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01 Mars 2017 - 17h45

Lettre ouverte à TRUMP et aux américains : Je suis musulman, pas terroriste !

2017/2/8

Aujourd'hui en Guinée La date du 27 janvier 2017 restera tristement gravée dans l’histoire. C’est le jour où l’Amérique, par un décret présidentiel de Donald Trump, a décidé d’interdire l’accès à son territoire aux ressortissants de sept pays majoritairement musulmans. La réaction de la communauté internationale face à cette discrimination religieuse, qui rappelle les heures sombres du nazisme, de l’Apartheid et de la ségrégation raciale contre les Noirs aux Etats-Unis, est d’une mollesse presque consentante. La complicité des compagnies aériennes qui refusent d’embarquer des musulmans me fait penser à celle des compagnies ferroviaires qui acheminèrent des juifs vers des camps de concentration. Le désarroi que m’inflige cette loi terrifiante m’amène à dire haut et fort à Trump et aux américains que je suis fier d’être musulman, et que je ne suis aucunement terroriste.

Une loi islamophobe qui promeut le chaos.

En interdisant aux ressortissants de 7 pays musulmans d’entrer sur son territoire, l’Amérique de Trump établit une discrimination ethnico-musulmane, intolérable dans un Etat qui se dit démocratique et respectueux des droits humains. En adoptant cette loi, l’Amérique vient de lancer une nouvelle guerre froide, pire que celle qui l’a opposée à la Russie et ses alliés. Parce que celle-ci est basée sur la foi, et produira de la haine réciproque pendant des générations. De cette haine décomplexée, pourrait naître des velléités et conflits armés à connotation religieuse, dont l’humanité n’a pas besoin.

Le fait qu’un juge fédéral américain ait décidé d’un sursis d’urgence au décret de Trump, qui freine partiellement les expulsions de musulmans, n’enlève rien de la gravité de cette mesure. Hitler considérait les juifs comme des profiteurs envahisseurs, et promettait de les éliminer. On l’a laissé faire, il a commis des atrocités contre eux.

Après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, Trump proposait de ficher les musulmans vivant aux Etats-Unis et d’éliminer toutes les familles des jihadistes. Ils ignorent peut-être que des musulmans comme moi, qui désapprouvent le terrorisme religieux, ont été victimes directes ou collatérales des attentats perpétrés à Paris et à Nice. Et que, si l’amalgame est fait entre musulman et jihadiste, cela voudrait dire que tous les musulmans sont des jihadistes. Par conséquent sa proposition d’éliminer les jihadistes et leurs familles reviendrait à exterminer tous les musulmans de la planète.

Suite à la fusillade de San Bernardino en Californie, Donald Trump proposait le 7 décembre 2016 d’interdire les Etats-Unis aux musulmans. En ce temps, on fustigeait de simples provocations électorales, hâtivement tirés de sondages fallacieux menés par des organisations réputées islamophobes, telle le « Center for Security Policy ». Depuis le 27 janvier 2017, Trump est passé à l’acte en interdisant l’Amérique à tous les ressortissants de sept pays majoritairement musulmans. La communauté internationale s’en émeut, mais laisse faire. Le chaos est en germination. C’est gravissime !

L’équation « un musulman = un terroriste » est une bombe endogène à retardement.

Est-ce normal qu’un bébé de 4 mois, souffrant grièvement d’une malformation cardiaque, ait dû frôler la mort parce que ses parents sont iraniens, et qu’on leur a refusé d’embarquer pour le soigner aux Etats-Unis ? La justice américaine devrait logiquement remettre en cause la constitutionnalité du décret présidentiel de Trump. A défaut, Trump pourrait, avec le même souci d’assurer la sécurité de la nation américaine, expulser les personnes originaires du Maghreb, du Moyen orient, de l’Afrique subsaharienne, du Pakistan, du Bangladesh, de l’Inde, et de l’Iran, qui forment l’essentiel des musulmans vivant sur le territoire américain, et dont la plupart ont la citoyenneté américaine comme lui. Les Etats-Unis devraient ainsi se disloquer, ou replonger dans une longue période de ségrégation institutionnelle contre les musulmans, comme celle abominable, subie par les Noirs après la guerre de sécession et l’abolition de l’esclavage. Il faut ressusciter Abraham Lincoln.

La logique de cette loi antimusulmane devrait induire cette situation. Car qui peut le plus, peut le moins. Si un musulman iranien vivant en Iran est une arme potentielle contre l’Amérique, le musulman iranien qui vit déjà en Amérique l’est pour autant. Au même niveau d’animosité et de haine contre l’Amérique de Trump, le musulman iranien vivant chez l’oncle Sam peut être plus nuisible.

Il n’a pas besoin de demander un visa et de prendre un avion pour aller frapper les Etats Unis. Il y est déjà. Si une loi est prise pour empêcher les iraniens d’Iran de fouler le sol américain, une autre loi devrait être prise pour expulser ou mettre en quarantaine les iraniens vivant aux Etats Unis. Trump le fera-t-il ?

Américains, pour la paix et la sécurité intérieure de votre nation, vous gagneriez à vous débarrasser de cette loi ségrégative promue par Trump, son gouvernement, et les lobbies tapis dans l’ombre de la Maison blanche et du congrès américain. Débarrassez-vous du dogme religieux qui vous fait croire que vous êtes la race supérieure (Interprétation erronée de la Bible : Genèse, chapitre 9, Versets 25 à 27). Cela peut inconsciemment motiver chez vous un tempérament belliqueux contre d’autres croyances et d’autres races. L’Amérique que nous aimons n’a pas besoin de nouvelles lois Jim Crow, qui seront de véritables armes de destruction massive pour votre cohésion nationale.

La stratégie va-t-en-guerre est une bombe exogène à retardement.

La stratégie du pompier pyromane qui répand le feu pour stopper l’incendie, que parait emprunter Trump, ne permettra pas à l’Amérique de retrouver la paix, avec elle-même et avec le reste du monde. Vouloir faire la guerre à toute occasion, parce qu’on a la première puissance militaire au monde, n’est pas un gage de paix. Se préparer à la guerre pour défendre sa sécurité, ne veut pas dire être inlassablement en état de guerre. L’adage dit « si tu veux la paix, prépare la guerre» (si vis pacem para bellum). Et non si tu veux la paix, soit toujours en guerre. Quelle que soit la chimiurgie esthétique d’une guerre, les belligérants ne sont pas en paix. L’Amérique gagnerait à se débarrasser de l’utopie qui consiste à diviser le monde deux axes : L’axe du bien (l’Amérique et ceux qui lui ressemblent : blancs, chrétiens, et capitalistes) ; et l’axe du mal (Tous ceux qui ne lui ressemblent pas : les Noirs, les Arabes, les Latinos, les Chinois, et maintenant tous ceux qui ont comme dénominateur commun l’Islam).

Monsieur Trump, si des terroristes catholiques venaient à frapper l’Amérique, allez-vous interdire l’entrée sur votre territoire à tous les ressortissants de pays majoritairement catholiques ? Pourquoi n’adoptez-vous pas une loi pour interdire aux américains de se rendre dans tout pays majoritairement musulman ? Des terroristes protestants du Ku Klux Klan commettent des attentats aux Etats-Unis contre les « Nègres » depuis plus de 150 ans. Est-ce la responsabilité des pays majoritairement protestants ? Qu’attendez-vous pour les expulser des Etats-Unis ? Quelle sera votre attitude et celle des américains qui vous soutiennent si tous les pays musulmans du monde interdisaient leur territoire aux ressortissants américains ?

Nous aimons l’Amérique et ne souhaitons pas qu’elle soit condamnée à faire des guerres ça et là pour exister. Et pourtant nous sommes musulmans ! Pas des terroristes !

Aliou TALL,

Juriste,

Président du RADUCC

Email : raducc@hotmail.fr

 
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Insolite: Un cambrioleur coincé à une fenêtre arrêté

2017/2/5

Aujourd'hui en Guinée La police pouvait à peine croire à cette chance unique de tomber sur un cambrioleur qui se débattait du haut d’une fenêtre où il était coincé. Sean Crawshaw, le fameux cambrioleur âgé de 47 ans, a été retrouvé suspendu à la fenêtre d’une salle de bain. Il avait tenté de rentrer dans cette maison de Radcliffe, à Bury, dans le Grand Manchester dont le propriétaire avait la soixantaine. Celui-ci, de retour d’un tour aux boutiques, l’avait trouvé coincé sur le rebord de la fenêtre à environ 4,5m du sol après le retour d’un voyage aux magasins.

Le cambrioleur Crawshaw, habitant de la rue James à Radcliffe, a été condamné à deux ans et cinq mois par le tribunal de Manchester Minshull le mois dernier. Il avait plaidé coupable de cambriolage avec l’intention de voler après avoir été pris dans la fenêtre de la salle de bain dans la rue Bank en Décembre. « Nous avons tous eu un petit rire à ce sujet plus tard, mais le propriétaire a été réellement assez ébranlé à ce sujet.

Après tout, ce n’est pas agréable de se faire cambrioler sa maison et d’y retrouver le coupable », a déclaré Sergent Richard Garland, de la police du Grand Manchester. BBC

 
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Un ancien ministre de Jammeh arrêté en Suisse pour soupçons de crimes contre l’humanité

2017/1/31

Aujourd'hui en Guinée La Suisse a interpellé jeudi l’ex-ministre de l'Intérieur gambien Ousman Sonko. Proche de l'ex-président Yahya Jammeh, il est soupçonné de crimes contre l'humanité.

Ousman Sonko, ministre de l’Intérieur de Gambie pendant dix ans avant d’être limogé en septembre dernier, a été interpellé dans la petite ville de Lyss, située près de Berne , où il a déposé une demande d’asile en novembre dernier. Ousman Sonko avait déjà tenté d’obtenir l’asile en Suède, quelques jours après son limogeage, en septembre.

« L’enquête à son encontre a été ouverte en conformité avec l’article 264a du Code pénal, qui porte sur les crimes contre l’humanité », a expliqué le procureur du canton de Berne, Christof Scheurer. « Il sera entendu prochainement », a indiqué le porte-parole du procureur du canton de Berne, Amaël Gschwind.

Responsable des lieux de détention

Son interpellation en Suisse fait suite à une « dénonciation pénale » déposée par l’organisation non gouvernementale Trial International, basée à Genève et luttant contre l’impunité dans le monde. « En tant que responsable des lieux de détentions, Ousman Sonko ne pouvait ignorer les tortures qui s’y pratiquaient à grande échelle contre les dissidents politiques, journalistes et défenseurs des droits humains », a déclaré Bénédict de Moerloose, responsable du Département Droit pénal et enquêtes de l’ONG.

