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01 Mars 2017 - 17h45
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Mini-remaniement :Pr Alpha Condé limoge trois ministres

2017/2/27

Aujourd'hui en Guinée Le chef de l'état, Pr Alpha Condé a limogé trois ministres du Gouvernement Mamady Youla à savoir ceux de la fonction publique, de l'enseignement pré-universitaire, de l'environnement et des eaux et forrêts. Lisez l'acte du pouvoir central :


1- Ministre de la fonction publique de la réforme de l’Etat et de la modernisation de l’administration, M.Bily Nankouma Doumbouyah, administrateur civil, précédemment conseiller principal dudit ministère ;

2- Ministre de l’environnement des eaux et forêts : Madame Aissatou Baldé, économiste, précédemment chef de cabinet dudit ministère

3- Ministre de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation, M. Ibrahima Kalil Konaté, enseignant, précédemment directeur communal de l’éducation de Matoto.

 
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PRIMATURE : LE PREMIER MINISTRE MAMADY YOULA PRESIDE LE 3e COMITE DE PILOTAGE DU BUREAU D’EXECUTION STRATEGIQUE (BES)

2017/2/27

Aujourd'hui en Guinée #GouvGN #Gn224 #GuineeConakry, le 27 Février 2017 – Sous la tutelle du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Mamady Youla, le troisième Comité de Pilotage du Bureau d’Exécution de Stratégique (BES) s’est tenu le mercredi dernier à la Primature. C’était en présence du Directeur de Cabinet à la Présidence de la République, Ibrahim Khalil Kaba, des Ministres en charge de l’Agriculture, Jacqueline Marthe Sultan, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Abdoulaye Yéro Baldé, des Postes, Télécommunications, et de l’Economie Numérique, du Budget, Mohamed Lamine Doumbouya, du Conseiller Spécial du Premier Ministre, Khader Barry, du Directeur Général de l’Agence de Promotion des Investissements Privés (APIP), des représentants du Ministère des Mines et de la Géologie, et enfin de l’équipe permanente en charge de la mise en œuvre des résolutions.

Pour rappel, le BES est une initiative du Premier Ministre Mamady Youla qui vise à renforcer la culture de travail alliant méthode et performance au sein de tous les ministères, départements et agences étatiques. Cette approche, axée sur les résultats, est articulée autour de 4 principales initiatives que sont :

1. La relance de la filière ananas à travers l’appui à l’extension et à l’irrigation des terres, l’amélioration de l’accès et l’utilisation des engrais, l’appui à la commercialisation à l’international à travers le renforcement des capacités des producteurs et exportateurs. A l’horizon 2018, il est prévu d’arriver à des superficies cultivées de 600 ha pour un rendement de 40t/ha et des exportations qui pourraient atteindre 450t.

2. La formation dans le secteur minier via l’appui à la mise en œuvre de formations rapides et spécialisées, l’appui au renforcement de l’Institut Supérieur des Mines et de la Géologie (ISMG) et à la mise en œuvre du projet de construction de l’Ecole d’Excellence en Mines et Géologie, l’appui à la mise en œuvre d’un programme de renforcement des Petites et Moyennes Entreprises locales.

3. La Gouvernance. Ce volet consiste à appuyer l’animation d’un groupe thématique pilote dans le cadre du Cadre de Concertation et de Coordination (CCC) entre le Gouvernement et les Partenaires Techniques et Financiers et la mise en place d’outils et processus de pilotage et de reporting. Il s’agira aussi de favoriser le déploiement et la mise à l’échelle du pilote au sein du CCC à travers un appui à la cellule technique et à d’autres groupes thématiques.

4. Et enfin, un volet Leadership à travers la mise en place d’un programme de Leadership pour renforcer les capacités de l’administration et développer une nouvelle génération de leaders de la fonction publique.

Au cours de cette rencontre, qui avait pour principaux objectifs de faire l’état d’avancement des initiatives, de présenter un plan d’actions détaillé avec le budget requis et enfin de proposer des pistes de solution pour la mobilisation des ressources, les participants ont surtout échangé autour des initiatives portant sur la relance de la filière ananas et celle sur la formation dans le secteur minier.

Ainsi, en collaboration avec le Ministère de l’Agriculture, le BES a identifié quatre actions phares qui sont en cours de réalisation pour des résultats dès le premier trimestre 2017. Il s’agit de :

• La mise à disposition de motopompes à des coopératives de producteurs ;

• Lancement d'une émission de radio spécialisée sur les techniques culturales ;

• L’élaboration de manuels de formation à destination des agents de formation et des producteurs ;

• L’appui aux organismes de formation des producteurs.
Concernant l’initiative Mines, un objectif de formation de 5.000 jeunes par an dans le secteur minier a été fixé pour l’horizon 2020. Pour ce faire, différentes pistes ont été retenues.

Tout d’abord le renforcement du dispositif de formation des ouvriers spécialisés par :

1) l’appui à la mise en place d’Unités de Formation Mobile (UFMo) spécialisées. Trois UFMo seront déployées dans les régions de Boké, Kindia et Kankan, à proximité des projets miniers avec pour objectif de former 7.800 ouvriers entre d’ici 2020 ;

2) l’appui au renouvellement des équipements du Centre de Formation Professionnelle (CFP) de Boké ;

3) la création et l’animation d’un comité de coordination entre les acteurs publics (ministères et structures de formation) et privés (sociétés minières et sous-traitants).

Puis, il s’agira d’appuyer le renforcement de l’ISMG et la construction de l’Ecole d’Excellence en Mines et Géologie. Cela passera notamment par :

a) l’appui au renouvellement des infrastructures pédagogiques de l’Institut Supérieur des Mines et Géologie (ISMG)
b) et l’appui à la mise en œuvre de l’étude de faisabilité, la mobilisation des ressources financières et l’élaboration du cahier des charges du projet de construction de l’Ecole d’Excellence des Mines et Géologie.

Enfin, pour atteindre l’objectif de formation de 5.000 jeunes par an dans ce secteur, il faudra développer un programme de renforcement des capacités des PMEs sous- traitantes par :

i. l’identification des besoins en produits et services des principales sociétés minières dans la région de Boké dans les 5 à 10 prochaines années ;

ii. le Développement d’un programme de renforcement des capacités des PMEs locales pour l’approvisionnement des sociétés minières en produits et services.

Dans le cadre de la mobilisation des ressources, pour le développement des UFMo par exemple, plusieurs sources de financement pourront être considérées pour assurer la pérennité du dispositif (contributions des sociétés minières, des lauréats, des partenaires techniques et financiers ou encore la taxe d’apprentissage).

Aussi, au cours de ce comité de pilotage, il a été envisagé la tenue d’un forum pour la présentation et la promotion de la lettre de Politique du contenu local, en étroite collaboration avec l’entreprise Guinea Aluminia Corporation (GAC), le BES et le Ministère des Mines et de la Géologie. L’objectif premier du Forum sera d’informer sur la Lettre de Politique Nationale du Contenu Local (LPNCL) en cours d’élaboration et d’annoncer la politique nationale de contenu local pour le secteur minier.

