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22 Janvier 2017 - 3h38

L'armée gambienne accueillera les troupes africaines "avec une tasse de thé", assure son chef

2017/1/21

Aujourd'hui en Guinée Le chef de l'armée gambienne a répété vendredi devant la presse à Banjul que ses hommes ne se battraient pas contre les troupes de plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, dont certaines sont déjà entrées en Gambie, et les accueilleraient "avec une tasse de thé".

"Pour nos frères qui arrivent, nous allons les accueillir avec une tasse de thé, ils déposeront leurs armes ici et nous profiterons" des plages de Gambie, surnommée "la Côte souriante", a déclaré le chef d'état-major des forces armées gambiennes, le général Ousman Badjie, après avoir accompli la grande prière du vendredi dans une mosquée dans la capitale gambienne Banjul.

Le général Badjie, jusqu'à récemment considéré comme un pilier du régime de l'ex-président Yahya Jammeh qui refuse de céder la place à son successeur Adama Barrow, avait spontanément formulé mercredi la même assurance à des ressortissants occidentaux, dont des journalistes, croisés dans un secteur touristique près de Banjul.

Des troupes de plusieurs pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont pénétré jeudi après-midi en territoire gambien dans le cadre d'une opération dite "Restaurer la démocratie" pour faire partir M. Jammeh. Mais l'opération a été interrompue pour une ultime médiation, dont les résultats décideront de son éventuelle reprise.

"Pourquoi devrions-nous nous battre ? Que quelqu'un me donne une raison. Ceci est un malentendu politique", a estimé le général Badjie, en tenue militaire sans signe apparent de soutien à M. Jammeh ou à M. Barrow.

"Il n'y a pas de solution militaire à un problème politique (...). Nous ne sommes pas fous. J'aime mes soldats. J'aime les Gambiens. Personne ne sera blessé ici", a-t-il dit.

AFP

 
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Gambie : Le tyran à la tête du pays depuis 22 ans a accepté de rendre le pouvoir au président élu.

2017/1/21

Aujourd'hui en Guinée Au cœur de la nuit, le tyran à la tête de la Gambie depuis vingt-deux ans a accepté, enfin, de rendre le pouvoir au président élu. Il quitte le pouvoir, quelques heures après Obama.Magali Lagrange : Double claps de fin ! Le Gambien Yahya Jammeh s’en va, presqu’en même temps que Barack Obama. Une bonne nouvelle et une très bonne nouvelle, est-on tenté de dire…

Jean-Baptiste Placca : Attention au sacrilège, qui consisterait à traiter Yahya Jammeh dans le même registre qu’Obama ! L’on aurait pu user du même langage pour le Gambien, s’il s’était tenu à sa première inspiration : la reconnaissance claire et définitive de sa défaite. Mais là, il s’en va, comme il est venu. Et comme il a gouverné : sans gloire, et sans panache, hélas ! Ce qu’il faut, ici, saluer, c’est plutôt la prouesse de la Cédéao, la redoutable efficacité du Guinéen Alpha Condé, avec le renfort inestimable du Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz. Ce n’était pas évident, et c’est une réelle victoire que ces deux chefs d’Etat ont apporté, tard dans la nuit, à la sous-région ouest-africaine, à l’Afrique. Un succès, aussi, pour le Béninois Marcel Alain de Souza, à la tête de la Cédéao depuis peu, et qui soutenait, il y a tout juste une semaine, que Yahya Jammeh partirait, de gré ou de force. La Cédéao gagne en crédibilité et prend une dimension nouvelle.

Jerry John Rawlings, ancien président du Ghana, fait une suggestion, paraît-il…

Celui qu’on appelait, autrefois, le Sankara des anglophones, soutient que la Cédéao, après la Gambie, devrait aider l’Union Africaine à envoyer quelques contingents au Cameroun, pour une mission identique... Sous prétexte que Paul Biya et lui seraient arrivés au pouvoir à peu près à la même période – lui, en 1981, et Biya en 1982 –, et que lui, Rawlings, a déjà eu cinq successeurs, depuis son départ du pouvoir au Ghana, alors que Paul Biya est toujours là, discréditant, dit-il, le continent avec ses méthodes… on fera l’économie des qualificatifs dont il use. Pour ceux qui croyaient que JJ Rawlings, avec l’âge, avait un peu policé son discours, doivent tomber de haut. A Yaoundé, on préférera sans doute mettre tout cela sur le compte d’une incurable effronterie.

Bref, réservons l’expression : clap de fin pour l’artiste, le vrai : Barack Obama. Pour Jammeh, nous dirions plutôt : « Ite missa est, Alleluia ! ».

Soit ! Barack Obama a donc quitté le pouvoir, et c’est une page d’histoire qui se tourne. Peut-on dire que c’est aussi une page de l’histoire de l’Afrique qui se tourne ?

Comment peut-on ne pas le dire ? S’il est, dans l’histoire des Etats-Unis, le premier président issu de la communauté noire, il est aussi, au sens propre, le premier président africain, de ce pays. C’est aussi pour cette raison que son élection, en novembre 2008, avait tant mobilisé l’Afrique. Avec une ferveur comme le continent n’en avait plus connu depuis la sortie de prison de Nelson Mandela, en 1990. Au moment où Barack Obama rend son habit de lumière, l’Afrique se doit de tirer le bilan de sa présidence, non pas en termes de milliards de dollars déversés par son administration sur le continent, mais du point de vue de la preuve qu’il a faite qu’un jeune Africain bien formé peut gouverner le monde, et valablement.

Pourquoi donc parlez-vous, à son sujet, de jeune Africain bien formé gouvernant le monde ?

Barack Obama est Africain, comme l’est, par exemple, un Yannick Noah, ou comme le sont des millions d’enfants métis, d’ici ou d’ailleurs, nés d’un père ou d’une mère venant d’Afrique. Le lien du 44e président des Etats-Unis avec l’Afrique n’est pas un lien si lointain. Si son père avait vécu plus longtemps, s’il avait choisi, à un moment de sa vie, de s’installer en Afrique, Obama aurait été un jeune Africain, formé à Columbia University et à Harvard.

Pour le reste, ce qu’il est, ce qu’il vaut, a été suffisamment jaugé, soupesé, commenté, durant sa première campagne présidentielle. Et c’est le général Colin Powell qui dressera le portrait le plus élogieux jamais fait du futur président : sujet « brillant, structuré, d’une solidité et d’une constance remarquables, avec une impressionnante capacité de jugement ». Et qui a, en plus, franchi les lignes, toutes les barrières culturelles, ethniques, raciales, générationnelles, et a « du style et de la substance », selon le général Powell.

Huit ans après, le monde, aujourd’hui, doit regarder l’Afrique en ayant un peu à l’esprit que le fils d’un authentique Africain, à la tête de la première puissance de la planète, a gouverné avec classe et compétence.

Sa gestion est pourtant critiquée par une bonne moitié du pays…

Oui, parce que le pays a été remis sur les rails, et les amnésiques font semblant d’avoir oublié que ledit pays lui avait été « livré », en janvier 2009, avec une crise comme le monde n’en avait pas connu depuis la Grande Dépression, la crise économique mondiale de 1929.

Il s’en va et manquera assez vite à l’Amérique. Il manquera aussi au monde, et il manquera à l’Afrique. On peut raisonnablement penser qu’il gardera un œil sur le continent de son père, sur la démocratie en Afrique, et qu’il continuera de veiller sur la façon dont on traite l’Afrique sur l’échiquier diplomatique, pour empêcher que d’autres fassent de mauvaises manières à ce continent. Pour cela, sa seule présence suffira. Un peu comme, naguère, la seule présence de Mandela suffisait à dissuader ceux qui étaient tentés de rajouter du mépris et des réflexions désobligeantes au rudoiement économique qu’ils réservent d’ordinaire à l’Afrique.


Jean baptiste PLACCA

 
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Gambie : Le dictateur Jammet accepte de quitter le pouvoir ( le tire est de AEG )

2017/1/21

Aujourd'hui en Guinée A l'issue d'une longue journée de médiation avec les chefs d'Etats mauritanien et guinéen ce vendredi, le président sortant de Gambie a finalement déclaré lors d'une allocution à la télévision nationale, en pleine nuit ce 21 janvier, qu'il acceptait de quitter le pouvoir.

« Je crois en l’importance du dialogue et en la capacité des Africains à résoudre eux même les défis de la démocratie. C'est pourquoi j'ai décidé aujourd'hui de quitter la direction de cette grande nation », a déclaré le président sortant. Dans une allocution à la télévision nationale, Yahya Jammeh a dit qu'il voulait « préserver la vie de ses concitoyens » et qu'il refusait qu'une « seule goutte de sang soit versée ».

« J’ai une immense gratitude pour tous les Gambiens qui m’ont soutenu pendant 22 ans pour construire une Gambie moderne », a-t-il déclaré, assurant que sa décision « n'a pas été dictée par quoi que ce soit d'autre que l'intérêt suprême du peuple gambien et de notre cher pays ». Et de conclure : « Je me soumets uniquement au jugement de Dieu le tout puissant. Je vous remercie tous et que dieu continue de bénir notre patrie. »

De plus en plus isolé, lâché par sa propre armée et puis sous la pression des troupes de la Cédéao, qui menaçait d'une intervention militaire, Yahya Jammeh a fini par céder et par accepter une résolution diplomatique de la crise en Gambie.

Ce vendredi, les présidents mauritanien et guinéen ont passé toute la journée à négocier avec Yahya Jammeh pour qu'il laisse son siège au nouveau président élu, Adama Barrow. Une médiation de la dernière chance qui a donc, finalement, porté ses fruits.