À LIRE AUSSI :Gambie : l’ex-président Yahya Jammeh s’exile en Guinée équatoriale
Avant de diriger le ministère de l’Intérieur, Ousman Sonko occupait le poste d’inspecteur général de la police gambienne. Il était auparavant commandant du premier bataillon d’infanterie de l’armée gambienne.

AFP

 
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Les chefs d’État de l’Union africaine acceptent la demande d’adhésion du Maroc

2017/1/30

Aujourd'hui en Guinée (JA)Les chefs d'État de l'UA réunis à Addis-Abeba lundi ont admis le royaume du Maroc au sein de la grande famille africaine.Outre l’élection du nouveau président de la Commission de l’Union africaine, c’était l’événement le plus attendu de ce 28e sommet des chefs d’État de l’organisation : lundi 30 janvier, quatre mois après qu’elle a été déposée, la demande d’adhésion du Maroc a été officiellement acceptée. Le royaume chérifien est ainsi admis après un long travail diplomatique à travers tout le continent, qui a suscité quelques tergiversations.

Lors du huis-clos des chefs d’État, tous les pays ont exprimé leur position. Si 39 ont répondu positivement, une dizaine a exprimé des réserves. Le nouveau président en exercice de l’UA, Alpha Condé, a alors déclaré que la majorité devait triompher.

« Pour une Afrique forte sur la scène internationale »

« La conférence des chefs d’État a tranché. Nous nous félicitons de ce retour qui permettra, avec le Maroc, de continuer encore plus loin pour une Afrique unie pour une Afrique forte sur la scène internationale », a réagi Ibrahim Abani, secrétaire général de la Cen-Sad.

La république sahraouie souhaite la bienvenue au Maroc

Mohamed Salem Ould Salek, ministre sahraoui des Affaires étrangères, a de son côté déclaré que « ce fut un débat démocratique. Dès le moment que le Maroc n’a pas posé de conditions ni fait de réserves sur l’acte constitutif, notamment les articles 3 et 4 qui reconnaissent les frontières issues de la colonisation, on le prend au mot. La république sahraouie souhaite la bienvenue au Maroc. Tous les États, y compris les amis du Maroc ont déclaré qu’ils travailleront pour que la RASD et le Maroc résolvent le problème ».

 
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Le Tchadien Moussa Faki Mahamat élu président de la Commission de l’UA

2017/1/30

Aujourd'hui en Guinée ( JA)Le ministre tchadien des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat, a été éluce lundi à la tête de la Commission de l'UA, où il remplace la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.Le suspense a été de courte durée : le Tchadien Moussa Faki Mahamat a été élu président de la Commission de l’Union africaine (UA) avec 39 voix sur 54 ce lundi 30 janvier.

Au terme des trois premiers tours de scrutin, le Sénégalais Abdoulaye Bathily, la Botswanaise Pelonomi Venson-Moitoi, et l’Équato-Guinéen Agapito Mba Mokuy ont été éliminés. Les deux finalistes, le ministre des Affaires étrangères tchadien et son homologue kényane Amina Mohammed ont été départagés à l’issue de trois autres tours. Moussa Faki a ensuite été élu à l’issue d’un septième et dernier tour.

Il succède à la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.

« Mon expérience a convaincu »

« Je mesure la tâche qui est dorénavant la mienne en tant que président de la Commission de l’Union africaine, a réagi Moussa Faki Mahamat à l’issue du vote. Je ne sais pas comment le vote s’est déroulé car je n’étais pas dans la salle, mais j’imagine que mon expérience, ma vision ont convaincu. Je mesure le poids de la charge. »



 
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Un ancien ministre de Yahya Jammeh arrêté en Suisse pour soupçons de crimes contre l’humanité

2017/1/26

Aujourd'hui en Guinée La Suisse a interpellé jeudi l’ex-ministre de l'Intérieur gambien Ousman Sonko. Proche de l'ex-président Yahya Jammeh, il est soupçonné de crimes contre l'humanité.Ousman Sonko, ministre de l’Intérieur de Gambie pendant dix ans avant d’être limogé en septembre dernier, a été interpellé dans la petite ville de Lyss, située près de Berne , où il a déposé une demande d’asile en novembre dernier. Ousman Sonko avait déjà tenté d’obtenir l’asile en Suède, quelques jours après son limogeage, en septembre.

« L’enquête à son encontre a été ouverte en conformité avec l’article 264a du Code pénal, qui porte sur les crimes contre l’humanité », a expliqué le procureur du canton de Berne, Christof Scheurer. « Il sera entendu prochainement », a indiqué le porte-parole du procureur du canton de Berne, Amaël Gschwind.

Responsable des lieux de détention

Son interpellation en Suisse fait suite à une « dénonciation pénale » déposée par l’organisation non gouvernementale Trial International, basée à Genève et luttant contre l’impunité dans le monde. « En tant que responsable des lieux de détentions, Ousman Sonko ne pouvait ignorer les tortures qui s’y pratiquaient à grande échelle contre les dissidents politiques, journalistes et défenseurs des droits humains », a déclaré Bénédict de Moerloose, responsable du Département Droit pénal et enquêtes de l’ONG.

Avant de diriger le ministère de l’Intérieur, Ousman Sonko occupait le poste d’inspecteur général de la police gambienne. Il était auparavant commandant du premier bataillon d’infanterie de l’armée gambienne.

AFP

 
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Adama Barrow de retour en Gambie cinq jours après le départ de Yahya Jammeh

2017/1/26

Aujourd'hui en Guinée Le nouveau président gambien Adama Barrow est rentré ce jeudi après-midi à Banjul, cinq jours après le départ en exil de son prédécesseur Yahya Jammeh. De nombreux Gambiens se sont massés autour de l'aéroport pour l'accueillir.

A suivre

 
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L'opposition Equato-guinéenne dénonce la présence du dictateur Jammet à Malabo

2017/1/24

Aujourd'hui en Guinée L'ex-président gambien, l'autocrate et dernier sanguinaire Ouest africaine,Yahya Jammeh qui a quitté son pays samedi 21 janvier dernier pour s'exiler en Guinée équatoriale via la Guinée est confronté à une vive contestation de la part du Principal parti d'opposition équato-guinéen. Le Parti de la convergence sociale et du progrès estime que le chef de Obiang Nguema a pris de façon unilatérale la décision d'accueillir le dictateur sur leur sol alors que la constitution exige dans de pareilles circonstances, une large concertation .

L'opposition promet de manifester afin de demander le départ de Yahya Jammet qui est accusé non seulement d'avoir tué les centaines de gambiens mais de vider les caisses du pays avant de s'en voler pour son exil .

C'est sous de fortes pressions militaires et diplomatiques que le dictateur a cédé le pouvoir à Adama Barrow, mettant fin à six semaines de crise politique et déclenchant des manifestations de joie à Banjul. Quand au chef de l'État élu , il est.toujours à Dakar.

A suivre...

A. SAKHO

 
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Gambie : Les troupes sénégalaises de la Cedeao acclamées à leur entrée dans Banjul

2017/1/23

Aujourd'hui en Guinée Des militaires sénégalais, membres de la coalition de la Cedeao pour la Gambie, sont entrés dans Banjul sous les acclamations de la foule, dimanche en début de soirée, au lendemain du départ de Yahya Jammeh pour la Guinée équatoriale.Un hélicoptère de l’armée de l’air sénégalaise avait brièvement survolé Banjul vers 16h, comme un présage de leur arrivée prochaine. Ce dimanche 22 février, au lendemain du départ de Yahya Jammeh pour la Guinée équatoriale, des militaires sénégalais de la Mission de la Cedeao en Gambie (Micega) sont entrés dans la capitale gambienne sous les vivas de la foule aux alentours de 19h.

Ils ont été accueillis par une explosion de joie des habitants, en particulier lorsqu’ils ont pris position autour de la State House, le palais présidentiel occupé par Jammeh pendant plus de vingt-deux ans. « Nous sommes très heureux et très fiers des soldats sénégalais. Ce sont nos frères : ils sont là aujourd’hui pour notre droit à la liberté et à la démocratie », s’exclamait Kaglay, la vingtaine. Derrière lui, la foule clamait différents slogans, comme « Vive la Cedeao » ou « Au revoir Jammeh ».

Présence sénégalaise dans plusieurs villes

De leur côté, les officiers sénégalais ont également été chaleureusement accueillis par leurs homologues gambiens, tandis que leurs hommes posaient tout sourire pour des photos avec les habitants.

Dans la matinée, plusieurs unités sénégalaise de la Micega étaient entrées en territoire gambien. Joint par Jeune Afrique, un officier a affirmé que ces troupes étaient entrées « de partout » en territoire gambien, tout en refusant d’en dire plus sur leur localisation, pour des « raisons stratégiques ».

Des militaires sénégalais ont été aperçus dans plusieurs villes gambiennes au cours de la journée. À Barra, à quelques kilomètres à vol d’oiseau de Banjul, sur la rive opposée du fleuve Gambie, certains avaient pris position dans un vieux fort colonial. Prêts à entrer en mouvement, ils attendaient les ordres de leurs supérieurs et n’excluaient pas d’entrer à leur tour dans la capitale au cours des prochaines heures.

Objectif : contrôler des points stratégiques en vue de sécuriser les populations et faciliter la prise de fonction du président élu
Une colonne d’une dizaine de véhicules de l’armée sénégalaise, dont des blindés, avait aussi traversé la frontière à Farafenni, point de passage fréquenté entre le Sénégal et la Gambie. Selon des confrères de l’AFP, présents sur place, ces militaires ont été chaleureusement accueillis par l’armée gambienne et les civils. Certains soldats gambiens, désarmés, ont même fait des pompes devant eux pour les saluer.

Dans un communiqué diffusé dimanche matin, le général François Ndiaye, le commandant de la Micega, a indiqué que l’entrée de ses troupes en Gambie « avait pour but de contrôler des points stratégiques en vue de sécuriser les populations et faciliter la prise de fonction du président élu Adama Barrow« . Selon Halifa Sallah, ex-porte parole de la coalition de l’opposition gambienne, le nouveau chef de l’État devrait « bientôt » arriver à Banjul, peut-être même dès ce lundi.