En conclusion, si des avancées considérables dans la mise en œuvre de ces initiatives sont perceptibles, des défis non moins importants ont été soulignés. Il s’agit de la disponibilité de ressources humaines locales pour étoffer l’équipe du BES et la mobilisation des ressources pour une exécution efficiente du programme. Après les observations et les interrogations des participants, le Premier Ministre Mamady Youla a tenu à féliciter l’équipe du BES pour le travail abattu en un temps relativement court, avant de l’exhorter à tenir compte des apports et amendements discutés au cours de ce comité de pilotage. Rendez vous a ensuite été pris pour avril, date de la prochaine rencontre du comité de pilotage.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
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En intégrant le Maroc, la CEDEAO deviendrait la 16e puissance mondiale devant la Turquie

2017/2/27

Aujourd'hui en Guinée Le Maroc a présenté à Ellen Johnson Sirleaf, présidente en exercice de la CEDEAO, sa demande d’adhésion « à part entière » à la communauté ouest-africaine, « dans la droite ligne de la politique africaine du Souverain, couronnée par le retour du Royaume au sein de l’Union Africaine », est-il précisé.

Faute de parvenir à une intégration économique maghrébine, le Maroc se tourne vers son sud et décide d’intégrer l’organisation sous régionale ouest-africaine qui compte déjà 15 Etats dont le poids lourd africain, le Nigéria, et la locomotive de l’UEMOA, la Côte d’Ivoire.

La CEDEAO, c’est 320 millions d’habitants, la population la plus jeune au monde, répartie sur 5,1 millions de km2, pour un PIB total supérieur à 700 milliards $. Elle a déjà instauré la libre circulation qui s’applique petit à petit dans les faits, et elle souhaite établir une monnaie unique à l’horizon 2020.

Ses membres sont : Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Côte d’Ivoire, Libéria, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal, Sierra Leone et Togo.

En intégrant le Maroc, la CEDEAO dépasserait la Turquie et s’approcherait de l’Indonésie en termes de PIB.


Agence Ecofin

 
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Belgique: L'ambassade de Guinée à Bruxelles à l'heure de "Conakry, capitale mondiale du Livre"

2017/2/26

Aujourd'hui en Guinée
L'Ambassadeur de Guinée à Bruxelles, le Docteur Ousmane Sylla, ses conseillers et tout le personnel diplomatique ont lancé, le 24 février, les activités sur l'événement ''Conakry, Capitale mondiale du Livre pour l'année 2017''
C'était lors d'une cérémonie officielle de lancement dans les locaux de l'ambassade sise au N° 108 du boulevard Auguste Reyers, 1030 Bruxelles (Schaerbeek)
Depuis mi-février, ce projet ''Conakry capitale mondiale du Livre pour l'année 2017'' a déjà mis en branle la machine diplomatique guinéenne auprès de ses partenaires bi et multicanaux.
Monsieur Diallo, conseiller à l'ambassade de Guinée, parle des enjeux de l'évènement : "Nous avons reçu des instructions du Ministère des Affaires Etrangères et des Guinéens de l'Etranger, notre département, nous demandant de nous associer à ce grand événement ''Conakry capitale mondiale du Livre pour l'année 2017'' et faire sa promotion au niveau de notre juridiction. C'est sur la base de ces instructions que nous avons lancé cet événement. Ainsi, nous avons confectionné des banderoles, des kakemonos et des affiches, les placer à l'ambassade et dans certaines institutions européennes. Et selon toujours les instructions du département, il s'agit aussi de chercher des sponsors pour financer les activités du projet. Voir comment les partenaires peuvent êtres associés à cet événement. Et comme nous gérons ici la coopération bilatérale et multilatérale, nous avons écrit aux institutions de l'Union européenne, ensuite aux gouvernements Belges, Néerlandais et Luxembourgeois à travers les Premiers ministres, ceux en charges des Affaires Etrangères et de la Coopération... A Bruxelles, au ministère en charge des Affaires Etrangères, où la requête de Guinée a été soumise, la fédération Wallonie-Bruxelles, la Flandre et la communauté germanophone ont aussi été contactés. Tout comme le Secrétariat des pays ACP, (Groupe des Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique''
La Capitale de Guinée, Conakry, a été désignée "capitale mondiale du Livre" pour l'année 2017 par un comité international d'experts, le 30 juin 2016, au siège de l'UNESCO à Paris.
C'est ainsi qu'à Conakry le 23 janvier 2017 et par décret présidentiel, l'événement, qui durera un an à partir du 23 Avril prochain, a été déclaré d'utilité publique. Un comité interministériel d'orientation, de coordination stratégique et de pilotage a été mis en place. En ordonnant l'utilisation du Label ''Conakry capitale mondiale du Livre 2017'' dans la communication institutionnelle et diplomatique, le Président Alpha Condé engage ainsi nos représentations diplomatiques à l'Étranger.
"Nous allons continuer les contacts près des différents partenaires à la recherche d'appuis, de sponsors dans le but de financer les activités qui vont durer un an." promet M. Diallo le conseiller.
A rappeler que sur le site de l'organisation, les promoteurs expliquent que cette distinction soutient et met sur la scène internationale l'Etat Guinéen, les jeunes et adultes guinéens ainsi que les opérateurs économiques qui œuvrent pour la connaissance du pays.
La promotion des livres et de la lecture, les projets de constructions de médiathèque dans chaque commune de la ville de Conakry et l'île de Kassa, la construction de Points de lecture dans les quartiers de chacune des communes sont, entre autres, les enjeux et des objectifs qui attendent la Guinée.
Avec le lancement de ses activités, nous pouvons sans risque de se tromper dire que l'ambassade de Guinée à Bruxelles et auprès des institutions européennes, est à l'heure de "Conakry, capitale mondiale du Livre"
A suivre
CAMARA Naby Moussa et SACKO Mamadou

 
Le roi Mohammed VI et le président Alpha Condé visitent le de construction du débarcadère de Téminitaye

2017/2/25

Aujourd'hui en Guinée Le roi Mohammed VI a visité ce 24 février, en compagnie du président Alpha Condé, le projet de construction du Point de débarquement aménagé de Téminitaye dans la commune de Kaloum. La visite guidée s’est déroulée peu après la prière du vendredi. Et a permis au Souverain chérifien de mieux s’imprégner de l’avancement de ce projet innovant soutenu par le Royaume.

Le Point de débarquement aménagé de Téminitaye va s’étendre sur une superficie globale de 4346 m². Il comporte une zone de pêcheurs qui abritera un magasin de vente des équipements, un atelier mécanique et une salle de conditionnement et de découpage. Une seconde zone dite de commercialisation abritera une chambre froide, une fabrique de glace et des locaux administratifs.

Le coût global du projet est évalué à 13 millions de Dirham, soit plus de 12 milliards de francs guinéens. Le financement de cet important projet destiné aux pêcheurs artisanaux est réalisé par la Fondation Mohammed VI pour le développement et le ministère marocain de la pêche. Le tout avec la facilité du Groupe Banque Centrale Populaire.

Une fois les travaux bouclés, ce débarcadère permettra l’amélioration de la qualité des produits de pêche, selon la note conceptuelle du projet. Il va également favoriser « la transparence dans les transactions commerciales et augmenter les revenus des bénéficiaires », ajoute la source.

Au moins 1 095 marins pêcheurs, 2 110 femmes mareyeuses, 250 fumeuses de poissons et 35 coopératives de pêche bénéficieront de ce Point de débarquement aménagé de Téminitaye.

La production annuelle projetée est de 755 tonnes de poissons.

Lancés en décembre 2015, les travaux de l’ouvrage vont durer 16 mois. C’est dire que les clés de l’ouvrage seront livrées en fin mars prochain.

Vêtu d’un boubou traditionnel marocain jaune or, la tête enturbannée, le roi Mohammed VI a visité le chantier avec une attention soutenue.

