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29 Avril 2017 - 20h34

Mélenchon rejoint Fillon, Macron et Le Pen toujours en tête mais en baisse (sondage)

2017/4/8

Aujourd'hui en Guinée Jean-Luc Mélenchon, en forte hausse, et François Fillon sont désormais au coude-à-coude, avec 19% d'intentions de vote au 1er tour de l'élection présidentielle, et réduisent l'écart avec Emmanuel Macron et Marine Le Pen, tous les deux en baisse, selon un sondage BVA Salesforce diffusé samedi.

Avec 19% d'intentions de vote, le candidat de La France insoumise gagne 4 points en une semaine et rejoint celui de la droite (19%, =), qui ne parvient pas à se relancer.

Emmanuel Macron (23%, -2) voit quant à lui son avance s'effriter et se retrouve à égalité avec Marine Le Pen (23%, -1), selon cette enquête pour Orange et La Presse régionale. L'écart entre le duo de tête et ses poursuivants n'est plus que de quatre points à deux semaines du 1er tour.

Le candidat de La France insoumise prend principalement des voix au socialiste Benoît Hamon qui passe sous la barre des 10%, avec à 8,5% (-3) d'intentions de vote.

Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan est crédité de 3,5% (+0,5), le trotskiste Philippe Poutou de 1,5% (+1) et les autres candidats de 0% à 1%. 9% des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intentions de vote au 1er tour.

Neuf électeurs de Marine Le Pen sur dix (89%) et 79% de ceux de François Fillon se disent sûrs de leur choix. Ce n'est le cas que de 63% de ceux d'Emmanuel Macron, 59% de ceux de Jean-Luc Mélenchon et 43% de ceux de Benoît Hamon.

Près de quatre personnes prévoyant de voter au 1er tour sur dix (38%) n'expriment pas d'intentions de vote ou peuvent encore changer d'avis.

Au second tour, Emmanuel Macron l'emporterait avec 61% des voix contre 39% à Marine Le Pen. 21% des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intentions de vote.

Enquête réalisée en ligne du 5 au 7 avril auprès de 1.421 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat, elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.


AFP

 
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Législatives en Gambie : Majorité absolue pour l’ancien parti d’Adama Barrow

2017/4/7

Aujourd'hui en Guinée Le principal parti de la coalition de l'ex-opposition qui a soutenu la candidature d'Adama Barrow contre Yahya Jammeh à l'élection présidentielle a remporté la majorité absolue aux élections législatives, a indiqué vendredi la Commission électorale (IEC).

Le Parti démocratique unifié (UDP), auquel appartenait Adama Barrow avant d’en démissionner une fois investi à la tête de la coalition d’opposition en novembre 2016, a obtenu 31 des 53 sièges à pourvoir, a déclaré le président de l’IEC Alieu Momar Njie, ce vendredi 7 avril, au lendemain des élections législatives organisées en Gambie.

Marge de manœuvre pour le nouveau gouvernement

Le parti de Yahya Jammeh, l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (APRC), qui détenait une majorité écrasante dans l’Assemblée sortante, avait présenté des candidats dans 29 circonscriptions. Mais celui-ci ne conserve aujourd’hui que cinq sièges.

Le chef de l’État Adama Barrow, candidat victorieux à l’élection présidentielle du 1er décembre face à Yahya Jammeh, doit encore désigner cinq des 58 députés. Mais cette nette victoire aux élections législatives devrait déjà lui permettre de bénéficier d’une important marge de manœuvre pour appliquer son programme de réformes.

Record de candidatures et faible participation

Au total, près de 886 000 électeurs, sur les deux millions d’habitants, étaient appelés à choisir leurs parlementaires parmi 238 candidats issus de neuf partis politiques ou de listes indépendantes.

Un record de candidatures selon la commission électorale, même si son président Alieu Momar Njie a déploré la faible participation : 42% de votants.

La première alternance depuis 22 ans

Le chef de l’État sortant Yahya Jammeh s’est exilé en Guinée équatoriale en janvier, à la suite d’une intervention militaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et d’une ultime médiation guinéo-mauritanienne pour le forcer à céder le pouvoir.

Déclaré battu de peu par Adama Barrow, après plus de 22 ans de pouvoir sans partage sur cette ex-colonie britannique, il avait d’abord contesté, pendant six semaines, sa défaite.


AFP

 
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2017/4/7

Aujourd'hui en Guinée Le président congolais Joseph Kabila a nommé vendredi l'opposant Bruno Tshibala Premier ministre, selon une ordonnance présidentielle lue à la télévision nationale.La nomination de M. Tshibala, âgé de 61 ans, découle d’un accord conclu le 31 décembre entre l’opposition et la majorité pour tenter de sortir la République démocratique du Congo de la crise provoquée par le maintien au pouvoir de M. Kabila après le 20 décembre, date à laquelle a expiré son deuxième et dernier mandat constitutionnel.

Porte-parole du « Rassemblement » constitué autour de la figure historique de l’opposition congolaise Étienne Tshisekedi, M. Tshibala a contesté la légitimité du fils de Tshisekedi, Félix, à la tête de l’opposition après la mort de son père le 1er février et a été exclu fin février du Rassemblement et de l’UDPS, le parti fondé par Tshisekedi, dont il était l’un des principaux dirigeants.

La mise en ?uvre de l’accord de la Saint-Sylvestre a été beaucoup plus longue que ne l’espéraient les évêques catholiques congolais ayant permis son accouchement : la nomination d’un Premier ministre issu de l’opposition aurait en effet dû intervenir dans le courant du mois de janvier, selon le programme d’application de l’accord proposé par les prélats.

Entre-temps, des disputes entre le pouvoir et l’opposition sur le partage des postes au sein du nouvel exécutif et les modalités d’application de l’accord, compliquées par de profondes dissensions au sein du Rassemblement, ont retardé les choses provoquant le courroux de l’Église qui a dénoncé à plusieurs reprises « la mauvaise foi » des hommes politiques congolais, toutes tendances confondues, leur reprochant de privilégier leurs intérêts particuliers et non l’intérêt général.

Aux termes de l’accord de la Saint-Sylvestre, l’opposition s’est accommodée du maintien au pouvoir de M. Kabila en échange de la promesse d’une présidentielle avant la fin de l’année 2017. Après plus de trois mois de tergiversations, la tenue de cette élection dans le délai prévu par l’accord apparaît hautement incertaine.


AFP

 
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Le Président Trump frappe le régime syrien

2017/4/7

Aujourd'hui en Guinée Le bombardement américain marque un spectaculaire revirement du président des Etats-Unis, sans laisser présager d’une intervention prolongée.Les Etats-Unis sont spectaculairement passés à l’attaque contre le régime de Bachar Al-Assad, jeudi 6 avril, en début de soirée, avec les frappes militaires contre une base de l’armée syrienne située près de Homs. Le bombardement à l’arme chimique d’un village tenu par les rebelles syriens, Khan Cheikhoun, mardi, imputé au régime, a fait basculer la nouvelle administration. « Aucun enfant de Dieu ne devrait avoir à subir une telle horreur », a déclaré Donald Trump, après les frappes, dans une allocution prononcée depuis sa résidence privée de Mar-a-Lago, en Floride. Selon les Etats-Unis, les avions impliqués dans l’attaque de mardi étaient partis de la base ciblée par cinquante-neuf missiles Tomahawk.

