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21 Juillet 2017 - 15h41
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Guinée : Un enseignant demande l’annulation du baccalauréat pour la dignité de la République ( Lettre ouverte)

2017/7/18

Aujourd'hui en Guinée Monsieur le ministre. Lorsque cette lettre vous parviendra, j’aurai le sentiment d’avoir accompli, peut-être au risque de ma vie mais par loyauté à la république, un devoir des plus nobles de ma citoyenneté de guinéen.

Parlant de loyauté justement, il m’a été donné de constater que la république court à sa perte et que sa ruine est en train d’être ensemencée par ceux qui devraient la bâtir. Je n’ignore pas tant soit peu, que de nombreux compatriotes n’ont pu vivre heureux qu’en voyant la république poignardée gisant dans le sang de ses bourreaux. Or, comme le dirait l’autre, « le mal ne triomphe que par l’inaction des hommes de bien ». L’importance des propos que je transcris dans ces lignes, traduit ma volonté d’agir pour le salut, espéré ou hypothétique, de la république.

Monsieur le Ministre, j’ai décidé de vous écrire cette lettre pour dénoncer la parodie de baccalauréat qui vient d’être organisé en république de Guinée et qui fait la honte d’un pays déjà empêtré dans une situation polico-sociale scandaleuse. Le baccalauréat est le diplôme le plus important de l’enseignement pré-universitaire et son organisation répond du besoin de préparer la jeune génération à continuer l’œuvre de construction de la république. A voir ce qui s’est passé, il semble que cet objectif soit perdu d’avance.

Le déroulement du baccalauréat nous a replongés dans un passé si proche et si décrié qu’on n’eut pas cru qu’il reviendrait de sitôt. Et pourtant oui, il est bien là et son évidence frise le sabotage.

Le premier constat qu’il nous a été donné de faire de ce pseudo baccalauréat, c’est l’usage de téléphones à une échelle qui provoque des suspicions. Dans les salles d’examen, des candidats ameutés, ont systématiquement utilisé des appareils pour recevoir par ce moyen les traités des épreuves auxquelles ils étaient soumis. Quid des surveillants qui ont renoncé à faire rigueur après avoir été menacés, ou lorsqu’eux-mêmes, dans bien des cas, étaient de la longue chaine de complicités, qui fera l’objet d’une partie de cette lettre.

Les comités de rédaction autour des centres d’examen étaient insensés du temps du feu Général Lansana Conté. Leur retour l’est tout aussi. Cette fois, cela a bien repris, sonnant le glas des six dernières années qui ont connu des centres d’examen sans attroupement. Les premiers responsables de cette résurrection sont les fondateurs d’écoles privées qui ont décidé de ne plus continuer à perdre la manne que leur versent les parents d’élèves en concédant de mauvais résultats au baccalauréat. C’est donc à leur solde qu’ont été préparés et financés les fameux groupes de Rédacteurs, c’est-à-dire ces enseignants dont le zèle iconoclaste, a prostitué la profession et qui se complaisent à se faire trimer leur conscience à coups de billets de banques.

J’en viens maintenant, Monsieur le Ministre, à la pratique la plus abjecte que cette session du baccalauréat a remise au goût du jour.

Le photocopiage en masse des sujets traités par les rédacteurs, distribués aux candidats. Quoi de plus normal ? Pourquoi y aurait-il des comités de rédaction si les auteurs de ces actes répréhensibles n’étaient pas assurés de pouvoir atteindre leur objectif ?

Monsieur le Ministre, nul homme d’Etat ne saurait réussir sans la loyauté de ses collaborateurs.

Et d’ailleurs, si je pus m’exprimer autrement, la réussite de l’homme d’Etat se fait à son insu. Je voudrais évoquer par ces mots la question des complicités inadmissibles qui ont mis un voile ténébreux sur la qualité de cet examen.

Je ne peux faire une induction amplifiante de ce que je dis, mais je sais en même temps que la tendance a été générale. Ce sont les agents examinateurs qui ont trahi la république en se faisant complices des candidats fraudeurs. Pourquoi les candidats d’un centre d’examen porteraient en triomphe un délégué et les surveillants à la fin de la dernière épreuve de baccalauréat ? Pourquoi des candidats ont fait la fête durant de longs moments comme s’ils avaient déjà été déclarés admis au baccalauréat ? Pourquoi certains surveillants ont été menacés, insultés ou hués alors que d’autres étaient devenus des héros, l’instant d’une fin de baccalauréat ?

Les réponses sont simples : c’est parce que les délégués et les surveillants ont participé à la tricherie. Et les facilités accordées par certains surveillants et délégués, rapportées par des candidats à leurs camarades des autres centres ont été à l’origine des cas de révolte comme à Kaloum où les examinateurs ont été séquestrés par les candidats pour revendiquer leur droit de frauder.

Monsieur le Ministre, ce dont la description précède m’amène à vous demander de prendre vos responsabilités politiques et sociétales pour sauver la nation. L’avenir d’une nation dépend des décisions courageuses de ses gouvernants. Vous avez récemment affirmé, lors d’un passage à Mamou, que par le passé, « …Nous les enseignants, les parents d’élèves, nous avons triché et trahi nos propres enfants ». Au vu de ce qui s’est passé, avez-vous le sentiment que la trahison soit terminée ? Sans doute non. C’est pourquoi vous devez ne plus donner libre cours aux consciences médiocres qui ternissent l’image de votre département et de toute la république. Vous faites face à une situation historique, qui appelle à une décision tout aussi historique, qui déterminera la trajectoire de votre séjour à la tête du département de l’enseignement pré universitaire. Vous êtes attendus et la décision que vous prendrez ou même si vous décidez de ne rien faire, de fermer les yeux, tout cela est scruté. Sachez seulement que l’audace réussit aux hommes honnêtes et que nul ne saurait être fier de ses turpitudes. Pour ma part, je vous demande d’annuler cet examen pour la dignité de la république. Ainsi l’histoire retiendra de vous l’image de l’honnête homme qui a voulu servir dignement son pays et son peuple en agissant dans la vérité et par honneur. Le devoir de chacun le justifiera.

Denis Gamy ,Professeur,

Certifié du Projet Rajeunir et Féminiser l’Administration,

Master 2 en Gestion des Systèmes Educatifs de L’Université d’Alexandrie


 
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Passation de service à la RTG-Koloma : : Discours de Yamoussa Sidib

2017/7/17

Aujourd'hui en Guinée Sékouba Savané a officiellement remplacé Yamoussa Sidibé à la tête de la RTG Koloma, aujourd'hui, lundi Le 17 juillet 2017 . A l’occasion, le directeur sortant a tenu un grand discours ci-dessous :

Au moment inoubliable, à bien des égards, où je prenais mes fonctions à la tête de la RTG, 3 défis importants parmi de nombreux autres, s’affichaient ostentatoirement à nous.

Le premier de ces défis concernait le niveau d’équipements techniques.

Le constat était qu’à tous les échelons de chaque service, les équipements ne répondaient pas aux exigences et au standing d’une Radio ambitieuse et d’une Télévision à la hauteur de la volonté de modernité d’une Guinée qui avance.

Ce défi s’imposait alors à mon esprit, comme la clause du pacte d’excellence permettant à la Radio et à la Télévision de s’arrimer aux dernières avancées technologiques, afin de s’aligner en bonne position dans la compétition internationale.

La conquête du standard international, en matière d’équipement, s’imposait donc avec acuité.

Ensuite, et consubstantiellement au premier, la Modernisation des contenus et Programmes de la TV et de la Radio se présentait sous la forme d’un pari à gagner, à tout prix.

Signalons à ce sujet, que les émissions peinaient à retenir pendant longtemps le téléspectateur. Il fallait donc apporter promptement, c’est-à-dire dans des délais relativement courts des changements visibles à l’antenne. Dans cette perspective, nous avons alors réalisé l’exigence de nous attaquer simultanément aux contenus des émissions, à la programmation des grilles et à la valorisation de l’antenne.

Enfin, nous avions antérieurement observé, avec une forte préoccupation, le manque cruel de FORMATIONS promouvant la remise à niveau, le réarmement moral et la capitalisation de l’expérience professionnelle des agents à tous les niveaux des hiérarchies de la Radio et de la Télévision.

On peut inférer de ce court exposé de ces trois défis que la RTG ne pouvait pas prétendre se rapprocher des standards internationaux pour la raison simple, mais majeure, qu’elle manquait de politique et de programme propices à une formation régulière capable de hisser ses agents à un niveau de compétences suffisant, leur permettant de produire, animer, programmer, planifier.

Quel que soit le palier de la RTG que l’on examine, l’on ne pouvait s’empêcher de relever le caractère criard et urgent des besoins de formation.

Face à l’ampleur de cette situation et en l’absence de ressources financières, nous avons consulté le carnet de nos relations dans l’espace audiovisuel francophone, ouvert durant les 16 années, pendant lesquelles nous n’avons été correspondant de France Télévisions en Guinée, Sierra Léone et Libéria.

Saisissant l’opportunité que m’offrait ce privilège, nous avons pu inscrire la RTG dans l’assiette de la coopération française. Ainsi à Conakry, à l’ambassade de France, et à Paris, à l’agence française de coopération médias, nous avons pu réussir à faire accepter un plan de relance de la RTG, un plan d’équipements et de formation. Ainsi, les négociations de ce plan de relance ont permis d’organiser une mission du projet européen intitulé « Promotion de la paix et du désenclavement à travers l’amélioration de l’accès à une information objective en Guinée ».

Ce projet comporte deux volets : un premier consacré à l’achat de matériel technique, un second à la modernisation des émissions de plateau et à la formation des journalistes.

Dans cette optique, un inventaire détaillé des besoins matériels de la RTG a pu être réalisé.

CFI, Canal France International, sur un financement de l’UE, a ainsi procédé à la sélection et à l’achat du matériel, ainsi qu’à son transport sur Conakry. Ces équipements, concernaient tous les aspects de la production et de l’exploitation audiovisuelles (Caméras, banc de montage, son, lumière, régie etc…)

En ce qui concerne l’expertise éditoriale, deux formations seront proposées, qui font suite aux demandes que nous avions exprimées.

La première se rapportait à la professionnalisation des journalistes/reporters. Les journalistes sélectionnés (une quinzaine) participeront à deux ateliers, l’un consacré à l’écriture des sujets, le second, au tournage et au montage.

Le premier volet de cette deuxième formation, qui visait la création d’une émission «citoyenne », sera l’occasion de faire un rappel des techniques de réalisation auprès d’une équipe de 15 personnes (rédacteurs en chef, animateurs et techniciens…) et de mettre en place un planning de tournage.