Pour le ministre de la Pêche, de l’Aquaculture et de l’Economie maritime, André Loua, cette visite du Souverain marocain témoigne à suffisance qu’il fait du développement de la pêche artisanale guinéenne un objectif primordial.

Pour preuve, selon le ministre Loua, Mohammed VI a donné des instructions durant la visite pour la réalisation d’une étude relative à la construction d’un ponton devant relier les pirogues au site pendant les périodes de marées hautes. Un volet qui n’était pas pris en compte dans le projet initial.

Le niveau d’avancement des travaux est évalué à 80% par le ministre de la Pêche, de l’Aquaculture et de l’Economie maritime.



Une dépêche de Ougna Elie Camara et Amadou Touré pour l’AGUIPEL

 
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Professeur Alpha Condé : " Je peux dire que Dieu aime la Guinée..."

2017/2/24

Aujourd'hui en Guinée La Guinée tenait à cœur ce voyage du Roi du Maroc Mohammed VI. En effet, lors de son premier voyage historique, nous avons signé 21 conventions. Une partie est en exécution et d’autres ont été retardées à cause de l’épidémie hémorragique à virus Ebola. Nous venons de faire le point pour que ces projets puissent continuer.

Je peux dire que Dieu aime la Guinée, ceux qui voulaient que la Guinée n’aille pas de l’avant parce que le voyage du Roi cette fois-ci allait être extrêmement important pour le développement de la Guinée, ils ont échoué. Le peuple de Guinée a montré son amour pour le Roi du Maroc en restant dans la rue de 15 heures jusqu’à 20 heures et vous venez d’entendre ce que le Roi est venu faire pour la Guinée.

Le peuple de Guinée n’oubliera jamais. Quand je suis venu au pouvoir, la Guinée utilisait à peine 10 mille tonnes d’engrais. Nous sommes montés un peu plus à 20 mille tonnes et aujourd’hui, nous allons faire 5 fois plus grâce à la générosité et à l’accompagnement du Roi du Maroc.

Conakry change mais, on ne voit pas ce changement à cause de l’assainissement et de voiries. Lorsque j’avais un projet de cité verte, le ministre des Affaire Etrangères du Maroc m’a dit que cela va intéresser le Roi. Et, lorsque le roi m’a appelé, il m’a dit que le peuple n’a pas besoin de cité verte à Conakry. Qu’il a plutôt besoin d’assainissement et des voiries urbaines. Voilà, il vient de faire ce qu’il a constaté. Quand le président turque, Erdogan est venu, il m’a dit que Conakry n’est pas une ville. Mais grâce au Roi du Maroc, quand il viendra prochainement, il dira enfin Conakry est une ville. Je ne peux pas me lever et partir sans remercier le Roi et sans montrer au peuple de Guinée qu’il tenait à son voyage. C’est pourquoi, certains ne voulaient pas que ce voyage ait lieu. Ils ont mis des voyous dans la rue, mais Dieu aime la Guinée et le peuple de Guinée sait aujourd’hui que deux qui ne veulent pas que le pays avance, ont échoué. Le train du changement en Guinée a démarré. Ceux qui ne monteront pas, resteront au bord de la route.» Pr Alpha Condé

 
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LE PRESIDENT ALPHA CONDE ET LE ROI MOHAMED VI VISITENT LE CHANTIER DU CENTRE DE FORMATION PROFESSIONNELLE DE NONGO ET PRENNENT DATE POUR LA LIVRAISON DE L’HOPITAL MERE-ENFANT DE SONFONIA

2017/2/24

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 24 Février 2017 – Le Président de la République, Alpha Condé, et son hôte de marque, le Roi Mohamed VI du Maroc, ont visité le chantier du complexe de formation professionnelle sis à Nongo Conteyah, dans la commune de Ratoma.Les deux Chefs d'État ont été reçus par Damantang Albert Camara, Ministre de l'Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l'Emploi et du Travail et par Abdourahmane Diallo, Ministre de la Santé, côté guinéen ; côté marocain, étaient présents pour l’occasion : El Houssaine Elouardi, Ministre de la Santé, Mostafa Terrab, Président délégué de la Fondation Mohamed VI pour le Développement Durable, et par Larbi Bencheikh, Directeur Général de l'Office National de la Formation Professionnelle.

Avec beaucoup d’attention et d’intérêt, les deux Chefs d'État ont suivi la présentation des maquettes des projets de construction de l'hôpital Mère-Enfant et du complexe de formation professionnelle.

Ce dernier, dont le coût est estimé à environ 6.5 millions de dollars, devrait accueillir environ 1.000 apprenants dans les filières BTP, Hôtellerie et Tourisme au cours de la rentrée scolaire 2017-2018. A noter qu’au cours de cette visite, le Roi Mohamed VI a tenu à offrir un internat supplémentaire de 250 places.

Quant au centre hospitalier Mère-Enfant de Sonfonia, il devrait être terminé à priori d’ici fin novembre, et disposer d’une capacité de 80 lits (dont 60 pour l’hospitalisation et 12 en hôpital de jour). Ce centre doté sera doté de plusieurs blocs dont :

- un bloc pour des consultations externes, des explorations fonctionnelles mais aussi pour les hospitalisations de jour ;

- un bloc comprenant un plateau technique composé de 4 salles d’opération, de salles de réanimation, d’imagerie médicale (y compris scanner) et d’analyses biomédicales ;

- un bloc pour les services d’hospitalisation ;

- un bloc pour les services d’appui (pharmacie, cuisine, buanderie, morgue et les ateliers de maintenance) ;

- un bloc pour l’administration générale du centre.

L’important cortège des différentes délégations s’est ensuite dirigé vers le quartier Entag, dans la commune de Matoto, d'où les Chefs d’Etat procèderont à la pose de la première pierre des travaux de construction de la nouvelle Mosquée ohamed VI.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
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Professeur Alpha Condé : ‘’Conakry a totalement changé’’

2017/2/24

Aujourd'hui en Guinée A des journalistes qu’il rencontrait la semaine dernière dans un complexe hôtelier, Alpha Condé a indiqué que la capitale Conakry a changé depuis son accession au pouvoir.‘’Vous-mêmes vous savez dans quel état étaient nos hôtels. Quand quelqu’un fait une nuit dans un hôtel, il ne peut pas y faire une deuxième parce que les draps sont sales’’, ironise le chef de l’État.

Selon le maitre du palais Sékhoutouréyah, ‘’aujourd’hui, on a plus d’hôtels que Dakar et on aura plus d’hôtels qu’Abidjan. Donc, Conakry a totalement changé, un peu aussi dans l’anarchie même s’il y a beaucoup d’immeubles’’.

Il souhaite l’appui de la presse pour informer la population sur les actes que son gouvernement est en train de poser. ‘’Nous sommes en train de travailler avec Singapour pour Conakry 2040 (…)’’, indique-t-il.

Pour informer la population, la presse elle-même doit être informée régulièrement, dit-il. ‘’Comme ça, on saura qui est de bonne foi et qui est de mauvaise foi. Nous aussi, on va faire des efforts’’, s’engage le président Condé.

La CCG

 
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Voici le compte rendu du Conseil des ministres de ce jeudi 23 février 2017

2017/2/24

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 23 Février 2017 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi 23 février 2017 de 10h00 à 12h00, avec l’ordre du jour suivant :

1. Message de son Excellence Monsieur le Président de la République ;
2. Compte rendu de la session ordinaire du Conseil interministériel tenue le 21 février 2017 ;
3. Décisions ;
4. Divers.