Alors que les discussions s’enlisaient aux Nations unies sur le contenu de résolutions concurrentes condamnant l’attaque, l’administration n’avait cessé auparavant d’afficher sa détermination. « Ce qu’Assad a fait est terrible. Ce qui s’est passé en Syrie est une honte pour l’humanité et il est au pouvoir, donc je pense que quelque chose devrait se passer », avait indiqué M. Trump à bord de l’Air Force One qui le conduisait à une rencontre avec son homologue chinois, Xi Jinping, en Floride.

Egalement présent en Floride, le secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, avait promis en début d’après-midi « une réponse appropriée à cette attaque aux armes chimiques qui viole toutes les résolutions précédentes des Nations unies [et] les normes internationales ». M. Tillerson avait également demandé publiquement à la Russie, alliée militaire du régime syrien, de reconsidérer son soutien.

Ce revirement est intervenu alors que la nouvelle administration s’était pourtant publiquement résignée, le 30 mars, à la résilience de Bachar Al-Assad. En visite en Turquie, M. Tillerson avait tout d’abord assuré que « le sort du président Assad, à long terme, sera décidé par le peuple syrien ». L’ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, avait été encore plus précise en assurant que Washington devait « choisir ses batailles ». « Quand vous regardez la situation, il faut changer nos priorités, et notre priorité n’est plus de rester assis là, à nous concentrer pour faire partir Assad », avait-elle ajouté.

« Dictateur »

Cette résignation remontait en fait beaucoup plus en amont. Pendant la campagne présidentielle, M. Trump avait copieusement critiqué la double opposition américaine, à la fois à l’organisation Etat islamique (EI) et au régime de Bachar Al-Assad, la jugeant improductive. Dans un entretien au New York Times, en juillet 2016, il avait qualifié le président syrien de « sale type » qui « a fait des choses horribles ». Mais il avait ajouté vouloir donner la priorité au combat contre les djihadistes. En février, le président syrien avait envoyé un message à son attention en défendant son décret anti-immigration, bloqué par la justice, qui pénalisait particulièrement les réfugiés et les migrants syriens.

Les images des victimes du bombardement du 4 avril ont apparemment tout remis en cause. Après un premier communiqué dénonçant tout autant l’attaque imputée et l’impuissance de l’administration précédente, M. Trump est revenu, à plusieurs reprises, sur son caractère « horrible », en mentionnant notamment le sort de nourrissons pris au piège, mercredi dans les jardins de la Maison Blanche, aux côtés du roi Abdallah II de Jordanie, puis jeudi au cours de la brève allocution prononcée après les frappes.

Dans cette allocution, M. Trump a semblé renouer avec le double front de son prédécesseur. Il a invité les « nations civilisées » à se joindre aux Etats-Unis à la fois pour mettre fin « au massacre et au bain de sang en Syrie » dans une allusion aux exactions du « dictateur Assad », et pour mettre fin au « terrorisme de toutes sortes et de tous types », sans mentionner explicitement, comme auparavant, l’islamisme radical. Le président a justifié cette intervention unilatérale, en dehors de tout cadre international, en assurant qu’« il est dans l’intérêt vital de la sécurité nationale des Etats-Unis d’empêcher et de dissuader la dissémination et l’utilisation d’armes chimiques mortelles », ajoutant que le régime syrien avait violé le droit international en y recourant.

Cette réaction américaine était pourtant d’autant moins prévisible que Donald Trump avait enjoint publiquement au président Barack Obama de ne pas intervenir en Syrie en 2013, après le recours imputé au régime à des armes chimiques dans la banlieue de Damas, en août. Ces attaques avaient pourtant causé bien plus de morts que celle de mardi. M. Obama avait douté de l’effet de frappes, pour lesquelles avait plaidé au contraire avec force son secrétaire d’Etat, John Kerry, qui jugeait que la crédibilité américaine était en jeu.

La décision de M. Trump, qui avait assuré ne pas vouloir jouer le rôle de « gendarme du monde », a été saluée par Hillary Clinton, son ancienne adversaire démocrate à la présidentielle, comme par les « faucons » républicains, notamment les sénateurs Marco Rubio (Floride), Tom Cotton (Arkansas) et surtout John McCain, le président de la commission des forces armées du Sénat et critique parmi les plus incisifs de la nouvelle administration. Elle a été en revanche critiquée par le sénateur républicain Rand Paul (Kentucky), un libertarien hostile à toute forme d’interventionnisme qui a déploré le fait que le Congrès n’ait pas été consulté.

Les images tournées par l’armée américaine de missiles Tomahawk quittant les pontons de ses bateaux ont ramené les Etats-Unis vingt ans en arrière, lorsque le président Bill Clinton ordonnait des frappes similaires contre le régime de Saddam Hussein, en Irak. Ce rappel historique souligne d’ailleurs les limites des interventions de ce type.

Faire passer un message

Après l’annonce des frappes, M. Tillerson, qui doit se rendre le 12 avril pour la première fois à Moscou, a mis en cause la Russie, jugée incapable de faire respecter l’accord qu’elle avait obtenu pour mettre un terme à la crise de 2013. Moscou s’était fait fort de s’entendre avec Damas pour obtenir que le régime syrien remette toutes ses armes non conventionnelles. M. Tillerson a laissé entendre que les frappes de jeudi ne marquaient pas le début d’une campagne plus vaste.

M. Trump a répété, pendant la campagne, qu’il n’avait pas de goût pour les changements de régime. La riposte américaine au bombardement, circonscrite à une base aérienne, semble viser principalement à faire passer le message que le président syrien n’aura pas les mains libres comme avec l’administration précédente, et que M. Trump est déterminé à faire respecter ses propres « lignes rouges ». Ce message sera également reçu à Pyongyang, l’autre adversaire des Etats-Unis qui multiplie les tirs balistiques pour tester Washington. Mais les tirs de jeudi soulèvent une question pour l’instant sans réponse : que veut vraiment Donald Trump en Syrie

Gilles Paris (Washington, correspondant)
Journaliste au Monde

 
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Burkina : Roch Kaboré en visite à Paris pour un dernier au revoir à Hollande

2017/4/7

Aujourd'hui en Guinée Le président burkinabè sera en visite officielle à Paris les 13 et 14 avril. Il sera reçu une dernière fois par François Hollande, moins de dix jours avant le premier tour de la présidentielle française.

Ils avaient dîné côte-à-côte le 13 janvier dernier à Bamako, où il s’étaient retrouvés à l’occasion du 27e sommet Afrique-France. Depuis, François Hollande avait insisté pour que son homologue burkinabè vienne à Paris avant son départ de l’Élysée, en mai.

Ce sera bientôt chose faite : Roch Marc Christian Kaboré sera en France les 13 et 14 avril. Une visite en forme d’adieu, un peu plus d’une semaine avant le premier tour de la présidentielle française, le 23 avril, à laquelle Hollande a annoncé qu’il ne se présenterait pas.

Dominante sécuritaire

Au-delà de l’aspect symbolique que revêt cette dernière rencontre officielle entre les deux présidents, la visite de Kaboré à Paris devrait être dominée par les questions de coopération en matière de défense, de sécurité et de renseignement. Jeudi 13 avril, il sera reçu à l’Hôtel de Brienne, le ministère français de la Défense, pour un dîner avec le ministre Jean-Yves Le Drian.

Les deux hommes évoqueront l’avenir de l’opération Barkhane, qui couvre officiellement le Burkina Faso, et celui du dispositif Sabre, un détachement permanent de forces spéciales françaises à Ouagadougou. Ils aborderont aussi, sans doute, la situation de plus en plus préoccupante dans le nord du Burkina.