Le lancement du programme-pilote favorisera la réalisation d’un travail en équipe entre groupes techniques, producteurs, réalisateurs et présentateurs.

L’un des résultats de cette dernière formation est la création de l’émission Guinée-Actu.

Ces différentes formations, qui s’étendront sur deux ans, imprimeront une dimension novatrice à la professionnalisation des journalistes/reporters et des techniciens de la RTG. Des métiers de la télévision, qui avaient disparus, comme l’éclairagiste, le poursuiteur, le machiniste, le script etc.. font une éminente réapparition qui empreint une mutation plus dynamique aux prestations de tous les agents.

Ces formations auront également permis d’accentuer la Professionnalisation des émissions de plateaux, notamment en ce qu’il s’agit de la conception et du développement d’un programme cohérent d’informations.

Je voudrais souligner que lorsque j’accédais aux fonctions exaltantes et contraignantes de Directeur général de la RTG en 2013, il n’existait qu’un seul JRI (journaliste reporter d’images), aujourd’hui une dizaine a été formée sur notre initiative dont cinq, selon les formateurs, capables de travailler dans n’importe quelle rédaction de pays occidentaux.

Les techniciens et réalisateurs découvrent et apprivoisent les secrets des émissions plateaux. La lumière, le son, les images, et les subtilités d’une réalisation vidéo n’auront plus de secret pour les jeunes techniciens de la Maison. On pourrait appeler ça, une révolution.

Dans la perspective des élections législatives 2013, des journalistes reporters et présentateurs ainsi que des techniciens sont initiés à la préparation et à l’animation d’une soirée électorale en multiplexe. Cette expérience sera reconduite à la présidentielle de 2015 avec succès.

Nous avons aussi pu diversifier nos interlocuteurs. Ainsi une rencontre avec l’ambassadeur de la République populaire de Chine nous a permis de bénéficier d’un don d’équipements d’une valeur de 10 mille dollars.

L’année dernière, en Avril, nous avons pu obtenir deux places pour des agents de la rédaction du JT qui se sont rendus à Dakar pour se former aux techniques de montage et de traitement des sujets internationaux envoyés par des agences d’images comme l’AFP.

Toujours dans le cadre de la formation, j’ajoute que l’échange de services développé avec les écoles NAKO DIABATE, a permis l’accès de la majorité des travailleurs à l’indispensable outil informatique.

En ce qui concerne les contenus, des innovations notables ont pu être effectuées à partir de Février 2013. Au rang de celles-ci, je peux citer à la Télévision, les émissions comme Kolomatin, 1h pour convaincre, suivies d’autres, comme : Guinée-actu, Musique d’ailleurs, WO-FA, Archives de Guinée, Débat sur Koloma, Echos de nos régions, Dites-moi tout Dr, Sports-Débat, Secret de femmes, etc..

A la radio, Kolomatin, Koloma-soir, Débat sur Koloma, Koloma Kibaro, l’instant Aya etc…

Mesdames et Messieurs

Pour le plus grand profit des téléspectateurs guinéens, depuis le 14 Mai 2016, la télévision émet 24h/24, avec cette précision qu’aujourd’hui, les principaux postes de production et d’exploitation sont mis en réseau avec la Régie ou le Nodal. Presque toute la chaine d’exploitation est numérisée.

Je ne saurais oublier le petit pas accompli avec la construction du site internet compatible avec les applications Windows, mac et les mobiles.

La RTG est maintenant présente sur tous les réseaux Facebook, Youtube, twitter etc… Le réseau local a été connecté sur la fibre optique.

Je peux dire, avec une pointe de fierté toute guinéenne, qu’en ce qui concerne la RTG, GUINEA IS BACK est une réalité, parce que désormais nous pouvons, malgré des difficultés persistantes, tenir la compétition dans une sous-région où la télévision la moins dotée dispose d’un un budget annuel supérieur à 10 Milliards de FCFA.

Mesdames et Messieurs

Permettez que j’en vienne à l’expression de ma reconnaissance que je formule en un seul mot : Merci

Merci à Dieu le tout-puissant de m’avoir accordé de vivre cette expérience extraordinaire à la tête de la RTG Koloma, cette maison que je fréquente depuis l’âge de 22 ans.

Merci au chef de l’Etat, Pr Alpha Condé qui a porté sa confiance en moi pour ces 4 ans et demi et m’a offert son appui bienveillant. Je ne l’oublierai pas. Je n’oublierai pas ce bol d’eau fraiche qu’il m’a tendu un jour de grande chaleur.

A tous mes collaborateurs qui, en dépit de mes défauts, ont accepté de m’accompagner dans cette merveilleuse et mémorable aventure.

Aux responsables syndicaux avec lesquels j’ai harmonieusement travaillé à créer de meilleures conditions de travail aux agents.

A ma famille et mes amis dont l’amour et l’affection m’ont soutenu, inspiré et fortifié durant l’exécution de la mission qui m’avait été dévolue.

Mesdames et Messieurs

Il y a 4 ans et demi, dans cette même salle, je prenais le maillet pour orienter les travaux du chantier de la chaine publique. Aujourd’hui je le transmets entre d’autres mains, parce que tel est la logique du fonctionnement de l’administration. Je suis convaincu, pour ma part, que le maillet se retrouvera dans des mains habiles, pour continuer à construire dans le marbre, les attentes de notre peuple.

Monsieur le DG, je peux vous assurer que vous trouverez dans cette maison, les plus grandes compétences du paysage audiovisuel national. Ces hommes et ces femmes sont dévoués sur le procès du travail. Vous connaissant, je ne doute point que vous travaillerez à créer les meilleures conditions d’expression de ces compétences et de ces talents.

Ne trouvez pas prétentieux de ma part de vous suggérer de les mettre en confiance, mon intention est de vous affirmer que vous aurez l’équipe professionnelle qualifiée qui vous permettra de gagner la compétition sous-régionale et même africaine.

A mes frères collaborateurs, je voudrai tellement vous recommander le nouveau directeur général. Je souhaiterai que vous lui accordiez tout votre soutien, lui qui vient avec la noble ambition de donner une nouvelle dimension au travail.
Monsieur le Directeur Général.

Il y a deux jours, dans le bureau qui est désormais le vôtre, volonté de la providence, vous m’avez demandé de ne pas quitter, ni renoncer au micro. Je vous tiens au mot, parce que journaliste je resterai. Et je me tiendrai à la disposition de la rédaction du journal télévisé, mon service d’origine.

Mes frères, en vos grades et qualités, je prie Dieu qu’il nous aide et nous arme de constance afin qu’ensemble nous tenions fidèlement, l’engagement de toujours construire la grande radio et la télévision prestigieuse dont rêvent les guinéens.

Je vous remercie

 
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Profil : Qui est le nouveau Directeur Général de la RTG

2017/7/13

Aujourd'hui en Guinée Le nouveau directeur général de la RTG-Koloma, Sékouba Savané est un journaliste chevronné. C’est un homme du sérail connu et très respecté dans son milieu à cause de son professionnalisme. Voici le parcours élogieux de celui qui a désormais en main la destinée de la Radio Télévision Nationale.

Né en 1967 Sékouba Savané effectue ses études primaires et secondaires entre sa préfecture natale(Kissidougou) et Conakry de 1974 à 1987. Quant à son cycle universitaire, il est diplômé de la faculté de Pharmacie de l’université de Conakry(1987-1992).

Expériences professionnelles :

Entre 1987 et 1992, Sékouba Savané devient d’abord correspondant universitaire de l’hebdomadaire satirique « le Lynx ». En 1994, il collabore à l’hebdomadaire « L’indépendant », jusqu’en 1995. Par la suite, il devient respectivement chef des rubriques « société » et « étranger » du même journal (1995-1998), puis secrétaire général de la rédaction (1998-1999), rédacteur en chef adjoint en 1999 et rédacteur en chef en 2000. Journaliste reporter au groupe de presse « le lynx la lance »(2000-2001), il sera nommé rédacteur en chef de l’hebdomadaire satirique le lynx en 2001. Un poste qu’il cumule avec celui du chef de la rubrique « Economie » jusqu’en 2005.

Autre parcours :

Depuis 2002, Sékouba Savané est correspondant en Guinée du département presse écrite de l’institut Panos Afrique de l’Ouest(IPAO) basé au Sénégal.

Depuis 2004, il est correspondant du Magazine « continental » édité à Paris et cumulativement membre du comité de rédaction de « Flamme d’Afrique », le journal du forum social africain(FSA) édité par IPAO et l’ONG Enda tiers Monde.

En plus, depuis 2006 il est le fondateur et directeur de publication de l’hebdo « la nouvelle Elite ».

2008-2010, il fut journaliste animateur de débats politiques à la radio privée « Djiguifm ». Et à la radio « Evasion fm » de 2011 à 2012.

En 2011, il anime l’émission de débats « le plateau du changement » à la radio télévision guinéenne(Rtg), jusqu’en 2012. Consultant en communication à la commission électorale indépendante (ceni) de 2013 à 2015, Sékouba Savané est aussi nommé directeur général de la radio Atlantic fm(2014-2016).

Par ailleurs, depuis Juillet 1996 le nouveau Dg de la Télévision nationale est assistant du directeur général et pharmacien chargé de l’administration et des relations extérieures de la société grossiste de produits pharmaceutiques Sodipharm S.A

Expérience de vie associative :

Depuis 2007 : trésorier de l’association des journalistes de Guinée(AJG)

Depuis 2010 : Président de CEPRELGUI(convention des éditeurs de la presse libre de Guinée).

Depuis 2015 : responsable de projets et programmes de l’Urtelgui(Union de la presse libre de Guinée).

Autres formations :

De 1995 à nos jours, Sekouba Savané a participé à plusieurs ateliers et Séminaires en Guinée et ailleurs. En Afrique : du Togo, au Sénégal en passant par le Mali, la Zambie, le Nigeria, la Gambie et la Côte d’Ivoire, il a bénéficié des stages de formation ou participé à des ateliers. En 2000, il bénéficie d’un stage à Bruxelles(Belgique) sur la convention de Cotonou ou Accords ACP-Union Européenne.


Une synthèse de Moussa Diawara

 
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Macron et les femmes africaines : Ce qu'en pense Kaba Camara

2017/7/13

Aujourd'hui en Guinée << Quand des pays en Afrique ont encore aujourd'hui 7 à 8 enfants par femme, vous pouvez decider d'y depenser des milliards d' euros vous ne stabilisetez rien.>>
Vojci des propos du president fancais qui irritent certains africains.