Pour l'instant on ne connaît pas le contenu de l'accord qui a été conclu, ni quel est le pays qui offrira l'asile à Yahya Jammeh. La condition sur laquelle les pays de la Cédéao ne voulaient pas céder était qu'il quitte la Gambie. Un départ qui devrait avoir lieu dans les prochains jours.


RFI

 
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Gambie : Il existe deux Yahya Jammet

2017/1/21

Aujourd'hui en Guinée Il faut d’abord franchir un premier check-point, puis un second. La route, asphalte parfaite sur la terre ocre, serpente au milieu des palmiers et des manguiers jusqu’à l’entrée du village de Kanilai. C’est ici, en plein territoire diola, à un jet de pierre de la Casamance, que l’homme qui règne sur la Gambie a vu le jour, il y a 51 ans. Très attaché à l’endroit, Yahya Jammeh y a fait construire, au beau milieu des champs, un palais, un stade, une arène de lutte, un hôtel et même un zoo. Les habitants, qui ne paient ni eau ni électricité et reçoivent chaque mois, gratuitement, des sacs de riz, des bidons d’huile et plusieurs kilos de sucre, ne tarissent pas d’éloges sur le seigneur local. Mais cela fait des semaines qu’ils n’ont pas vu passer son convoi de 4×4 rutilants aux vitres teintées. Signe que les choses ne tournent plus tout à fait rond pour celui qui était jusqu’à présent le maître incontesté de la petite enclave gambienne.

Son volte-face à l’élection présidentielle
Une islamisation orchestrée par Jammeh

En un peu plus de deux décennies, il a fait de son étroit pays un État à part sur le continent. L’un des rares où l’on célèbre moins la fête de l’Indépendance que la date d’accession au pouvoir de son « excellence Sheikh Professor Alhaji Dr. Yahya A.J.J. Jammeh Babili Mansa », le 22 juillet 1994, jour de son putsch contre Dawda Jawara. Un pays plein de contradictions, qui possède de réels atouts – une industrie touristique florissante, un joli potentiel agricole –, mais qui connaît l’un des plus forts taux d’émigration clandestine. En décembre 2015, le chef de l’État a décrété que « sa » République serait désormais islamique. Pas de quoi affoler les touristes britanniques qui sirotent des bières sur les plages paradisiaques de la côte et entretiennent la prostitution locale, tandis que des panneaux disséminés un peu partout dans Banjul rappellent aux citoyens qu’« Allah est grand » et qu’ils ne doivent « pas oublier de prier ».

Un chef dÉtat aux allures d’homme providentiel auto-proclamé

Dans ce paysage kafkaïen, Jammeh joue le rôle de guide national, investi d’une mission divine pour son peuple. Toujours vêtu d’un boubou blanc, il ne se sépare jamais de son coran ni de son chapelet et multiplie les références à Allah dans la moindre de ses interventions publiques – ce qui ne l’empêche pas d’organiser des soirées fastueuses à Kanilai et d’avoir la réputation d’accumuler les conquêtes féminines alors qu’il est officiellement marié. Le vert, couleur de l’islam, est aussi celle de son parti, l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction. De culture animiste, l’intéressé se dit par ailleurs doté de pouvoirs mystiques et surnaturels. Lors de ses tournées dans le pays, il organise fréquemment des séances de guérisons publiques, allant même jusqu’à affirmer qu’il peut soulager les malades du sida.

Double personnalité

De l’avis de tous ceux qui l’ont côtoyé, il existe deux Yahya Jammeh. Le premier, charmeur et souriant, qui a la discussion franche et qui sait se rendre très accessible. Et le second, impulsif et paranoïaque, capable de décider du sort de quelqu’un d’un claquement de doigt. Passant de l’un à l’autre en une fraction de seconde, il ne supporte pas qu’on lui manque de respect et a acquis une très haute idée de sa personne. Il est fréquent que ses visiteurs fassent la révérence ou se mettent à genoux avant de lui adresser la parole.

« En réalité, il nourrit un véritable complexe d’infériorité. Il n’était qu’un “petit” lieutenant quand il a pris le pouvoir. C’est un vrai rancunier qui a soif de revanche », analyse un ancien membre de sa garde rapprochée. Aussi exubérant en public que secret en privé, Jammeh est un homme difficile à cerner.

Une démocratie dirigée par un seul homme ?

À la State House, le palais présidentiel, il décide de tout et tout seul. Les membres de son cabinet et ses ministres sont aussi rapidement nommés que remerciés – le plus souvent sans explication. Beaucoup ont choisi l’exil par crainte d’être jeté en prison. « Jammeh n’a jamais eu de véritables conseillers. Personne n’ose le contredire », explique notre source ministérielle. Selon elle, le Conseil des ministres s’apparentait généralement à une sorte de cours magistral, durant lequel les membres du gouvernement écoutaient le patron sans moufter.

Au fil des ans, seul un petit quarteron d’officiers de confiance a survécu à ses foudres et continue de le suivre partout. Quelques hauts gradés, comme le général Ousman Badjie, le chef d’état-major général des armées, ou ceux qui commandent la Garde républicaine – la garde prétorienne de Jammeh – ont parfois l’oreille du président. La plupart sont diolas, comme lui, et sont ses obligés.

Quant aux pressions internationales, les diplomates en poste à Banjul le reconnaissent eux-même, Jammeh n’en a cure. « Il n’en fait qu’à sa tête et n’écoute personne, encore moins nous », confie l’un d’entre eux. En poste depuis un an, l’ambassadrice américaine n’a été reçue qu’une seule fois à la State House… lors de la remise de ses lettres de créances.

Un positionnement antioccidental qui n’empêche pas Jammeh de scolariser ses enfants dans des établissements américains réputés ou de posséder une vaste propriété près de Washington, où son épouse Zeinab se rend souvent. Métisse maroco-guinéenne, cette femme discrète mais influente s’est progressivement taillé un rôle important dans l’entourage de son mari. Dans les rangs de l’opposition, nombreux sont ceux qui murmurent qu’elle n’ignore rien de l’appétit débordant de Jammeh, mais qu’elle tient à continuer à profiter de ses nombreux business.

Si l’homme s’est maintenu aussi longtemps au pouvoir, c’est parce qu’il a réussi à instaurer un véritable climat de peur dans son pays. Les Gambiens ont appris à ne jamais parler de politique en public, et encore moins de leur président. Pas question d’attirer l’attention de la très redoutée National Intelligence Agency (NIA), sorte de police politique chargée de traquer les adversaires du régime – journalistes, opposants ou militants de la société civile.

« Nous parlons de tout librement, mais pas n’importe où ni avec tout le monde », résume Aïssatou, étudiante en commerce de 21 ans à l’université de Banjul. Avec ses camarades, elle n’a connu que Jammeh et s’exprime volontiers sur son quotidien en Gambie. Elle va en cours, espère exercer un jour un métier qui lui plaît et sort avec ses copines en observant les garçons. En bref, rien de très différent d’une jeune Dakaroise de son âge, sauf qu’elle utilise, comme la plupart de ses compatriotes, un VPN (un réseau virtuel privé) sur son portable pour contourner le blocage des réseaux sociaux.

Menaces

À l’évocation de la NIA, le large sourire d’Aïssatou s’estompe rapidement. Tout juste concède-t-elle avoir entendu parler des « pratiques » de ses agents : arrestations en pleine nuit par des hommes encagoulés, disparitions forcées et tortures – passage à tabac, électrification, simulacre de noyade, dont les associations de défense des droits de l’homme font fréquemment le récit. Une fois passés entre les mains de la NIA, les « suspects » finissent généralement à Mile 2, prison symbole du régime. Située au bord de l’unique route menant à la State House, elle semble faire office d’avertissement pour ceux qui se rendent dans le centre névralgique du pouvoir.
Enfin, si la NIA ne suffit pas, le big man a recours aux Jungulers, un escadron de la mort chargé d’éliminer ses adversaires trop gênants. « Ce sont des soldats issus de différents corps, prêts à tout pour lui et directement sous ses ordres », explique l’ex-membre de la garde rapprochée de Jammeh. Nul doute que le sort de ces hommes de l’ombre et celui des hauts responsables sécuritaires du régime est aujourd’hui au cœur des négociations de sortie de crise, dont personne ne sait si elles vont aboutir à une fin en douceur pour ce régime d’un autre âge ou à une issue bien plus sombre.

Des affaires florissantes


En vingt-deux ans de règne, Jammeh s’est constitué un véritable empire. À Kanilai, il dispose de centaines d’hectares de champs, dans lesquels il fait travailler les gens de la région, mais parfois aussi des soldats. Il y possède également des troupeaux de bœufs et de moutons, abattus sur place ou revendus dans tout le pays. À Banjul, son groupe d’import-export, Kanilai Group International (KGI) a pignon sur rue et négocie des produits aussi variés que le ciment, le riz ou l’huile de palme. Jammeh, qui possède aussi des boulangeries et un magasin fournissant des uniformes aux différentes administrations, serait également lié à Mohamed Bazzi, riche homme d’affaires libanais actif dans l’import de pétrole en Gambie. B.R.


JA


Nb : Le titre est de AEG

 
Donald Trump a prêté serment, devenant le 45e président des États-Unis

2017/1/21

Aujourd'hui en Guinée Donald Trump a prêté serment vendredi sur les marches du Capitole à Washington pour succéder à Barack Obama et devenir le 45e président des États-Unis. L'épilogue d'une incroyable campagne électorale ayant défié tous les pronostics.

La cérémonie s’est déroulée vers 17 heures GMT, alors que peu avant des affrontements entre police et manifestants anti-Trump éclataient dans les rues de Washington. Bilan de ces échauffourées, quelques vitrines brisées et 95 arrestations selon les autorités. Insuffisant néanmoins pour perturber le déroulé très codifié de cette journée historique, où la chorale du Missouri, un État remporté par Trump pendant l’élection, a chanté en l’honneur du nouveau président.