Inquiétude grandissante

Depuis fin 2015, la province du Soum, frontalière du Mali, est visée par des attaques récurrentes du groupe Ansarul islam, dirigé par Ibrahim Malam Dicko. Une dégradation sécuritaire qui préoccupe les autorités burkinabè, mais aussi les responsables militaires français, qui scrutent cette région de plus en plus attentivement.

Le 20 mars, après un accrochage entre les forces de sécurité et des terroristes présumés près du camp militaire de Nassoumbou, déjà visé par une attaque meurtrière mi-décembre, des hélicoptères de la force Barkhane avait survolé la zone. Ces derniers jours, des militaires des deux pays, accompagnés de soldats maliens, menaient une opération conjointe dans cette zone frontalière entre le Mali et le Burkina Faso.

Dernier entretien avec Hollande

Vendredi 14 avril, lendemain de son dîner avec Jean-Yves Le Drian, Roch Marc Christian Kaboré sera reçu dans la matinée par François Hollande à l’Élysée. L’occasion de poursuivre les discussions sécuritaires de la veille, mais aussi d’aborder des sujets de coopération plus divers, notamment en matière économique.

« Nous avons beaucoup de chantiers à mener ensemble, explique une source à la présidence burkinabè. Comme Hollande s’apprête à partir, c’est aussi l’occasion de faire le point sur la suite de notre relation bilatérale. » À Ouaga, comme dans plusieurs autres pays francophones du continent, le président français aura globalement laissé une bonne impression, notamment grâce à sa position ferme face à Blaise Compaoré en 2014.


JA

 
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Maroc : Mohammed VI nomme un nouveau gouvernement

2017/4/6

Aujourd'hui en Guinée Après six mois d'attente, le roi du Maroc a nommé ce mercredi un gouvernement formé de 38 ministres et secrétaires d'État, sous la direction de Saadeddine El Othmani. Qui sont-ils ? Fin du suspense ! Le roi Mohammed VI a nommé, ce mercredi 5 avril, le nouveau gouvernement du Maroc depuis le palais royal de Rabat.

Dirigé par l’islamiste, Saadeddine El Othmani, la nouvelle équipe est composée de 38 ministres et secrétaires d’État, issus de six partis politiques. Il est pléthorique, mais reste dans la moyenne des anciens gouvernements du Maroc. L’ancien gouvernement Benkirane comptait aussi 38 membres.

Nasser Bourita diplomate en chef

Sans surprise, c’est Nasser Bourita qui a remplacé Salaheddine Mezouar à la tête du Ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale. Il sera épaulé par Abdelkrim Benatiq, membre de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), qui a été nommé ministre délégué chargé des Marocains résidant à l’étranger.

Une femme a été nommée dans l’équipe de Bourita : Mounia Boucetta, directrice générale d’une filiale de la Caisse de dépôts et de gestion (CDG) et ancienne secrétaire générale du ministère du Commerce et de l’industrie. Elle est devenue secrétaire d’État aux Affaires étrangères.

Des hommes d’appareil à l’Intérieur et à la Justice

Le moment fort de ces nominations a concerné Abdelouafi Laftit, actuel wali de Rabat qui hérite du département de l’Intérieur à la place de Mohammed Hassad, parti à l’Éducation nationale et à l’enseignement supérieur. Il sera secondé par, Noureddine Boutayeb, actuel secrétaire général du Ministère de l’Intérieur, qui a été nommé ministre délégué à l’Intérieur à la place de Charqi Draiss.

Le Ministère des Affaires islamiques reste toujours dans les mains de Ahmed Taoufiq. Tandis que celui de la Justice est revenu à Mohamed Aoujjar, ambassadeur du Maroc auprès de l’Office des Nations unies à Genève et membre du Rassemblement national des indépendants (RNI).

Akhannouch gagne en puissance

Aziz Akhannouch, le maestro des négociations gouvernementales, reste à la tête du département de l’Agriculture mais avec des compétences plus larges. Il dirige tout un pôle englobant l’Agriculture, la pêche, le développement rural et les eaux et forêts.

Il est épaulé par Mbarka Bouaida, ancienne ministre déléguée à la Coopération, qui a été nommée ministre déléguée à la Pêche.

Elalamy, Boussaid, Benbadellah, toujours là

Moulay Hafid Elalamy conserve son poste de ministre du Commerce et de l’industrie. De même pour Mohamed Boussaid qui reste à la tête de l’Économie et des Finances, et Houcine El Louardi dans la Santé.

Pas de changement pour Nabil Benabdellah, patron du Parti du progrès et du socialisme (PPS), non plus. Il conserve son poste à la tête de l’Habitat et de l’urbanisme et aura à ses côtés sa collègue au parti, Charafat Afilal, nommée secrétaire d’État à l’Urbanisme.

Le ministère du Tourisme est allé au secrétaire général de l’Union constitutionnelle (UC), Mohamed Sajid. Et son collègue au parti, Mohamed Laâraj, sera le nouveau ministre de la Culture et de la communication, mais ne sera pas le porte-parole du gouvernement. Cette fonction a été attribuée à son prédécesseur, Mustapha El Khalfi, qui a été nommé ministre délégué des Relations avec le Parlement.

Chaises musicales entre islamistes

Pour le reste des postes ministériels, les islamistes ont perdu la Justice mais gagné un ministère d’État. Mustapha Ramid est devenu ministre d’État chargé des Droits de l’homme. Ce qui fait de lui, en rang protocolaire, la deuxième personnalité du gouvernement après Saadeddine El Othmani. On notera l’entrée en lice d’un poids lourd du parti, Mohamed Yatim, qui chapeautera le département de l’Emploi.

Sinon, Bassima Hakkaoui reste ministre de la Famille et de la solidarité. Lahcen Daoudi quitte le Ministère de l’Enseignement supérieur pour rejoindre celui des Affaires générales, tandis que Mustapha Rebbah et Abdelkader Amara ont échangé leurs portefeuilles. Le premier a repris le Ministère de l’Énergie et des Mines. Et le second l’Équipement en tandem avec Najib Boulif, nommé secrétaire d’Etat aux Transports.

Du sang neuf

L’équipe gouvernementale voit l’entrée de quelques jeunes qui vont faire leurs classes auprès des seniors. Rkia Derham, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Industrie, chargée du commerce extérieur, Lamia Boutaleb, secrétaire d’État, chargée du tourisme, Othmane El Ferdaous, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Industrie, chargé de l’investissement et Nezha El Ouafi, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Énergie, chargée du développement durable.

Enfin, le secrétariat général du gouvernement a été attribué à Mohamed El Hajoui, ancien secrétaire général de la Primature.

JA

 
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Sondage présidentielle : Egalité parfaite entre Macron et Le Pen

2017/4/5

Aujourd'hui en Guinée A couteaux tirés… Selon notre enquête quotidienne Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNews et Sud Radio, Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont à égalité au premier tour. Mélenchon lui est au plus haut. Quelle incertitude! A trois semaines du premier tour de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont à une stricte égalité selon notre sondage sur l'élection présidentielle réalisé par l'Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNews et Sud Radio : le candidat d’En marche! et celle du Front national récoltent chacun 25% des intentions de vote.

Un match serré dû à la baisse de l’ancien ministre de l’Economie qui perd 1 point quand Le Pen en perd seulement 0,5. François Fillon lui remonte légèrement (17,5%, +0,5) comme Nicolas Dupont Aignan (4,5%, +0,5).

Intouchable depuis deux semaines, Emmanuel Macron ne fait donc plus la course en tête tout seul. Ça tombe bien : l’ancien ministre fuit comme la peste le statut de favori de l’élection. Depuis des jours, il prévient son premier cercle : «Rien n’est encore fait, rien n’est gagné.»