Au titre du premier point de l’ordre du jour, Monsieur le Président de la République a invité les ministères à améliorer la qualité de leurs contributions techniques aux différents projets d’appui dont ils sont bénéficiaires de manière à encourager les partenaires techniques et financiers et optimiser leur accompagnement. Il a insisté sur la nécessité d’une mise en œuvre efficiente des chronogrammes d’exécution des accords et conventions.

Le Chef de l’Etat a instruit l’ensemble des départements concernés à faire le point sur l’évolution de leurs accords avec leurs partenaires marocains et à finaliser les conventions qu’ils doivent conclure lors de la visite de Sa Majesté le Roi du Maroc.

Le Président de la République a demandé au Ministre de la Jeunesse de se rapprocher de la Ministre en charge de l’Action sociale et des ambassadeurs de Guinée en Ethiopie, au Nigéria, aux Etats-Unis et en Suisse pour élaborer la feuille de route de la Présidence de l’Union Africaine dont le thème est « Tirer pleinement profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse ».

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a introduit le compte rendu de la session ordinaire du Conseil interministériel tenue le 21 février 2017.

Le Conseil a entendu successivement :

AU TITRE DE L’EXAMEN DE TEXTE.

Le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a soumis en examen des amendements du Gouvernement portant sur le code des Collectivités Locales.
Il a affirmé que les articles 89 et 90 visent à créer une harmonie entre la gestion décentralisée et la gestion déconcentrée. Cette adéquation qui est indispensable à tout développement de l’administration requiert de conférer aux collectivités un statut juridique définissant les modes d’appropriations par les élus locaux des objectifs de développement.
Il a rappelé que le présent projet de loi s’inscrit dans le cadre du processus de réformes politiques et institutionnelles, à grande échelle, amorcé dans le sillage de la Constitution de la République de Guinée adoptée en 2010.

Le Ministre a précisé que la loi fondamentale jette les bases fondatrices de l’Etat de droit en Guinée et crée pour cela un ensemble d’organes de nature à garantir l’équilibre des pouvoirs dans une société démocratique.

Il a indiqué que c’est dans le sens de respecter cette orientation générale que la constitution du 07 Mai 2010 a donné d’autres statuts aux collectivités locales qui sont contenus dans les articles 134 et 135 qui précisent que : « Les collectivités locales sont les régions, les communes urbaines et les communes rurales dont la création, l’organisation et le fonctionnement relèvent du domaine de la loi ».
C’est à ce titre que le Ministère en charge de la Décentralisation a introduit un projet de Loi portant Code des Collectivités Locales en vue de prendre en compte les nouvelles réalités sociopolitiques de notre pays.

Le Ministre a affirmé que conformément aux instructions de Monsieur le Premier Ministre, il a été mis en place un comité de relecture du projet de Loi portant Code des Collectivités Locales en instance d’adoption par la session extraordinaire de l’Assemblée Nationale en cours.
Le comité est composé comme suit :
1. Ministre d’Etat, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux ;
2. Ministre d’Etat, Ministre Secrétaire Général à la Présidence ;
3. Ministre d’Etat, Ministre du Tourisme, de l’Hôtellerie et de l’Artisanat ;
4. Ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté ;
5. Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation :
6. Ministre de l’Elevage et des Productions Animales.
Le Ministre a fait un exposé technique des nouvelles dispositions du projet de Code et rassuré le Conseil qu’elles renforceront l’autorité des collectivités locales et leur mode de gestion.

Au cours des débats, les observations ont essentiellement porté sur :

– La problématique des sources de financement des régions et leur autonomisation à générer et gérer un minimum de ressources sans recourir au Budget national ;
– La nécessité d’organiser une séance de travail entre la commission mise en place et les spécialistes pour examiner la question afin d’éclairer le Conseil.
Au terme des débats, le Conseil a recommandé l’approbation des amendements portant sur le code des collectivités.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS

Le Ministre de la Santé a fait une communication relative au projet de restructuration de l’Hôpital National Donka.

Il a précisé que l’hôpital national Donka est en chantier et sera rendu au Gouvernement Guinéen au plus tard en Novembre 2017. Sa capacité d’accueil est de six cent trente-quatre (634) lits répartis entre vingt-huit (28) services d’hospitalisation, avec un plateau technique moderne comprenant des services de laboratoire, d’imagerie médicale, d’anatomie pathologique, une centrale de production d’oxygène et quinze 15 salles opératoires.

Le Ministre a suggéré que pour assurer le fonctionnement correct de cette nouvelle infrastructure, il est indispensable de prendre dès maintenant un certain nombre de mesures anticipatives, afin d’éviter des improvisations de dernière minute et éviter ainsi tout échec potentiel dans les premiers moments de sa mise en exploitation.

Dans cette logique, il a proposé d’envisager les trois mesures suivantes :

 la réorganisation administrative et financière
 la réorganisation de la fonction médicale ;
 le changement de mode de financement.

Pour ce qui est du domaine de la gestion administrative, les réformes devraient consister à mettre en place les organes statutaires à savoir notamment :

 le Conseil d’Administration (CA) ;
 le Comité Médical d’Etablissement (CME) ;
 le Comité Scientifique et Pédagogique (CSP);
 le Comité d’Hygiène et de Sécurité (CHS);
 le Conseil de discipline (CD).

Il a souhaité que ces organes soient mis en place avant la mise en exploitation de l’hôpital.

Quant au domaine de la réorganisation médicale et soignante il consiste à :

• Accorder la priorité au personnel hospitalo-universitaire ;
• Rationaliser les effectifs ;
 Utiliser les critères de performance pour accéder aux postes ouverts ;
 Institutionnaliser le contrat de performance.

Le dernier domaine relatif au financement porte sur les modalités suivantes :

• Changer le mode de tarification ;

• Augmenter le niveau des subventions ;

Le Ministre a enfin soutenu que les mesures envisagées, une fois appliquées, donneront une nouvelle vision de l’hôpital public et une gestion rationnelle qui se veut plus performante. La traduction de cette vision de changement bouleversera les habitudes, touchera à des intérêts et provoquera sans doute de la réticence. C’est pourquoi, il a souhaité l’appui des pouvoirs publics et celui du Gouvernement.

Le Ministre a sollicité l’approbation des reformes suggérées par le Conseil avant la fin du mois de février en vue de permettre au ministère de les mettre en œuvre.

Au cours des débats, les observations essentielles ont porté sur :

 La nécessité d’élargir la restructuration sur l’ensemble des hôpitaux du pays ;
 La réflexion sur le rôle de la protection sociale et de l’assurance maladie dans la gestion de l’hôpital ;
 Les critères de changement du mode de sélection et de nomination des membres de la direction générale ainsi que le mode de gestion conformément à la Loi 075 portant Gouvernance financière des sociétés et établissements publics en République de Guinée.

Au terme des débats, le Conseil a recommandé le soutien du Gouvernement et demandé l’approbation des réformes.

La Ministre du Plan et de la Coopération Internationale a fait une communication relative au processus de validation du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES).

Elle a indiqué que l’objet de sa communication est de présenter la version finale de l’avant-projet du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) 2016-2020 qui a été validée, le mercredi 15 février 2017, par la Commission Nationale de Planification sous la présidence de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre.