JA

 
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Les raisons du choix de la Guinée équatoriale par Yahya JAMMET

2017/1/23

Aujourd'hui en Guinée Après avoir dirigé d'une main de fer son pays pendant 22 ans, Yahya Jammeh à quitté la Gambie ce samedi 21 janvier, à 21h19 précises. L'ex-président gambien s'est rendu en Guinée équatoriale, après une escale à Conakry.L’image est forte : Yahya Jammeh en train de monter dans le jet privé d’Alpha Condé. L'ancien président se retourne et salue une dernière fois en levant son Coran la foule réunie autour de l’avion : ses sympathisants, des proches, des membres de son gouvernement, beaucoup de militaires, énormément de gens en pleurs, en larmes, des femmes, mais aussi des soldats censés sécuriser cette cérémonie de départ.

Une cérémonie très officielle, très solennelle, en présence d’Alpha Condé, avec la fanfare de la garde républicaine qui a joué l’hymne gambien sur le tarmac. La foule a été maintenue à l’écart quand Yahya Jammeh a commencé à avancer vers l’avion. Tout le monde a alors avancé avec lui, les militaires ont été débordés, et ont finalement laissé faire. La foule s’est rapprochée du jet privé, pour accompagner ce dernier départ de Yahya Jammeh.

L'ex-président a donc finalement quitté la Gambie, après un mois et demi de crise, de négociations et de tractations menées par la Cédéao, l’Union africaine et les Nations unies. Des tractations qui ont finalement servi et qui ont permis de garder le pays en paix.

Le départ de Yahya Jammeh a été accueilli par des concerts de klaxons ce samedi soir, un peu plus d'une heure après le décollage de l'avion. Les Gambiens ont laissé éclater leur joie.

A Westfield, le lieu de rendez-vous des Gambiens pour les célébrations, le carrefour était noir de monde lorsqu'Adama Barrow avait remporté l'élection en décembre dernier. Il y avait un peu moins de monde ce soir, même si de nombreuses voitures circulaient à toute allure en klaxonnant.

La décision de l'ex-président gambien a largement été saluée et célébrée à Banjul. L'ambiance est aussi au soulagement. Les Gambiens retrouvent un peu ce qu'ils ont connu avec la victoire d'Adama Barrow, attendu désormais avec impatience par ses sympathisants.

Yahya Jammeh ne reviendra jamais. Nous n'avons plus besoin de lui. Tout le monde a dit "laissez-le partir". Regardez, même les soldats, tout le monde est heureux. Maintenant il est temps pour la Gambie d'être libre.

Le décollage de l'avion de Yahya Jammeh avait été précédé par le départ d'un appareil mauritanien qui, selon des sources proches de la présidence guinéenne, transportait des proches et des collaborateurs l'accompagnant dans son exil. Peu après 22 heures locales (TU), l’ancien président gambien et Alpha Condé ont débarqué à l’aéroport de Conakry, salués sans tambours ni trompettes par le Premier ministre Mamady Youla, entouré de quelques membres de son gouvernement.

Mais il ne s'agissait que d'une escale. L'ex-président gambien a ensuite embarqué dans un avion spécial affrété par la présidence équato-guinéenne, selon des sources concordantes, pour l'emmener en Guinée équatoriale, une destination d'exil confirmée par le président de la Commission de la Cédéao, Marcel Alain de Souza, lors d'une conférence de presse à Dakar.

Il était pourtant prévu que le président de la Guinée, Alpha Condé, l’accueille temporairement et une résidence cossue, hautement sécurisée, lui avait été aménagée à cet effet dans la banlieue de Conakry. De sources aéroportuaire et officielle, l'avion spécial a donc décollé à 23h50 en direction de Malabo, la capitale de la Guinée équatoriale.

Pourquoi ce choix ? D’abord, parce que la Guinée équatoriale est suffisamment éloigné de la Gambie. Ensuite, parce qu’il n’a pas ratifié le traité de Rome et donc, l’ex-président ne prend pas donc pas le risque d’être poursuivi ou livré à la Cour pénale internationale (CPI).

« Eviter un bain de sang »

Dans un communiqué, le président guinéen Alpha Condé « s'est félicité de l'issue heureuse de la crise en Gambie, qui a permis par le dialogue d'éviter un bain de sang ».

Dans une déclaration commune publiée peu après le départ de l'ex-président, la Cédéao, l'Union africaine et l'ONU ont annoncé garantir les droits de Yahya Jammeh, y compris à revenir dans son pays, saluant sa « bonne volonté » pour parvenir à un dénouement pacifique de la crise.

Les trois organisations veilleront à le soustraire, avec les siens, aux tentatives de « harcèlement » et de « chasse aux sorcières ». Elles se portent également garantes des propriétés de l'ex-président, de sa famille, des membres de son régime ou de son parti, selon le texte.

Les défis qu'attendent Adama Barrow

Selon plusieurs sources, le président Adama Barrow, qui a été investi jeudi 19 janvier à Dakar, est pressé de rentrer à Banjul. Mais ce retour sera quelque peu différé. « Il faut d’abord sécuriser Banjul et l’ensemble du pays », indique Marcel Alain de Souza, le président de la commission de la Cédéao.

« Adama Barrow ne va pas loger tout de suite au Palais présidentiel », ironise ce diplomate. La Cédéao a prévu de déployer quelque 7000 soldats. Pour le moment, environ 4000 militaires sénégalais et nigérians sont sur le terrain. Cette opération, indique Marcel Alain de Souza, devrait permettre de saisir des armes et de dépolluer des zones minées.

Une fois rentré dans son pays, plusieurs tâches importantes attendent Adama Barrow. Il doit former son gouvernement, nommer un vice-président, remettre de l’ordre dans le pays et répondre aux nombreuses attentes des Gambiens. Dans un entretien accordé à la BBC, Adama Barrow annonce la suppression de l’agence nationale des renseignements. Et surtout, la mise en place d’une commission vérité et réconciliation, afin qu’il n’y ait pas de chasse aux sorcières contre les partisans du président déchu.






RFI

 
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Gambie: Les droits de Jammeh garantis, arrêt de l'intervention militaire

2017/1/23

Aujourd'hui en Guinée La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), l'Union africaine (UA) et l'ONU ont annoncé samedi soir garantir les droits de l'ex-président gambien Yahya Jammeh, y compris à revenir dans son pays, dans un communiqué conjoint.

Cette déclaration commune, précisant en outre que l'opération militaire engagée jeudi en Gambie pour forcer M. Jammeh à céder le pouvoir au nouveau président Adama Barrow est terminée, a été diffusée peu après qu'il a quitté le pouvoir et le pays.

Saluant "la bonne volonté et la stature d'homme d'Etat de l'ex-président Jammeh" pour parvenir à un dénouement pacifique de la crise, les trois organisations s'engagent à oeuvrer auprès du gouvernement gambien pour qu'il "garantisse la dignité, le respect, la sécurité et les droits" de M. Jammeh, "en tant que citoyen, chef de parti et ancien chef de l'Etat".

Ces assurances s'étendent également à "sa famille immédiate, les membres de son administration, les responsables gouvernementaux et de la sécurité, ainsi que les partisans de son parti", selon le communiqué.

La Cédéao, l'UA et l'ONU s'engagent à veiller à ce que le gouvernement gambien n'adopte aucune mesure législative qui porterait atteinte à ces garanties et lui enjoignent de s'assurer qu'il n'y ait "ni intimidation ni harcèlement ou chasse aux sorcières visant d'anciens membres ou partisans du régime".

S'agissant du départ de Yahya Jammeh, qui a quitté le pays jeudi soir, il est qualifié de "temporaire" dans le texte, ajoutant que la Cédéao, l'UA et l'ONU oeuvreront auprès des autorités pour qu'il puisse "retourner en Gambie au moment de son choix".

Les trois organisations promettent de faire en sorte "que les pays hôtes qui offrent +l'hospitalité africaine+ à l'ancien président Jammeh et sa famille ne deviennent pas la cible de harcèlement, d'intimidation ou toute autre forme de pressions ou de sanctions".

Elles se portent également garantes des propriétés de l'ex-président, de sa famille des membres de son régime ou de son parti.


AFP

 
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Gambie ; La déclaration officielle de la CEDEAO, Union Africaine et Nations Unies

2017/1/23

Aujourd'hui en Guinée Voici in extenso, la traduction de Guinéenews du communiqué en anglais de la CEDEAO concernant "la situation politique en République Islamique de la Gambie" (les soulignés sont de Guinéenews)

1. À la suite de la décision du Sommet de l'Autorité de la CEDEAO prise le 17 décembre 2016 à Abuja (Nigéria), les efforts de médiation, y compris les visites à Banjul, ont été entrepris par le Présidentde l'Autorité des chefs d'État et de gouvernement de la CEDEAO, Sirleaf, le Médiateur, SE le Président Muhammadu Buhari et le Co-Médiateur sur la Gambie, Son ancien Président John Dramani Mahama, ainsi que SE le Président Ernest Bai Koroma pour méditer sur l'impasse politique avec le Cheikh Professeur Alhaji Dr. Yahya AJJ Jammeh.

2. Suite aux efforts de médiation de SE le Président Mohamed Ould Abdel Aziz de la République islamique de Mauritanie et SE le Président Alpha Conde de la République de Guinée Conakry avec SE le Cheikh Professeur Alhaji le Dr Yahya AJJ Jammeh, l'ancien Président de la République de Gambie , Et en consultation avec la Présidente de l'Autorité des chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO, la Présidente de l'Union africaine et le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, cette déclaration a pour but de parvenir à un règlement pacifique de la situation politique En Gambie.

3. La CEDEAO, l'UA et l'ONU saluent la bonne volonté et la diplomatie de Son Excellence l'ex-Président Jammeh qui, dans l'intérêt du peuple gambien, a pour but de préserver la paix, la stabilité et la sécurité de la Gambie La souveraineté, l'intégrité territoriale et la dignité du peuple gambien, a décidé de faciliter un processus de transition pacifique et ordonné immédiat et le transfert du pouvoir au président Adama Barrow conformément à la constitution gambienne.

4. Pour ce faire, la CEDEAO, l'UA et l'ONU s'engagent à collaborer avec le Gouvernement de la Gambie pour veiller à assurer la dignité, le respect, la sécurité et les droits de l'ancien Président Jammeh en tant que citoyen, Leader et ancien chef de l'Etat tel que prévu et garanti par la Constitution gambienne de 1997 et les autres lois de la Gambie.

5. En outre, la CEDEAO, l'UA et l'ONU s'engagent à travailler avec le Gouvernement de la Gambie pour garantir pleinement, assurer et assurer la dignité, la sécurité et les droits de la famille immédiate du Président Jammeh, , Responsables de la sécurité et partisans et loyalistes du parti.