Il vrai qu’avant lui, l’étiquette de favori n’a pas porté chance à Alain Juppé ou encore Manuel Valls lors des primaires. Plus inquiétant pour Macron, le pronostic de victoire en sa faveur baisse de trois points, de 41% le 31 mars dernier à 38% aujourd’hui.

Il devance néanmoins largement ses concurrents et dans un hypothétique second tour face à Marine Le Pen, le candidat d’En Marche! continue de l’emporter haut la main : 60,5% contre 39,5%.

A noter que les deux prétendants actuels les plus sérieux pour le second tour mobilisent des populations bien spécifiques : à Le Pen les catégories populaires (46% chez les ouvriers par exemple) ou vivant en milieu rural (31%); à Macron les cadres et professions intellectuelles supérieures (38%) ou les habitants de l’agglomération parisienne (32%).


Le "record" de Mélenchon

Dernier enseignement de notre enquête journalière, le «record » de Jean-Luc Mélenchon. Avec 15,5% des intentions de vote (+0,5%), le leader de la France insoumise atteint son plus haut niveau depuis le lancement de notre sondage le 1er février dernier.

Mélenchon continue de profiter pleinement d’une campagne bien perçue par les Français : deux Français sur trois (66%) estimaient ainsi en fin de semaine dernière que l’eurodéputé effectue une bonne campagne devant Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Jamais l’écart n’avait été aussi grand avec le socialiste Benoit Hamon qui, plafonnant à 10%, n’a plus d’autres choix pour sauver les meubles que de réaliser ce soir un bon débat à 11 sur l’antenne de BFM.

A propos des marges d'erreur

La théorie statistique permet de mesurer l’incertitude à attacher à chaque résultat d’une enquête. Cette incertitude s’exprime par un intervalle de confiance situé de part et d’autre de la valeur observée et dans lequel la vraie valeur a une probabilité déterminée de se trouver.

Cette incertitude, communément appelée «marge d’erreur», varie en fonction de la taille de l’échantillon et du pourcentage observé. Dans la vague du jour, l'intervalle de confiance à 95% est estimé à moins de 1,8 points pour tous les candidats ayant obtenu 20 ou 80% des intentions de vote.

MSN

 
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L'administration Trump veut consulter les téléphones et comptes sociaux des touristes

2017/4/4

Aujourd'hui en Guinée Les touristes se rendant aux Etats-Unis pourraient prochainement être obligés de communiquer leurs contacts téléphoniques et les mots de passe de leurs comptes sur les réseaux sociaux aux autorités américaines.

Il s'agit d'une des mesures de sécurité envisagées par l'administration Trump, selon une information du Wall Street Journal publiée mardi.

Parmi les autres dispositions étudiées figurent notamment la communication des données financières ou encore un questionnaire relatif à l'idéologie des touristes entrant sur le territoire américain.

Les autorités américaines veulent ainsi que les voyageurs prouvent "jusqu'à (leur) satisfaction" que leur visite est légitime, a expliqué un conseiller du ministère de la Sécurité nationale au Wall Street Journal.

Une réforme des contrôles de sécurité est en cours, mais l'ampleur de celle-ci reste à déterminer. Les nouveaux changements s'appliqueront également aux ressortissants des 38 pays bénéficiant actuellement du programme d'exemption de visa, dont la Belgique, l'Allemagne ou encore la France. Le président Donald Trump avait martelé pendant sa campagne la nécessité de contrôler de manière très approfondie toute personne désirant entrer aux Etats-Unis.




AFP

 
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Bénin : Talon veut graver le mandat unique dans le marbre constitutionnel

2017/3/13

Aujourd'hui en Guinée (Crédits : Reuters)vUn mandat unique pour le président de la République ! L’idée est séduisante dans un continent où l’Angolais José Edouardo Dos Santos et le Camerounais Paul Biya ont placé la barre du record de longévité au pouvoir à trente-sept ans après le décès d’Omar Bongo après 41 ans de règne. Le Bénin pourrait franchir le pas et tenter l’expérience avec le lancement des débats sur la révision constitutionnelle. Ce sera une première en Afrique et même dans le monde !
Un boulevard pour la concrétisation d'une promesse électorale de Patrice Talon : un mandat, un seul pour le président de la République béninoise ! Au milieu des records de longévité au pouvoir de certains présidents africains qui frôlent les 40 ans, souvent au gré de tripatouillages constitutionnels ou d'élections dénoncées comme « frauduleuses », le Bénin veut se poser en exception en limitant le mandat présidentiel à un seul quinquennat.

Une mesure pour la postérité

Le Nigéria alors dirigé par Goodluck Jonathan qui semblait être séduit par le mandat unique a dû abandonner l'idée face à une polémique politique persistante sur les avantages réels d'un seul mandat du président. Décidé à ancrer son nom dans la prospérité, Patrice Talon veut donner l'exemple en cédant son fauteuil en 2021, à la fin de son mandat.

La règle devrait ensuite s'appliquer à tous ses successeurs si la réforme de la constitution de décembre 1990 est adoptée. Il faut dire que l'initiative n'est pas dénuée d'avantages. Pour les défenseurs du mandat unique, la mesure permet de libérer le locataire du Palais de la Marina des pressions issues de partis politiques, des lobbys, des forces économiques et même des électeurs qui agitent l'épouvantail de la sanction par les urnes.

Débarrassé de l'obsession de la réélection, le président de la République gouvernerait donc à l'aune de l'intérêt général du pays qui sera le seul substratum de ses politiques publiques. Dans le prolongement de cette idée, le Président ne serait plus dans le calcul politicien et pourrait aisément prendre des mesures impopulaires.

Toujours dans le camp des souteneurs, on avance aussi l'argument de l'alternance démocratique pour éviter la prise en otage du pouvoir. Le mandat unique est alors présenté comme une mesure face à la longévité au sommet de l'Etat. Il devrait permettre une rotation plus fréquente des personnes au somment de l'Etat et pourrait aider à rendre effective, la reddition des comptes.

En face, les critiques fusent. « Le mandat unique, parce qu'il libère totalement le Président de la République de l'obligation de tenir compte de l'avis des citoyens, enlève une partie du contenu démocratique d'une démocratie, c'est-à- dire un mode de gouvernement qui est supposé garantir la prise en compte de l'avis d'une majorité du peuple », réplique Mathias Hounkpè, analyste politique à l'Open Society Initiative for West Africa (OSIWA).

Vers une désinstitutionnalisation de la fonction présidentielle?
Pour notre interlocuteur, le quinquennat unique « contribue à une sorte de « désinstitutionalisation » de la démocratie. Dans la mesure où, le mandat unique remplace des mécanismes prévus pour inciter à gérer en tenant compte du peuple, par la volonté du Président de la République, c'est-à-dire remplace les institutions par la volonté d'un Homme ».

Mais le risque soulevé par les pourfendeurs du mandat unique est ailleurs. Pour eux, le prestige de la fonction s'en trouverait amoindrie même si l'idée d'avoir les commandes étatiques de façon éphémère pourrait contribuer à calmer l'appétence de certains pour le pouvoir.

« C'est vrai qu'avec le mandat unique, il faudra à l'issue de chaque mandat (selon la durée du mandat qui sera retenue), réélire un nouveau président qui aura toujours besoin d'appuis de puissances financières. Surtout si les élections continuent d'être aussi couteuses qu'elles le sont en ce moment au Bénin, et rien n'indique que cela pourrait changer dans un avenir proche », explique Mathias Hounkpè.