Les anciens présidents venus assister à la cérémonie

Devant un parterre d’invités prestigieux comme les anciens présidents George W. Bush, Jimmy Carter, Bill Clinton et bien sûr Barack Obama, Donald Trump a ensuite prononcé la phrase rituelle : « Je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis, et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des États-Unis. »

Le milliardaire américain a soigneusement choisi deux Bibles pour prêter serment : la sienne, qui lui a été offerte par sa mère en 1955, et celle d’Abraham Lincoln, sauveur de l’Union, également utilisée par Barack Obama il y a quatre ans.

Trump veut mettre fin au « carnage américain »

Par la suite, et après avoir remercié Barack et Michelle Obama pour leur accueil, Donald Trump a prononcé son premier discours en tant que président en exercice. Un discours que son porte-parole promettait « personnel » et « philosophique ». Pendant de longues minutes, Donald Trump a abordé les points qui ont fait sa force au cours de la campagne présidentielle : dénonciation de la responsabilité des élites dans la faillite économique des classes populaires américaines, accusations de partialité adressées aux médias.

Une phrase résume l’esprit qu’a voulu insuffler le président américain tout au long de son discours : « Les laissés pour compte de ce pays ne seront plus laissés pour compte (…) et le carnage américain prend fin aujourd’hui. » S’il n’a dévoilé aucune mesure concrète, Donald Trump a donc affiché ses ambitions isolationnistes, multipliant les phrases-choc comme « l’Amérique d’abord » ou « Acheter américain, embaucher américain ».

AFP

 
Gambie: Retour sur une longue journée de médiation

2017/1/21

Aujourd'hui en Guinée Le président guinéen, Alpha Condé, accompagné de son homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz se sont rendus à Banjul ce vendredi 20 janvier pour une médiation de la dernière chance auprès de Yahya Jammeh. Mais au terme d'une longue journée de tractations, le départ du président sortant n'est toujours pas acté. Un accord entre Yahya Jammeh et la médiation pourrait se concrétiser ce samedi matin, selon des sources proches du dossier.

21h : Plusieurs sources proches des négociateurs confient à RFI que la délégation des présidents guinéen et mauritanien dormira à Banjul cette nuit. Les mêmes sources estiment que les choses se présentent « plutôt bien » et qu'on arriverait probablement à une concrétisation ce samedi matin.

20h30 : Après avoir annoncé que Yahya Jammeh était prêt à quitter le pouvoir, un conseiller d'Adama Barrow se rétracte et retire le tweet du compte officiel d'Adama Barrow qui relayait l'information.

19h45 : Le président guinéen Alpha Condé et son homologue mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz se trouvent toujours à Banjul. Après environ cinq heures de discussions avec le président sortant Yahya Jammeh, les membres de la délégation de la Cédéao se sont rendus dans un hôtel de la capitale où ils sont toujours.

Yahya Jammeh se trouverait quant à lui au palais présidentiel. Un accord a-t-il été trouvé ? Et surtout, quel en serait le contenu ? L'incertitude demeure à ce sujet, car aucune déclaration officielle n'a encore été faite.

Dans Banjul, tout est calme. La population attend de connaître l'issue de la médiation. Tous espèrent une résolution pacifique de la crise.

19h25 : Yahya Jammeh accepte de quitter le pouvoir, selon, Halifa Sallah, porte-parole d'Adama Barrow.

19h15 : L'avion du président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz est sur le point de décoller de l'aéroport international de Banjul.

18h45 : Les négociations sont terminées à Banjul, affirme une source proche de la médiation qui précise qu'une déclaration est en cours de rédaction. Une autre source proche des négociateurs affirme que la mission de la médiation s'achemine vers une réussite et la satisfaction de toutes les parties. Selon cette source, Yahya Jammeh aurait accepté de partir. « Nous sommes dans le reglement des derniers détails mais il faut rester discret pour ménager les susceptibilités des uns et des autres », a-t-elle précisé.

De son côté, Adama Barrow doit s'exprimer très prochainement depuis un hôtel de Dakar.

18h20 : Rien de nouveau à Banjul qui est toujours dans l’attente de l’issue des négociations qui pourraient permettre de contraindre Yahya Jammeh de quitter le pouvoir. Les rues de la capitale gambienne étaient particulièrement calmes ce vendredi 20 janvier. D’après l’ONU, plus de 45 000 personnes ont déjà fui la Gambie depuis début janvier, en majorité vers le Sénégal.

Les rues de Banjul sont particulièrement calmes ce vendredi 20 janvier.

17h40 : Si la tentative de médiation en cours échoue à obtenir de Yahya Jammeh qu’ quitte le pouvoir, ce sont les forces de la Cédéao qui seront chargées de l'y contraindre par les armes. Après une brève incursion en territoire gambien, jeudi soir, les soldats sénégalais qui conduisent cette force africaine restent massés à la frontière, côté Sénégalais. À leurs côtés, plusieurs contingents ouest-africains sont mobilisés. Le Nigeria a envoyé 200 hommes au Sénégal, ainsi qu'un important dispositif aérien : des avions de combat, des avions-cargos, mais aussi un hélicoptère et un avion de surveillance qui survole déjà le territoire gambien, selon des sources gouvernementales. Le Ghana est également mobilisé. 205 hommes et plusieurs avions sont prêts à intervenir. Ils attendent le déclenchement éventuel d'une opération pour quitter le Ghana. Du côté du Mali, on confirme à demi-mot seulement. « Nous restons solidaires des efforts de la Cédéao et nous contribuons à leur mise en œuvre », explique une source gouvernementale, sans donner davantage de détails sur le niveau d'implication des forces maliennes. Enfin, le Togo fait partie des pays cités par le Sénégal, qui a pris la tête de la force ouest-africaine, comme pays contributeur. Une information démentie par les autorités togolaises.

17h10 : L'intervention de troupes sénégalaises en Gambie n'est pas une première dans l'histoire. En 1981, dans les tout derniers jours de juillet, l'armée sénégalaise avait pris le contrôle de la capitale gambienne pour rétablir en fonction le président Jawara qui avait été chassé du pouvoir par un coup d'Etat. Pour Abdoulaye Saine, un professeur de l’université de Miami d’origine gambienne, l’intervention en cours n’a rien à voir avec la précédente. « La situation est réellement différente de celle de 1981 parce que la force d'intervention dirigée par les Sénégalais est là pour exécuter la volonté souveraine du peuple gambien, telle qu'exprimée lors des élections en décembre. Elle n'est pas là pour rétablir un régime qui a été renversé. Cette fois-ci, l'intervention est soutenue par la Cédéao, les nations unies, et des pays importants comme la France ou les Etats-Unis », a-t-il expliqué au micro de RFI.

16h45 : Dans une lettre, François Hollande a adressé ses félicitations à Adama Barrow suite à la cérémonie d'investiture de jeudi 19 janvier à Dakar qui a fait de lui le nouveau président de la Gambie. « Je tiens à vous adresser, en mon nom personnel et au nom du peuple français, mes félicitations sincères et chaleureuses. Cette journée marquera l’histoire de votre pays. La cérémonie d’investiture consacre, conformément à la Constitution gambienne, votre indiscutable victoire aux élections présidentielles du 1er décembre dernier, confirmée par la Commission électorale indépendante. L’ère nouvelle que vous inaugurez a un retentissement qui dépasse très largement les frontières de votre pays. La volonté du peuple gambien doit être respectée », a notamment écrit le président français. « Je salue également le rôle essentiel de la Cédéao, avec l’appui de l’Union Africaine, de l’Union européenne et du Conseil de Sécurité des Nations Unies, pour vous appuyer et récuser toute contestation. La France apporte son soutien résolu aux initiatives prises par la Cédéao pour vous permettre d’exercer votre mandat », a également ajouté François Hollande.

16h25 : Toujours selon une source onusienne, Yahya Jammeh réclamerait des garanties de sécurité pour lui et ses hommes. S'il accepte de quitter le pouvoir, la question du pays qui pourrait l'accueillir se posera. La Mauritanie, la Guinée, le Maroc ou encore le Nigeria seraient des destinations envisagées. Les négociations se poursuivent.

15h30 : Selon une source onusienne, si Yahya Jammeh accepte de quitter le pouvoir ce vendredi, la passation avec Adama Barrow pourrait se faire dans la journée.

15h : Selon une source proche de la Cédéao, l’ultimatum a été pour l’instant suspendu le temps de permettre à Yahya Jammeh d’assister à la prière du vendredi. Les discussions doivent reprendre ensuite et tant qu’elles avancent, il n’y a pas d’horaire défini pour qu’elles prennent fin.

14h45 : En plus des dizaines de milliers de Gambiens qui ont fui le pays, des milliers de touristes sont en train d’évacuer la Gambie. Plusieurs avions de tours opérateurs se sont posés à l’aéroport de Banjul afin d’établir une sorte de pont aérien principalement avec l’Europe.

14h30 : Il faut se souvenir que la crise politique en Gambie a commencé au mois de décembre à l’annonce des résultats de la présidentielle remportée à la surprise générale par Adama Barrow. Dans un premier temps, Yahya Jammeh avait reconnu sa défaite face à son adversaire avant de se raviser quelques jours après et de contester la régularité des résultats de l'élection.

14h15 : On en sait plus sur la composition de la délégation de haut niveau de la Cédéao qui se trouve actuellement à Banjul. Aux côtés des présidents mauritanien et guinéen, il y aussi Mohamed Ibn Chambas, le représentant spécial de l’ONU pour l'Afrique de l'Ouest.

14h00 : L’ultimatum de la Cédéao aurait été prolongé jusqu’à 16 heures TU afin de laisser plus de temps à la médiation d’obtenir le départ de Yahya Jammeh.