Mes frères et soeurs africains, laissons Macron de côté, laissons tomber l'emotion suscitée par ces propos. Regardons la realité une fois en face! Qui peut penser qu'il n'y a pas de problèmes en afrique, lorsqu'un homme africain épouse 2,3,ou 4 femmes ? Qui peut dire qu'il n y a pas de problèmes en afrique, lorsque la femme africaine en plus d'avoir 2 ou 3 coepouses sous le même toît, doit aussi s'occuper de l'éducation de 4,5 ,6 enfants ou plus ? Tous les africains connaissent ces problèmes qui bloquent l'évolution des sociétés africaines mais il faut toujours attendre que des étrangers viennent ou apportent des solutions.

Nous connaissons tous ĺe débat sur les causes du sous-developpement en Afrique. C'est bien d'evoquer l'histoire pour expliquer l'état de sous-developpement de l'Afrique. Cependant, l'analyse de certaines pratiques sociales en vigueur en Afrique, le conservatisme social, la rigidité des mentalités africaines au changement...montre bien la responsabilité des africains dans l'état actuel des choses.

Emmanuel Macron a juste ouvert un débat car ce qu'il a dit n'est pas denué de tout fondement.

C'est une question de responsabilité et rien que çà!


Kaba Camara
Strasbourg, France

 
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La Radio Télévision Guinéenne Koloma a un nouveau chef !

2017/7/12

Aujourd'hui en Guinée Par un décret présidentiel publié ce mardi 11 juillet, dans la soirée, Sékouba Savané est nommé Directeur général de l'institution de référence des médias de service publique, en remplacement de Yamoussa Sidibé. Le nouveau promu est un acteur bien connu du paysage médiatique guinéen.

Sékouba Savané a, en effet, prouvé ses qualités professionnelles d'abord au Groupe de presse Lynx-Lance, puis au Groupe L'Indépendant-Le Démocrate, avant de tâter, un court instant, à la presse audiovisuelle, en qualité d'Administrateur de la radio privée Atlantique FM.

À ce jour, Sékouba Savané évolue comme Administrateur du journal "La Nouvelle Élite", qu'il a fondé.

À signaler enfin que le nouveau Directeur général de la RTG est membre du Bureau Exécutif de l'URTELGUI (l'Union des Radios et Télévisions libres de Guinée).

Bienvenue à la Grande Maison que tu connais si bien d'ailleurs, vieux combattant !


Fodé Tass Sylla

 
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Jusqu’à preuve du contraire// Opposition : l’argent (de l’un) ne fait pas le bonheur (des autres) [Par Top Sylla]

2017/7/12

Aujourd'hui en Guinée L’histoire remonte à 70 et se situe à Rome, alors gouvernée d’une main de fer par l’empereur Vespasien. Voyant que l’argent manquait, il fit installer dans tout l’empire des toilettes publiques payantes (d’où le nom de « vespasiennes » utilisé encore pour désigner ce genre de lieu)! A son fils Titus que l’idée n’enchantait guère, Vespasien brandit les premières pièces collectées en lui demandant si une quelconque odeur (d’urine ou autre) le dérangeait.

Le rejeton avoua que non, et la rumeur se répandit que « l’argent n’a pas d’odeur ». De nos jours encore, tout le monde ne semble pas s’accorder là-dessus. Notamment dans le marais politique guinéen. En tout cas pour ce qui est du budget récemment alloué au chef de file de l’opposition (CFOP), suite à la création de ce statut par un vote unanime du parlement (majorité et opposition ont applaudi des deux mains).

Et, faut-il le rappeler, sur une initiative du président Alpha Condé. Nulle raison par conséquent de se pincer les narines, à moins que l’on ne souffre d’une forme grave d’hallucination olfactive (phantosmie) ? C’est du camp de l’initiateur que seront tirées les premières salves. Dédouanant curieusement ce dernier, des braillards attitrés du pouvoir écument les radios privées, enflamment les AG du parti présidentiel, avec des documents du Budget entre les mains et des cris d’indignation (sélective) à la bouche. Comme quoi, il s’agirait d’une affaire illicite montée de toutes pièces.

En perdant de vue que s’il en était ainsi, les premiers à incriminer seraient alors le chef de l’État et le gouvernement à travers son ministre du Budget. Ce qui a fait dire à certains, que cette « sollicitude » soudaine du pouvoir en faveur du chef du principal parti d’opposition n’était pas sans arrière-pensée : le discréditer auprès de l’opinion en le faisant passer pour un complice (ou pire, un acteur) de la « mal-gouvernance » ambiante. Là où d’autres ont vu plutôt l’expérimentation d’une vieille recette en politique : laisser toujours un os à ronger aux adversaires pour les contrôler.

« L’argent n’a pas d’odeur mais quand on n’en a pas ça se sent » Quoi qu’il en soit, à l’évidence il faudrait beaucoup plus pour écorner l’image du CFOP auprès de ses militants ou au sein de son électorat potentiel. Le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, reste toujours la figure de proue de l’opposition. Mais si en initiant ce statut de chef de file de l’opposition (à l’image de ce qui existe dans plusieurs pays en Afrique et ailleurs), le dessein d’Alpha Condé avait été de semer la zizanie dans les rangs de celle-ci, il devrait peut-être se frotter les mains. Pas à cause de la création d’un Front pour l’alternance démocratique (FAD). Ce qui n’a rien d’inédit et ne représente, à priori, nullement un événement susceptible de changer le rapport de force sur l’échiquier politique.

Néanmoins, certaines attitudes, quelques propos entendus ça et là dans les médias ont dû donner un goût fade aux relations, jusque là empreintes de confiance réciproque, entre les leaders du FAD et le président de l’UFDG. Au fil des jours, les premiers dévoilent de plus en plus une volonté de se démarquer, de prendre leurs distances avec le second. Chaque camp rejetant la responsabilité sur l’autre. Qui a dit que « la maladie la plus répandue chez les hommes politiques est l’amnésie » ?

Question à cinq milliards de jetons : pourquoi le divorce maintenant ? D’abord le dépit, les frustrations après que des responsables de l’UFDG ont laissé entendre, avec parfois un certain dédain, qu’il n’est pas question de franchir la ligne d’arrivée des municipales avec d’autres partis sous les aisselles.

Ensuite, et c’’est de là où serait partie la « dissidence », le refus du chef de file de se montrer généreux dans le partage du gâteau, pardon de son budget. Par les temps qui courent et dans la perspective des élections à venir, l’argent demeurant plus que jamais le nerf de la guerre (comme on le voit, il peut en être également la cause).

« Tout l’art de la politique est de se servir des conjectures », a dit l’autre. Outre les motifs invoqués pour arpenter le macadam le 2 août prochain (accord politique, mal-gouvernance, etc.), cela pourrait maintenant apparaître aux yeux de l’UFDG comme un défi.

Tout recul pouvant apporter de l’eau au moulin de ceux qui soutiennent que le parti est plus que jamais isolé, ou que sa volonté de prendre la rue, en dépit du travail du comité de suivi de l’accord du 12 octobre 2016, relève plus d’un « donquichottisme militant » que d’un quelconque souci de faire bouger les lignes. Et dire que tout ça, parce que dans l’opposition, l’argent de l’un ne fait pas le bonheur des autres … Jusqu’à preuve du contraire.


Top Sylla

 
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Profil : Pr Alpha Condé et sa secrétaire politique , l'emblématique Hadja Fatou Bangoura

2017/7/8

Aujourd'hui en Guinée Un peu d'histoire : Pr Alpha Condé alors Secrétaire Général du Rassemblement du Peuple de Guinée ( RPG ) et sa secrétaire politique , l'emblématique Fatou Bangoura. Celle qui a osé affronté le feu Général Lansana Conté et son Armada d'armées et politiciens . A cause de ses prises de positions tranchées, elle fut surnommée par son ethnie : Sossoe Gnakhi entendez , mauvaise Soussou . Grâce à son courage légendaire , sa témérité et son franc-parler , son nom restera gravé dans les annales de l'histoire de la république de Guinée à l'instar des feues Hadja Mafory Bangoura , Mbalia Camara ... Ainsi, sa progéniture sera éternellement fière d'elle . S'il y a un guinéen qui est fier d'avoir lutté farouchement pour l'avènement d'Alpha Condé au pouvoir en Guinée , c'est bien Hadja Fatou Bangoura . Merci la combattante de la démocratie , ton combat n'a pas du tout été vain .


Focus

 
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Hambourg : Visite guidée ce samedi matin dans le quartier des anti-G20

2017/7/8

Aujourd'hui en Guinée Ce samedi matin , votre serviteur a fait un tour dans les quartiers des altermondialistes . Ces anti-G20 logent à quelques encablures de la zone de conférence . Le constat est alarmant : vitres des maisons caillassés , les traces de pneus brûlés dans les rues , ce qui dénote l'ambiance de l'ouverture du sommet du G20, vendredi qui a été marquée par des heurts particulièrement violents en marge des manifestations jusqu'ici dans le viseur des autorités.

Ici les messages érigés en slogan par les opposants au G20 sont clairs : les chefs d'État et de gouvernement réunis vendredi et samedi à Hambourg ne sont pas les bienvenus à Hambourg en Allemagne. Les mots n'ont d'ailleurs pas mis longtemps à se transformer en actes.

Dès jeudi soir, selon les comptes rendus de la presse locale et internationale mis à disposition partout notamment dans les gares et autres lieux publics , des échauffourées ont éclaté dans les rues de la ville portuaire, avant de reprendre au petit matin alors que les chefs d'états et de gouvernements étaient dans la salle de conférence .

Bilan : au moins plusieurs centaines de blessés légers parmi les forces de l'ordre et des groupes d'extrémistes estimés à 7.000 ou 8.000 par les autorités allemandes qui ne lésinent pourtant sur aucun moyen pour assurer la sécurité de ses hôtes . Dans l'après midi de ce samedi 8 juillet 2017 , la ville d'Hambourg sera sans doute démilitarisée lorsque les lampions s'éteindront sur le sommet du G20 de Juillet 2017 en Allemagne .

Depuis Hambourg, Aboubacar SAKHO

 
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MINISTERE DE LA SANTE - OUVERTURE DE LA REUNION DU COMITE DE COORDINATION DU SECTEUR DE LA SANTE

2017/7/8

Aujourd'hui en Guinée Le ministre de la Santé Abdoulramane Diallo a procédé ce vendredi 7 juillet 2017, au lancement officiel des travaux de la session ordinaire du comité de coordination du secteur de la Santé "CCSS" en présence de Joachim Lamah Secrétaire Général du ministre de l'Economie et des Finances, représentant la ministre Malado Kaba vice-présidente du Comité de Coordination du Secteur de la Santé, de Georges Alfred Ki-Zerbo représentant de l'Organisation Mondiale de la Santé et de Marc Rubin représentant de l'UNICEF.