6. La CEDEAO, l'UA et l'ONU s'engagent à travailler avec le Gouvernement de la Gambie pour s'assurer qu'aucune mesure législative ne soit prise par celle-ci, ce qui serait incompatible avec les deux paragraphes précédents.
7.
La CEDEAO, l'UA et les Nations unies exhortent le Gouvernement de la Gambie à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer et assurer qu'il n'y aura pas d'intimidation, de harcèlement et / ou de chasse aux sorcières des anciens membres du régime et des partisans, conformément à la Constitution et aux autres lois De la Gambie.

8. La CEDEAO, l'UA et l'ONU s'engagent à collaborer avec le Gouvernement de la Gambie pour empêcher la saisie des biens et propriétés appartenant légalement à l'ancien Président Jammeh ou à sa famille et à ceux de ses membres du Cabinet, En vertu de la Constitution et d'autres lois de la Gambie.

9. Afin d'éviter toute récrimination, la CEDEAO, l'UA et l'ONU s'engagent à collaborer avec le Gouvernement de la Gambie à la réconciliation nationale pour consolider la cohésion sociale, culturelle et nationale.

10. La CEDEAO, l'UA et l'ONU soulignent fortement le rôle important des Forces de défense et de sécurité gambiennes dans le maintien de la paix et la stabilité de la Gambie et s'engagent à travailler avec le Gouvernement de la Gambie pour prendre toutes les mesures appropriées pour Soutenir le maintien de l'intégrité des forces de défense et de sécurité et se prémunir contre toutes les mesures susceptibles de créer une division et une rupture de l'ordre.

11. La CEDEAO, l'UA et l'ONU veilleront à ce que les pays hôtes qui offrent une "hospitalité africaine" à l'ancien président Jammeh et à sa famille ne deviennent pas des cibles indues de harcèlement, d'intimidation et de toutes autres pressions et sanctions.

12. Afin d'aider à la transition pacifique et ordonnée et au transfert du pouvoir et à la création d'un nouveau gouvernement, l'ancien Président Jammeh quittera temporairement la Gambie le 21 janvier 2017 sans porter préjudice à ses droits de citoyen, Et un chef de parti politique.

13. La CEDEAO, l'UA et l'ONU collaboreront avec le Gouvernement gambien pour que l'ancien président Jammeh soit libre de retourner en Gambie à tout moment de son choix, conformément au droit international des droits de l'homme et à ses droits de citoyen De la Gambie et un ancien chef de l'Etat.

14. Conformément à cette déclaration, la CEDEAO mettra un terme à toute opération militaire en Gambie et continuera de rechercher un règlement pacifique et politique de la crise.

Fait le 21 janvier 2017 à Banjul, en Gambie.

 
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La Gambie attend son nouveau président Adama Barrow

2017/1/22

Aujourd'hui en Guinée La Gambie était dans l'attente dimanche de la prochaine arrivée du nouveau président Adama Barrow après le départ en exil du sortant Yahya Jammeh qui, après six semaines de crise, a finalement cédé à la pression militaire et diplomatique de ses voisins ouest-africains.

La Gambie était dans l'attente dimanche de la prochaine arrivée du nouveau président Adama Barrow après le départ en exil du sortant Yahya Jammeh qui, après six semaines de crise, a finalement cédé à la pression militaire et diplomatique de ses voisins ouest-africains.

A Banjul, les manifestations spontanées de joie pour fêter le départ de l’autocrate qui a dirigé le pays d’une main de fer pendant plus de 22 ans se sont estompées dans la nuit, qui a été calme, selon une journaliste de l’AFP.

Maintenant, « nous allons attendre Barrow, de l’aéroport jusqu’au palais présidentiel », a affirmé à l’AFP Babacar Jallow, un vigile. « Avant, nous avions peur de sortir » en raison de la répression du régime de M. Jammeh, car « cet homme est un tueur », a-t-il ajouté.

A la demande de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), Adama Barrow séjourne depuis le 15 janvier à Dakar, où il a prêté serment jeudi dans l’ambassade gambienne.

Peu après la prestation de son serment, la Cédéao avait fait entrer des troupes de plusieurs de ses pays en territoire gambien. Ce déploiement avait ensuite été suspendu pour donner des chances à une ultime médiation.

Le départ en exil samedi soir de Yahya Jammeh a été obtenu à l’issue de cette médiation conduite par les présidents mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz et guinéen Alpha Condé, mandatés par la Cédéao (15 pays membres dont la Guinée mais pas la Mauritanie).

M. Jammeh, 51 ans, a quitté Banjul samedi après 21H00 locales (et GMT) à bord d’un jet privé avec M. Condé pour la Guinée, ses proches et collaborateurs ayant voyagé dans un appareil d’une compagnie mauritanienne.

Les deux avions ont fait escale à Conakry, d’où ils sont ensuite partis pour Malabo, en Guinée équatoriale.

D’après des sources contactées par un correspondant de l’AFP à Malabo, M. Jammeh et sa suite sont arrivés dans la nuit.

Depuis l’éclatement, le 9 décembre, de la crise née du refus de Yahya Jammeh de céder la place à Adama Barrow, de multiples initiatives avaient été prises pour le faire changer d’avis, notamment par la Cédéao, sans succès.

Dans une déclaration commune publiée peu après le départ de de Jammeh, la Cédéao, l’Union africaine et l’ONU ont annoncé garantir ses droits, y compris à revenir dans son pays, saluant sa « bonne volonté » pour parvenir à un dénouement pacifique de la crise.

Les trois organisations veilleront à le soustraire, avec les siens, aux tentatives de « harcèlement » et de « chasse aux sorcières ». Elles se portent également garantes des propriétés de l’ex-président, de sa famille, des membres de son régime ou de son parti, selon le texte.

« Gambia has decided »

Selon la déclaration commune Cédéao-UA-ONU, il sera mis fin aux opérations militaires et la Cédéao « poursuivra la résolution pacifique et politique de la crise ».

Devant la presse à Dakar, Marcel Alain de Souza, cité par l’Agence de presse sénégalaise (APS, officielle), a cependant indiqué que les forces de la Cédéao resteraient en Gambie « le temps nécessaire » pour sécuriser le retour de M. Barrow, probablement dimanche, d’après une source à la présidence sénégalaise. Aucune indication supplémentaire n’avait pu être obtenu jusqu’à dimanche en milieu de matinée.

Dans la localité sénégalaise de Keur Ayib, un des points officiels pour accéder à la Gambie, des journalistes de l’AFP ont vu dans la matinée plusieurs véhicules militaires sénégalais franchir la frontière en direction de Farafegny, côté gambien.

Samedi soir, en apprenant que Yahya Jammeh avait effectivement quitté la Gambie, des habitants de Banjul sont sortis dans les rues, manifestant leur joie, notamment à Grand Banjul (banlieue), à pied, en deux-roues ou en voitures, klaxonnant, criant, chantant, selon plusieurs journalistes de l’AFP.

Certains arboraient des T-shirts affichant « Gambia has decided », le slogan des partisans du changement de régime, ayant enregistré ces dernières semaines des interpellations dans leurs rangs. Mais des pro-Jammeh, l’air abattu, louaient le sens du sacrifice de l’ex-président

Pour Steve Cockburn, un responsable du bureau régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre basé à Dakar, l’exil de Yahya Jammeh marque le début d’un « nouveau voyage » pour la Gambie.

« Après 22 ans de peur, les Gambiens ont maintenant une occasion unique de devenir un modèle pour les droits de l’Homme en Afrique de l’Ouest », un pays où « personne n’aura peur » d’exprimer ses opinions, a estimé M. Cockburn.

AFP

 
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Gambie : L'ex-président Yahya Jammeh s’exile en Guinée équatoriale

2017/1/22

Aujourd'hui en Guinée L'ex-président gambien Yahya Jammeh a quitté son pays samedi soir pour s'exiler en Guinée équatoriale via la Guinée, après avoir cédé le pouvoir à Adama Barrow, mettant fin à six semaines de crise politique et déclenchant des manifestations de joie à Banjul.

A la demande de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), Adama Barrow est accueilli depuis le 15 janvier à Dakar, au Sénégal voisin, où il a prêté serment jeudi dans l’ambassade gambienne.

Dans sa déclaration, M. Jammeh a invité « le président Barrow à rentrer immédiatement » pour exercer ses fonctions « de président, chef de l’Etat, chef de l’armée ».

Des proches et collaborateurs de M. Jammeh ont aussi quitté Banjul samedi soir, mais dans un avion mauritanien. Cet appareil et le jet privé ont atterri à Conakry vers 22h00 locales (et GMT), selon un journaliste de l’AFP présent à l’aéroport et un responsable de la police aéroportuaire.

« Nous sommes libres »

Mais il n’a fait qu’une « escale à Conakry avant de rejoindre la Guinée équatoriale », a indiqué la présidence guinéenne dans un communiqué diffusé dans la nuit de samedi à dimanche. Cette destination a été confirmée par le président de la Commission de la Cédéao, Marcel Alain de Souza, devant la presse.

M. Jammeh a ensuite embarqué dans un avion spécial dépêché samedi après-midi à Conakry par la présidence équato-guinéenne. Il a décollé de la capitale guinéenne samedi à 23h50, selon un journaliste de l’AFP.

Tout avait été préparé pour accueillir temporairement M. Jammeh et sa suite en Guinée, « mais il a changé d’avis », sans explication, a-t-on dit.

En apprenant que Yahya Jammeh avait effectivement quitté la Gambie, des habitants de Banjul sont sortis dans les rues, manifestant leur joie, notamment à Grand Banjul (banlieue), selon un correspondant de l’AFP.

« Nous sommes libres maintenant! », a lancé Fatou Cham, 28 ans. Pour Modou Lamin Dumbuya, 25 ans, « Jammeh saura maintenant ce que cela veut dire, d’être réfugié à l’étranger ».

Ses partisans, eux, louaient son sens du sacrifice. « Il est parti par amour pour la Gambie, pour le bien de l’Afrique », a dit Basainay Badjie, 42 ans.

« Un bain de sang » évité

Ce départ a été obtenu à l’issue d’une médiation conduite par les présidents mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz et guinéen Alpha Condé, mandatés par la Cédéao (15 pays dont la Guinée mais pas la Mauritanie).

Dans un communiqué, M. Condé « s’est félicité de l’issue heureuse de la crise en Gambie, qui a permis par le dialogue d’éviter un bain de sang ».

Dans une déclaration commune publiée peu après le départ de l’ex-président, la Cédéao, l’Union africaine et l’ONU ont annoncé garantir les droits de Yahya Jammeh, y compris à revenir dans son pays, saluant sa « bonne volonté » pour parvenir à un dénouement pacifique de la crise.