13h45 : Il est vraisemblable que l’on assiste aux dernières heures du régime de Yahya Jammeh en Gambie. L’ancien président était depuis plus de 22 ans à la tête du pays.

13h30 : A Banjul, tout est calme. C’est une ville morte, les rues désertes. Les magasins sont fermés. Les touristes sont partis et les hôtels sont vides. Banjul est une capitale sur le qui-vive.

13h15 : Le président gambien Adama Barrow est toujours à Dakar où il a prêté serment hier. Il est actuellement dans un hôtel de la capitale sénégalaise. Il a désormais le statut de chef de l’Etat et il est dans l’attente de son installation à Banjul où il devra alors former son gouvernement.

13h : Difficile de savoir ce vendredi si les troupes ouest-africaines sont actuellement en Gambie. Jeudi en fin d’après-midi, le porte-parole de l’armée sénégalaise, cité par l’AFP, avait indiqué que des éléments avaient pénétré en territoire gambien. Depuis, plusieurs unités sont postées à la frontière.

12h40 : Notre envoyé spécial en Casamance explique que la situation est calme sur le terrain. A la frontière entre le Sénégal et la Gambie, le trafic a repris entre les deux pays et les troupes ouest-africaines sont peu visibles.

12h30 : Sur RFI, une habitante de Banjul fait part de son souhait de voir Jammeh quitter le pouvoir : « Nous espérons, nous prions, pour que tout se passe bien. Jammeh doit partir parce que nous avons maintenant un nouveau président, Adama Barrow. Nous en avons assez de lui. Il a mis des gens en prison. Il a tué du monde. Des choses épouvantables, des choses que nous ne pouvons pas lui pardonner. Nous aimons la paix parce que la Gambie est trop petite pour être le théâtre de combats. Nous ne savons pas ce que la communauté internationale fera de Jammeh. Mais, nous, nous voulons qu’il démissionne et qu’il parte tranquillement. Depuis hier, tout est fermé. Vous n’aurez rien à manger, sauf si vous avez fait des provisions il y a trois jours. C’est pour cela que nous espérons et prions pour que tout se termine aujourd’hui ».

12h20 : L’agence d’information officielle mauritanienne annonce que le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz est lui aussi arrivé en Gambie pour tenter de convaincre Yahya Jammeh de quitter le pouvoir.

12h15 : Selon une source diplomatique onusienne, Yahya Jammeh serait en train de négocier les conditions de son départ. Il avait exprimé lors de la visite du président mauritanien mercredi son souhait de faire la passation de pouvoir avec Adama Barrow. Il voulait aussi rester en Gambie, une condition jugée inacceptable par la Cédéao.

12h : C’est l'heure limite donnée ce jeudi par le président de la commission de la Cédéao à Yahya Jammeh pour quitter le pays avec le président guinéen Alpha Condé. Faute de quoi, « les troupes vont passer à l'intervention militaire proprement dite », a prévenu Marcel Alain de Souza.

11h45 : Ce jeudi, Yahya Jammeh a dissout son gouvernement. Dans la foulée, il a annoncé dans un communiqué lu à la télévision nationale gambienne qu’il allait en former un nouveau dans les prochaines heures. Peu de temps auparavant, il avait déclaré trois mois d’état d’urgence dans son pays.

11h25 : Le président guinéen, Alpha Condé est arrivé à Banjul avec comme mission de convaincre Yahya Jammeh de partir en exil en sa compagnie.

11h10 : A un peu moins d’une heure de la fin de l’ultimatum, certaines troupes de la Cédéao sont actuellement côté sénégalais à un kilomètre du poste-frontière. Elles sont prêtes à suivre les ordres qui viendront de l’état-major basé à Dakar.

11h00 : Près de la frontière gambienne, la population est dans l’attente. Les espoirs sont grands de voir Yahya Jammeh lâcher le pouvoir. C’est le souhait de Mady Gueye, natif de Karang : « Mon espoir, c’est que Jammeh quitte le pouvoir et que les gens rentrent chez eux et que la paix revienne en Gambie ».

10h50 : Le poste frontière de Karang est ouvert ce matin et signe que la situation à Banjul est toujours tendue des réfugiés continuent d’arriver. Ce qu’il faut noter, c’est l’entraide entre ces réfugiés, plus de 15 000 personnes, et les habitants. Certains laissent leurs maisons, d’autres apportent de la nourriture. Seydou Senghor l’un des responsables de la Croix-Rouge se félicite : « C’est la solidarité. Il n’y a pas de frontière entre nous. Chacun apporte ce qu’il peut et on fait avec. Peut-être qu’il y a des frontières, mais les peuples sénégalais et gambien, ce sont le même peuple ».

10h45 : Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a appelé jeudi le nouveau président gambien Adama Barrow pour lui exprimer « son soutien total » face au refus du président sortant Yahya Jammeh de reconnaître sa défaite électorale. Le Conseil de sécurité de l'ONU avait plus tôt adopté à l'unanimité une résolution soutenant les efforts menés par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest pour pousser Yahya Jammeh à quitter le pouvoir.

10h30 : Retour sur la journée de jeudi. La mécanique politico-militaire mise en place depuis plusieurs jours par la Cédéao s'est enclenchée juste après 17 heures et l'investiture d'Adama Barrow à l'ambassade de Gambie à Dakar. A peine en fonction, le nouveau président a appelé les forces armées gambiennes à se rallier à lui. Une heure plus tard à 18 heures, en temps universel, à New York, le Conseil de sécurité de l'ONU a apporté à l'unanimité son soutien à la Cédéao, feu vert implicite à une intervention armée. Celle-ci se préparait depuis plusieurs jours avec l'arrivée au Sénégal de troupes nigérianes, ghanéennes, togolaises et maliennes. A 18 heures 30, les premières troupes ont pénétré en territoire gambien. On pense alors à une opération éclair et sans grandes difficultés. D'autant que le chef d'état-major gambien, Ousman Badji qui avait dit la veille qu'il n'entrainerait pas ses hommes dans un combat stupide, est aperçu parmi les manifestants à Banjul. Des manifestants qui célèbrent dans les rues la fin du régime Jammeh. Pourtant depuis 23 heures, les hommes de la Cédéao ont suspendu les opérations, signe qu’une dernière chance est offerte à Yahya Jammeh.

10h10 : Ces derniers jours, plus de 45 000 personnes ont fui la Gambie, selon l’ONU.

10h : Quels sont les futurs points de chute de Yahya Jammeh dans le cas où il accepterait de quitter le pouvoir ? Plusieurs possibilités d'exils sont avancées : le Maroc, la Guinée, la Mauritanie, la Guinée-Bissau ou encore le Qatar. Ce sont les options mises sur la table ces derniers jours, selon plusieurs sources régionales.

9h45 : Pour rappel avant de se rendre dans la capitale gambienne, Alpha Condé a donc fait un arrêt en Mauritanie pour discuter avec le président Mohamed Ould Abdel Aaziz, le dernier chef d'Etat à avoir vu Yahya Jammeh mercredi dernier.

9h35 : Alpha Condé vient de décoller de Nouakchott en Mauritanie. Il a donc pris la direction de Banjul.

9h30 : Alpha Condé saura-t-il convaincre Yahya Jammeh de monter à bord de son appareil et de partir en exil ? On le saura à midi, heure de la fin de l'ultimatum fixé à l'ex-président gambien par la Cédéao. Le choix d'Alpha Condé, qui est accompagné d'une délégation sierra-léonaise et mauritanienne pour cette mission de la dernière chance, est parfaitement logique. Depuis plusieurs jours, le numéro un guinéen manifestait sa disponibilité pour aider à résoudre la crise. Il a dépêché depuis hier à Banjul son conseiller, Tibou Kamara, très proche de Yahya Jammeh avec qui il a des liens familiaux. Alpha Condé prône le dialogue. Il est opposé à la solution militaire. Pour autant, il a fait savoir par son porte-parole qu'il était totalement solidaire des décisions de la Cédéao.

9h15 : La force de la Cédéao déployée sur le terrain compte près de 7 000 hommes venus de cinq pays : Nigeria, Sénégal, Ghana, Mali et Togo.

9h : Des milliers de Gambiens continuent encore de fuir leur pays. Le rythme s’est surtout accéléré entre mercredi et jeudi. Notre reporter a suivi des agents d’une ONG locale engagée dans le recensement des réfugiés dans quatre communes du département de Sindian près de la frontière gambienne.

Le rythme des arrivées s’est accéléré depuis la fin du mandat de Yahya Jammeh mercredi à minuit

8h45 : Des contingents de la Cédéao sont prêts à avancer sur les points stratégiques : Banjul, bien évidemment, mais aussi sur Kanilai au sud-est, à environ une heure trente de route de la capitale. Cette commune, village natal de Yahya Jammeh, est une place forte. L’ex-président y a fait construire une immense enclave. Et depuis quinze jours, les troupes d’élite gambiennes y sont prépositionnées. Des tranchées ont d’ailleurs été creusées, car Kanilai est collée à la frontière. De l’autre côté, c’est la Casamance. Jeudi, c’est d’ailleurs dans cette région qu’il y a eu les uniques échanges de coups de feu entre les troupes Cédéao et des éléments, visiblement d’une rébellion – une information de l’Agence France Presse – celle du Mouvement des forces démocratiques de Casamance, le MFDC, réputé proche

8h30 : Yahya Jammeh paraît très isolé. Jeudi soir, il y a même eu des célébrations dans la capitale, à la suite de la prestation de serment d’Adama Barrow à Dakar. Pendant toute la journée, Banjul avait pourtant des allures de ville fantôme avec des rues désertes. Mais dès la prise de fonction officielle du nouveau président, des klaxons ont commencé à retentir dans les rues, des gens sont sortis. Il n’y avait pas de forte présence militaire visible dans la capitale. Des policiers et des soldats ont même été vus en train de célébrer avec la population et parmi eux le chef d’état-major des forces armées gambiennes.