Cette réunion statutaire du CCSS, qui se tient sous le leadership du Gouvernement Guinéen à travers le Ministère de la santé, des Ministères des autres secteurs connexes, des Partenaires Techniques et Financiers, du secteur privé et de la société civile, vise à promouvoir la santé communautaire dans le pays et à faciliter la mise en œuvre opérationnelle du plan de relance et de résilience du système de santé (PRSS 2015-2017).

Consciente de l'importance du Plan de Relance et de Résilience du Système de Santé 2015-2017, la République de Guinée l'a consacré au rang de priorité dans le cadre de la poursuite du renforcement de la coordination des interventions de toutes les parties prenantes du secteur de la santé. Au regard de cette priorité le ministère de la Santé, en collaboration avec la Représentation de l'Organisation Mondiale de la Santé principale cheffe de file des partenaires techniques et financiers dans le domaine de la santé, l'UNICEF, l'Union Européenne, la Banque Mondiale, l'UNFPA et les autres partenaires du développement sanitaire pilote une synergie d'action pour mettre à la disposition de toutes les parties prenantes des documents de référence nationale de gouvernance du secteur de la santé.

Depuis un certains temps, le gouvernement et ses partenaires ont entrepris des actions et des réformes visant à mettre en place une gouvernance efficace et pérenne du système de santé, tout en sachant qu'il n’y aura pas de performance du système de santé, sans renforcement de la coordination des interventions de toutes les parties prenantes du secteur de la santé. C'est pourquoi, d'entrée de jeu le représentant de l'Organisation Mondiale de la Santé dira que la spécificité de cette réunion du comité de coordination du secteur de la Santé qui se tient à Conakry examinera en partie les documents de politiques et plans stratégiques de santé basé sur le Mécanisme de Financement mondial "Global Financing Facility" et le PAO 2017.

Pour Georges Alfred Ki-Zerbo la fidélisation des professionnels de santé dans les zones rurales ou vivent 80% de la population guinéenne est un défi. C’est dans ce contexte que la Guinée souhaite mettre en œuvre l’approche du pipeline rural pour permettre aux jeunes et aux femmes d’accéder à des formations professionnelles et leur offrir des emplois dans les communautés rurales de leur région de résidence afin qu’ils deviennent des acteurs actifs du développement et de la gouvernance locale, déclare le représentant de l'OMS en Guinée.

Dans cet esprit, selon Georges Alfred Ki-Zerbo, les partenaires techniques et financiers sont résolument engagés à renforcer leur coopération avec la Guinée, en synergie d'actions avec toutes les parties prenantes entre autres à travers le COMPACT NATIONAL de la Guinée, le PNDS pour le relèvement, le renforcement et la résilience du système de santé en vue de la CSU et les ODD.

Pour sa part, le ministre de la Santé a affirmé que cette session du CCSS a pour objectif la revue des résultats à date suivant les orientations retenues par cette auguste assemblée lors des sessions précédentes et de reconnaître nos défis d’une part, mais aussi de soumettre à votre appréciation un certain nombre d’outils de référence pour la mise en œuvre du Plan national de développement sanitaire (PNDS20152024), d’autre part.

Poursuivant, Dr Abdoulrahmane Diallo dira que dans le cadre de l’atteinte des objectifs pour le développement durable en général et dans le domaine de la santé en Guinée en particulier, au cours de ces dernières années, le Gouvernement de la République de Guinée avec l’appui des partenaires techniques et financiers, a fourni d’importants efforts en vue d’améliorer le niveau de vie et l’état de santé de la population guinéenne. Selon le ministre de la Santé ces efforts consentis ont permis d'interrompre la circulation du virus de la poliomyélite en Guinée, la baisse significative de la prévalence nationale du paludisme, la création d’une agence nationale de la sécurité sanitaire (ANSS) et la couverture du pays en dispositifs de surveillance et de riposte rapide (8 équipes régionales opérationnelles d’Alerte et de Riposte aux Épidémies (ERARE).

Pour finir, le ministre de la Santé Abdoulrahmane Diallo a clairement rappelé aux participants lors de cette session que le Président de la République, Alpha Condé a fait de la santé communautaire le pilier principal de l’atteinte de la couverture sanitaire universelle. Ainsi, le développement et la mise en place d’un système de santé communautaire intégré occupe une place de choix dans les priorités du ministère de la Santé.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
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Bulletin du Gouvernement Juin 2017 : Édito de Damantang Albert Camara

2017/7/6

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 5 Juillet 2017 – Pendant que les éminents observateurs et autres analystes de la vie politique guinéenne dissertaient sur le statut matrimonial des leaders politiques, les promesses du Président de la république ou l’opportunité pour des journalistes de participer à un diner offert à Sekhoutouréyah, les réformes fondamentales de l’Etat guinéen, elles, se poursuivent. Inlassablement et implacablement.

Pour la première fois dans notre pays, la Justice va être en mesure de sanctionner la gestion des comptes publics. Elle pourra le faire parce que nos comptables publics vont produire, dans les délais légaux, leurs comptes de gestion aux fins d’examen par la Cour des comptes.

Après avoir commandité un audit de notre propre gestion des marchés publics et l’avoir rendu accessible à tous, voilà que les ministres, responsables de nos finances, renforcent la transparence dans ce secteur en dotant enfin notre pays d’un mécanisme de contrôle juridictionnel de l’exécution du budget de l’Etat. Cette quête de transparence et de redevabilité se poursuit avec le Ministère de la Justice qui fait parvenir à l’Assemblée Nationale le projet de loi relatif à la lutte contre la corruption. Projet de loi qui a été ensuite adopté à l’unanimité.

Ces initiatives viennent rejoindre une autre manifestation de bonne gouvernance adoptée en mars dernier et qui est passée presqu’inaperçue. Il s’agit du cadastre minier mit en ligne par le Ministère des mines. Ce portail web[1] donne notamment accès au plan cadastral avec les titres miniers et autorisations accordés, les périmètres disponibles et les informations géologiques. Associé à la mise en ligne de tous les contrats miniers[2] début 2013, ce portail fait ainsi disparaître la culture du secret et de la rétention d’informations qui entouraient les exploitations et projets miniers puisqu’il donne également accès à la procédure cadastrale, aux taux et tarifs des droits fixes, aux taxes et redevances relatifs aux titres miniers et autorisations diverses, aux cartes géologique et minéralogique etc.

Tel est le paradoxal et triste sort des réformes institutionnelles : commencer une bataille invisible qui ne produira ses effets que beaucoup plus tard. Sans doute quand les initiateurs ne seront plus là pour en tirer une gloire méritée. S’attaquer au fond, à la base, aux fondamentaux. Toucher ce qu’on ne voit pas pour que ce qu’on verra plus tard soit beau, solide et durable. Faciliter la tâche à ceux qui vendront après nous.

Car chacune de ses réformes transforme radicalement notre rapport à la dépense publique, à l’efficacité administrative, à la redevabilité de l’action publique, bref à la bonne gouvernance. Toutes ces initiatives sont les conditions sine qua non d’une Guinée engagée vers le développement et l’émergence. Certaines ont déjà commencé à produire leurs effets, d’autres se manifesteront plus tard avec leurs retombées palpables dans le quotidien des populations. En attendant, le Président Alpha Condé est allé défendre l’Afrique et la Guinée au G20, à Bruxelles et à Tokyo. Notre pays a obtenu le financement des routes Dabola-Kankan et Kissidougou et Guékédou-Kondébadou, le pont Kakaa a été inauguré et les travaux du barrage de Souapiti avancent à grands pas. Alors dans quelques mois on pourra recommencer à débattre sereinement de polygamie légale ou tolérée, des tablettes numériques pour les étudiants et des conditions dans lesquelles un Président peut inviter des journalistes à rompre le ramadan avec lui

Damantang Albert Camara Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail Porte-parole du Gouvernement

 
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Y-a-t-il eu passe d’armes entre Alpha Condé et Mankeur Ndiaye à Addis : La mise au point du Ministère sénégalais des Affaires étrangères

2017/7/6

Aujourd'hui en Guinée Suite aux informations de Confidentiel Afrique qui soutiennent qu’il y a eu passe d’armes au 29è sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba entre le président guinéen Alpha Condé et le ministre des Affaires étrangères du Sénégal, les services de Mankeur Ndiaye, dans une mise au point transmise mardi à la presse, ont recadré les choses. AEG la publie intégralement …

Lors de l’examen des projets de résolutions et de décisions, soumis pour adoption au Sommet de l’Union africaine ce 4 juillet 2017, le chef de la délégation sénégalaise, SEM Mankeur NDIAYE, a fait remarquer que parmi les projets de décisions soumis, il y en avait un qui portait sur la dissolution du Comité d’orientation du NEPAD dirigé par le Président Macky SALL.

Le chef de la délégation sénégalaise a souligné que cette question n’a fait l’objet d’aucune délibération ni au Comité des représentants permanents (Corep), ni au Conseil exécutif (Conseil des ministres), encore moins durant les travaux du Sommet. Il a donc demandé le retrait du projet en question, tout en précisant que le Président Macky SALL a été élu à la tête du Comité d’orientation du NEPAD en 2013 et réélu pour un deuxième mandat en 2015.

Le chef de la délégation sénégalaise a par la suite informé le Sommet que, étant, par principe, contre un troisième mandat, le Président Macky SALL n’était candidat pas pour un autre mandat.

Voilà en substance ce que le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a dit. Il s’est donc agi de troisième mandat à la tête du Comité d’orientation du NEPD et non d’un troisième mandat d’un chef d’Etat. Et à aucun moment les mots « chef d’Etat » n’ont été prononcés par le Ministre dans son intervention et qui est resté dans la salle jusqu’à la fin de la séance.

Toute autre interprétation ou utilisation à des fins inavouées de la déclaration du chef de la délégation sénégalaise relève de la manipulation et de l’intoxication.

Par ailleurs, il n’y a jamais eu de passe d’armes, contrairement à ce qui a été dit et écrit, entre le Président Alpha CONDE, pour qui le Ministre et le chef de la délégation sénégalaise n’a que du respect et de la considération.

Fait à Dakar, le 4 juillet 2017

Service de l’Information, de la Communication et des Relations publiques

 
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04 Juillet 1985: Quand la Guinée manque le véritable tournant sociopolitique avec son histoire (Par Laye Junior Condé)

2017/7/6

Aujourd'hui en Guinée « Il y a de cela neuf ans que je dédiais ce numéro spécial de mon journal à mon oncle, feu Toumany Sangaré, lâchement assassiné, dont le corps n’a jamais été retrouvé par sa famille, lors des événements du 04 Juillet 1985. Aujourd’hui encore, à la date anniversaire « funeste » ayant marquée cette tragédie guinéenne, je rends hommage à toutes les victimes en général, et en particulier au Frère aîné de ma chère mère et d’autres de ses frères et sœurs, Toumany Sangaré.