Pour d'autres, la réforme sur le mandat présidentiel porte un objectif plus sibyllin. Patrice Talon a fait un glissement des affaires à la politique pour être porté sur le fauteuil du Palais de la Marina. Magnat du coton entre autres secteurs, Patrice Talon est l'un des acteurs économiques les plus influents de l'ancien Dahomey.

Certains voient dans la limitation à un mandat unique, un moyen pour l'actuel président, même après son départ du Palais, d'asseoir son influence face à une tutelle du président de la République qui lui a valu par le passé une inimitié amicale avec l'ancien Président Boni Yayi.

Avec la rapidité de la rotation au sommet de l'Etat, Patrice Talon en fin chef d'entreprise, trouverait alors la parade pour être plus puissant que le président de la République, fonction devenue entre-temps moins prestigieuse, soufflent certains observateurs de la politique béninoise. Une hypothèse peu plausible qui pourrait entraver l'adoption du texte final que le président veut curieusement faire passer par le vote au parlement.

 
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Médias: Libération confie les manettes du journal à des réfugiés

2017/3/9

Aujourd'hui en Guinée Le quotidien Libération a publié le mardi 7 mars un numéro spécial. L’édition du jour a été entièrement conçue et écrite par des réfugiés. Une manière de faire bénéficier les lecteurs du regard que portent ces étrangers sur leur pays d’accueil alors que la France vit au rythme d’une campagne présidentielle pour le moins chaotique. Reportage dans les locaux de Libération avant le bouclage du journal.

Dans les locaux du journal Libération, c’est la dernière ligne droite. Anmar Hijazi est une journaliste syrienne réfugiée en France. Pour le numéro spécial, elle signe un reportage sur les militants de droite et d’extrême droite dans la campagne électorale en France. Un pays dont la réalité est différente de ce qu’elle avait appris et imaginé alors qu’elle était encore en Syrie.

« Je suis francophone depuis l’enfance. La France représente quelque chose pour moi depuis toujours. J’ai étudié beaucoup de choses sur la France. La réalité maintenant en France est difficile. C’est un moment de changement. L’actualité politique : c’est fou ! Mais c’est aussi excitant pour moi de regarder ce qui se passe avec toutes ces batailles. »

Son collègue iranien, Roohollah Shahsavar, se dit inquiet de l’actuelle situation politique en France « parce qu’on a eu l’expérience avec Mahmoud Ahmadinejad qui est la copie conforme de Le Pen et de Trump. C’est un populiste. Et le dégât qu’il laisse après ses deux mandats sur le pays est énorme. C’est ça qui m’inquiète. On ne se rend pas compte aujourd’hui en France du dégât de l’arrivée au pouvoir de quelqu’un comme Marine Le Pen. Et ce sont les citoyens normaux qui seront les victimes. Et les générations à venir. »

Le traditionnel portrait de dernière page de Libé est consacré ce mardi au président français. Accompagné de deux autres réfugiés, Roohollah Shahsavar a interviewé François Hollande à L’Elysée.

Soure : RFI

 
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Lettre ouverte à TRUMP et aux américains : Je suis musulman, pas terroriste !

2017/2/8

Aujourd'hui en Guinée La date du 27 janvier 2017 restera tristement gravée dans l’histoire. C’est le jour où l’Amérique, par un décret présidentiel de Donald Trump, a décidé d’interdire l’accès à son territoire aux ressortissants de sept pays majoritairement musulmans. La réaction de la communauté internationale face à cette discrimination religieuse, qui rappelle les heures sombres du nazisme, de l’Apartheid et de la ségrégation raciale contre les Noirs aux Etats-Unis, est d’une mollesse presque consentante. La complicité des compagnies aériennes qui refusent d’embarquer des musulmans me fait penser à celle des compagnies ferroviaires qui acheminèrent des juifs vers des camps de concentration. Le désarroi que m’inflige cette loi terrifiante m’amène à dire haut et fort à Trump et aux américains que je suis fier d’être musulman, et que je ne suis aucunement terroriste.

Une loi islamophobe qui promeut le chaos.

En interdisant aux ressortissants de 7 pays musulmans d’entrer sur son territoire, l’Amérique de Trump établit une discrimination ethnico-musulmane, intolérable dans un Etat qui se dit démocratique et respectueux des droits humains. En adoptant cette loi, l’Amérique vient de lancer une nouvelle guerre froide, pire que celle qui l’a opposée à la Russie et ses alliés. Parce que celle-ci est basée sur la foi, et produira de la haine réciproque pendant des générations. De cette haine décomplexée, pourrait naître des velléités et conflits armés à connotation religieuse, dont l’humanité n’a pas besoin.

Le fait qu’un juge fédéral américain ait décidé d’un sursis d’urgence au décret de Trump, qui freine partiellement les expulsions de musulmans, n’enlève rien de la gravité de cette mesure. Hitler considérait les juifs comme des profiteurs envahisseurs, et promettait de les éliminer. On l’a laissé faire, il a commis des atrocités contre eux.

Après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, Trump proposait de ficher les musulmans vivant aux Etats-Unis et d’éliminer toutes les familles des jihadistes. Ils ignorent peut-être que des musulmans comme moi, qui désapprouvent le terrorisme religieux, ont été victimes directes ou collatérales des attentats perpétrés à Paris et à Nice. Et que, si l’amalgame est fait entre musulman et jihadiste, cela voudrait dire que tous les musulmans sont des jihadistes. Par conséquent sa proposition d’éliminer les jihadistes et leurs familles reviendrait à exterminer tous les musulmans de la planète.

Suite à la fusillade de San Bernardino en Californie, Donald Trump proposait le 7 décembre 2016 d’interdire les Etats-Unis aux musulmans. En ce temps, on fustigeait de simples provocations électorales, hâtivement tirés de sondages fallacieux menés par des organisations réputées islamophobes, telle le « Center for Security Policy ». Depuis le 27 janvier 2017, Trump est passé à l’acte en interdisant l’Amérique à tous les ressortissants de sept pays majoritairement musulmans. La communauté internationale s’en émeut, mais laisse faire. Le chaos est en germination. C’est gravissime !

L’équation « un musulman = un terroriste » est une bombe endogène à retardement.

Est-ce normal qu’un bébé de 4 mois, souffrant grièvement d’une malformation cardiaque, ait dû frôler la mort parce que ses parents sont iraniens, et qu’on leur a refusé d’embarquer pour le soigner aux Etats-Unis ? La justice américaine devrait logiquement remettre en cause la constitutionnalité du décret présidentiel de Trump. A défaut, Trump pourrait, avec le même souci d’assurer la sécurité de la nation américaine, expulser les personnes originaires du Maghreb, du Moyen orient, de l’Afrique subsaharienne, du Pakistan, du Bangladesh, de l’Inde, et de l’Iran, qui forment l’essentiel des musulmans vivant sur le territoire américain, et dont la plupart ont la citoyenneté américaine comme lui. Les Etats-Unis devraient ainsi se disloquer, ou replonger dans une longue période de ségrégation institutionnelle contre les musulmans, comme celle abominable, subie par les Noirs après la guerre de sécession et l’abolition de l’esclavage. Il faut ressusciter Abraham Lincoln.

La logique de cette loi antimusulmane devrait induire cette situation. Car qui peut le plus, peut le moins. Si un musulman iranien vivant en Iran est une arme potentielle contre l’Amérique, le musulman iranien qui vit déjà en Amérique l’est pour autant. Au même niveau d’animosité et de haine contre l’Amérique de Trump, le musulman iranien vivant chez l’oncle Sam peut être plus nuisible.