8h15 : Selon notre correspondante à Banjul, la situation est aussi calme dans la capitale gambienne. « La ville se réveille et ses habitants sont dans l’attente de voir comment vont se dérouler les événements des prochaines heures ».

8h : Guillaume Thibault est l’envoyé spécial de RFI à la frontière entre la Gambie est le Sénégal. A côté du lieu où sont postées les troupes ouest-africaines. « Tout est calme ce matin, ici comme sur l’ensemble du front ». La Gambie est enclavée, entourée par le Sénégal, et l’état-major des forces de la Cédéao basées en ce moment à Dakar joue sur cette faiblesse géographique. Cinq pays participent : le Nigeria, le Sénégal, le Ghana, le Mali et le Togo. Sont également engagées et prêtes à intervenir des forces navales. Un navire de guerre du Nigeria est positionné au large de Banjul. Et enfin, des capacités aériennes. Là encore, ce sont notamment des avions de l’armée du Nigeria qui sont prêts à décoller de Dakar, à appuyer les mouvements au sol. Des survols à basse altitude ont d’ailleurs été observés hier au-dessus de Banjul, des aéronefs qui ont mené uniquement des opérations de reconnaissance.

7h30 : La Gambie est prise en étau ce matin, le terrain est quadrillé par ces forces de la Cédéao. C’est un moyen de pression énorme sur Yahya Jammeh. L’ultimatum pour l’ex-chef de l’Etat est clair. Il a jusqu’à midi pour quitter le pays. Et si Alpha Condé échoue, l’ensemble de ces troupes seront alors déployées. L’intervention militaire engagée hier en fin d’après-midi, dès l’investiture du président Adam Barrow, stoppée en début de nuit pour permettre cette négociation pourrait alors reprendre. Même si le dispositif est prêt, la Cédéao a toujours cherché une issue pacifique et tous les chefs d’Etat de la sous-région préféreraient un départ de Yahya Jammeh sans avoir à tirer de coup de feu.

RFI

 
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20 janvier : L'autocrate gambien a jusqu'à idi pour quitter le pouvoir

2017/1/20

Aujourd'hui en Guinée Yahya Jammeh devra partir de gré ou de force. La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) a décidé de laisser une dernière chance au chef de l'Etat dans une ultime tentative de médiation, après avoir fait pénétré ses soldats dans le pays.

Yahya Jammeh a jusqu’à vendredi midi, 20 janvier, pour quitter le pouvoir. Tel est l’ultimatum fixé par la Cedeao qui a suspendu ses opérations militaires alors que les troupes sénégalaises ont franchi la frontière guinéenne jeudi soir.

Alpha Condé attendu à Banjul

Le président guinéen, Alpha Condé, chargé de cette dernière tentative de médiation, est attendu à Banjul dans la matinée. Il se rendra d’abord en Mauritanie pour y rencontrer le président Mohamed Ould Abdelaziz, qui avait mené la précédente mission de médiation auprès de Yahya Jammeh mercredi soir.

Les deux dirigeants ouest-africains qui « sont opposés à une intervention militaire en Gambie et privilégient une sortie de crise négociée », se rencontreront à l’aéroport de Nouakchott, a expliqué une source officielle mauritanienne.

« Si, à midi, [Yahya Jammeh] n’accepte pas de quitter la Gambie sous la bannière du président Condé, alors, les troupes vont passer à l’intervention militaire proprement dite », a déclaré le président de la Commission de la Cedeao, Marcel de Souza. « Il est hors de question qu’il reste sur place. »

Adama Barrow investi

Le nouveau président gambien, Adama Barrow, sorti vainqueur du scrutin du 1er décembre, a prêté serment serment jeudi à l’ambassade de Gambie au Sénégal. Sitôt investi, le chef de l’État a appelé l’armée gambienne à lui montrer sa loyauté.

Le jour-même, le Conseil de sécurité de l’ONU a soutenu à l’unanimité les initiatives menées par la Cedeao pour pousser le président sortant Yahya Jammeh à quitter le pouvoir.

Avec AFP

 
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Gambie : Les troupes sénégalaises ont franchi la frontière

2017/1/20

Aujourd'hui en Guinée
Le porte-parole de l'armée sénégalaise a annoncé jeudi soir que les troupes de Dakar avaient pénétré le même jour sur le sol gambien. Une intervention qui survient juste après après que le Conseil de sécurité de l'ONU a soutenu à l'unanimité les initiatives menées par la Cedeao pour pousser le président sortant Yahya Jammeh à quitter le pouvoir.

Gambie : à peine investi à Dakar, Adama Barrow appelle l'armée à lui montrer sa loyauté

Qu’ils soient partisans de Yahya Jammeh ou d’Adama Barrow, ce jeudi 19 janvier restera une journée mémorable pour les Gambiens. D’abord parce que le nouveau président élu en décembre dernier a officiellement été investi de sa nouvelle fonction, mais aussi parce que Yahya Jammeh semble plus que jamais en danger.

En effet, après que le Conseil de sécurité de l’ONU a voté une résolution apportant son soutien aux initiatives de la Cedeao pour assurer la transition démocratique en Gambie, les troupes sénégalaises massées depuis plusieurs jours à la frontière ont pénétré sur le territoire gambien jeudi soir.

Scènes de liesse à Banjul pour célébrer la transition démocratique

A Banjul, les journalistes de l’AFP ont constaté que l’ambiance était à la fête, la population étant descendue dans les rues pour fêter l’investiture d’Adama Barrow. À l’occasion de son discours, ce dernier a demandé aux troupes gambiennes de faire preuve de loyauté et de rester dans leurs casernes.

Élu le 1er décembre dernier, Adama Barrow avait dû se réfugier à Dakar après que Yahya Jammeh a contesté le résultat de l’élection, déclaré l’état d’urgence puis fait prolonger son mandat de trois mois supplémentaires par l’Assemblée nationale. Après 22 ans passés à la tête du pays, ce dernier semble bel et bien avoir perdu la partie.



AFP

 
Gambie : L’intervention militaire de la Cedeao soumise au vote de l’ONU ce jeudi
19 janvier 2017 à 14h31

2017/1/19

Aujourd'hui en Guinée Le Conseil de sécurité de l'ONU examine ce jeudi, à 18h GMT, le projet de résolution autorisant la Cedeao à intervenir militairement en Gambie pour assurer la transition démocratique entre Yahya Jammeh et Adama Barrow.

Les membres du Conseil doivent plus précisément se réunir pour déterminer s’ils autorisent ou non les quinze États de la Cédéao à envoyer une force militaire en Gambie pour forcer Yahya Jammeh, le président au pouvoir depuis 22 ans, à passer la main à Adama Barrow, son successeur élu en décembre dernier.

Le Sénégal a en effet présenté mercredi 18 janvier un projet de résolution au Conseil de sécurité autorisant la Cedeao à prendre « toutes les mesures nécessaires » pour assurer la passation de pouvoirs entre les deux hommes.

Une formule qui a été supprimée du nouveau texte, sur lequel un vote est prévu à 18h00 GMT (19h heure française) et qui appelle le Conseil de sécurité à « apporter tout son soutien à la Cedeao dans son engagement à assurer le respect de la volonté du peuple ».

Il exhorte « toutes les parties, à l’intérieur et à l’extérieur de la Gambie, à faire preuve de retenue, à respecter l’État de droit et à assurer un transfert pacifique du pouvoir ».

Le Nigeria et le Ghana ont envoyé des soldats et des avions au Sénégal pour se joindre à une force régionale menée par Dakar qui se prépare à une intervention militaire en Gambie alors qu’Adama Barrow doit prêter serment pour son investiture officielle ce jeudi 19 janvier à l’ambassade gambienne de Dakar.

Le Conseil de sécurité demande à Jammeh de partir

L’envoyé spécial de l’ONU en Afrique de l’Ouest Mohamed Ibn Chambas avait fait savoir la semaine dernière que la Cedeao était prête à réclamer le feu vert du Conseil pour déployer des troupes en Gambie. Depuis, Yahya Jammeh a proclamé mardi l’état d’urgence pour 90 jours dans le pays.

Le projet de résolution du Sénégal ce mercredi relevait que l' »instabilité en Gambie pourrait menacer la paix internationale et la sécurité de la région ». Le mois dernier, le Conseil avait déjà réclamé à l’unanimité que Yahya Jammeh reconnaisse le résultat de l’élection présidentielle et qu’il cède le pouvoir à Adama Barrow. Sans succès.

AFP

 
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Décès d'Eugene Cernan, dernier astronaute sur la Lune

2017/1/17

Aujourd'hui en Guinée L'Américain Eugene Cernan, le dernier astronaute à avoir marché sur la Lune en 1972, est mort à l'âge de 82 ans, ont annoncé sa famille et la NASA lundi. Eugene Cernan était le commandant du vaisseau Apollo 17, en décembre 1972. Il s'agissait de son troisième vol spatial et de la dernière mission habitée américaine vers le satellite de la Terre.

"Nous déplorons la perte de l'astronaute de la NASA à la retraite Gene Cernan, le dernier homme à avoir marché sur la Lune", a annoncé sur Twitter l'agence spatiale américaine.

Selon un communiqué de la famille publié par la NASA, l'astronaute et ancien officier de la marine connaissait depuis longtemps des problèmes de santé.

"Même à 82 ans, Gene tenait avec passion à faire partager son désir que continue l'exploration de l'espace par l'homme, et encourageait les responsables de notre pays ainsi que les jeunes à ne pas faire de lui le dernier homme à avoir marché sur la Lune", a ajouté sa famille.