Le 04 Juillet est et demeure le véritable tournant » manqué » sociopolitique de notre chère Guinée d’avec son histoire. Partant d’une prétendue tentative de coup d’Etat attribuée au Colonel Diarra Traoré, ancien premier ministre, l’Elite civilo-militaire d’une seule communauté guinéenne (Malinké) fut décapitée sans autre forme de procès au mois de juillet 1985 sans que les auteurs, les commanditaires de cette tragédie, à date, n’aient fait l’objet de la moindre interpellation de la part des chantres des droits de l’homme en Guinée. Ce, sous le silence coupable de toute l’élite sociopolitique guinéenne. Au nombre de ces victimes du 04 Juillet 85, les compagnons de lutte de feu Ahmed Sekou Touré payèrent le plus lourd tribut comme s’ils ont été seuls à diriger la Guinée post-coloniale et d’en jouir de ses délices, pour subir une telle triste fin, après un tel tri sélectif. Que Oui, toutes les composantes de la nation y ont trinqué du pouvoir « PDG’’ !

En pensant au 04 Juillet 85, à chaque date commémorative sous silence dans la douleur par les familles des victimes de cette tragédie, je suis gagné par l’émoi et l’effroi. Tant les conditions inhumaines et tragiques ayant conduits ces Chefs de famille et Grands Serviteurs de l’Etat Guinéen depuis son accession à la souveraineté Internationale à leur assassinat sont inimaginables, indignes d’une République dite de » Comité Militaire de Redressement National », sensé redressé des torts. Dont le Chef, plus tard, dira par la suite ceci : « certains Guinéens se sont vengés sur ceux qui abhorrent un passé glorieux. Nous sommes tombés dans un cycle infernal de répression et de vengeance. » Ponce Pilate en personne n’aurait pas mieux dit après avoir livré Jésus à ses bourreaux ! Ligotés comme des bœufs, déshabillés comme Adam et Eve, tels furent les sorts peu enviables de ces suppliciés du 04 Juillet, victimes pour la plupart de leur appartenance communautaire, n’avaient rien à y voir avec les prétentions supposées ou réelles de Diarra Traoré. Comment du reste convaincre qu’un Putsch peut être organisé par une seule et même communauté nationale ?

Une telle assertion ne résistera pas à l’analyse intellectuelle. Eu-égard à la sociologie guinéenne ! Je demande justice pour Toumany Sangaré et pour tous les autres Infortunés innocents de cette tragédie du 04 Juillet 1985. J’en appelle au Président de la République. Plus Jamais Ça ! Que la terre de cette Guinée que tonton Toumany a servi avec patriotisme, en contribuant efficacement à l’indépendance, gisant quelque part et nulle part, lui soit légère. Amen! »

Par Laye Junior CONDÉ

 
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CLÔTURE DE LA TROISIÈME CONVENTION DES CHEFS D'ÉTABLISSEMENTS DES ÉCOLES PROFESSIONNELLES ET TECHNIQUES

2017/7/4

Aujourd'hui en Guinée
Mamou, le 1er Juillet 2017 – Les travaux de la troisième convention des chefs d'établissements du Ministère de l'Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l'Emploi et du Travail ont pris fin ce samedi 1er Juillet à Mamou.

Au total, ce sont 99 chefs d'établissements qui ont part pendant deux jours à cette convention qui a porté tout d'abord sur l'évaluation de la deuxième convention et sur plusieurs autres liés à l'amélioration de la qualité de l'enseignement dont les outils de contrôle et d'annonce des nouvelles règles d'inspection des établissements, le projet booster les compétences pour l'employabilité, la présentation du Projet d'Amélioration, de Formation et d'Insertion dans les Secteurs Agricoles et Miniers (PAFISAM), le programme cadre de développement de l'apprentissage dans le secteur de l'artisanat, la problématique de l'évaluation finale et sur l'exposé des problèmes connexes des institutions de formation/unités administratives et propositions de solutions.

À l'entame de cette cérémonie de clôture, Mory Diallo, Préfet de la ville de Mamou a, au nom des autorités administratives de Mamou, félicité les participants pour le travail effectué, car selon lui, ce travail a abouti à des recommandations pertinentes qui seront elles-mêmes, une boussole pour le département. Il a estimé que cette convention va renforcer les capacités des cadres de l'enseignement technique et de la formation professionnelle qui est un levier important pour le développement de la Guinée. Il a ensuite indiqué que le choix porté sur la ville de Mamou est un réconfort pour toutes les autorités, avant de solliciter au près du ministère de l'enseignement technique, de la formation professionnelle, de l'emploi et du travail l'organisation permanente des conventions des chefs d'établissements à Mamou.

Suite à cette intervention du Préfet de Mamou, l'honneur est revenu au gouverneur de la ville Amadou Oury Diallo de faire la remise officielle et solennelle des numéros flottes téléphoniques au directeur régional de l'enseignement technique et de la formation professionnelle de Mamou Mamadou Diallo destinées à l'ensemble des écoles professionnelles et techniques de Mamou.

Après cette remise, le mot de la fin est revenu au Ministre de l'enseignement technique, de la formation professionnelle, de l'emploi et du travail Damantang Albert Camara qui a d'entrée remercié tous les participants, cadres et agents auxiliaires pour leur engagement en faveur de la réussite de cette troisième convention des chefs d'établissements. Il a rappelé que beaucoup d'efforts ont été faits depuis l'avènement du Professeur Alpha Condé au pouvoir. Il a surtout précisé que c'est grâce à l'engagement personnel du Chef de l'Etat qui a financé la construction de quatre nouvelles écoles de formation professionnelle et technique en 2012 que cette nouvelle dynamique a été enclenchée. Aujourd'hui dit-il, nous en sommes à 12 qui sont en construction dans tout le pays, ce qui explique les progrès enregistrés au niveau de ce secteur d'enseignement.

Avant de déclarer close cette troisième convention des chefs d'établissements, Damantang Albert Camara a invité les chefs d'établissements à mettre en œuvre toutes les recommandations issues de cette convention et de respecter les principes de fonctionnement des différentes écoles et centres de formation professionnelle et technique.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
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Portrait de Hadja Saran Daraba Kaba : Une dame de fer au parcours impressionnant.

2017/6/29

Aujourd'hui en Guinée Hadja Saran Daraba Kaba est née vers la fin de la deuxième guerre mondiale.Son père fut un militaire et à été un militant très influent du Parti Démocratique de Guinée(PDG/RDA) sous le règne du President Ahmed SEKOU Touré.Elle a forgé ses armes politique à bas âge à l'école au début des Indépendances de notre pays.Cette Pharmacienne formé de 1966-1979 à Leipzig et à Halle en Allemagne.

À son retour en Guinée en 1970 elle a transmis son savoir à la nouvelle génération à la faculté de médecine et pharmacie Hadja Mafory Bangoura et intègre Pharmaguinée avant d'être propulsé directrice chargée de l'import-export cela lui a permis d'entrer de plein pied dans le monde politique au poste de directrice nationale adjointe des exportations au ministère du commerce extérieur où elle a défini la politique de diversification des exportations de la Guinée.

C'est dire qu'elle a mis Son expertise pour la bonne marche du secteur privé et deviendra plu tard en 1996 ministre des affaires sociales et de la promotion féminine et de l'enfance,sous le régime du président Lansana Conté.

Hadja Saran Daraba Kaba est la fondatrice du réseau des femmes de la Mano River Union pour la Paix(REFMAP),une des plus importantes structures de la société civile Ouest-Africaine.

Ce réseau a fortement contribué à la résolution de plusieurs conflits dans la sous-région et à l'émancipation de la femme Africaine.À noter qu'en 2003 la REFMAP a obtenu le prix des droits de l'homme de l'ONU.

Cette ancienne élève du lycée classique de Donka,lutte au quotidien pour le leadership de la femme Africaine sur plusieurs plan:indépendance économique,reconnaissance juridique et résolution de conflits.

Très persévérante et femme de conviction elle s'est toujours mise à l'avant-garde des options de développement dans l'ensemble de la sous-région où elle est devenu incontournable.

Femme humble et pleine de générosité,elle continue à se battre pour la formation de la génération actuelle.

Elle à d'ailleurs publié récemment un document dans lequel il met en relief certains femmes dont la compétence et l'efficacité ne font l'objet d'aucun doute.

Elle attire l'attention des gouvernants sur la possibilité d'exploiter positivement ces élites féminines qui doivent apporter leur apport dans le cadre du développement harmonieux et radieux de notre nation.

En 2010 déjà,elle avait été candidate aux élections présidentielles en Guinée avant de rallier Alpha Condé au second.

En septembre en 2011,Dr Saran Daraba Kaba a été nommée Secrétaire Général de l'union du fleuve Mano.Poste qu'elle occupera avec brio jusqu'en 2017.

Elle possède une solide connaissance du secteur privé pour avoir participé ces dernières années à toutes les négociations au sein de la Mano River Union.

Femme brillante,elle a laissé des traces positives dans tous les secteurs qu'elle a occupé où des impressions de franche et sincère collaboration ont caractérisé ces différents séjours.

Très solide dans le physique et dans le mental,Saran Daraba Kaba reste et demeure une femme exemplaire à la conduite parfaite,qui n'a pas encore dit son dernier mot dans l'histoire de la Guinée actuelle,qui fête aujourd'hui son anniversaire souhaitons la une parfaite santé à cette occasion.

Ibrahima Diallo
DG Radio liberté Fm.

 
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Crise à la CENI : Vers la mise en place d'un comité de trésorerie

2017/6/24

Aujourd'hui en Guinée Les 18 commissaires de la CENI signataires de la pétition contre Bakary Fofana sont en train de mettre un comité de trésorerie en place pour contrôler la gestion de la Commission Electorale Nationale Indépendante. Au moment où nous nous mettions sous presse, ces commissaires étaient en réunion pour finaliser les textes sur ce comité.

Selon Jacques Gbonimy, commissaire à la CENI que nous avions eu au téléphone, Bakary Fofana serait contraint d'accepter ce comité sinon dit-il, ils demanderont son départ. « Je suis pour la mise en place de ce comité de trésorerie. Mais s'il continue à s'opposer, on demande son départ parce qu'il ne peut pas désobéir la majorité », nous a-t-il confié.