Cette présentation s’articulera autour de six (6) points :

1. Les traits caractéristiques du PNDES ;

2. L’analyse de la dynamique du développement ;

3. Les choix stratégiques ;

4. Les modalités de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation ;

5. Les facteurs de risques

6. Les prochaines étapes ;

Au terme de son exposé, la Ministre a une fois de plus, remercié l’ensemble des membres du Gouvernement pour leur collaboration dans le processus d’élaboration du PNDES et a sollicité l’engagement et la détermination de tous pour sa mise en œuvre.

Au terme des débats, le Conseil a apporté son appui à Madame la Ministre et recommandé la validation du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES).

AU TITRE DU COMPTE RENDU

Le Ministre de la Culture, des Sports et du Patrimoine Historique a fait un compte rendu relatif au niveau d’avancement des préparatifs de « Conakry Capitale Mondiale du Livre 2017 ».

Il rappelé que le 24 avril 2015, le dossier de candidature de Conakry a été soumis à l’UNESCO avec l’accord, le soutien et l’appui des autorités du Gouvernorat de la ville de Conakry et du Ministère en charge de la Culture. Le 21 juillet 2015, l’UNESCO annonce la nomination de Conakry comme Capitale Mondiale du Livre pour l’année 2017.

Le Ministre a annoncé que le Comité de sélection a souhaité distinguer Conakry « à la lumière de la qualité et de la diversité de son programme », en particulier pour « l’attention accordée à l’implication des communautés » ainsi que « pour son budget maitrisé et ses objectifs de développement qui mettent l’accent sur les jeunes et l’alphabétisation ».

Il a informé que depuis cette date, Conakry, notre Capitale se prépare à accueillir cet évènement à caractère international avec l’objectif d’en faire un tremplin pour le rayonnement de notre pays. Le Gouvernement, la Ville de Conakry, le Commissariat Général mis en place à cet effet, les Organisations professionnelles et non gouvernementales, les communautés scientifiques et littéraires ont été tous impliquées dans ces préparatifs.

Le Ministre a rappelé que l’organisation mise en place pour atteindre les objectifs du programme est structurée à deux niveaux : un Commissariat Général et un Comité de Pilotage Interministériel.

Concernant le rôle du Commissariat Général, il est chargé d’assurer la direction, la coordination, la réalisation et le suivi des activités de « Conakry Capitale Mondiale du Livre 2017 ». Pour son fonctionnement, le Commissariat dispose d’un siège mis à disposition par le Gouvernorat de la Ville de Conakry. Le Commissariat est accompagné par un cabinet spécialisé en ingénierie de projets culturels.

En termes de ressources financières, le Gouvernement, à travers son Département en charge de la Culture, a mis à la disposition du Commissariat Général, une avance au titre de l’allocation financière à hauteur d’un milliard de francs guinéen (1 000 000 000 GNF) destinés aux préparatifs dudit évènement : c’était courant dernier trimestre 2016.

Quant au Comité de Pilotage Interministériel, il a pour mission d’assurer le pilotage et la coordination de l’évènement au niveau du Gouvernement.

Le Ministre a informé que depuis l’annonce du choix de Conakry par l’UNESCO, des activités et étapes importantes ont été réalisées par le Commissariat Général. Ces étapes marquent un lancement dynamique et efficace des préparatifs pour Conakry Capitale Mondiale du Livre 2017.

Après avoir énuméré plusieurs activités réalisées, le Ministre a précisé que le budget a été établi par le Commissariat Général pour le fonctionnement, les activités du programme, les investissements et les divers frais. Ce budget s’élève à ce jour à 60 milliards de francs guinéens.

Compte tenu de ce qui précède, le Ministre en charge de la Culture souhaite auprès du Gouvernement :

– L’organisation de la première réunion du Comité de Pilotage ;
– La mise à disposition du Commissariat d’un siège de qualité ;
– La mise à disposition de trois véhicules pour le transport des équipes du Commissariat Général

– La mise à disposition par le Ministère en charge du Budget des ressources financières nécessaires à l’organisation des activités de Conakry Capitale Mondiale du Livre.

Au cours des débats, l’essentiel des observations ont porté sur :

– La validation du budget de l’évènement qui s’élève à 60 000 000 000 GNF par les Ministres en charge des Finances et du Budget ;

– La nécessité pour le Ministre en charge de la Culture d’adresser des courriers à tous ses homologues d’Afrique pour les inviter à cet évènement mondial.

A l’issue des débats sur les différentes questions soulevées, le Conseil a décidé ce qui suit:

1. Le Conseil approuve les amendements portant sur le code des collectivités locales.

2. Le Conseil apporte son soutien au projet de restructuration et de réorganisation de l’hôpital Donka. Il invite le Ministre à veiller à la conformité de ces réformes avec le Loi 075 portant Gouvernance financière des sociétés et établissements publics en République de Guinée dans le cadre de la révision des statuts de l’hôpital Donka

3. Le Conseil valide le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) et invite la Ministre à entamer la procédure d’adoption à l’Assemblée Nationale.
4. Le Conseil demande au Ministre de la Culture, des Sports et du Patrimoine Historique, de se mettre en rapport avec ses collègues en charge des Finances et du Budget pour une mise en œuvre du calendrier d’exécution des activités.

DIVERS

Le Conseil a rappelé au Gouvernement son obligation d’observer la stricte neutralité dans les élections des différentes fédérations nationales et notamment celles affiliées aux instances internationales.

Le Conseil a été informé de l’ordination de l’évêque de Kankan le dimanche 26 février 2017. Une délégation gouvernementale a été désignée pour l’événement.

Avant de lever la séance, le Président de la République a donné de larges informations sur la visite de Sa Majesté le Roi du Maroc.

 
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Alpha Condé : « Le roi a montré que la Guinée est dans son cœur "

2017/2/24

Aujourd'hui en Guinée Le président Alpha Condé a magnifié jeudi l’excellence des relations d’amitié et de coopération entre la Guinée et Maroc, fruit de la détermination de Sa Majesté roi Mohammed VI à œuvrer pour l’émergence de la Guinée.Selon le Chef de l’Etat qui s’exprimait peu après la signature de huit accords de coopération dans les domaines de l’assainissement, l’assistance technique et l’agriculture, le roi Mohammed VI n’a de cesse de montrer son engagement pour un développement économique harmonieux de la Guinée.

« Le roi a montré à quel point la Guinée est dans son cœur », a indiqué Alpha Condé, rappelant au passage les 21 accords de coopération signés début mars 2014, lors de la première visite du Souverain marocain en Guinée. « Le peuple de Guinée ne l’oubliera jamais», a ajouté le président Condé.

Faisant allusion à l’accord de fourniture de 100.000 tonnes d’engrais signé ce 23 février entre l’Office chérifien des phosphates (OCP) et le gouvernement guinéen, le président de la République a révélé que celui-ci va permettre de décupler la quantité d’engrais mobilisée pour la campagne agricole. « Quand je suis venu, on ne faisait pas 10.000 tonnes d’engrais. Mais grâce au Maroc, on aura dix fois plus ».

Dans le domaine de l’assainissement où les deux pays ont paraphé cinq conventions, il s’est dit confiant que ces conventions vont favoriser une transformation profonde de la capitale guinéenne. « Quand le président Erdogan est venu, il a dit que Conakry n’est pas une ville. Grâce au roi, quand le président Erdogan reviendra prochainement, il dira que Conakry est une ville », a-t-il rappelé avec une note d’humour.

Sa Majesté le roi Mohammed VI est arrivée hier en Guinée, troisième étape de sa tournée africaine qui l’a conduit au Ghana et en Zambie, dans le cadre d’une visite travail et d’amitié qui dure deux jours.