Il n’a pas besoin de demander un visa et de prendre un avion pour aller frapper les Etats Unis. Il y est déjà. Si une loi est prise pour empêcher les iraniens d’Iran de fouler le sol américain, une autre loi devrait être prise pour expulser ou mettre en quarantaine les iraniens vivant aux Etats Unis. Trump le fera-t-il ?

Américains, pour la paix et la sécurité intérieure de votre nation, vous gagneriez à vous débarrasser de cette loi ségrégative promue par Trump, son gouvernement, et les lobbies tapis dans l’ombre de la Maison blanche et du congrès américain. Débarrassez-vous du dogme religieux qui vous fait croire que vous êtes la race supérieure (Interprétation erronée de la Bible : Genèse, chapitre 9, Versets 25 à 27). Cela peut inconsciemment motiver chez vous un tempérament belliqueux contre d’autres croyances et d’autres races. L’Amérique que nous aimons n’a pas besoin de nouvelles lois Jim Crow, qui seront de véritables armes de destruction massive pour votre cohésion nationale.

La stratégie va-t-en-guerre est une bombe exogène à retardement.

La stratégie du pompier pyromane qui répand le feu pour stopper l’incendie, que parait emprunter Trump, ne permettra pas à l’Amérique de retrouver la paix, avec elle-même et avec le reste du monde. Vouloir faire la guerre à toute occasion, parce qu’on a la première puissance militaire au monde, n’est pas un gage de paix. Se préparer à la guerre pour défendre sa sécurité, ne veut pas dire être inlassablement en état de guerre. L’adage dit « si tu veux la paix, prépare la guerre» (si vis pacem para bellum). Et non si tu veux la paix, soit toujours en guerre. Quelle que soit la chimiurgie esthétique d’une guerre, les belligérants ne sont pas en paix. L’Amérique gagnerait à se débarrasser de l’utopie qui consiste à diviser le monde deux axes : L’axe du bien (l’Amérique et ceux qui lui ressemblent : blancs, chrétiens, et capitalistes) ; et l’axe du mal (Tous ceux qui ne lui ressemblent pas : les Noirs, les Arabes, les Latinos, les Chinois, et maintenant tous ceux qui ont comme dénominateur commun l’Islam).

Monsieur Trump, si des terroristes catholiques venaient à frapper l’Amérique, allez-vous interdire l’entrée sur votre territoire à tous les ressortissants de pays majoritairement catholiques ? Pourquoi n’adoptez-vous pas une loi pour interdire aux américains de se rendre dans tout pays majoritairement musulman ? Des terroristes protestants du Ku Klux Klan commettent des attentats aux Etats-Unis contre les « Nègres » depuis plus de 150 ans. Est-ce la responsabilité des pays majoritairement protestants ? Qu’attendez-vous pour les expulser des Etats-Unis ? Quelle sera votre attitude et celle des américains qui vous soutiennent si tous les pays musulmans du monde interdisaient leur territoire aux ressortissants américains ?

Nous aimons l’Amérique et ne souhaitons pas qu’elle soit condamnée à faire des guerres ça et là pour exister. Et pourtant nous sommes musulmans ! Pas des terroristes !

Aliou TALL,

Juriste,

Président du RADUCC

Email : raducc@hotmail.fr

 
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Insolite: Un cambrioleur coincé à une fenêtre arrêté

2017/2/5

Aujourd'hui en Guinée La police pouvait à peine croire à cette chance unique de tomber sur un cambrioleur qui se débattait du haut d’une fenêtre où il était coincé. Sean Crawshaw, le fameux cambrioleur âgé de 47 ans, a été retrouvé suspendu à la fenêtre d’une salle de bain. Il avait tenté de rentrer dans cette maison de Radcliffe, à Bury, dans le Grand Manchester dont le propriétaire avait la soixantaine. Celui-ci, de retour d’un tour aux boutiques, l’avait trouvé coincé sur le rebord de la fenêtre à environ 4,5m du sol après le retour d’un voyage aux magasins.

Le cambrioleur Crawshaw, habitant de la rue James à Radcliffe, a été condamné à deux ans et cinq mois par le tribunal de Manchester Minshull le mois dernier. Il avait plaidé coupable de cambriolage avec l’intention de voler après avoir été pris dans la fenêtre de la salle de bain dans la rue Bank en Décembre. « Nous avons tous eu un petit rire à ce sujet plus tard, mais le propriétaire a été réellement assez ébranlé à ce sujet.

Après tout, ce n’est pas agréable de se faire cambrioler sa maison et d’y retrouver le coupable », a déclaré Sergent Richard Garland, de la police du Grand Manchester. BBC

 
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Un ancien ministre de Jammeh arrêté en Suisse pour soupçons de crimes contre l’humanité

2017/1/31

Aujourd'hui en Guinée La Suisse a interpellé jeudi l’ex-ministre de l'Intérieur gambien Ousman Sonko. Proche de l'ex-président Yahya Jammeh, il est soupçonné de crimes contre l'humanité.

Ousman Sonko, ministre de l’Intérieur de Gambie pendant dix ans avant d’être limogé en septembre dernier, a été interpellé dans la petite ville de Lyss, située près de Berne , où il a déposé une demande d’asile en novembre dernier. Ousman Sonko avait déjà tenté d’obtenir l’asile en Suède, quelques jours après son limogeage, en septembre.

« L’enquête à son encontre a été ouverte en conformité avec l’article 264a du Code pénal, qui porte sur les crimes contre l’humanité », a expliqué le procureur du canton de Berne, Christof Scheurer. « Il sera entendu prochainement », a indiqué le porte-parole du procureur du canton de Berne, Amaël Gschwind.

Responsable des lieux de détention

Son interpellation en Suisse fait suite à une « dénonciation pénale » déposée par l’organisation non gouvernementale Trial International, basée à Genève et luttant contre l’impunité dans le monde. « En tant que responsable des lieux de détentions, Ousman Sonko ne pouvait ignorer les tortures qui s’y pratiquaient à grande échelle contre les dissidents politiques, journalistes et défenseurs des droits humains », a déclaré Bénédict de Moerloose, responsable du Département Droit pénal et enquêtes de l’ONG.

À LIRE AUSSI :Gambie : l’ex-président Yahya Jammeh s’exile en Guinée équatoriale
Avant de diriger le ministère de l’Intérieur, Ousman Sonko occupait le poste d’inspecteur général de la police gambienne. Il était auparavant commandant du premier bataillon d’infanterie de l’armée gambienne.

AFP

 
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Les chefs d’État de l’Union africaine acceptent la demande d’adhésion du Maroc

2017/1/30

Aujourd'hui en Guinée (JA)Les chefs d'État de l'UA réunis à Addis-Abeba lundi ont admis le royaume du Maroc au sein de la grande famille africaine.Outre l’élection du nouveau président de la Commission de l’Union africaine, c’était l’événement le plus attendu de ce 28e sommet des chefs d’État de l’organisation : lundi 30 janvier, quatre mois après qu’elle a été déposée, la demande d’adhésion du Maroc a été officiellement acceptée. Le royaume chérifien est ainsi admis après un long travail diplomatique à travers tout le continent, qui a suscité quelques tergiversations.

Lors du huis-clos des chefs d’État, tous les pays ont exprimé leur position. Si 39 ont répondu positivement, une dizaine a exprimé des réserves. Le nouveau président en exercice de l’UA, Alpha Condé, a alors déclaré que la majorité devait triompher.