Les trois organisations veilleront à le soustraire, avec les siens, aux tentatives de « harcèlement » et de « chasse aux sorcières ». Elles se portent également garantes des propriétés de l’ex-président, de sa famille, des membres de son régime ou de son parti, selon le texte.

Depuis l’éclatement, le 9 décembre, de la crise née du refus de Yahya Jammeh de céder la place à Adama Barrow, de multiples initiatives ont été prises pour le faire changer d’avis, notamment par la Cédéao, sans succès jusqu’à la médiation de vendredi.

Peu après la prestation de serment d’Adama Barrow, jeudi après-midi, la Cédéao avait fait entrer des troupes de plusieurs de ses pays en territoire gambien. Ce déploiement avait ensuite été suspendu pour donner des chances à la nouvelle médiation.

Selon la déclaration commune Cédéao-UA-ONU, il sera mis fin aux opérations militaires et la Cédéao « poursuivra la résolution pacifique et politique de la crise ».

Devant la presse à Dakar, Marcel Alain de Souza, cité par l’Agence de presse sénégalaise (APS, officielle), a cependant indiqué que les forces de la Cédéao resteraient en Gambie « le temps nécessaire » pour sécuriser le retour de M. Barrow. Ce dernier pourrait quitter Dakar dimanche, a indiqué à l’AFP une source à la présidence sénégalaise.

AFP

 
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L'armée gambienne accueillera les troupes africaines "avec une tasse de thé", assure son chef

2017/1/21

Aujourd'hui en Guinée Le chef de l'armée gambienne a répété vendredi devant la presse à Banjul que ses hommes ne se battraient pas contre les troupes de plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, dont certaines sont déjà entrées en Gambie, et les accueilleraient "avec une tasse de thé".

"Pour nos frères qui arrivent, nous allons les accueillir avec une tasse de thé, ils déposeront leurs armes ici et nous profiterons" des plages de Gambie, surnommée "la Côte souriante", a déclaré le chef d'état-major des forces armées gambiennes, le général Ousman Badjie, après avoir accompli la grande prière du vendredi dans une mosquée dans la capitale gambienne Banjul.

Le général Badjie, jusqu'à récemment considéré comme un pilier du régime de l'ex-président Yahya Jammeh qui refuse de céder la place à son successeur Adama Barrow, avait spontanément formulé mercredi la même assurance à des ressortissants occidentaux, dont des journalistes, croisés dans un secteur touristique près de Banjul.

Des troupes de plusieurs pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont pénétré jeudi après-midi en territoire gambien dans le cadre d'une opération dite "Restaurer la démocratie" pour faire partir M. Jammeh. Mais l'opération a été interrompue pour une ultime médiation, dont les résultats décideront de son éventuelle reprise.

"Pourquoi devrions-nous nous battre ? Que quelqu'un me donne une raison. Ceci est un malentendu politique", a estimé le général Badjie, en tenue militaire sans signe apparent de soutien à M. Jammeh ou à M. Barrow.

"Il n'y a pas de solution militaire à un problème politique (...). Nous ne sommes pas fous. J'aime mes soldats. J'aime les Gambiens. Personne ne sera blessé ici", a-t-il dit.

AFP

 
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Gambie : Le tyran à la tête du pays depuis 22 ans a accepté de rendre le pouvoir au président élu.

2017/1/21

Aujourd'hui en Guinée Au cœur de la nuit, le tyran à la tête de la Gambie depuis vingt-deux ans a accepté, enfin, de rendre le pouvoir au président élu. Il quitte le pouvoir, quelques heures après Obama.Magali Lagrange : Double claps de fin ! Le Gambien Yahya Jammeh s’en va, presqu’en même temps que Barack Obama. Une bonne nouvelle et une très bonne nouvelle, est-on tenté de dire…

Jean-Baptiste Placca : Attention au sacrilège, qui consisterait à traiter Yahya Jammeh dans le même registre qu’Obama ! L’on aurait pu user du même langage pour le Gambien, s’il s’était tenu à sa première inspiration : la reconnaissance claire et définitive de sa défaite. Mais là, il s’en va, comme il est venu. Et comme il a gouverné : sans gloire, et sans panache, hélas ! Ce qu’il faut, ici, saluer, c’est plutôt la prouesse de la Cédéao, la redoutable efficacité du Guinéen Alpha Condé, avec le renfort inestimable du Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz. Ce n’était pas évident, et c’est une réelle victoire que ces deux chefs d’Etat ont apporté, tard dans la nuit, à la sous-région ouest-africaine, à l’Afrique. Un succès, aussi, pour le Béninois Marcel Alain de Souza, à la tête de la Cédéao depuis peu, et qui soutenait, il y a tout juste une semaine, que Yahya Jammeh partirait, de gré ou de force. La Cédéao gagne en crédibilité et prend une dimension nouvelle.

Jerry John Rawlings, ancien président du Ghana, fait une suggestion, paraît-il…

Celui qu’on appelait, autrefois, le Sankara des anglophones, soutient que la Cédéao, après la Gambie, devrait aider l’Union Africaine à envoyer quelques contingents au Cameroun, pour une mission identique... Sous prétexte que Paul Biya et lui seraient arrivés au pouvoir à peu près à la même période – lui, en 1981, et Biya en 1982 –, et que lui, Rawlings, a déjà eu cinq successeurs, depuis son départ du pouvoir au Ghana, alors que Paul Biya est toujours là, discréditant, dit-il, le continent avec ses méthodes… on fera l’économie des qualificatifs dont il use. Pour ceux qui croyaient que JJ Rawlings, avec l’âge, avait un peu policé son discours, doivent tomber de haut. A Yaoundé, on préférera sans doute mettre tout cela sur le compte d’une incurable effronterie.

Bref, réservons l’expression : clap de fin pour l’artiste, le vrai : Barack Obama. Pour Jammeh, nous dirions plutôt : « Ite missa est, Alleluia ! ».

Soit ! Barack Obama a donc quitté le pouvoir, et c’est une page d’histoire qui se tourne. Peut-on dire que c’est aussi une page de l’histoire de l’Afrique qui se tourne ?

Comment peut-on ne pas le dire ? S’il est, dans l’histoire des Etats-Unis, le premier président issu de la communauté noire, il est aussi, au sens propre, le premier président africain, de ce pays. C’est aussi pour cette raison que son élection, en novembre 2008, avait tant mobilisé l’Afrique. Avec une ferveur comme le continent n’en avait plus connu depuis la sortie de prison de Nelson Mandela, en 1990. Au moment où Barack Obama rend son habit de lumière, l’Afrique se doit de tirer le bilan de sa présidence, non pas en termes de milliards de dollars déversés par son administration sur le continent, mais du point de vue de la preuve qu’il a faite qu’un jeune Africain bien formé peut gouverner le monde, et valablement.

Pourquoi donc parlez-vous, à son sujet, de jeune Africain bien formé gouvernant le monde ?

Barack Obama est Africain, comme l’est, par exemple, un Yannick Noah, ou comme le sont des millions d’enfants métis, d’ici ou d’ailleurs, nés d’un père ou d’une mère venant d’Afrique. Le lien du 44e président des Etats-Unis avec l’Afrique n’est pas un lien si lointain. Si son père avait vécu plus longtemps, s’il avait choisi, à un moment de sa vie, de s’installer en Afrique, Obama aurait été un jeune Africain, formé à Columbia University et à Harvard.

Pour le reste, ce qu’il est, ce qu’il vaut, a été suffisamment jaugé, soupesé, commenté, durant sa première campagne présidentielle. Et c’est le général Colin Powell qui dressera le portrait le plus élogieux jamais fait du futur président : sujet « brillant, structuré, d’une solidité et d’une constance remarquables, avec une impressionnante capacité de jugement ». Et qui a, en plus, franchi les lignes, toutes les barrières culturelles, ethniques, raciales, générationnelles, et a « du style et de la substance », selon le général Powell.

Huit ans après, le monde, aujourd’hui, doit regarder l’Afrique en ayant un peu à l’esprit que le fils d’un authentique Africain, à la tête de la première puissance de la planète, a gouverné avec classe et compétence.

Sa gestion est pourtant critiquée par une bonne moitié du pays…

Oui, parce que le pays a été remis sur les rails, et les amnésiques font semblant d’avoir oublié que ledit pays lui avait été « livré », en janvier 2009, avec une crise comme le monde n’en avait pas connu depuis la Grande Dépression, la crise économique mondiale de 1929.

Il s’en va et manquera assez vite à l’Amérique. Il manquera aussi au monde, et il manquera à l’Afrique. On peut raisonnablement penser qu’il gardera un œil sur le continent de son père, sur la démocratie en Afrique, et qu’il continuera de veiller sur la façon dont on traite l’Afrique sur l’échiquier diplomatique, pour empêcher que d’autres fassent de mauvaises manières à ce continent. Pour cela, sa seule présence suffira. Un peu comme, naguère, la seule présence de Mandela suffisait à dissuader ceux qui étaient tentés de rajouter du mépris et des réflexions désobligeantes au rudoiement économique qu’ils réservent d’ordinaire à l’Afrique.


Jean baptiste PLACCA

 
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Gambie : Le dictateur Jammet accepte de quitter le pouvoir ( le tire est de AEG )

2017/1/21

Aujourd'hui en Guinée A l'issue d'une longue journée de médiation avec les chefs d'Etats mauritanien et guinéen ce vendredi, le président sortant de Gambie a finalement déclaré lors d'une allocution à la télévision nationale, en pleine nuit ce 21 janvier, qu'il acceptait de quitter le pouvoir.

« Je crois en l’importance du dialogue et en la capacité des Africains à résoudre eux même les défis de la démocratie. C'est pourquoi j'ai décidé aujourd'hui de quitter la direction de cette grande nation », a déclaré le président sortant. Dans une allocution à la télévision nationale, Yahya Jammeh a dit qu'il voulait « préserver la vie de ses concitoyens » et qu'il refusait qu'une « seule goutte de sang soit versée ».

« J’ai une immense gratitude pour tous les Gambiens qui m’ont soutenu pendant 22 ans pour construire une Gambie moderne », a-t-il déclaré, assurant que sa décision « n'a pas été dictée par quoi que ce soit d'autre que l'intérêt suprême du peuple gambien et de notre cher pays ». Et de conclure : « Je me soumets uniquement au jugement de Dieu le tout puissant. Je vous remercie tous et que dieu continue de bénir notre patrie. »

De plus en plus isolé, lâché par sa propre armée et puis sous la pression des troupes de la Cédéao, qui menaçait d'une intervention militaire, Yahya Jammeh a fini par céder et par accepter une résolution diplomatique de la crise en Gambie.