Il faut rappeler que ces commissaires frondeurs accusent Bakary Fofana d'entretenir une gestion opaque des ressources financières de l'institution. «Depuis qu'on est à la CENI, il gère comme il veut. C'est lui qui sait s'il y a l'argent ou pas. Mais ces derniers temps, on voit que la CENI est en train d'aller à la dérive. Nous sommes au 5ème mois, les démembrements ne sont pas payés. On voit que l'État ne veut plus envoyer de l'argent. On nous dit que tant que Bakary est là, tant qu'il n'y a pas de clarté dans la gestion, on ne peut pas financer la CENI. Donc nous pensons que maintenant, nous devons être informés sur la trésorerie de la CENI. C'est pourquoi on a tenu à mettre en place un comité de gestion parce qu'on n'est pas informés », déclare Jacques Gbonimy.

Pour ce commissaire, « le comité aura pour attribution, de nous informer régulièrement sur la gestion des fonds mis à la disposition de la CENI ». Par ailleurs, il faut signaler que Bakary Fofana a, dans une sortie médiatique, réfuté ces accusations. Selon lui, il n'est pas question de quitter sa fonction sans avoir violé une loi. « Ça c'est un dit. Ce qui est retenu par la majorité doit être appliqué parce que ce n'est pas lui la loi. Ce ne sont pas nous qui sommes les frondeurs, mais c'est plutôt lui. C'est lui qui s'oppose à la loi, qui s'oppose au principe, c'est celui-là qui est le frondeur » répond Jacques Gbonimy.


In Le Démocrate

 
Crise à la CENI : les jours de Bakary Fofana sont-ils comptés ?

2017/6/24

Aujourd'hui en Guinée Accusé par ses pairs d'une gestion opaque des affaires de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Bakary Fofana n'a pas tardé à réagir pour parler de complot ourdi et orchestré par quelques commissaires. Lors d'une sortie médiatique, le président de la Ceni a interpelé ses pairs « à respecter la loi ». Il l'a fait savoir dans une déclaration rendue publique le samedi 17 Juin 2017 à Conakry.

À cette occasion, M. Fofana a rendu un hommage au peuple de Guinée, à l'opposition républicaine et à la mouvance présidentielle qui ont accordé une confiance en sa personne. Selon lui, il ne doit pas être à la tête d'une institution et violer la loi de celle-ci « en créant ainsi le désordre dans le pays. Jamais, je le ferai. Je ne peux pas accepter de me faire prendre aussi en otage dans l'exercice de mes fonctions ».

Poursuivant sa communication, il a souligné que c'est un groupe de personnes qui veulent sa tête. « Ce ne sont pas tous les commissaires qui sont impliqués dans cette crise à la CENI. J'ai organisé les législatives sans problèmes de gestion, les présidentielles sans qu'on me parle d'un comité de trésorerie », se défend-il.

Aujourd'hui, le président de la CENI s'interroge sur le fait qu'il soit sur la sellette des commissaires de son institution. « Pourquoi depuis quelques mois, il y a au tant de problèmes ? S'ils veulent m'enlever pour des raisons que j'ignore d'accord, mais je ne violerai pas la loi au sein de mon institution et dans le pays pour ainsi mettre la Guinée et la population en danger », conclut-il.

Pour sa part, le directeur des opérations de la CENI, Etienne Soropogui, a pris à contre pieds les arguments de son président en indiquant que « Bakary Fofana n'a plus la légitimité encore moins la capacité managériale de gérer la CENI ». Ce n'est pas tout. Ce commissaire l'accuse d'être « le premier à violer et à fouler au sol les principes de fonctionnement de la CENI ».

Il accuse également Bakary Fofana de « gestion opaque » ajoutant que « la majeure partie des commissaires déplorent aujourd'hui la dilapidation du budget de la CENI. C'est pourquoi, dès lundi prochain 19 Juin, nous souhaitons organiser cette plénière pour mettre en place un comité de transparence qui veillera sur les fonds qui seront injectés pour le fonctionnement de la CENI ».

Les jours de Bakary Fofana seraient-ils comptés à la CENI ? wait and see !



In Le Démocrate

 
Le gouvernement guinéen met en place un groupe de travail sur l’amélioration de l’absorption des financements extérieurs

2017/6/21

Aujourd'hui en Guinée Conakry– Le Gouvernement a adopté le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) couvrant la période 2016-2020, avec comme ambition de « promouvoir une croissance forte et de qualité pour améliorer le bien-être des Guinéens, opérer la transformation structurelle de l’économie, tout en mettant le pays sur la trajectoire du développement durable ».

Dans un contexte marqué par l’organisation prochaine du Groupe Consultatif pour la mobilisation d’importants financements pour la mise en œuvre du PNDES et la nécessité d’accélérer l’exécution des projets et programmes disposant de ressources extérieures, le Gouvernement doit, tout en veillant à garantir la qualité de la dépense, s’atteler à l’amélioration de son niveau et de sa capacité d’absorption.

L’atteinte de cet objectif nécessite de mieux gérer les blocages récurrents existants dans le processus de mise en œuvre des projets tout en appréhendant les contraintes structurelles auxquels nous sommes confrontés par l’identification et la mise en œuvre effective de mesures appropriées.

A cet effet, un Groupe de Travail sur l’amélioration de l’absorption des financements extérieurs est mis en place sous la coordination de la Primature et avec l’appui technique du Ministère du Plan et de la Coopération Internationale.

Le Groupe de Travail est principalement chargé de :

– Faire le point sur le niveau d’exécution des portefeuilles sur un échantillon représentatif de partenaires techniques et financiers ;

– Identifier les principaux points de blocage actuels (non structurels) dans la mise en œuvre de chaque projet, les actions et mesures susceptibles de les lever et/ou d’absorber les ressources disponibles et d’assurer le suivi de leur mise en œuvre;

– Réévaluer les contraintes d’ordre structurel dans la mise en œuvre des projets, de faire un état de la mise en œuvre des mesures déjà identifiées par les différentes parties prenantes, et de proposer toute mesure additionnelle susceptible d’adresser ces contraintes ;

Dans le cadre de cet exercice, le Groupe de travail, présidé par le Conseiller Spécial du Premier Ministre, et composé des représentants des Ministères en charge du Plan, des Finances, du Budget et du Secrétariat Permanent du Cadre de Concertation et de Coordination, est chargé de conduire les concertations entre les différentes parties prenantes ainsi que l’ensemble des travaux pertinents pour l’atteinte de l’objectif visé.

Compte tenu de l’importance de cet exercice, les départements ministériels concernés sont invités à prendre toutes les dispositions utiles pour contribuer à sa bonne réussite.

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement
Mamady YOULA



 
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Dans les secrets de jeunesse de JA , Alpha Condé : déclare : J'ai débarqué sur un quai de Marseille

2017/6/17

Aujourd'hui en Guinée En ce milieu de l'année 1953, Alpha Condé a 15 ans. Après avoir suivi sa scolarité jusqu'en classe de troisième au séminaire de Conakry ( lequel accueillait aussi bien les futurs prêtes que les enfants de bonne famille), le natif de Boké, sa valise à la main, embarque à bord d'un cargo, destination la France. Son père a décidé l'envoyer poursuivre ses études dans ce qui est encore la métropole coloniale.

N'sira , la sœur aînée du jeune Alpha réside depuis quelques temps à Carcassonne, où elle exerce le métier de sage-femme. C'est elle qui l'accueillera à Marseille, après un long périple au cours duquel le bateau a fait escale à Dakar et à Casablanca. Et c'est sous la boulette sourcilleuses qu'il découvre un autre monde. Scolarisé à Toulouse, Alpha Condé tombe dès l'âge de 16 ans dans une marmite qu'il n'a plus jamais quitté : la politique.

Toulouse est après Paris, l'antenne la plus importante de la FEANF ( Fédération des étudiants d'Afrique noire en France ) alors proche du parti communiste. Le soir, l'élève de seconde assiste aux réunions, aux côtés d'étudiants originaires de tous les pays de l'union française. C'est à Paris, qui l'attire comme aimant qu'Alpha veut passer son bac. Mais N'sira veille , elle le trouve trop jeune pour la ville Lumière et, sur les conseils de leur père qui milite en Guinée auprès d'une personnalité proche de Pierre Mendès France, l'inscrit à l'Internat du lycée de L'ouvriers en Normandie, ville dont le Président du Conseil est le député- maire. Mendès France sera d'ailleurs jusqu'en 1958 le < le référent > d'Alpha , c'est à dire l'adulte censé le suivre pendant ses études. Comme mentor, difficile de faire mieux...

François Soudan
Un JA

 
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LE BULLETIN DU GOUVERNEMENT - MAI 2017
INTERNATIONAL : MR LOUIS MARIE BOUAKA, REPRÉSENTANT EN RÉPUBLIQUE DE GUINÉE DU HAUT-COMMISSARIAT DES NATIONS UNIES AUX DROITS DE L’HOMME

2017/6/15

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 15 Juin 2017 – La CCG reçoit Mr Louis Marie Bouaka, représentant en République de Guinée du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme ! Cette institution onusienne représente l’engagement du monde envers les idéaux universels de la dignité humaine. La communauté internationale lui a confié le mandat unique pour promouvoir et protéger tous les droits de l’homme dont il est le principal responsable au sein des Nations Unies.

La Guinée est engagée dans un processus de Réconciliation Nationale depuis plusieurs mois. Quel rôle a joué le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme du Système des Nations-Unies ?

D’abord, avant la signature de l’acte d’engagement entre la Guinée et la commission des Nations Unies pour la consolidation de la paix, je voudrais mentionner le mandat du commissariat des nations Unies, en ce qui concerne la reconsolidation nationale, signé en Mai 2010, dans lequel il est mentionné que le commissariat doit accompagner le gouvernement dans le processus de réconciliation nationale. Et en 2011, le gouvernement a signé un acte d’engagement avec la commission des nations unies, pour la consolidation de la paix, dans lequel il est particulièrement mentionné que les nations unies doivent accompagner la Guinée dans les processus de consultation nationale, en observant les grands piliers qui gouvernent le mécanisme de gestion, à savoir : -la vérité, -la justice, -les réparations et les garanties de non répétitions ! C’est à ce titre que les nations Unies se sont investies en Guinée, pour l’accompagnement depuis 2011, lorsque le Président de la République avait nommé les co-présidents, le grand Imam, et l’Archevêque de la ville de Conakry, à la commission provisoire de réflexion sur le processus de réconciliation nationale, avec évidemment, l’assistance du système des Nations Unies. Il y a la répartition des tâches : -le PNUD coordonne tout ce qui est appui à la justice, -et le HCR coordonne tout ce qui est appui au processus de justice transitionnel, c’est-à-dire la gestion des violations des droits de l’Homme. C’est dans ce cadre que le système des nations Unies en Guinée, a accompagné la commission provisoire sur le processus de réconciliation nationale, par des voyages à l’étranger dans certains pays qui ont déjà connu cette opération. Le PNUD s’est particulièrement occupé de la logistique de mise à disposition des co-présidents, d’un conseiller technique, et l’UNICEF est intervenu pour élaborer l’histoire récente de la Guinée, en collaboration avec le ministère de l’enseignement pré-universitaire et le HCDH, pour l’appui conseil stratégique auprès des deux co-présidents. Nous avons particulièrement fait beaucoup d’activités de sensibilisation, parce que c’est un concept nouveau. Il a fallu faire beaucoup de séminaires au niveau du gouvernement, du parlement, de la société civile, des associations de victimes et aussi des opérateurs de médias et nous avons assisté le processus national dans le cadre de notre mandat ; Donc le système des Nations Unies ne doit rien imposer, puisque même dans l’acte d’engagement, il est indiqué que la compagnie doit tenir compte des particularités de la Guinée, et de son histoire.