Les hommages ont afflué dès l'annonce de la mort d'Eugene Cernan.

"Ad Astra, Gene," a tweeté le centre spatial Kennedy, utilisant l'expression latine qui signifie "jusqu'aux étoiles".

"Attristé par la mort du pionnier, aviateur de la marine, astronaute et ami #RIP #lastmanonthemoon", a réagi l'astronaute américain à la retraite Scott Kelly.

Né à Chicago en 1934, Cernan était l'un des 14 astronautes choisi pour rejoindre la Nasa en 1963. Il a participé à des missions Gemini et Apollo.

Au total, il a passé 566 heures et 15 minutes dans l'espace, dont plus de 73 heures sur la surface de la Lune.

Eugene Cernan avait quitté la Marine et la Nasa en 1976 pour rejoindre le secteur privé. Il était également devenu commentateur de télévision pour les vols spatiaux.

En 2016, un documentaire lui avait été consacré sous le titre "le dernier homme sur la Lune".

Son décès survient un mois après celui d'une autre légende de la conquête spatiale, John Glenn, mort à 95 ans. Celui-ci avait accédé au statut de héros national en devenant en 1962 le premier Américain à tourner en orbite autour de la Terre, un an après le Soviétique Youri Gagarine.


AFP

 
Istanbul: Le tueur du Nouvel An arrêté

2017/1/17

Aujourd'hui en Guinée Le tireur qui a fait 39 victimes en ouvrant le feu dans une boîte de nuit d'Istanbul lors des célébrations du Nouvel An a été arrêté pendant une opération policière, ont annoncé les médias turcs tôt mardi.Le suspect a été attrapé lorsque la police a mené une descente dans une maison d'un secteur résidentiel du district d'Esenyurt, à Istanbul, selon la télévision privée NTV.

L'individu se trouvait dans la maison d'un ami originaire du Kirghizstan, a indiqué NTV.

Daech (le groupe armé État islamique) a revendiqué la responsabilité du massacre, affirmant qu'il s'agissait d'une attaque en représailles aux opérations militaires de la Turquie dans le nord de la Syrie. Le principal suspect était en cavale depuis l'attentat.


Le quotidien «Hurriyet» et d'autres médias ont identifié le tireur comme étant Adbulkadir Masharipov, un homme originaire de l'Ouzbékistan.

Le suspect subira un examen médical avant d'être transporté au poste de police pour son interrogatoire, selon le site internet du journal.

L'agence de presse Dogan a publié ce qui serait la première image de l'assaillant. Elle montre un homme contusionné, arborant des cheveux foncés et portant un chandail gris taché de sang, qui se fait retenir par le cou.

Selon NTV, l'assaillant a résisté à son arrestation.

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Agence France-Presse
Istanbul

 
Hollande à Trump: l'Europe "n'a pas besoin de conseils"

2017/1/17

Aujourd'hui en Guinée L'Union européenne "n'a pas besoin de conseils extérieurs pour lui dire ce qu'elle à a faire", a lancé François Hollande à l'attention de Donald Trump. Investi président des Etats-Unis dans quelques jours, Donald Trump s'est attiré ce lundi, de nombreuses critiques en Europe.

"L'unité" meilleure réponse à Trump

Le président élu des Etats-Unis a en effet affirmé que la politique migratoire d'Angela Merkel est "une erreur absolument catastrophique". En 2015, l'Allemagne a accueilli un million de réfugiés. Le milliardaire a aussi assuré que le Royaume-Uni a eu "bien raison" de quitter l'UE.

Le président français a poursuivi :

"Je vous l'affirme ici: l'Europe sera toujours prête à poursuivre la coopération transatlantique, mais elle se déterminera en fonction de ses intérêts et de ses valeurs. Elle n'a pas besoin de conseils extérieurs pour lui dire ce qu'elle à a faire".

Le ministre des Affaires étrangères a quant à lui plaidé pour l'unité. "La meilleure réponse à l'interview du président américain c'est l'unité des Européens", a plaidé Jean-Marc Ayrault.

Les pays de l'UE vont "travailler ensemble"

Toute la journée, les réactions aux propos de Donald Trump se sont succédé dans l'Union. Angela Merkel, principale cible de Trump, a brièvement répondu que "nous les Européens avons notre destin dans nos propres mains". "Je vais continuer de m'engager pour que les 27 États membres travaillent ensemble vers l'avenir (...) face aux défis du 21e siècle", a poursuivi la chancelière.

Aux quotidiens The Times et Bild, Donald Trump a aussi affirmé que l'Otan était "obsolète, parce qu'elle a été conçue il y a des années et des années" et "parce qu'elle ne s'est pas occupée du terrorisme". En outre, a-t-il accusé, les pays membres "ne payent pas ce qu'ils devraient". Après ces propos, l'organisation a redit sa "confiance absolue" dans le maintien "d'un engagement fort" des Etats-Unis.


MSN

 
Un ancien ministre d’Ali Bongo, accusé de corruption, est emprisonné

2017/1/16

Aujourd'hui en Guinée Magloire Ngambia, ex-conseiller du président, est soupçonné de « corruption ». D’autres arrestations laissent entrevoir un début de purge. C’est une première au Gabon. Un ancien ministre et proche du président Ali Bongo Ondimba a été emprisonné pour « corruption » présumée et « détournement de deniers publics ». Il lui est reproché d’avoir détourné 500 milliards de francs CFA (762 millions d’euros) d’après le site d’information proche de l’opposition Gabonreview.

Passé par le siège de ministre de l’économie, du Commerce, de l’industrie et du tourisme et de ministre de la promotion des investissements, des transports, des travaux publics, de l’habitat, du tourisme et de l’aménagement du territoire, Magloire Ngambia, 45 ans, avait quitté en septembre 2015 le gouvernement, après six ans de présence, pour devenir conseiller spécial à la présidence.

La nouvelle de l’incarcération est intervenue au lendemain de la disgrâce d’Etienne Dieudonné Ngoubou au poste stratégique de ministre du pétrole et des hydrocarbures depuis 2012. Il a été remplacé par Pascal Houangni Ambourouet. Après avoir été entendu par les services de la Direction générale des recherches (DGR), dans le cadre d’une enquête sur la gestion de l’argent public destiné aux travaux hydrauliques, Etienne Dieudonné Ngoubou est incarcéré depuis la soirée de jeudi à la prison centrale de Libreville.

Opération de communication

Dans un décret rendu public lundi en fin de soirée, M. Bongo a également nommé un ministre délégué auprès du ministre du budget, chargé du budget et du financement des pensions, Edgar Anicet Mboumbou Miyakou. Le décret ne précise pas les raisons de ce mini-remaniement ministériel mais, comme les autres pays producteurs de pétrole, le Gabon (environ 220 000 barils/jour) a subi de plein fouet la chute des cours du brut qui a entraîné une baisse des ressources de l’Etat et des séries de licenciements dans le secteur.

La presse a également fait état en début de semaine de l’incarcération de Blaise Wada, ancien responsable de projets hydrauliques à Libreville et des gardes à vue d’une dizaine de cadres des services postaux dans le cadre d’une enquête sur la gestion de l’entreprise publique, en grande difficulté.

Les opposants appellent à la prudence face à ce qu’ils jugent comme une opération de communication. Dans un post publié mercredi sur Facebook, l’opposant et porte-parole de l’Union nationale, François Ondo Edou, dénonce un « film conçu réalisé et mis en scène par Ali Bongo ». Et de préciser sa pensée : « Le Gabon sera soumis dans les prochaines semaines à un plan d’ajustement structurel qui exigera une diminution drastique des salaires des Gabonais. Il faut, par tous les moyens, préparer le peuple à avaler cette pilule très amère. »

Des mesures d’austérité prévues alors que le Gabon, victime de la chute des cours du pétrole, va bénéficier d’un prêt de 130 milliards de francs CFA (200 millions d’euros) de la Banque africaine de développement (BAD) pour relancer sa croissance et diversifier son économie de rente pétrolière.

Cette opération, qui ressemble à un début de purge, intervient alors que le Gabon s’apprête à accueillir samedi la Coupe d’Afrique des nations de football (CAN) dans un climat tendu. L’opposant Jean Ping se proclame toujours le « président élu » depuis le scrutin d’août 2016, refusant de reconnaître la victoire d’Ali Bongo. Une partie de la société civile appelle au boycottage pacifique de la CAN 2017.




Joris Bolomey
In Le Monde

 
À compter du 19 janvier, Jammeh ne sera plus reconnu par l’UA comme président légitime

2017/1/16

Aujourd'hui en Guinée Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine a indiqué vendredi qu'à partir du 19 janvier l'organisation continentale ne reconnaîtrait plus Yahya Jammeh comme président de la Gambie.Pour l’Union africaine, il n’y aura pas de prolongation du mandat constitutionnel de Yahya Jammeh, qui arrive à terme le mercredi 18 janvier. Dès le lendemain, si ce dernier s’accroche au pouvoir, l’organisation panafricaine ne le reconnaîtra plus comme le président légitime de la Gambie.

La décision a été prise vendredi à l’issue d’une réunion du Conseil de sécurité et de paix de l’UA consacrée à la situation post-électorale en Gambie.

« Caractère inviolable des résultats »

Le Conseil de sécurité et de paix a également « [déclaré] solennellement le caractère inviolable des résultats de la présidentielle du 1er décembre en Gambie », réaffirmant fermement « la politique de tolérance zéro en ce qui concerne les coups d’État et les changements anticonstitutionnels de gouvernement en Afrique ».

Dans son communiqué, cet organe de l’UA a tenu à prévenir le président gambien sortant « de la responsabilité grave qui serait sienne, dans le cas où son action conduirait à une crise avec pour conséquences, un désordre politique et un désastre sur le plan humanitaire et des droits de l’homme, y compris la perte de vies humaines innocentes et la destruction de biens ».