Le Souverain chérifien et l’imposante délégation comprenant une dizaine de ministres qui l’accompagne ont été accueillis à Conakry par une foule en liesse de l’aéroport international Conakry-Gbessia au Palais Mohamed V, la résidence royale.

Pour le président Alpha Condé, cet accueil chaleureux du peuple guinéen à l’égard du dirigeant marocain est une façon éloquente de lui montrer son amour.

Il faut noter que le président Alpha Condé, président en exercice de l’Union africaine, a eu un tête-à-tête avec le roi Mohamed VI à son arrivée au Palais Sèkhoutoureyah.

Rappelons enfin que cette visite intervient moins d’un mois après la réintégration du Maroc dans l'Union africaine, 33 ans après son départ. Ce grand retour, accueilli avec enthousiasme lors du 28ème sommet de l'UA tenu du 30 au 31 janvier à Addis-Abeba, fut possible avec l’implication personnelle du président Alpha Condé.

Une dépêche de Ougna Elie Camara & Amadou Touré pour l’AGUIPEL

 
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Mohamed VI à Conakry: plusieurs conventions et accords de coopération signés

2017/2/24

Aujourd'hui en Guinée Conakry– Quelques semaines après le retour du Royaume du Maroc au sein de la grande famille de l’Union Africaine (UA) lors du 28e sommet de l’institution, le Roi Mohamed VI a entrepris depuis quelques jours une tournée continentale dans le but de raffermir les relations bi et multilatérales entre le Royaume et les pays de l’UA.

C’est dans ce cadre que le Guide du Royaume Chérifien a entamé ce Jeudi 23 Février, une visite de travail et d’amitié de 24 heures en République de Guinée. Cette première journée de la visite du Roi Mohamed VI est marquée par la signature de plusieurs conventions et accords entre les deux pays. À sa descente d’avion, le Roi Mohamed VI a été accueilli par une foule en liesse venue exprimer sa sympathie au souverain Chérifien.

Après l’accueil populaire, les deux Chefs d’État se sont dirigés au Palais Mohamed V d’où ils ont eu un «tête à tête» afin d’échanger sur l’état de la Coopération entre les deux pays, mais aussi sur certains sujets brûlants de l’actualité africaine. C’est à la suite donc de cet échange fructueux que le Président Alpha Condé, Président en exercice de l’Union Africaine, et son invité, le Roi Mohamed VI, se sont rendus dans la salle du palais Mohamed V pour assister à la signature des conventions et accords de coopération entre les deux pays.

Sachant que l’assainissement de la ville de Conakry constitue une forte volonté du Président Alpha Condé et de tout son Gouvernement, un projet en sera dédié. Aussi, au compte de la Ville de Conakry, un projet d’assainissement liquide a été présenté par Monsieur Ali Fassi Fihri, Directeur Général de l’Office Nationale de l’Electricité et de l’Eau du Maroc (ONEE).

Cette présentation a été suivie par la signature d’une convention de Don relative au projet « Assainissement Liquide de la Ville de Conakry » entre les deux parties représentées respectivement par Madame Malado Kaba, Ministre de l’Economie et des Finances, pour la partie guinéenne et par Monsieur Mohamed Boussaid, Ministre de l’Economie et des Finances. Ensuite, un mémorandum d’entente en matière d’Assistance Technique a été signé entre les deux pays représentés par les deux Ministre en Charge de l’Economie et des Finances.

Sur la même lancée, une convention de coopération relative au projet d’assainissement liquide de la ville de Conakry a été signée entre les deux pays, représentés par les Ministres Louceny Camara, Ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire de la Guinée, et par Monsieur Ali Fassi Fihri Directeur Général de l’Office Nationale de l’Electricité et de l’Eau du Maroc (ONEE) pour le royaume Chérifien.

Sur le plan agricole, les deux pays entendent renforcer davantage leur partenariat. Ainsi, deux conventions et un accord de coopération ont été paraphés par les deux parties. Ce sont: la convention pour la réalisation d’un projet d’aménagement hydro-agricole d’une superficie comprise entre 200 à 300 ha, d’une convention pour la remise en place d’un projet d’agrégation de petits agriculteurs guinéens autour de la filière Maïs et d’un accord de fourniture de 100.000 tonnes d’engrais.

Pour clore la série de pactes de coopération entre les deux pays, une dernière convention relative à la mise à niveau de la Ville de Conakry a été signée entre le Maroc et la Guinée, représentés par Monsieur Louceny Camara, Ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire de la Guinée, et son homologue du Maroc Monsieur Nabil Ben Abdallah, Ministre de l’Habitat et de la Politique de la Ville.

En prenant la parole, le Président de la République Alpha Condé a rappelé que le Royaume du Maroc et la Guinée avaient signé 21 conventions lors de la première visite de sa majesté en Guinée. Celles-ci ont fait l’objet d’analyse minutieuse avant de se projeter vers de nouveaux objectifs.

Pour terminer, le Président de la République a tenu à exprimer toute sa gratitude et celle du peuple de Guinée au Roi Mohamed VI pour son implication personnelle dans l’établissement de liens de coopération étroits et pérennes au bénéfice des population

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
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L’agriculture au cœur de trois accords entre le Maroc et la Guinée

2017/2/24

Aujourd'hui en Guinée Le Maroc et la Guinée ont signé jeudi, à l’entame de la visite du roi Mohammed VI à Conakry, trois accords de coopération visant à impulser une nouvelle dynamique au secteur agricole guinéen. Pour la Guinée qui mise sur une agriculture performante pour diversifier son économie, ces accords constituent une véritable bouffée d’oxygène pour les agriculteurs.

La première convention porte sur la réalisation d’un projet d’aménagement hydro-agricole d’une superficie variant entre 200 et 300 ha. D’une durée d’exécution de 18 mois, ce projet va nécessiter un investissement de 30 millions de Dirham (environ 27,6 milliards de francs guinéens) entièrement financé par le Maroc.

Quant à la seconde convention, elle concerne la mise en place d’un projet d’agrégation de petits agriculteurs guinéens autour de la filière Maïs.

Enfin, le troisième accord paraphé par l'Office Chérifien des phosphates (OCP) et le gouvernement guinéen porte sur la fourniture de 100.000 tonnes d’engrais.

Cette importante quantité d’engrais est destinée à la saison agricole de cette année. Et devra permettre à la Guinée d’être le premier pays africain à atteindre les objectifs de la déclaration d’Abuja sur les engrais en faveur d’une révolution verte africaine, selon Mostafa Terrab, PDG du groupe OCP. Cette déclaration d’Abuja, faut-il le rappeler, vise à réduire la faim sur le continent africain en appuyant les paysans confrontés à des contraintes comme la faible productivité des sols, la difficulté d’accès aux nouvelles technologies agricoles et des marchés restreints.

Signe que le royaume chérifien accorde de l’importance à cet accord, l'Office Chérifien des phosphates va faire don de 20.000 tonnes d’engrais sur les 100.000 tonnes prévues.
« Partenariat gagnant-gagnant »

En signant ces accords, preuve de l’excellence des relations entre la Guinée et le Maroc, la délégation royale a réaffirmé sa détermination à tout mettre en œuvre pour un développement accéléré et soutenu de l’agriculture guinéenne.