L'avant-projet de loi portant création de la Commission Vérité-Justice-Réconciliation a été adopté récemment au cours d’un atelier auquel le HCDH était partie prenante et à ce stade, quelles sont vos attentes ?

Avant de parler des attentes, je voudrais d’abord résumer en quelques mots les recommandations qui ont été formulées suite aux consultations que les co-présidents ont faites auprès des populations, et à l’issue desquelles ils ont résumé en 23 points les recommandations qu’on peut classer en 3 catégories :

• La première rappelle l’engagement de la Guinée dans le processus de la réconciliation nationale, par rapport aux accords internationaux, en mentionnant des principes de vérité, de justice et de réparation avec des garanties de non répétition… !
• La deuxième catégorie porte sur les reformes déjà engagées dans les domaines de la sécurité, de la Justice et de l’Administration ; les populations souhaitaient que ces reformes puissent continuer afin qu’elles aboutissent aux objectifs.
• La troisième catégorie est la mise en place d’une commission vérité après une réflexion approfondie.
Lorsque les co-présidents avaient remis les recommandations et les rapports de leurs travaux au Président de la République, il avait pris le temps de les lire et en octobre 2016, il avait demandé au gouvernement du Premier Ministre, de mettre en œuvre les recommandations issues des consultations nationales. C’est ainsi que sur initiative de la primature, ce projet de loi a été élaboré.

Dans la ligne des recommandations, les populations ont souhaité qu’une commission vérité soit mise en place par un acte règlementaire : -un arrêté, -un décret, -ou une loi. C’est dans ce cadre que la primature a élaboré un projet de loi. Mais la démarche entamée est à saluer parce que la primature a jugé nécessaire d’associer les ONG des droits de l’homme, les associations des victimes, l’institution indépendante des droits de l’homme, l’Assemblée Nationale, certains ministères clés, les partenaires techniques et financiers, y compris les nations Unies, l’ambassade des Etats Unis, L’Union Européenne mais aussi d’autres ONG Internationales telles que la fédération internationale des droits de l’Homme et OSIWA.

Le projet de loi précise bien le mandat d’une telle commission, la composition et le mode de fonctionnement. Mais notre attente est que le document gouvernemental soit discuté en conseil de ministres, et transmis ensuite à l’Assemblée nationale et je souhaite qu’il y ait une appropriation nationale, puisqu’une telle commission ne peut que refléter ce que veut le pays : des discussions à tous les niveaux, afin que le guinéen puisse choisir son chemin propre de réconciliation.

Monsieur Bouaka, quelle appréciation faites-vous aujourd’hui du respect des droits de l’homme dans notre pays ?

Avant de parler du respect des droits de l’homme de manière particulière, je vais préciser que lorsqu’on parle des droits de l’homme dans un pays, on se réfère à ce que dit sa constitution, et on vérifie aussi les engagements internationaux de l’Etat, et les retombées au niveau des populations bénéficiaires de ces droits.
Il faut rappeler aussi que l’Etat à trois obligations en matière de droit de l’homme : l’obligation de respecter, l’obligation de protéger, et l’obligation de réaliser, c'est-à-dire faciliter les conditions de jouissance des droits de l’homme.

La Guinée est un pays en pleine mutation depuis 2010, il y a le renforcement des dispositifs en matière de protection, de promotion des droits de l’homme par le ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté chargé de la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière de droit de l’homme. Ce ministère est en train de préparer la lettre de politique stratégique nationale pour la promotion et la protection des droits de l’homme. L’institution nationale indépendante des droits de l’Homme a des mandats et des attributions et il y a aussi le comité interministériel chargé de rédiger des rapports sans rien omettre de toutes les formes sous lesquelles se manifestent les atteintes aux libertés, les violences basées sur le genre et les maltraitances à l’enfance.

Il faut également lutter contre l’impunité, etc., et ce sont toutes ces préoccupations, qui appellent les réformes de la justice. Des changements sont bien engagés mais je voudrais dire en toute sincérité que récemment, le haut-commissaire des nations Unies a présenté le rapport sur la Guinée devant sa délégation à Genève, dirigée par le ministre d’Etat, ministre de la justice, et en présence du ministre de l’Unité nationale et de la citoyenneté. Le conseil a reconnu des progrès, par rapport aux années précédentes. Il faut maintenant nécessairement consolider ces acquis ; il y a eu moins de torture par rapport aux années précédentes. Il y a aussi amélioration des délais de garde à vue, qu’il faut appuyer et pérenniser ; En 2016, il y a eu très peu de procès parce qu’il y avait la réforme du code pénal et du code de procédure pénale et ces nouveaux codes ont été adaptés par l’Assemblée nationale et promulgués. Il fallait également procéder à la sensibilisation du personnel judiciaire sur le contenu des codes, de procédure pénale, et pénale et vous avez constaté depuis quelque temps que les procès sont ouverts un peu partout en guinée, les tribunaux de grande instance ayant maintenant les compétences en matière criminelle. Les reformes sont donc porteuses d’espoir pour les temps à venir.

Dans quelles mesures le HCDH accompagne-t-il le pays pour la consolidation de la bonne Gouvernance et de l’Etat de droit ?

Nous avons un accord qui nous lie avec l’Etat et nos partenaires principaux sont les membres du gouvernement. Nous avons, au niveau des forces de l’ordre et de sécurité, des points focaux qui nous aident beaucoup. Nous avions été associés depuis deux ans, pour faire le tour du pays, avec une mission de l’État-major, pour la ‘’vulgarisation’’ des forces de défense et de sécurité, la réforme de la justice, la prise en compte des violations des droits de l’Homme, le rôle de la société civile, du ministère de l’action sociale, la NHDH, le ministère de la défense, etc. Dans ce comité, nous discutons de toutes les informations que nous recevons concernant les droits de l’homme, pour les remonter à qui de droit afin que des réponses soient apportées et nous sommes aussi en étroite collaboration avec les structures pour la protection de la femme et de l’enfance.

La Guinée participe à l’opération de maintien de la paix au nord Mali ! Quel a été votre apport dans la préparation du bataillon Gangan ?

C’est une question très importante ! Je peux vous dire que nous avons une excellente collaboration et ce ne sont pas des rapports personnalisés ! Ce sont des rapports professionnels d’institutions, d’intelligences.

Ce ne sont pas tous les Etats qui sont admis à envoyer des troupes dans les opérations de maintien de la paix ; Il y a des critères qui sont examinés au niveau des départements de maintiens de la paix des nations Unis à NEW YORK et si la Guinée participe à cette opération, c’est que des conditions sont remplies par son armée.

Une armée qui est déployée dans une mission de paix, est projetée en dehors de son territoire avec des missions nouvelles : imposer la paix, ou préserver la paix.

Alors il y a des directives du secrétaire général des Nations Unies sur le respect des droits de l’homme durant ces opérations, sur le respect du droit international humanitaire et sur la non exploitation sexuelle des personnes, des populations déjà affectées par les crises et donc nous mettons toutes ces informations à la disposition des forces qui vont participer au maintien de la paix, en collaboration avec le ministère de la défense et l’État-major.

Nous avons contribué à la préparation des contingents GANGAN à Kindia et jusqu’à présent, les choses se passent très bien en matière de respect des droits de l’homme, des droits internationaux humanitaires, et ce qui est important dans tout le mandat de la Mission de paix, avec un volet sur la protection des civils.

Je profite de cette occasion, pour saluer et encourager le bataillon GANGAN * dans sa mission, ainsi que les différents partenaires, le Ministère de la Défense et la commission de l’Assemblée Nationale, etc.


Quelle appréciation faites-vous de l’INIDH et de son opérationnalisation ?

L’INIDH est une institution prévue par la constitution, qui a été mise en place en décembre 2015 et qui devrait être opérationnelle.

Cette institution qui joue un rôle de protection des droits de l’Homme de manière générale, rencontre quelques difficultés jusqu’à présent. Elle n’a pas les moyens logistiques de remplir ses obligations et nous pensons que l’obligation lui est faite de présenter la situation des droits de l’homme chaque année. L’institution doit être accréditée par un comité des Nations Unies, pour faire partie du groupe constitué de toutes celles des autres pays. Mais je formule vraiment le vœu pour qu’une attention particulière soit portée à cette institution, afin qu’elle puisse remplir ses obligations.

Le HCDH s’active également dans la promotion et la protection des Albinos en Guinée, quelles sont, pour conclure cet entretien, vos engagements envers eux ?

Nous assistons à la justice populaire depuis quelques années et, en 2016, dix-sept personnes avaient subi les verdicts populaires, et 5 d’entre elles, furent extraites de leurs lieux de détention dans des commissariats ou d’autres lieux de l’État. Je pense que c’est un défi lancé à l’État !

La population a des droits, mais aussi des devoirs et des obligations. Nul n’est tenu de se faire justice. Avec les réformes engagées, chaque citoyen doit avoir conscience que l’accès à la justice doit être équitable et juste pour tout le monde et conséquemment, je demanderais fortement aux populations de se débarrasser des pratiques de violences populaires. Avec la nouvelle allure prise par la justice, il n’y a pas suffisamment de places pour mettre tout le monde en prison !

En matière de droit de l’homme, je souhaite qu’une attention particulière soit mise sur la question des filles et femmes car, il y a une recrudescence des viols et des violences. Il faut éduquer très tôt les garçons, et sensibiliser tous les hommes en général. Toutes les solutions ne peuvent venir de la justice ! Il faut élever les convictions et les niveaux de conscience, en inculquant des manières civilisées, humanistes, ou tout au moins le respect des genres et des minorités faibles. Les albinos, les enfants, les femmes et les filles sont dignes de respect et de toutes les façons, il ne doit jamais être toléré des brimades. Il faut donc absolument combattre les Impunités.