« Pour une Afrique forte sur la scène internationale »

« La conférence des chefs d’État a tranché. Nous nous félicitons de ce retour qui permettra, avec le Maroc, de continuer encore plus loin pour une Afrique unie pour une Afrique forte sur la scène internationale », a réagi Ibrahim Abani, secrétaire général de la Cen-Sad.

La république sahraouie souhaite la bienvenue au Maroc

Mohamed Salem Ould Salek, ministre sahraoui des Affaires étrangères, a de son côté déclaré que « ce fut un débat démocratique. Dès le moment que le Maroc n’a pas posé de conditions ni fait de réserves sur l’acte constitutif, notamment les articles 3 et 4 qui reconnaissent les frontières issues de la colonisation, on le prend au mot. La république sahraouie souhaite la bienvenue au Maroc. Tous les États, y compris les amis du Maroc ont déclaré qu’ils travailleront pour que la RASD et le Maroc résolvent le problème ».

 
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Le Tchadien Moussa Faki Mahamat élu président de la Commission de l’UA

2017/1/30

Aujourd'hui en Guinée ( JA)Le ministre tchadien des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat, a été éluce lundi à la tête de la Commission de l'UA, où il remplace la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.Le suspense a été de courte durée : le Tchadien Moussa Faki Mahamat a été élu président de la Commission de l’Union africaine (UA) avec 39 voix sur 54 ce lundi 30 janvier.

Au terme des trois premiers tours de scrutin, le Sénégalais Abdoulaye Bathily, la Botswanaise Pelonomi Venson-Moitoi, et l’Équato-Guinéen Agapito Mba Mokuy ont été éliminés. Les deux finalistes, le ministre des Affaires étrangères tchadien et son homologue kényane Amina Mohammed ont été départagés à l’issue de trois autres tours. Moussa Faki a ensuite été élu à l’issue d’un septième et dernier tour.

Il succède à la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.

« Mon expérience a convaincu »

« Je mesure la tâche qui est dorénavant la mienne en tant que président de la Commission de l’Union africaine, a réagi Moussa Faki Mahamat à l’issue du vote. Je ne sais pas comment le vote s’est déroulé car je n’étais pas dans la salle, mais j’imagine que mon expérience, ma vision ont convaincu. Je mesure le poids de la charge. »



 
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Un ancien ministre de Yahya Jammeh arrêté en Suisse pour soupçons de crimes contre l’humanité

2017/1/26

Aujourd'hui en Guinée La Suisse a interpellé jeudi l’ex-ministre de l'Intérieur gambien Ousman Sonko. Proche de l'ex-président Yahya Jammeh, il est soupçonné de crimes contre l'humanité.Ousman Sonko, ministre de l’Intérieur de Gambie pendant dix ans avant d’être limogé en septembre dernier, a été interpellé dans la petite ville de Lyss, située près de Berne , où il a déposé une demande d’asile en novembre dernier. Ousman Sonko avait déjà tenté d’obtenir l’asile en Suède, quelques jours après son limogeage, en septembre.

« L’enquête à son encontre a été ouverte en conformité avec l’article 264a du Code pénal, qui porte sur les crimes contre l’humanité », a expliqué le procureur du canton de Berne, Christof Scheurer. « Il sera entendu prochainement », a indiqué le porte-parole du procureur du canton de Berne, Amaël Gschwind.

Responsable des lieux de détention

Son interpellation en Suisse fait suite à une « dénonciation pénale » déposée par l’organisation non gouvernementale Trial International, basée à Genève et luttant contre l’impunité dans le monde. « En tant que responsable des lieux de détentions, Ousman Sonko ne pouvait ignorer les tortures qui s’y pratiquaient à grande échelle contre les dissidents politiques, journalistes et défenseurs des droits humains », a déclaré Bénédict de Moerloose, responsable du Département Droit pénal et enquêtes de l’ONG.

Avant de diriger le ministère de l’Intérieur, Ousman Sonko occupait le poste d’inspecteur général de la police gambienne. Il était auparavant commandant du premier bataillon d’infanterie de l’armée gambienne.

AFP

 
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Adama Barrow de retour en Gambie cinq jours après le départ de Yahya Jammeh

2017/1/26

Aujourd'hui en Guinée Le nouveau président gambien Adama Barrow est rentré ce jeudi après-midi à Banjul, cinq jours après le départ en exil de son prédécesseur Yahya Jammeh. De nombreux Gambiens se sont massés autour de l'aéroport pour l'accueillir.

A suivre

 
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L'opposition Equato-guinéenne dénonce la présence du dictateur Jammet à Malabo

2017/1/24

Aujourd'hui en Guinée L'ex-président gambien, l'autocrate et dernier sanguinaire Ouest africaine,Yahya Jammeh qui a quitté son pays samedi 21 janvier dernier pour s'exiler en Guinée équatoriale via la Guinée est confronté à une vive contestation de la part du Principal parti d'opposition équato-guinéen. Le Parti de la convergence sociale et du progrès estime que le chef de Obiang Nguema a pris de façon unilatérale la décision d'accueillir le dictateur sur leur sol alors que la constitution exige dans de pareilles circonstances, une large concertation .

L'opposition promet de manifester afin de demander le départ de Yahya Jammet qui est accusé non seulement d'avoir tué les centaines de gambiens mais de vider les caisses du pays avant de s'en voler pour son exil .

C'est sous de fortes pressions militaires et diplomatiques que le dictateur a cédé le pouvoir à Adama Barrow, mettant fin à six semaines de crise politique et déclenchant des manifestations de joie à Banjul. Quand au chef de l'État élu , il est.toujours à Dakar.

A suivre...

A. SAKHO

 
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Gambie : Les troupes sénégalaises de la Cedeao acclamées à leur entrée dans Banjul

2017/1/23

Aujourd'hui en Guinée Des militaires sénégalais, membres de la coalition de la Cedeao pour la Gambie, sont entrés dans Banjul sous les acclamations de la foule, dimanche en début de soirée, au lendemain du départ de Yahya Jammeh pour la Guinée équatoriale.Un hélicoptère de l’armée de l’air sénégalaise avait brièvement survolé Banjul vers 16h, comme un présage de leur arrivée prochaine. Ce dimanche 22 février, au lendemain du départ de Yahya Jammeh pour la Guinée équatoriale, des militaires sénégalais de la Mission de la Cedeao en Gambie (Micega) sont entrés dans la capitale gambienne sous les vivas de la foule aux alentours de 19h.

Ils ont été accueillis par une explosion de joie des habitants, en particulier lorsqu’ils ont pris position autour de la State House, le palais présidentiel occupé par Jammeh pendant plus de vingt-deux ans. « Nous sommes très heureux et très fiers des soldats sénégalais. Ce sont nos frères : ils sont là aujourd’hui pour notre droit à la liberté et à la démocratie », s’exclamait Kaglay, la vingtaine. Derrière lui, la foule clamait différents slogans, comme « Vive la Cedeao » ou « Au revoir Jammeh ».

Présence sénégalaise dans plusieurs villes

De leur côté, les officiers sénégalais ont également été chaleureusement accueillis par leurs homologues gambiens, tandis que leurs hommes posaient tout sourire pour des photos avec les habitants.

Dans la matinée, plusieurs unités sénégalaise de la Micega étaient entrées en territoire gambien. Joint par Jeune Afrique, un officier a affirmé que ces troupes étaient entrées « de partout » en territoire gambien, tout en refusant d’en dire plus sur leur localisation, pour des « raisons stratégiques ».