Yahya Jammeh est également appelé à « s’abstenir de toute entreprise de nature à compromettre le processus devant conduire à la prestation de serment du président élu, le 19 janvier ».

Une délégation de la Cedeao était attendue ce vendredi à Banjul pour tenter, une nouvelle fois, de convaincre Yahya Jammeh de quitter le pouvoir. Plusieurs destinations sont même évoquées pour un éventuel asile du président sortant. Mais Adama Barrow, vainqueur de la présidentielle gambienne, a estimé, lui, qu’il était préférable que son rival reste dans le pays.




JA

 
Gambie : L’investiture d’Adama Barrow aura bien lieu le 19 janvier

2017/1/16

Aujourd'hui en Guinée L'investiture du président élu gambien, Adama Barrow, aura bien lieu comme prévu le 19 janvier, a annoncé dimanche son porte-parole Mai Fatty, qui se trouve avec lui depuis samedi à Dakar, à la demande des dirigeants ouest-africains.

« Le mandat de Jammeh (Yahya, actuel président gambien qui refuse de céder le pouvoir, ndlr) se finira le 19 janvier, et, à cette date, commencera le mandat du président élu Barrow (…) Il sera investi et assumera alors sa fonction sans faillir », a affirmé Mai Fatty.

Le porte-parole s’est ensuite refusé à préciser si l’investiture d’Adama Barrow aura lieu à Dakar ou bien dans la capitale gambienne Banjul.


JA

 
Ce qu’il faut retenir du sommet Afrique-France à Bamako

2017/1/16

Aujourd'hui en Guinée Le 27e sommet Afrique-France s'est clôturé samedi soir à Bamako. Adieux de François Hollande au continent, crise postélectorale en Gambie, polémique sur un enfant tué par les soldats français au Mali... Plusieurs sujets ont dominé les débats.

Les adieux de Hollande à ses pairs africains

Ce sommet Afrique-France était le dernier de François Hollande. Le président français, qui a annoncé qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat en mai, y a donc fait ses adieux à ses homologues africains. Il en a aussi profité pour vanter son bilan sur le continent, et en particulier au Mali, pays hôte de ce sommet, où il a pris une des décisions les plus importantes de son quinquennat : le déclenchement de l’opération Serval, le 11 janvier 2013.

Malmené en France, Hollande n’a pas boudé son plaisir à Bamako, où la plupart des chefs d’État et de gouvernement africains, le Malien Ibrahim Boubacar Keïta en tête, lui ont témoigné leur reconnaissance, voire leur affection. Durant tout le sommet, IBK et son hôte francais ont rivalisé d’amabilités l’un envers l’autre. « De tous les chefs d’État français, il aura été celui dont le rapport à l’Afrique a été le plus loyal et le plus sincère », a par exemple déclaré le président malien, tandis que son homologue a affirmé qu' »il y a peu d’exemples au monde comme celui du Mali, qui a été capable de se redresser aussi vite » après une telle crise.

Celui dont la politique africaine fut avant tout sécuritaire, avec des interventions militaires de grande ampleur au Mali, en Centrafrique, et dans plusieurs pays sahéliens, a par ailleurs insisté sur les liens solides qu’il a tissé avec le continent, où il a effectué une trentaine de voyages en cinq ans. « J’ai pour l’Afrique des sentiments intenses », a-t-il lâché à la conférence de presse de clôture du sommet, avant de reprendre la direction de Paris.

Un sommet réussi malgré la pression sécuritaire

François Hollande et Ibrahim Boubacar Keïta le disaient eux-mêmes : c’était un pari d’organiser un sommet international de cette envergure au Mali, où la situation sécuritaire est très précaire. À leur grande satisfaction, le défi a finalement été relevé sans incident et l’événement considéré comme réussi par la majorité des participants.

Il faut dire qu’un important dispositif de sécurité avait été mis en place dans Bamako, ville frappée par un attentat meurtrier le 20 novembre 2015, à l’hôtel Radisson Blu. Pour éviter toute attaque terroriste, plusieurs milliers de policiers, gendarmes, et militaires quadrillaient la ville, ponctuellement survolée par des drones et des hélicoptères. Les services de sécurité maliens ont notamment pu compter sur la collaboration de leurs homologues français pour assurer la sécurité de la trentaine de chefs d’État et de gouvernement présents.

Les sites d’accueil du sommet, ainsi que les grands hôtels hébergeant les délégations, avaient eux été sanctuarisés, prenant parfois des allures de bunker. De leur côté, les Bamakois n’avaient pas d’autre choix que de prendre leur mal en patience dans les bouchons, la plupart des grands axes de la capitale ayant été fermés à la circulation pendant 48 heures.

Le soutien affiché à Adama Barrow en Gambie

Les chefs d’État ouest-africains et François Hollande ont aussi profité de ce sommet pour afficher leur soutien à Adama Barrow, vainqueur de l’élection présidentielle du 1er décembre en Gambie face à Yahya Jammeh. Barrow a en effet été invité samedi au sommet en tant que « président élu ». Il s’agit là d’un nouveau signal fort envoyé à Jammeh, qui ne semble toujours pas décidé à quitter le pouvoir alors qu’approche la date butoir du 19 janvier, fin officielle de son mandat.

Après avoir participé au déjeuner officiel, Adama Barrow a pris part au mini-sommet organisé par les chefs d’État de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) sur la situation en Gambie. À la sortie, plusieurs ont affirmé qu’il fallait d’abord poursuivre les efforts de médiation en cours jusqu’au 19 janvier et qu’il était encore trop tôt pour envisager une éventuelle intervention militaire ouest-africaine en Gambie.

De son côté, Adama Barrow a été accueilli au Sénégal par Macky Sall, à la demande de la Cedeao. Il restera à Dakar jusqu’à son investiture, toujours espérée le 19 janvier à Banjul.

Polémique autour d’un enfant tué par les soldats français au Mali

C’est une polémique dont François Hollande et la délégation française se seraient bien passé en plein sommet Afrique-France à Bamako. Vendredi 13 janvier, quelques heures avant l’arrivée de Hollande dans la capitale malienne, Jeune Afrique révélait qu’un enfant de 10 ans avait été tué puis enterré en catimini par des soldats français lors d’une opération le 30 novembre près de Tessalit, dans le nord du Mali.

L’information a été confirmée le même jour par un communiqué du ministère français de la Défense, qui indiquait que des militaires de la force Barkhane avaient tué un individu « qui s’est avéré être un mineur » au cours d’une opération visant un « réseau de guetteurs agissant pour le compte d’un groupe armé terroriste ».

Présent à Bamako, Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, a fini par s’exprimer sur le sujet face aux journalistes. « Cette opération a été initiée car nous avions tous les éléments qui nous permettaient de conclure au fait que des engins explosifs improvisés (des mines, NDLR) allaient être déclenchés au passage d’un convoi logistique français », a-t-il expliqué, indiquant qu’il avait demandé une enquête de commandement – dont les résultats sont attendus d’ici début février – pour faire la lumière sur cette affaire.

Interrogé sur le sujet lors de la conférence de presse de clôture du sommet, samedi soir, François Hollande a déclaré que la France « n’avait rien à cacher » et rappelé qu’une enquête interne avait été rapidement ouverte sur les circonstances de la mort de cet enfant.


Benjamin Roger
JA

 
Migrants : Pour Donald Trump, Angela Merkel a commis une erreur "catastrophique"

2017/1/16

Aujourd'hui en Guinée c'est ce qu'estime le prochain président des Etats-Unis dans une interview commune aux quotidiens allemand Bild et britannique The Times.Donald Trump continue à décocher ses uppercuts. Dans une interview commune aux quotidiens allemand Bild et britannique The Times (en anglais), publiée lundi 16 janvier, le prochain président des Etats-Unis s'en prend notamment à la la politique d'accueil des réfugiés de la chancelière allemande Angela Merkel, une "erreur catastrophique".

L'Allemagne a accepté sur son sol en 2015 près d'un million de migrants et de réfugiés arrivés en Europe en grande partie par la voie des Balkans. Bon nombre d'entre eux fuyaient des conflits au Proche-Orient ou en Afrique.

"Personne ne sait même d'où ils viennent"

"Je pense qu'elle a commis une erreur absolument catastrophique, à savoir accepter tous ces illégaux", déclare le futur chef de la Maison blanche aux deux quotidiens européens. "Et personne ne sait même d'où ils viennent. Aussi je pense qu'elle a fait une erreur catastrophique, une très grave erreur", a ajouté le milliardaire new-yorkais, tout en ajoutant avoir toujours eu "un grand respect" pour la chef du gouvernement allemand et en disant la voir comme l'un des dirigeants mondiaux les plus importants.

Donald Trump, qui prendra officiellement ses fonctions vendredi prochain, a promis pendant la campagne électorale qui a conduit à son élection le 8 novembre dernier d'interdire l'entrée des musulmans aux Etats-Unis ou d'imposer des mesures plus strictes pour les migrants en provenance de pays ou de régions où l'activisme islamiste est élevé.