Je vous remercie.

Pour consulter et télécharger ce nouveau numéro, merci de cliquer ici.

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

 
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Partira, partira pas? Quel départ honorable pour Alpha Condé à la fin de son mandat? (Par Fodéba Dioubaté)

2017/6/15

Aujourd'hui en Guinée À trois ans de la fin du quinquennat du Président de la République, le Pr Alpha Condé, la roue à rumeurs est déjà en marche et tourne à plein régime sur son départ supposé ou vraisemblable du pouvoir. Si le principal intéressé ne s’est jamais exprimé là-dessus de manière explicite, il reste que ses interventions évasives, cavalières et implicites sur le sujet suscitent et alimentent le débat dans l’opinion.

Deux visions aux antipodes sur la question d’un troisième mandat

De nos jours, deux camps diamétralement opposés ont déjà lancé leurs ballons d’essai partisans dans l’atmosphère politique guinéenne pour jauger l’opinion nationale sur la question. Le premier camp estime qu’Alpha Condé devra se délester du pouvoir au terme de son second mandat en se conformant à la constitution. Inversement, l’autre camp souhaite le voir rempiler pour briguer un troisième mandat consécutif; ce qui, du coup, ouvre un autre débat qui s’annonce décisif sur la révision constitutionnelle.

En effet, les thuriféraires du pouvoir qui soutiennent mordicus la thèse d’un troisième mandat, allèguent, à tout vent, que deux mandats présidentiels s’avèrent nettement insuffisants pour permettre à leur leader incontesté de réaliser complètement le programme gouvernemental du projet de société sur la base duquel il a été réélu.

L’un dans l’autre, et au-delà des positions respectives, il sied de noter des intentions sous-jacentes qui sous-tendent la volonté de ces deux camps à soutenir vaille que vaille leurs positions liées ou pas à leurs intérêts égoïstes inavoués ou à celui du parti. Pour le commun des raisonnables de ce parti, Dieu seul sait qu’ils ne sont pas nombreux, l’intérêt du RPG Arc-en-ciel, en tout cas en apparence, demeure la priorité absolue, c’est-à-dire la survie heureuse de leur formation politique, après le dernier quinquennat du Pr Alpha Condé. Si tel est le cas, et que cela se matérialise par la sincérité de leur idéal et des actions concrètes sur le terrain, il n’y a pas de raison que le RPG Arc-en-ciel ne survive pas à son fondateur, le Pr Alpha Condé. Pour l’instant, les vrais enjeux sont relégués au dernier plan des préoccupations de la majeure partie des instances dirigeantes.

Quelle image le Pr Alpha Condé laissera-t-il dans l’histoire?

Pour ce qui est du camp d’en face, celui des caciques du parti présidentiel, qui soutiennent en sourdine, l’hypothèse de son départ à la fin de son mandat, les avis divergent. Si les uns pensent que le départ du Pr Alpha Condé leur ouvrira la porte à sa succession, puisque il faut le dire aussi, la retraite politique probable du Pr Alpha Condé aiguisent l’appétit des prétendants à sa succession, qui tapis dans l’ombre du parti, caressent cette idée légitime depuis longtemps; les autres, quant à eux, se retranchent dans l’idée de le voir quitter en laissant le parti dans de bonnes mains pour la conservation du pouvoir et pour la suite de l’histoire. Cette dernière option implique des préalables en termes d’organisation et d’assainissement des structures du parti, car en l’état actuel des choses, le RPG-Arc-en-ciel mérite inévitablement une cure de jouvence pour se régénérer et se revitaliser dans la perspective des combats futurs.

Ainsi, cette dernière option, considérée plus raisonnable, offre une sortie honorable au président Alpha Condé pour deux raisons : d’abord sur le plan personnel, elle lui permettra de confirmer l’idéal démocratique qu’il a toujours incarné et qui appelle l’alternance politique, le partage du pouvoir et le respect de la légalité constitutionnelle. Agir à contre courant de cet idéal serait interprété comme un reniement de sa propre histoire, un désaveu des principes politiques qu’on lui reconnait. Tout un pari risqué pour ce vieux briscard de la politique guinéenne! Car toute volonté de briguer un troisième mandat serait vulgairement interprétée comme une résolution de se maintenir au pouvoir ad vitam æternam.

Au contraire, s’il acceptait de quitter le pouvoir constitutionnellement au terme de son second et dernier mandat présidentiel, le Pr Alpha Condé laisserait dans l’histoire l’image d’un président atypique. En outre, sur le plan de la morale politique, il apparaitra aux yeux de ses partisans et admirateurs comme un militant au sens propre du terme qui tient à l’intérêt supérieur et à la pérennité de son parti dans le sens du respect des principes de la république et des populations dont il a la charge de diriger vers le progrès et la victoire.

Troisième mandat et risques d’implosion sociopolitique

Un troisième mandat pour le professeur Alpha Condé n’est point un vœu pieux! Même si à l’heure actuelle ce projet reste une simple vue de l’esprit pour certains apparatchiks de la majorité présidentielle, la donne pourra changer avec le temps.

Pour concrétiser ce dessein, la révision constitutionnelle reste la clef qui permettra de lever le principal verrou de la limitation des mandats présidentiels consacrée par la loi fondamentale. Dans un contexte d’équilibre précaire de l’unité nationale qui prévaut actuellement en Guinée, toute tentative de modification de la constitution pourrait déclencher une crise politique majeure, exacerber les tensions communautaires et saper dangereusement la paix civile toujours fragile.


Bref, à en croire le climat délétère et explosif qui ne cesse de s’extérioriser au gré des incohérences perceptibles dans les propos et actes incendiaires des instances dirigeantes du RPG Arc-en-ciel sur le terrain, le pire est à craindre pour la suite. L’urgence de la situation n’est plus à démontrer.

Le RPG Arc-en-ciel face au défi de l’avenir

Historiquement, les partis qui ont dominé la vie politique guinéenne survivent tant bien que mal à leurs fondateurs. C’est le cas pathétique du PDG qui ne s’est jamais remis de la mort subite du Guide suprême de la révolution. Pareillement, le PUP, naguère très populaire, n’est plus que l’ombre de lui-même depuis la disparition du Général Conté, et pire, n’arrive même plus à recruter au sein de la population. Qu’en sera-t-il du RPG Arc-en-ciel? A méditer! Comme le suggère le dicton : « qui veut voyager loin et bien ménage sa monture. » Le RPG Arc-en-ciel devrait méditer avantageusement sinon suivre cette pensée pour mettre tous les atouts de son côté.

En politique, le temps est à la fois allié et ennemi. Tout dépend de son utilisation opportune ou inopportune. Les instances ‘’décideuses’’ du parti sont-elles conscientes de l’urgence de la situation? Non, apparemment pas, en raison, sans doute, de l’éblouissement visuel et psychique dont elles sont victimes par l’exercice de la magistrature suprême qui leur semble éternel. Pourtant, tout a une fin peu importe la durée. Faudrait-il que les dirigeants du parti présidentiel et leurs soutiens se réveillent pour faire face aux vrais enjeux qui sont les leurs et agir par des actions concrètes, s’ils veulent réussir dans l’avenir. Pour cela, le doute est permis, car le nerf de ce combat qui est l’argent et le courage d’agir manque malheureusement à ce parti. Faut-il préciser sur cette question que le parti n’a pas de fonds propre conséquent pour prendre les charges liées à l’organisation d’un congrès qui devra définir les responsabilités et les actions pour un meilleur avenir. Là-dessus, entendons-nous que la grosse vache laitière du parti depuis sa création n’a été que son fondateur, le Pr Alpha Condé.

Un congrès national du parti qui se fait toujours attendre…

Ça fait des lustres que le parti présidentiel n’a pas tenu de congrès! Pour tout parti d’envergure nationale, ceci est un exercice collectif et démocratique qui permet de débattre, entre autres, des grands défis et enjeux du moment, d’adopter le programme ou l’orientation du parti en vue des futures échéances électorales et d’élire un nouvel organe directeur. Pourtant, le RPG Arc-en-ciel a changé. Autrefois parti de masse (avec des militants réputés fiers et engagés), le parti est devenu visiblement, le pouvoir suprême aidant, un parti d’élites (de cadres, carriéristes pour la plupart). Cette métamorphose est-elle une évolution normale ou une dérive opportuniste? Poser la question, c’est y répondre.

Les instances dirigeantes actuelles n’ont ni le pouvoir de décider ni les moyens financiers pour faire face aux dépenses liées à l’organisation et à la restructuration du parti qui passent inéluctablement par un préalable : le congrès. Pour cela, leur manque d’indépendance à agir à temps et de manière efficace est un sérieux handicap à leur victoire aux prochaines élections. (…..) Pour que les choses se mettent en branle au RPG Arc-en-ciel, comme toujours, il faut attendre, attendre et encore que le Pr Alpha Condé, tenant les cordons de la bourse, décide ou accepte de débourser de l’argent pour couvrir les dépenses courantes. Or, en sa qualité de président fondateur du parti, doublé de président de la république, les préoccupations du parti et sa gestion au quotidien lui échappent de plus en plus en raison de ce surcroît de responsabilités.

Dès lors, il importe de trouver d’autres sources de revenus pour s’émanciper, un brin, des caprices du président fondateur et s’affranchir de sa bourse. Le parti pense-t-il à une quelconque contribution financière de ses membres pour lever des fonds conséquents en prélude aux échéances électorales ? (…). Un vrai parti politique est censé avoir un budget de fonctionnement pour faire face aux dépenses électives internes de ses propres cadres selon un calendrier préétabli conformément au statut du parti. L’efficacité du parti à mobiliser des fonds pour des réceptions somptueuses ou des bombances n’est plus à démontrer quand on sait que la finalité de ces fêtes est destinée aux poches des profiteurs du parti. À cette allure, le parti devra être inquiet pour son avenir après son deuxième mandat présidentiel.

Eventuellement, le Pr Alpha Condé fait de son départ honorable une volonté cachée, d’autant que la manière et le moment de le faire restent à sa seule discrétion. Il lui revient donc, de motiver par son propre décret, une décision finale, irrévocable, exempte de toute influence partisane face à cette question cruciale. Au demeurant, on pourrait inviter le Pr Alpha Condé à méditer les paroles suivantes du chroniqueur québécois Mathieu Bock-Côté : « En politique, l’homme peut se grandir et s’avilir. Il lui arrive souvent de se grandir et de s’avilir en même temps. »

Fodéba Dioubaté, enseignant-journaliste au Canada

Fodebadioub918@gmail.com









 
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