Des militaires sénégalais ont été aperçus dans plusieurs villes gambiennes au cours de la journée. À Barra, à quelques kilomètres à vol d’oiseau de Banjul, sur la rive opposée du fleuve Gambie, certains avaient pris position dans un vieux fort colonial. Prêts à entrer en mouvement, ils attendaient les ordres de leurs supérieurs et n’excluaient pas d’entrer à leur tour dans la capitale au cours des prochaines heures.

Objectif : contrôler des points stratégiques en vue de sécuriser les populations et faciliter la prise de fonction du président élu
Une colonne d’une dizaine de véhicules de l’armée sénégalaise, dont des blindés, avait aussi traversé la frontière à Farafenni, point de passage fréquenté entre le Sénégal et la Gambie. Selon des confrères de l’AFP, présents sur place, ces militaires ont été chaleureusement accueillis par l’armée gambienne et les civils. Certains soldats gambiens, désarmés, ont même fait des pompes devant eux pour les saluer.

Dans un communiqué diffusé dimanche matin, le général François Ndiaye, le commandant de la Micega, a indiqué que l’entrée de ses troupes en Gambie « avait pour but de contrôler des points stratégiques en vue de sécuriser les populations et faciliter la prise de fonction du président élu Adama Barrow« . Selon Halifa Sallah, ex-porte parole de la coalition de l’opposition gambienne, le nouveau chef de l’État devrait « bientôt » arriver à Banjul, peut-être même dès ce lundi.


JA

 
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Les raisons du choix de la Guinée équatoriale par Yahya JAMMET

2017/1/23

Aujourd'hui en Guinée Après avoir dirigé d'une main de fer son pays pendant 22 ans, Yahya Jammeh à quitté la Gambie ce samedi 21 janvier, à 21h19 précises. L'ex-président gambien s'est rendu en Guinée équatoriale, après une escale à Conakry.L’image est forte : Yahya Jammeh en train de monter dans le jet privé d’Alpha Condé. L'ancien président se retourne et salue une dernière fois en levant son Coran la foule réunie autour de l’avion : ses sympathisants, des proches, des membres de son gouvernement, beaucoup de militaires, énormément de gens en pleurs, en larmes, des femmes, mais aussi des soldats censés sécuriser cette cérémonie de départ.

Une cérémonie très officielle, très solennelle, en présence d’Alpha Condé, avec la fanfare de la garde républicaine qui a joué l’hymne gambien sur le tarmac. La foule a été maintenue à l’écart quand Yahya Jammeh a commencé à avancer vers l’avion. Tout le monde a alors avancé avec lui, les militaires ont été débordés, et ont finalement laissé faire. La foule s’est rapprochée du jet privé, pour accompagner ce dernier départ de Yahya Jammeh.

L'ex-président a donc finalement quitté la Gambie, après un mois et demi de crise, de négociations et de tractations menées par la Cédéao, l’Union africaine et les Nations unies. Des tractations qui ont finalement servi et qui ont permis de garder le pays en paix.

Le départ de Yahya Jammeh a été accueilli par des concerts de klaxons ce samedi soir, un peu plus d'une heure après le décollage de l'avion. Les Gambiens ont laissé éclater leur joie.

A Westfield, le lieu de rendez-vous des Gambiens pour les célébrations, le carrefour était noir de monde lorsqu'Adama Barrow avait remporté l'élection en décembre dernier. Il y avait un peu moins de monde ce soir, même si de nombreuses voitures circulaient à toute allure en klaxonnant.

La décision de l'ex-président gambien a largement été saluée et célébrée à Banjul. L'ambiance est aussi au soulagement. Les Gambiens retrouvent un peu ce qu'ils ont connu avec la victoire d'Adama Barrow, attendu désormais avec impatience par ses sympathisants.

Yahya Jammeh ne reviendra jamais. Nous n'avons plus besoin de lui. Tout le monde a dit "laissez-le partir". Regardez, même les soldats, tout le monde est heureux. Maintenant il est temps pour la Gambie d'être libre.

Le décollage de l'avion de Yahya Jammeh avait été précédé par le départ d'un appareil mauritanien qui, selon des sources proches de la présidence guinéenne, transportait des proches et des collaborateurs l'accompagnant dans son exil. Peu après 22 heures locales (TU), l’ancien président gambien et Alpha Condé ont débarqué à l’aéroport de Conakry, salués sans tambours ni trompettes par le Premier ministre Mamady Youla, entouré de quelques membres de son gouvernement.

Mais il ne s'agissait que d'une escale. L'ex-président gambien a ensuite embarqué dans un avion spécial affrété par la présidence équato-guinéenne, selon des sources concordantes, pour l'emmener en Guinée équatoriale, une destination d'exil confirmée par le président de la Commission de la Cédéao, Marcel Alain de Souza, lors d'une conférence de presse à Dakar.

Il était pourtant prévu que le président de la Guinée, Alpha Condé, l’accueille temporairement et une résidence cossue, hautement sécurisée, lui avait été aménagée à cet effet dans la banlieue de Conakry. De sources aéroportuaire et officielle, l'avion spécial a donc décollé à 23h50 en direction de Malabo, la capitale de la Guinée équatoriale.

Pourquoi ce choix ? D’abord, parce que la Guinée équatoriale est suffisamment éloigné de la Gambie. Ensuite, parce qu’il n’a pas ratifié le traité de Rome et donc, l’ex-président ne prend pas donc pas le risque d’être poursuivi ou livré à la Cour pénale internationale (CPI).

« Eviter un bain de sang »

Dans un communiqué, le président guinéen Alpha Condé « s'est félicité de l'issue heureuse de la crise en Gambie, qui a permis par le dialogue d'éviter un bain de sang ».

Dans une déclaration commune publiée peu après le départ de l'ex-président, la Cédéao, l'Union africaine et l'ONU ont annoncé garantir les droits de Yahya Jammeh, y compris à revenir dans son pays, saluant sa « bonne volonté » pour parvenir à un dénouement pacifique de la crise.

Les trois organisations veilleront à le soustraire, avec les siens, aux tentatives de « harcèlement » et de « chasse aux sorcières ». Elles se portent également garantes des propriétés de l'ex-président, de sa famille, des membres de son régime ou de son parti, selon le texte.

Les défis qu'attendent Adama Barrow

Selon plusieurs sources, le président Adama Barrow, qui a été investi jeudi 19 janvier à Dakar, est pressé de rentrer à Banjul. Mais ce retour sera quelque peu différé. « Il faut d’abord sécuriser Banjul et l’ensemble du pays », indique Marcel Alain de Souza, le président de la commission de la Cédéao.

« Adama Barrow ne va pas loger tout de suite au Palais présidentiel », ironise ce diplomate. La Cédéao a prévu de déployer quelque 7000 soldats. Pour le moment, environ 4000 militaires sénégalais et nigérians sont sur le terrain. Cette opération, indique Marcel Alain de Souza, devrait permettre de saisir des armes et de dépolluer des zones minées.

Une fois rentré dans son pays, plusieurs tâches importantes attendent Adama Barrow. Il doit former son gouvernement, nommer un vice-président, remettre de l’ordre dans le pays et répondre aux nombreuses attentes des Gambiens. Dans un entretien accordé à la BBC, Adama Barrow annonce la suppression de l’agence nationale des renseignements. Et surtout, la mise en place d’une commission vérité et réconciliation, afin qu’il n’y ait pas de chasse aux sorcières contre les partisans du président déchu.






RFI

 
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