Ce vendredi, les présidents mauritanien et guinéen ont passé toute la journée à négocier avec Yahya Jammeh pour qu'il laisse son siège au nouveau président élu, Adama Barrow. Une médiation de la dernière chance qui a donc, finalement, porté ses fruits.

Pour l'instant on ne connaît pas le contenu de l'accord qui a été conclu, ni quel est le pays qui offrira l'asile à Yahya Jammeh. La condition sur laquelle les pays de la Cédéao ne voulaient pas céder était qu'il quitte la Gambie. Un départ qui devrait avoir lieu dans les prochains jours.


RFI

 
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Gambie : Il existe deux Yahya Jammet

2017/1/21

Aujourd'hui en Guinée Il faut d’abord franchir un premier check-point, puis un second. La route, asphalte parfaite sur la terre ocre, serpente au milieu des palmiers et des manguiers jusqu’à l’entrée du village de Kanilai. C’est ici, en plein territoire diola, à un jet de pierre de la Casamance, que l’homme qui règne sur la Gambie a vu le jour, il y a 51 ans. Très attaché à l’endroit, Yahya Jammeh y a fait construire, au beau milieu des champs, un palais, un stade, une arène de lutte, un hôtel et même un zoo. Les habitants, qui ne paient ni eau ni électricité et reçoivent chaque mois, gratuitement, des sacs de riz, des bidons d’huile et plusieurs kilos de sucre, ne tarissent pas d’éloges sur le seigneur local. Mais cela fait des semaines qu’ils n’ont pas vu passer son convoi de 4×4 rutilants aux vitres teintées. Signe que les choses ne tournent plus tout à fait rond pour celui qui était jusqu’à présent le maître incontesté de la petite enclave gambienne.

Son volte-face à l’élection présidentielle
Une islamisation orchestrée par Jammeh

En un peu plus de deux décennies, il a fait de son étroit pays un État à part sur le continent. L’un des rares où l’on célèbre moins la fête de l’Indépendance que la date d’accession au pouvoir de son « excellence Sheikh Professor Alhaji Dr. Yahya A.J.J. Jammeh Babili Mansa », le 22 juillet 1994, jour de son putsch contre Dawda Jawara. Un pays plein de contradictions, qui possède de réels atouts – une industrie touristique florissante, un joli potentiel agricole –, mais qui connaît l’un des plus forts taux d’émigration clandestine. En décembre 2015, le chef de l’État a décrété que « sa » République serait désormais islamique. Pas de quoi affoler les touristes britanniques qui sirotent des bières sur les plages paradisiaques de la côte et entretiennent la prostitution locale, tandis que des panneaux disséminés un peu partout dans Banjul rappellent aux citoyens qu’« Allah est grand » et qu’ils ne doivent « pas oublier de prier ».

Un chef dÉtat aux allures d’homme providentiel auto-proclamé

Dans ce paysage kafkaïen, Jammeh joue le rôle de guide national, investi d’une mission divine pour son peuple. Toujours vêtu d’un boubou blanc, il ne se sépare jamais de son coran ni de son chapelet et multiplie les références à Allah dans la moindre de ses interventions publiques – ce qui ne l’empêche pas d’organiser des soirées fastueuses à Kanilai et d’avoir la réputation d’accumuler les conquêtes féminines alors qu’il est officiellement marié. Le vert, couleur de l’islam, est aussi celle de son parti, l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction. De culture animiste, l’intéressé se dit par ailleurs doté de pouvoirs mystiques et surnaturels. Lors de ses tournées dans le pays, il organise fréquemment des séances de guérisons publiques, allant même jusqu’à affirmer qu’il peut soulager les malades du sida.

Double personnalité

De l’avis de tous ceux qui l’ont côtoyé, il existe deux Yahya Jammeh. Le premier, charmeur et souriant, qui a la discussion franche et qui sait se rendre très accessible. Et le second, impulsif et paranoïaque, capable de décider du sort de quelqu’un d’un claquement de doigt. Passant de l’un à l’autre en une fraction de seconde, il ne supporte pas qu’on lui manque de respect et a acquis une très haute idée de sa personne. Il est fréquent que ses visiteurs fassent la révérence ou se mettent à genoux avant de lui adresser la parole.

« En réalité, il nourrit un véritable complexe d’infériorité. Il n’était qu’un “petit” lieutenant quand il a pris le pouvoir. C’est un vrai rancunier qui a soif de revanche », analyse un ancien membre de sa garde rapprochée. Aussi exubérant en public que secret en privé, Jammeh est un homme difficile à cerner.

Une démocratie dirigée par un seul homme ?

À la State House, le palais présidentiel, il décide de tout et tout seul. Les membres de son cabinet et ses ministres sont aussi rapidement nommés que remerciés – le plus souvent sans explication. Beaucoup ont choisi l’exil par crainte d’être jeté en prison. « Jammeh n’a jamais eu de véritables conseillers. Personne n’ose le contredire », explique notre source ministérielle. Selon elle, le Conseil des ministres s’apparentait généralement à une sorte de cours magistral, durant lequel les membres du gouvernement écoutaient le patron sans moufter.

Au fil des ans, seul un petit quarteron d’officiers de confiance a survécu à ses foudres et continue de le suivre partout. Quelques hauts gradés, comme le général Ousman Badjie, le chef d’état-major général des armées, ou ceux qui commandent la Garde républicaine – la garde prétorienne de Jammeh – ont parfois l’oreille du président. La plupart sont diolas, comme lui, et sont ses obligés.

Quant aux pressions internationales, les diplomates en poste à Banjul le reconnaissent eux-même, Jammeh n’en a cure. « Il n’en fait qu’à sa tête et n’écoute personne, encore moins nous », confie l’un d’entre eux. En poste depuis un an, l’ambassadrice américaine n’a été reçue qu’une seule fois à la State House… lors de la remise de ses lettres de créances.

Un positionnement antioccidental qui n’empêche pas Jammeh de scolariser ses enfants dans des établissements américains réputés ou de posséder une vaste propriété près de Washington, où son épouse Zeinab se rend souvent. Métisse maroco-guinéenne, cette femme discrète mais influente s’est progressivement taillé un rôle important dans l’entourage de son mari. Dans les rangs de l’opposition, nombreux sont ceux qui murmurent qu’elle n’ignore rien de l’appétit débordant de Jammeh, mais qu’elle tient à continuer à profiter de ses nombreux business.

Si l’homme s’est maintenu aussi longtemps au pouvoir, c’est parce qu’il a réussi à instaurer un véritable climat de peur dans son pays. Les Gambiens ont appris à ne jamais parler de politique en public, et encore moins de leur président. Pas question d’attirer l’attention de la très redoutée National Intelligence Agency (NIA), sorte de police politique chargée de traquer les adversaires du régime – journalistes, opposants ou militants de la société civile.

« Nous parlons de tout librement, mais pas n’importe où ni avec tout le monde », résume Aïssatou, étudiante en commerce de 21 ans à l’université de Banjul. Avec ses camarades, elle n’a connu que Jammeh et s’exprime volontiers sur son quotidien en Gambie. Elle va en cours, espère exercer un jour un métier qui lui plaît et sort avec ses copines en observant les garçons. En bref, rien de très différent d’une jeune Dakaroise de son âge, sauf qu’elle utilise, comme la plupart de ses compatriotes, un VPN (un réseau virtuel privé) sur son portable pour contourner le blocage des réseaux sociaux.

Menaces

À l’évocation de la NIA, le large sourire d’Aïssatou s’estompe rapidement. Tout juste concède-t-elle avoir entendu parler des « pratiques » de ses agents : arrestations en pleine nuit par des hommes encagoulés, disparitions forcées et tortures – passage à tabac, électrification, simulacre de noyade, dont les associations de défense des droits de l’homme font fréquemment le récit. Une fois passés entre les mains de la NIA, les « suspects » finissent généralement à Mile 2, prison symbole du régime. Située au bord de l’unique route menant à la State House, elle semble faire office d’avertissement pour ceux qui se rendent dans le centre névralgique du pouvoir.
Enfin, si la NIA ne suffit pas, le big man a recours aux Jungulers, un escadron de la mort chargé d’éliminer ses adversaires trop gênants. « Ce sont des soldats issus de différents corps, prêts à tout pour lui et directement sous ses ordres », explique l’ex-membre de la garde rapprochée de Jammeh. Nul doute que le sort de ces hommes de l’ombre et celui des hauts responsables sécuritaires du régime est aujourd’hui au cœur des négociations de sortie de crise, dont personne ne sait si elles vont aboutir à une fin en douceur pour ce régime d’un autre âge ou à une issue bien plus sombre.

Des affaires florissantes


En vingt-deux ans de règne, Jammeh s’est constitué un véritable empire. À Kanilai, il dispose de centaines d’hectares de champs, dans lesquels il fait travailler les gens de la région, mais parfois aussi des soldats. Il y possède également des troupeaux de bœufs et de moutons, abattus sur place ou revendus dans tout le pays. À Banjul, son groupe d’import-export, Kanilai Group International (KGI) a pignon sur rue et négocie des produits aussi variés que le ciment, le riz ou l’huile de palme. Jammeh, qui possède aussi des boulangeries et un magasin fournissant des uniformes aux différentes administrations, serait également lié à Mohamed Bazzi, riche homme d’affaires libanais actif dans l’import de pétrole en Gambie. B.R.


JA


Nb : Le titre est de AEG

 
Donald Trump a prêté serment, devenant le 45e président des États-Unis

2017/1/21

Aujourd'hui en Guinée Donald Trump a prêté serment vendredi sur les marches du Capitole à Washington pour succéder à Barack Obama et devenir le 45e président des États-Unis. L'épilogue d'une incroyable campagne électorale ayant défié tous les pronostics.

La cérémonie s’est déroulée vers 17 heures GMT, alors que peu avant des affrontements entre police et manifestants anti-Trump éclataient dans les rues de Washington. Bilan de ces échauffourées, quelques vitrines brisées et 95 arrestations selon les autorités. Insuffisant néanmoins pour perturber le déroulé très codifié de cette journée historique, où la chorale du Missouri, un État remporté par Trump pendant l’élection, a chanté en l’honneur du nouveau président.

Les anciens présidents venus assister à la cérémonie

Devant un parterre d’invités prestigieux comme les anciens présidents George W. Bush, Jimmy Carter, Bill Clinton et bien sûr Barack Obama, Donald Trump a ensuite prononcé la phrase rituelle : « Je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis, et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des États-Unis. »

Le milliardaire américain a soigneusement choisi deux Bibles pour prêter serment : la sienne, qui lui a été offerte par sa mère en 1955, et celle d’Abraham Lincoln, sauveur de l’Union, également utilisée par Barack Obama il y a quatre ans.