Le ministre marocain de l’Agriculture, Aziz Akhennouch, a insisté sur le caractère mutuellement bénéfique de ces conventions. Un partenariat « gagnant-gagnant » sur toute la chaîne, de la production à la commercialisation des produits. « Le royaume du Maroc souhaite partager son expertise avec la Guinée. Ce partenariat permettra aux agriculteurs d’accroître la production de Maïs et de lait », a-t-il affirmé.
Belles perspectives

La signature de ces accords témoigne des relations de confiance entre Rabat et Conakry. Elle augure de belles perspectives pour l’agriculture guinéenne, au centre de toutes les attentions des autorités guinéennes.

La ministre guinéenne de l’Agriculture, Jacqueline Marthe Sultan, a salué la signature de conventions qui vont jouer un rôle majeur dans le décollage de l’agriculture guinéenne.
Ces accords vont « permettre de faire un bond en avant », a-t-elle déclaré à la fin de la cérémonie de signature intervenue hier tard la nuit. « La Guinée va enfin rattraper son retard et arriver aux normes africaines », a-t-elle conclu.

Une dépêche de Ougna Elie Camara & Amadou Touré pour l’AGUIPEL

 
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Présidence de la Féguifoot : comportements et traits de caractères des deux candidats en lice (Par Ibrahima Diallo)

2017/2/23

Aujourd'hui en Guinée

À quelques jours du congrès électif de la Fédération guinéenne de football (Féguifoot), nous avons jugé nécessaire d’aller à la rencontre des acteurs, spécialistes, d’observateurs et de mordus du cuir rond afin de recueillir leurs avis sur les 7 comportements et traits de caractères des deux candidats en lice pour la présidence. Voici ce qu’ils disent de Mamadou Antonio Souaré (MAS) et Salifou Camara (Super V).

1- Audience ou accès des deux :

Footballeurs, dirigeants, spécialistes et observateurs mordus du cuir rond attestent qu’il est plus facile d’avoir accès à Mamadou Antonio Souaré ou d’obtenir un rendez-vous avec le désormais ancien président de la Ligue guinéenne de football professionnel. Quant à son challenger Salifou Camara Super V, ils s’accordent au fait que l’homme privilégie la solitude. Tous sont unanimes à reconnaitre qu’il est extrêmement difficile de voir l’ancien président de la Féguifoot.

2- Niveau académique :

Le candidat Salifou Camara Super V est titulaire d’un certificat d’études primaires (CEP). Un diplôme sanctionnant la fin de l’enseignement primaire élémentaire. Il s’exprime dans un français approximatif mais manie l’anglais à sa guise. Son challenger Mamadou Antonio Souaré est titulaire d’un diplôme d’ingénieur Télécoms de l’université Gamal Nasser de Conakry auréolé de plusieurs formations en management et gestion agréées en Belgique et en France. À l’écrit et à l’oral, il s’exprime couramment et bon pour les négociations en anglais, ce qui lui a valu son intégration dans la Commission statut du jouer FIFA.
3- Attitude ou intéressement à suivre le déroulement des compétitions du championnat Ligue1 et 2 et de la Coupe nationale en Guinée.

Footballeurs et dirigeants sportifs conviennent sur ce volet : le candidat Super V est rarissime dans les stades. L’homme est toujours aux abonnés absents. Ce qui n’est pas le cas pour le président du Horoya AC qui suit tous les matches de toutes les compétitions. Quand il lui arrive de s’absenter, il écrit officiellement pour marquer son soutien et encourager les équipes et les membres de l’encadrement techniques à contribuer à faire avancer le football made in Guinea. Les supporters des différents clubs du pays et ceux du Syli national sont de cet avis. L’homme s’est toujours investi pour la réussite de nos compétitions nationales et internationales.

4- Considération et attention envers les collaborateurs et ses semblables:

En Guinée, il n’existe pas encore de baromètre de l’action publique permettant de mesurer la popularité de deux prestigieux candidats, mais le jugement des spécialistes nous aide à avoir des indicateurs d’évaluation. Sur ce point 4 concernant l’ouverture d’esprit et le sens de responsabilité sociétale du leader, Super V est déficitaire. Très renfermé, personnalité distante, sa sociabilité est mise à rudes épreuves par ses compatriotes. Son challenger Antonio Souaré est quant à lui apprécié tant sur le plan local que continental. Au-delà des frontières guinéennes, le dirigeant sportif est régulièrement cité au nombre des modèles par les afro-optimistes et les revues spécialisées. Respectueux, il a de la considération pour tout ce qui touche à l’intérêt de son pays. C’est dans ce sens qu’il a plusieurs fois financé les voyages du Onze national à l’étranger. Il s’investit dans le social en Guinée, et est considéré comme un philanthrope notamment dans l’évacuation sanitaires de ses compatriotes pour des soins, accorde de l’intérêt au développement des groupements à vocation coopérative, il aide à la construction d’écoles, d’hôpitaux, de ponts et autres ouvrages d’intérêt public.

5- Moralité de gestion :

Il est de notoriété publique que le candidat Antonio Souaré est à l’abri du besoin. Il dirige le Groupe Business Marketing détentrice de plusieurs multinationales qui fonctionnent dans plusieurs pays africains. A l’inverse, Salifou Camara Super V est un ancien tenancier d’un supermarché dans ce qui est devenu la Cité chinoise de Coléah à Conakry. Les locaux ne portent plus les marques, et M. Super V n’a plus de société qui marche. L’homme avait été épinglé par le Comité national de lutte contre la corruption. Son passage à la tête de la Féguifoot a été aussi très critiquée par les adeptes de l’orthodoxie financière.

6- Présence où résidence dans le pays et contribution au développement du football:

Sur ce chapitre, Antonio Souaré réside en Guinée.
Il a construit un centre sportif qui porte son nom à Yorokoguia dans la préfecture de Dubréka, et qui est cité au rang des meilleurs du continent. Il a toujours œuvré pour que la Guinée participe à toutes les compétitions à l’échelon africain. Son challenger Saliou Camara Super V est propriétaire d’une résidence bien connue à Ratoma-dispensaire dans la banlieue huppée de Conakry. Fréquemment hors de son pays, ce candidat n’a jamais géré un club de football dans son pays comme le lui avait demandé à l’époque feu le général Lansana Conté.

7- niveau ou aptitude de communication:

Pratiquement injoignable, le candidat Salifou Camara Super V fait comme s’il ne vit pas sur la planète terre. Il communique comme il navigue à vue. Conférence de presse, contribution au débat de haut niveau ou encore dispenser des cours, il ne s’y connait pas, ce n’était pas du tout, du tout sa tasse de thé. Antonio Souaré est propriétaire du groupe CIS Media qui dispose d’une radio et d’une télévision panafricaine spécialisée en sport et culture. A en juger par ces 7 points, l’on ne peut se tromper de candidat.

A vous de le désigner et au besoin de lui accorder votre vote ! Pour ma part, c’était juste une contribution à vaincre le signe indien.

Par Ibrahima Diallo Directeur général de la radio Liberté FM

 
Lundi noir à Conakry: Chronique d’une insurrection manquée

2017/2/22

Aujourd'hui en Guinée Les Guinéens ont-ils choisi d’aller au suicide collectif ? C’est la question qu’il faut bien se poser aujourd’hui au regard de la crise qui secoue l’éducation et qui n’aurait pas dû exister si jamais les parties au dialogue social acceptaient chacune de jouer la carte de la bonne foi. Mais aussi si les habitants de Conakry n’avaient pas été embrigadés par la désinformation et orientés sciemment vers ce qu’il faut bien appeler, non pas une grève, mais plutôt une révolte, prélude à une éventuelle insurrection.