MSN


 
Crise en Gambie: La Cédéao se laisse encore 4 jours pour trouver une solution

2017/1/15

Aujourd'hui en Guinée La présence surprise d’Adama Barrow est un des moments forts de ce 27e sommet Afrique-France qui se tient actuellement à Bamako. Le président élu gambien, devenu le personnage central de cette rencontre, est au cœur d’une crise politique dans son pays puisque son prédécesseur, Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 22 ans, ne veut plus quitter le pouvoir alors qu’il avait dans un premier temps reconnu sa défaite. Depuis plusieurs semaines, la Cédéao, tente une médiation et se laisse encore quatre jours pour trouver une solution politique.
Avec notre envoyée spéciale à Bamako,

Selon le président togolais, Faure Gnassingbé, les chefs d’Etat se laissent encore quatre jours, donc jusqu’au 19 janvier, pour trouver une solution politique à la crise en Gambie. C’est un peu le bilan de ce mini-sommet en marge de la rencontre Afrique-France de Bamako. Après, la Cédéao a envisagé un plan d'action pour lequel elle n'a pas donné plus de détails. La Cédéao envisage un plan d'action pour lequel elle n'a pas donné plus de détails. Si Yahya Jammeh « ne cède pas, la deuxième solution, c’est de l’y contraindre. Et donc le 19, vous verrez, il y a toute une stratégie qui a été arrêtée », a déclaré le président de la commission de l’instance ouest-africaine, Marcel Alain de Souza.

Ces derniers jours, une mission de la Cédéao s’est rendue à Banjul pour tenter de trouver une sortie à la crise politique que connaît la Gambie depuis la défaite électorale du président Jammeh qui pourtant s’accroche au pouvoir. Mais ce nouveau déplacement n’a pas permis de faire céder Yahya Jammeh.

Vendredi soir, le ministre des Affaires étrangères nigérian, Geoffrey Onyeama avait indiqué que l’ensemble des chefs d’Etat de la Cédéao présents à Bamako avaient demandé à rencontrer le président Barrow. C’est donc en concertation avec le président élu, mais aussi Yahya Jammeh, que la venue du premier à Bamako a été organisée au Mali.

Personnage central du sommet

Il a tout de même fallu plusieurs heures pour avoir la confirmation officielle de la présence d’Adama Barrow à Bamako. Et si le président élu a bien été dans la salle pendant la cérémonie inaugurale, le siège de la Gambie à la tribune est resté vide. Il ne doit, dans tous les cas, ne prendre ses fonctions que le 19 janvier prochain. « Nous l’avons accueilli et c’est une reconnaissance de facto », a déclaré lors de la conférence de presse finale IBK qui a souligné que c’était un acte fort posé par l’ensemble des dirigeants présents.

Le ministre nigérian avait également annoncé que les dirigeants de la Cédéao entendraient le rapport des médiateurs sur les entretiens qu’ils ont eu à Banjul avec plusieurs personnalités. C’est désormais choses faite puisqu’un mini-sommet sur la Gambie s’est tenu ce samedi au centre de conférence de Bamako.

Une rencontre présidée par la Libérienne, Ellen Johnson Sirleaf. Les photos officielles de la rencontre montrent Adama Barrow, en grand boubou blanc, entouré entre autres de la présidente libérienne, des présidents nigérian, malien, sénégalais, sierra-léonais ou encore nigérien. Ils ont donc décidé que ce 19 janvier serait désormais la date butoir pour trouver une solution de sortie de crise. Une intervention militaire pourrait être envisagée et la majorité des pays ouest-africains y serait favorable comme le Sénégal ou même le Nigeria. En revanche, le Guinéen Alpha Condé ne serait pas très enthousiaste à cette idée. Reserve aussi vraisemblablement du côté du Togo qui devrait quand même se ranger à l’avis de la majorité.

Par ailleurs, François Hollande s’est aussi exprimé sur le dossier déclarant que le choix des Gambiens devait être respecté.

RFI

 
Gambie : Adama Barrow présent au sommet Afrique-France à Bamako

2017/1/14

Aujourd'hui en Guinée Le futur président gambien a été invité au sommet Afrique-France qui se tient ce samedi à Bamako. Un nouveau signal fort envoyé à Yahya Jammeh, cinq jours avant la fin officielle de son mandat.

Selon plusieurs sources dans différentes délégations, il a été invité à ce sommet de chefs d’État et de gouvernement en tant que « président élu ». Sa présence parmi ses futurs pairs africains est un nouveau signal fort envoyé à Yahya Jammeh, qui semble toujours s’accrocher au pouvoir alors que la date butoir du 19 janvier, qui marque la fin officielle de son mandat, approche.

Mini-sommet consacré à la situation en Gambie

Adama Barrow est arrivé à Bamako avec Muhammadu Buhari, dans la foulée de la nouvelle médiation que le président nigérian a mené vendredi 13 janvier en Gambie auprès de Jammeh au nom de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao)

Les chefs d’État ouest-africains organiseront d’ailleurs un mini-sommet consacré à la situation en Gambie cet après-midi, après le déjeuner officiel auquel a participé Adama Barrow. « La présence de M. Barrow à ce sommet était souhaitée par plusieurs dirigeants africains mais aussi par le Mali et la France », explique une source élyséenne.

La pression internationale sur Yahya Jammeh ne cesse d’augmenter alors qu’approche la fin officielle de son mandat. Vendredi 13 janvier, jour de la médiation de la Cedeao à Banjul, le Conseil paix et sécurité de l’Union africaine (UA) a publié un communiqué cinglant stipulant que l’organisation panafricaine ne reconnaîtrait plus Jammeh comme le président légitime de la Gambie à partir du 19 janvier.

JA

 
Gambie : La mission de la Cédéao quitte Banjul, des milliers de personnes fuient le pays

2017/1/14

Aujourd'hui en Guinée Des dirigeants ouest-africains ont tenté de nouveau vendredi à Banjul de convaincre le président gambien Yahya Jammeh de céder le pouvoir le 19 janvier à son successeur élu Adama Barrow, pour mettre fin à la crise qui a provoqué l'exode de milliers de Gambiens.

Ce pays anglophone d’Afrique de l’Ouest est plongé dans la crise depuis que M. Jammeh a annoncé le 9 décembre qu’il ne reconnaissait plus les résultats de l’élection présidentielle du 1er décembre, une semaine après avoir pourtant félicité M. Barrow pour sa victoire.

« L’équipe de la Cédéao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) a décidé de partir de Banjul ce soir en compagnie du président élu Barrow pour Bamako, au Mali », où doit se tenir samedi un sommet Afrique-France, a déclaré le ministre nigérian des Affaires étrangères Geoffrey Onyeama à des journalistes après des entretiens avec Adama Barrow et Yahya Jammeh.

Le chef de l’État nigérian Muhammadu Buhari conduisait la mission avec son homologue libérienne Ellen Johnson Sirleaf, présidente en exercice de la Cédéao, qui réunit 15 pays. Faisait également partie de la délégation l’ex-président ghanéen John Dramani Mahama.

« Le but de la visite est de rencontrer le président Jammeh, afin que tout le monde puisse s’entendre sur une feuille de route. Nous sommes plutôt optimistes que cette fois, les discussions n’échoueront pas », avait déclaré auparavant M. Onyeama.

A la question de savoir s’il était confiant cette fois-ci dans une réponse favorable de Yahya Jammeh à la demande de la Cédéao, le président Buhari avait simplement lâché: « Seul Dieu le sait ».

Empêcher la prestation de serment

Les trois dirigeants faisaient déjà partie d’une mission dépêchée par la Cédéao exactement un mois auparavant pour presser Yahya Jammeh, qui gouverne sans partage la Gambie depuis 22 ans, de quitter le pouvoir le 19 janvier, après l’expiration de son mandat.

Yahya Jammeh a saisi la justice pour faire annuler les résultats de l’élection, arguant d’irrégularités dans la comptabilisation des votes et l’organisation du scrutin. Il s’est dit déterminé à rester au pouvoir tant qu’elle n’aurait pas statué sur ses recours, ce qui prendra des mois, le temps de remplacer les juges manquants à la Cour suprême.

De son côté, Adama Barrow a affirmé qu’il serait investi le 19 janvier et se considérerait comme président à compter de cette date.

Jeudi, l’avocat de M. Jammeh a déposé à la Cour suprême une nouvelle requête pour empêcher la prestation de serment de M. Barrow.

Ce climat d’incertitude a poussé des milliers de Gambiens à fuir le pays, en particulier vers le Sénégal, unique voisin terrestre de la Gambie, et la Guinée-Bissau, plus au sud.

« Plusieurs milliers de Gambiens se sont rendus au Sénégal ces dix derniers jours pour fuir la tension qui est montée concernant les résultats de l’élection présidentielle », a indiqué vendredi le le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

Il s’agit « principalement d’enfants », selon cette agence de l’ONU, expliquant que beaucoup de parents « craignant des troubles potentiels » ont décidé d’évacuer leurs enfants au Sénégal.

Plus d’un millier de Gambiens entrés en Guinée-Bissau depuis une semaine, essentiellement des femmes, enfants et personnes âgées, a affirmé pour sa part le coordinateur national du Commissariat pour les réfugiés et déplacés, Tibna Sambé Na Wana.

Menace de recours à la force

Depuis son revirement, Yahya Jammeh subit de nombreuses pressions extérieures.

L’Union africaine (UA) l’a sommé vendredi de quitter le pouvoir pacifiquement, le menaçant de « sérieuses conséquences » dans le cas contraire et prévenant qu’elle ne le considérerait plus comme légitime à partir du 19 janvier.

Adama Barrow a pour sa part quitté la Gambie vendredi soir pour participer à Bamako au sommet d’une trentaine de chefs d’État et de gouvernement d’Afrique francophone et anglophone.

Au sommet Afrique-France, le ministre ivoirien des Affaires étrangères Marcel Amon Tanoh a rappelé qu’un recours à la force n’était pas exclu.

« Sur la Gambie, l’objectif reste le même: que le verdict des urnes soit respecté. Nous espérons ne pas être obligés d’utiliser la force. Mais les moyens seront mobilisés pour que le verdict des urnes soit respecté », a-t-il déclaré à la presse.

La crise en Gambie figure à l’agenda du sommet, qui sera dominé par les questions de sécurité, de démocratie et de développement, au moment où Paris plaide pour le renforcement des capacités de défense africaines et le respect des règles constitutionnelles sur le continent.

AFP

 
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