Trump veut mettre fin au « carnage américain »

Par la suite, et après avoir remercié Barack et Michelle Obama pour leur accueil, Donald Trump a prononcé son premier discours en tant que président en exercice. Un discours que son porte-parole promettait « personnel » et « philosophique ». Pendant de longues minutes, Donald Trump a abordé les points qui ont fait sa force au cours de la campagne présidentielle : dénonciation de la responsabilité des élites dans la faillite économique des classes populaires américaines, accusations de partialité adressées aux médias.

Une phrase résume l’esprit qu’a voulu insuffler le président américain tout au long de son discours : « Les laissés pour compte de ce pays ne seront plus laissés pour compte (…) et le carnage américain prend fin aujourd’hui. » S’il n’a dévoilé aucune mesure concrète, Donald Trump a donc affiché ses ambitions isolationnistes, multipliant les phrases-choc comme « l’Amérique d’abord » ou « Acheter américain, embaucher américain ».

AFP

 
Gambie: Retour sur une longue journée de médiation

2017/1/21

Aujourd'hui en Guinée Le président guinéen, Alpha Condé, accompagné de son homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz se sont rendus à Banjul ce vendredi 20 janvier pour une médiation de la dernière chance auprès de Yahya Jammeh. Mais au terme d'une longue journée de tractations, le départ du président sortant n'est toujours pas acté. Un accord entre Yahya Jammeh et la médiation pourrait se concrétiser ce samedi matin, selon des sources proches du dossier.

21h : Plusieurs sources proches des négociateurs confient à RFI que la délégation des présidents guinéen et mauritanien dormira à Banjul cette nuit. Les mêmes sources estiment que les choses se présentent « plutôt bien » et qu'on arriverait probablement à une concrétisation ce samedi matin.

20h30 : Après avoir annoncé que Yahya Jammeh était prêt à quitter le pouvoir, un conseiller d'Adama Barrow se rétracte et retire le tweet du compte officiel d'Adama Barrow qui relayait l'information.

19h45 : Le président guinéen Alpha Condé et son homologue mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz se trouvent toujours à Banjul. Après environ cinq heures de discussions avec le président sortant Yahya Jammeh, les membres de la délégation de la Cédéao se sont rendus dans un hôtel de la capitale où ils sont toujours.

Yahya Jammeh se trouverait quant à lui au palais présidentiel. Un accord a-t-il été trouvé ? Et surtout, quel en serait le contenu ? L'incertitude demeure à ce sujet, car aucune déclaration officielle n'a encore été faite.

Dans Banjul, tout est calme. La population attend de connaître l'issue de la médiation. Tous espèrent une résolution pacifique de la crise.

19h25 : Yahya Jammeh accepte de quitter le pouvoir, selon, Halifa Sallah, porte-parole d'Adama Barrow.

19h15 : L'avion du président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz est sur le point de décoller de l'aéroport international de Banjul.

18h45 : Les négociations sont terminées à Banjul, affirme une source proche de la médiation qui précise qu'une déclaration est en cours de rédaction. Une autre source proche des négociateurs affirme que la mission de la médiation s'achemine vers une réussite et la satisfaction de toutes les parties. Selon cette source, Yahya Jammeh aurait accepté de partir. « Nous sommes dans le reglement des derniers détails mais il faut rester discret pour ménager les susceptibilités des uns et des autres », a-t-elle précisé.

De son côté, Adama Barrow doit s'exprimer très prochainement depuis un hôtel de Dakar.

18h20 : Rien de nouveau à Banjul qui est toujours dans l’attente de l’issue des négociations qui pourraient permettre de contraindre Yahya Jammeh de quitter le pouvoir. Les rues de la capitale gambienne étaient particulièrement calmes ce vendredi 20 janvier. D’après l’ONU, plus de 45 000 personnes ont déjà fui la Gambie depuis début janvier, en majorité vers le Sénégal.

Les rues de Banjul sont particulièrement calmes ce vendredi 20 janvier.

17h40 : Si la tentative de médiation en cours échoue à obtenir de Yahya Jammeh qu’ quitte le pouvoir, ce sont les forces de la Cédéao qui seront chargées de l'y contraindre par les armes. Après une brève incursion en territoire gambien, jeudi soir, les soldats sénégalais qui conduisent cette force africaine restent massés à la frontière, côté Sénégalais. À leurs côtés, plusieurs contingents ouest-africains sont mobilisés. Le Nigeria a envoyé 200 hommes au Sénégal, ainsi qu'un important dispositif aérien : des avions de combat, des avions-cargos, mais aussi un hélicoptère et un avion de surveillance qui survole déjà le territoire gambien, selon des sources gouvernementales. Le Ghana est également mobilisé. 205 hommes et plusieurs avions sont prêts à intervenir. Ils attendent le déclenchement éventuel d'une opération pour quitter le Ghana. Du côté du Mali, on confirme à demi-mot seulement. « Nous restons solidaires des efforts de la Cédéao et nous contribuons à leur mise en œuvre », explique une source gouvernementale, sans donner davantage de détails sur le niveau d'implication des forces maliennes. Enfin, le Togo fait partie des pays cités par le Sénégal, qui a pris la tête de la force ouest-africaine, comme pays contributeur. Une information démentie par les autorités togolaises.

17h10 : L'intervention de troupes sénégalaises en Gambie n'est pas une première dans l'histoire. En 1981, dans les tout derniers jours de juillet, l'armée sénégalaise avait pris le contrôle de la capitale gambienne pour rétablir en fonction le président Jawara qui avait été chassé du pouvoir par un coup d'Etat. Pour Abdoulaye Saine, un professeur de l’université de Miami d’origine gambienne, l’intervention en cours n’a rien à voir avec la précédente. « La situation est réellement différente de celle de 1981 parce que la force d'intervention dirigée par les Sénégalais est là pour exécuter la volonté souveraine du peuple gambien, telle qu'exprimée lors des élections en décembre. Elle n'est pas là pour rétablir un régime qui a été renversé. Cette fois-ci, l'intervention est soutenue par la Cédéao, les nations unies, et des pays importants comme la France ou les Etats-Unis », a-t-il expliqué au micro de RFI.

16h45 : Dans une lettre, François Hollande a adressé ses félicitations à Adama Barrow suite à la cérémonie d'investiture de jeudi 19 janvier à Dakar qui a fait de lui le nouveau président de la Gambie. « Je tiens à vous adresser, en mon nom personnel et au nom du peuple français, mes félicitations sincères et chaleureuses. Cette journée marquera l’histoire de votre pays. La cérémonie d’investiture consacre, conformément à la Constitution gambienne, votre indiscutable victoire aux élections présidentielles du 1er décembre dernier, confirmée par la Commission électorale indépendante. L’ère nouvelle que vous inaugurez a un retentissement qui dépasse très largement les frontières de votre pays. La volonté du peuple gambien doit être respectée », a notamment écrit le président français. « Je salue également le rôle essentiel de la Cédéao, avec l’appui de l’Union Africaine, de l’Union européenne et du Conseil de Sécurité des Nations Unies, pour vous appuyer et récuser toute contestation. La France apporte son soutien résolu aux initiatives prises par la Cédéao pour vous permettre d’exercer votre mandat », a également ajouté François Hollande.

16h25 : Toujours selon une source onusienne, Yahya Jammeh réclamerait des garanties de sécurité pour lui et ses hommes. S'il accepte de quitter le pouvoir, la question du pays qui pourrait l'accueillir se posera. La Mauritanie, la Guinée, le Maroc ou encore le Nigeria seraient des destinations envisagées. Les négociations se poursuivent.

15h30 : Selon une source onusienne, si Yahya Jammeh accepte de quitter le pouvoir ce vendredi, la passation avec Adama Barrow pourrait se faire dans la journée.

15h : Selon une source proche de la Cédéao, l’ultimatum a été pour l’instant suspendu le temps de permettre à Yahya Jammeh d’assister à la prière du vendredi. Les discussions doivent reprendre ensuite et tant qu’elles avancent, il n’y a pas d’horaire défini pour qu’elles prennent fin.

14h45 : En plus des dizaines de milliers de Gambiens qui ont fui le pays, des milliers de touristes sont en train d’évacuer la Gambie. Plusieurs avions de tours opérateurs se sont posés à l’aéroport de Banjul afin d’établir une sorte de pont aérien principalement avec l’Europe.

14h30 : Il faut se souvenir que la crise politique en Gambie a commencé au mois de décembre à l’annonce des résultats de la présidentielle remportée à la surprise générale par Adama Barrow. Dans un premier temps, Yahya Jammeh avait reconnu sa défaite face à son adversaire avant de se raviser quelques jours après et de contester la régularité des résultats de l'élection.

14h15 : On en sait plus sur la composition de la délégation de haut niveau de la Cédéao qui se trouve actuellement à Banjul. Aux côtés des présidents mauritanien et guinéen, il y aussi Mohamed Ibn Chambas, le représentant spécial de l’ONU pour l'Afrique de l'Ouest.

14h00 : L’ultimatum de la Cédéao aurait été prolongé jusqu’à 16 heures TU afin de laisser plus de temps à la médiation d’obtenir le départ de Yahya Jammeh.

13h45 : Il est vraisemblable que l’on assiste aux dernières heures du régime de Yahya Jammeh en Gambie. L’ancien président était depuis plus de 22 ans à la tête du pays.

13h30 : A Banjul, tout est calme. C’est une ville morte, les rues désertes. Les magasins sont fermés. Les touristes sont partis et les hôtels sont vides. Banjul est une capitale sur le qui-vive.

13h15 : Le président gambien Adama Barrow est toujours à Dakar où il a prêté serment hier. Il est actuellement dans un hôtel de la capitale sénégalaise. Il a désormais le statut de chef de l’Etat et il est dans l’attente de son installation à Banjul où il devra alors former son gouvernement.

13h : Difficile de savoir ce vendredi si les troupes ouest-africaines sont actuellement en Gambie. Jeudi en fin d’après-midi, le porte-parole de l’armée sénégalaise, cité par l’AFP, avait indiqué que des éléments avaient pénétré en territoire gambien. Depuis, plusieurs unités sont postées à la frontière.

12h40 : Notre envoyé spécial en Casamance explique que la situation est calme sur le terrain. A la frontière entre le Sénégal et la Gambie, le trafic a repris entre les deux pays et les troupes ouest-africaines sont peu visibles.

