sur la base navale de Tripoli où une assistance humanitaire leur est fournie par le Croissant Rouge libyen et par des membres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) avant d’être acheminés vers des centres de rétention dans la capitale.

Selon les organisations internationales, 800.000 à un million de personnes, majoritairement originaires d’Afrique subsaharienne, se trouvent actuellement en Libye dans l’espoir de gagner l’Europe à bord d’embarcations de fortune, dont la plupart prennent la mer dans les environs de Sabratha.

Entre 7.000 et 8.000 migrants originaires de l’Afrique sub-saharienne pour la plupart, sont actuellement détenus dans une vingtaine de centres de rétention en Libye, avait indiqué mardi à l’AFP un responsable de l’organe de lutte contre l’immigration clandestine.

Les passeurs profitent du chaos qui règne en Libye depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. La plupart des départs ont lieu depuis l’ouest du pays, à destination de l’Italie qui se trouve à 300 kilomètres.

L’année dernière, 181.000 migrants, un record, étaient parvenus en Europe via les côtes italiennes, dont 90% en provenance de Libye.

AFP


 
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Kerfalla CAMARA Kpc
Pourquoi les ennemis de KPC vont-ils lamentablement échouer
Au tour de Bathily de parler
« ma société ADS n’a jamais bénéficié d’un marché de gré à gré ni en Guinée, ni ailleurs »
Dépêches
L'UA/Nord-Mali
TV Aujourd'hui-en-guinée

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