12h30 : Sur RFI, une habitante de Banjul fait part de son souhait de voir Jammeh quitter le pouvoir : « Nous espérons, nous prions, pour que tout se passe bien. Jammeh doit partir parce que nous avons maintenant un nouveau président, Adama Barrow. Nous en avons assez de lui. Il a mis des gens en prison. Il a tué du monde. Des choses épouvantables, des choses que nous ne pouvons pas lui pardonner. Nous aimons la paix parce que la Gambie est trop petite pour être le théâtre de combats. Nous ne savons pas ce que la communauté internationale fera de Jammeh. Mais, nous, nous voulons qu’il démissionne et qu’il parte tranquillement. Depuis hier, tout est fermé. Vous n’aurez rien à manger, sauf si vous avez fait des provisions il y a trois jours. C’est pour cela que nous espérons et prions pour que tout se termine aujourd’hui ».

12h20 : L’agence d’information officielle mauritanienne annonce que le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz est lui aussi arrivé en Gambie pour tenter de convaincre Yahya Jammeh de quitter le pouvoir.

12h15 : Selon une source diplomatique onusienne, Yahya Jammeh serait en train de négocier les conditions de son départ. Il avait exprimé lors de la visite du président mauritanien mercredi son souhait de faire la passation de pouvoir avec Adama Barrow. Il voulait aussi rester en Gambie, une condition jugée inacceptable par la Cédéao.

12h : C’est l'heure limite donnée ce jeudi par le président de la commission de la Cédéao à Yahya Jammeh pour quitter le pays avec le président guinéen Alpha Condé. Faute de quoi, « les troupes vont passer à l'intervention militaire proprement dite », a prévenu Marcel Alain de Souza.

11h45 : Ce jeudi, Yahya Jammeh a dissout son gouvernement. Dans la foulée, il a annoncé dans un communiqué lu à la télévision nationale gambienne qu’il allait en former un nouveau dans les prochaines heures. Peu de temps auparavant, il avait déclaré trois mois d’état d’urgence dans son pays.

11h25 : Le président guinéen, Alpha Condé est arrivé à Banjul avec comme mission de convaincre Yahya Jammeh de partir en exil en sa compagnie.

11h10 : A un peu moins d’une heure de la fin de l’ultimatum, certaines troupes de la Cédéao sont actuellement côté sénégalais à un kilomètre du poste-frontière. Elles sont prêtes à suivre les ordres qui viendront de l’état-major basé à Dakar.

11h00 : Près de la frontière gambienne, la population est dans l’attente. Les espoirs sont grands de voir Yahya Jammeh lâcher le pouvoir. C’est le souhait de Mady Gueye, natif de Karang : « Mon espoir, c’est que Jammeh quitte le pouvoir et que les gens rentrent chez eux et que la paix revienne en Gambie ».

10h50 : Le poste frontière de Karang est ouvert ce matin et signe que la situation à Banjul est toujours tendue des réfugiés continuent d’arriver. Ce qu’il faut noter, c’est l’entraide entre ces réfugiés, plus de 15 000 personnes, et les habitants. Certains laissent leurs maisons, d’autres apportent de la nourriture. Seydou Senghor l’un des responsables de la Croix-Rouge se félicite : « C’est la solidarité. Il n’y a pas de frontière entre nous. Chacun apporte ce qu’il peut et on fait avec. Peut-être qu’il y a des frontières, mais les peuples sénégalais et gambien, ce sont le même peuple ».

10h45 : Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a appelé jeudi le nouveau président gambien Adama Barrow pour lui exprimer « son soutien total » face au refus du président sortant Yahya Jammeh de reconnaître sa défaite électorale. Le Conseil de sécurité de l'ONU avait plus tôt adopté à l'unanimité une résolution soutenant les efforts menés par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest pour pousser Yahya Jammeh à quitter le pouvoir.

10h30 : Retour sur la journée de jeudi. La mécanique politico-militaire mise en place depuis plusieurs jours par la Cédéao s'est enclenchée juste après 17 heures et l'investiture d'Adama Barrow à l'ambassade de Gambie à Dakar. A peine en fonction, le nouveau président a appelé les forces armées gambiennes à se rallier à lui. Une heure plus tard à 18 heures, en temps universel, à New York, le Conseil de sécurité de l'ONU a apporté à l'unanimité son soutien à la Cédéao, feu vert implicite à une intervention armée. Celle-ci se préparait depuis plusieurs jours avec l'arrivée au Sénégal de troupes nigérianes, ghanéennes, togolaises et maliennes. A 18 heures 30, les premières troupes ont pénétré en territoire gambien. On pense alors à une opération éclair et sans grandes difficultés. D'autant que le chef d'état-major gambien, Ousman Badji qui avait dit la veille qu'il n'entrainerait pas ses hommes dans un combat stupide, est aperçu parmi les manifestants à Banjul. Des manifestants qui célèbrent dans les rues la fin du régime Jammeh. Pourtant depuis 23 heures, les hommes de la Cédéao ont suspendu les opérations, signe qu’une dernière chance est offerte à Yahya Jammeh.

10h10 : Ces derniers jours, plus de 45 000 personnes ont fui la Gambie, selon l’ONU.

10h : Quels sont les futurs points de chute de Yahya Jammeh dans le cas où il accepterait de quitter le pouvoir ? Plusieurs possibilités d'exils sont avancées : le Maroc, la Guinée, la Mauritanie, la Guinée-Bissau ou encore le Qatar. Ce sont les options mises sur la table ces derniers jours, selon plusieurs sources régionales.

9h45 : Pour rappel avant de se rendre dans la capitale gambienne, Alpha Condé a donc fait un arrêt en Mauritanie pour discuter avec le président Mohamed Ould Abdel Aaziz, le dernier chef d'Etat à avoir vu Yahya Jammeh mercredi dernier.

9h35 : Alpha Condé vient de décoller de Nouakchott en Mauritanie. Il a donc pris la direction de Banjul.

9h30 : Alpha Condé saura-t-il convaincre Yahya Jammeh de monter à bord de son appareil et de partir en exil ? On le saura à midi, heure de la fin de l'ultimatum fixé à l'ex-président gambien par la Cédéao. Le choix d'Alpha Condé, qui est accompagné d'une délégation sierra-léonaise et mauritanienne pour cette mission de la dernière chance, est parfaitement logique. Depuis plusieurs jours, le numéro un guinéen manifestait sa disponibilité pour aider à résoudre la crise. Il a dépêché depuis hier à Banjul son conseiller, Tibou Kamara, très proche de Yahya Jammeh avec qui il a des liens familiaux. Alpha Condé prône le dialogue. Il est opposé à la solution militaire. Pour autant, il a fait savoir par son porte-parole qu'il était totalement solidaire des décisions de la Cédéao.

9h15 : La force de la Cédéao déployée sur le terrain compte près de 7 000 hommes venus de cinq pays : Nigeria, Sénégal, Ghana, Mali et Togo.

9h : Des milliers de Gambiens continuent encore de fuir leur pays. Le rythme s’est surtout accéléré entre mercredi et jeudi. Notre reporter a suivi des agents d’une ONG locale engagée dans le recensement des réfugiés dans quatre communes du département de Sindian près de la frontière gambienne.

Le rythme des arrivées s’est accéléré depuis la fin du mandat de Yahya Jammeh mercredi à minuit

8h45 : Des contingents de la Cédéao sont prêts à avancer sur les points stratégiques : Banjul, bien évidemment, mais aussi sur Kanilai au sud-est, à environ une heure trente de route de la capitale. Cette commune, village natal de Yahya Jammeh, est une place forte. L’ex-président y a fait construire une immense enclave. Et depuis quinze jours, les troupes d’élite gambiennes y sont prépositionnées. Des tranchées ont d’ailleurs été creusées, car Kanilai est collée à la frontière. De l’autre côté, c’est la Casamance. Jeudi, c’est d’ailleurs dans cette région qu’il y a eu les uniques échanges de coups de feu entre les troupes Cédéao et des éléments, visiblement d’une rébellion – une information de l’Agence France Presse – celle du Mouvement des forces démocratiques de Casamance, le MFDC, réputé proche

8h30 : Yahya Jammeh paraît très isolé. Jeudi soir, il y a même eu des célébrations dans la capitale, à la suite de la prestation de serment d’Adama Barrow à Dakar. Pendant toute la journée, Banjul avait pourtant des allures de ville fantôme avec des rues désertes. Mais dès la prise de fonction officielle du nouveau président, des klaxons ont commencé à retentir dans les rues, des gens sont sortis. Il n’y avait pas de forte présence militaire visible dans la capitale. Des policiers et des soldats ont même été vus en train de célébrer avec la population et parmi eux le chef d’état-major des forces armées gambiennes.

8h15 : Selon notre correspondante à Banjul, la situation est aussi calme dans la capitale gambienne. « La ville se réveille et ses habitants sont dans l’attente de voir comment vont se dérouler les événements des prochaines heures ».

8h : Guillaume Thibault est l’envoyé spécial de RFI à la frontière entre la Gambie est le Sénégal. A côté du lieu où sont postées les troupes ouest-africaines. « Tout est calme ce matin, ici comme sur l’ensemble du front ». La Gambie est enclavée, entourée par le Sénégal, et l’état-major des forces de la Cédéao basées en ce moment à Dakar joue sur cette faiblesse géographique. Cinq pays participent : le Nigeria, le Sénégal, le Ghana, le Mali et le Togo. Sont également engagées et prêtes à intervenir des forces navales. Un navire de guerre du Nigeria est positionné au large de Banjul. Et enfin, des capacités aériennes. Là encore, ce sont notamment des avions de l’armée du Nigeria qui sont prêts à décoller de Dakar, à appuyer les mouvements au sol. Des survols à basse altitude ont d’ailleurs été observés hier au-dessus de Banjul, des aéronefs qui ont mené uniquement des opérations de reconnaissance.

7h30 : La Gambie est prise en étau ce matin, le terrain est quadrillé par ces forces de la Cédéao. C’est un moyen de pression énorme sur Yahya Jammeh. L’ultimatum pour l’ex-chef de l’Etat est clair. Il a jusqu’à midi pour quitter le pays. Et si Alpha Condé échoue, l’ensemble de ces troupes seront alors déployées. L’intervention militaire engagée hier en fin d’après-midi, dès l’investiture du président Adam Barrow, stoppée en début de nuit pour permettre cette négociation pourrait alors reprendre. Même si le dispositif est prêt, la Cédéao a toujours cherché une issue pacifique et tous les chefs d’Etat de la sous-région préféreraient un départ de Yahya Jammeh sans avoir à tirer de coup de feu.

RFI

 
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