Contexte Bien entendu, par les temps qui courent, la Guinée qui sort de l’épidémie d’Ebola pourrait à juste raison revendiquer le statut d’un pays post-guerre, tant son économie déjà mal en point a été laminée par la crise sanitaire des années 2014 et 2015. Toute chose qui a amené ses partenaires techniques et financiers à l’encourager à la relance de son économie à travers un programme post-Ebola.

Pas superflu de dire dès lors qu’une grève syndicale à visée de revalorisation des salaires, dans ce contexte de résilience, est tout simplement mal venue. Aussi justifiée ou légitime soit-elle, hélas ! De la manipulation …

Lorsque dans les années 90, des Roumains avaient voulu se débarrasser de leur dirigeant Nicolas Ceausescu, ils ont profité d’une manifestation de rue de la ville de Timisoara dont ils ont grossi le bilan de la répression par les services de l’Etat.

Mais tout près, lorsque les politiques ont coalisé avec les syndicats en 2007 pour évincer Lansana Conté du pouvoir, ils se sont servis de la libération de Mamadou Sylla, actuel leader de l’UDG jusque-là enfermé dans un cachot de la Maison centrale de Coronthie. Le mensonge de ce jour, c’est qu’on a attribué au chef de l’Etat d’alors qu’il a dit à qui veut l’entendre : « J’ai libéré Mamadou Sylla, parce qu’en Guinée, la justice c’est moi ». Le lendemain, on a raconté partout qu’il délire. Manifestement, cette fois encore la même méthode a fonctionné.

La rumeur a été injectée dans l’opinion publique, amplifiée et entretenue que les contractuels de l’éducation sont allés en grève, parce que l’Etat après la proclamation des résultats du concours avait mis à la porte les non-admis de ces contractuels en situation de classe depuis cinq ans pour certains et huit ans pour d’autres. Or, lors de sa rencontre avec les médias au Novotel le 17 février dernier, le chef de l’Etat en personne a affirmé avoir demandé aux leaders syndicaux de lui présenter les contractuels non admis de huit ans de service pour qu’il les engage. Rien. Il est allé jusqu’à cinq ans de service. Impossible d’en trouver de la part des contestataires.

Par finir, le Président Condé a indiqué que les contractuels qui n’ont pas de niveau bénéficieront d’une année de formation gratuite dans les ENI et du paiement de leur prime habituelle avant d’être testés à nouveau pour la fonction publique.

Mais en plus, 70% des contractuels présentés à ce concours sont admis et aucun de ces enseignants en situation de classe (admis ou non) n’a été viré. N’empêche, il se racontera partout que le gouvernement a été ingrat vis-à-vis de ces contractuels qui devraient pour beaucoup de personnes être versés directement à la Fonction publique sans aucun test préalable. Même s’il fallait violer la loi qui voudrait qu’on intègre la Fonction publique que par voie de concours et même s’il fallait aussi faire fi du niveau des enseignants pour la qualification duquel pourtant l’Etat consent beaucoup de sacrifice.

L’entrée en scène du syndicat Au même moment, les syndicalistes déjà en négociation avec les autorités autour de la nouvelle grille salariale des fonctionnaires ont été comme par enchantement pris de court par leur base, pour exiger une augmentation de salaire ex-nihilo.

La coïncidence ou la jonction des revendications des contractuels et de l’intersyndicale de l’éducation est-elle fortuite ? Toujours est-il que certains (non pas des grévistes, leur plateforme en faisant foi) ont réclamé après ; que des têtes tombent. Têtes de membres de gouvernement dont la responsabilité dans la survenue de la crise n’a pas été établie de façon formelle et implacable. Or « la cause du mal est la maladie et non le médecin », dixit Machiavel.

Un observateur a ainsi déclaré à propos qu’en réalité, le limogeage de ministres en pleine crise aurait ouvert la voie à la demande de la démission du président de la République lui-même par d’éventuels manifestants. Vrai ou faux ?

Toujours est-il que certains casseurs (qui n’étaient manifestement pas des élèves) l’avaient scandé dans les rues enflammées de Conakry, ce lundi noir, donnant ainsi échos à des appels lancés à partir des sièges de partis d’opposition le week-end précédent.

Et comme il fallait s’y attendre, Alpha Condé qui a certainement fleuré le coup n’a pas prêté le flanc au traquenard. Un autre signe qui ne doit point tromper est que du début au dénouement de cette crise, des messages de condamnation des violences et de sensibilisation à la non-violence auront été rares dans les médias.

Tout se passait comme si c’est tout le monde qui voudrait d’un soulèvement populaire. Pour quelles rasions ? Le malaise dû aux réformes, comme cela est le cas dans tous les pays qui aspirent au développement, a-t-il été récupéré par certaines personnes pour provoquer une insurrection ?

En tout cas beaucoup de personnes le pensent. Et dans les explications qui suivent, de nombreuses personnes se demandent comment se fait-il que les enseignants pourtant de bonne foi qui ont bénéficié de près de 160% de hausse de salaires sous le régime d’Alpha Condé se sont-ils radicalisés et sont restés si longtemps sourds à toutes les supplications des pouvoirs publics ?

Au point qu’il fallut l’implication des bailleurs de fonds de la Guinée pour faire plier les syndicalistes. Les risques encourus par la Guinée…

Heureusement que les grévistes ont entendu raison. Sinon, si le gouvernement cédait sur la revendication principale des syndicalistes, les grévistes allaient faire courir beaucoup de risques au pays. A en croire une source gouvernementale, le maintien de la valeur monétaire du point d’indice des enseignants à 1030 aurait entrainé un dérapage des dépenses publiques de 560 milliards de francs guinéens par an. Comment l’Etat aurait-il financé cela ?

Toutes les options envisageables étaient préjudiciables au dernier consommateur que nous sommes. La planche à billet (inflation), la hausse de la TVA, l’augmentation du prix du carburant, le gèle d’importants projets dans différents secteurs de la vie économique du pays.

Tels que les projets routiers (construction et réhabilitation), services sociaux de base (eau, électricité, transport, soins de santé, l’éducation, etc.) Sans oublier que les partenaires financiers qui n’auraient pas été d’accord avec ce dérapage budgétaire allaient priver la Guinée d’importants concours financiers en perspective.

Evidemment, tout cela aurait représenté une véritable injustice des 110 000 fonctionnaires de l’Etat (entrainés par l’effet domino de la grève de l’éducation) vis-à-vis du reste de la population guinéenne qui est estimée à 11 millions d’habitants. Mais ce qui était important, c’est qu’il y ait un accord. Et sur ce plan, reconnaissant à juste raison les efforts du corps enseignant, le gouvernement a consenti au terme de l’accord signé le 20 février, d’importants avantages à celui-ci.

Notamment des primes et les pensions. Les contractuels de plus de cinq ans ayant échoué au concours sont d’office recrutés et les autres seront à former dans les écoles spécialisées (ENI et ISSEG) avec à l’appui leurs indemnités qu’ils ont touchées jusque-là. Ainsi la sagesse aura triomphé de la passion pour que les Guinéens tirent les leçons de tout cela. Et pour cause…

Choses vues à Conakry Les tragiques journées noires de Janvier et Février 2007 ont désormais leur sœur jumelle, c’est bien celle de ce lundi 20 février. Soit dix ans après, et au même mois. La coïncidence est-elle fortuite ? Rien n’est moins sûr.

En tout état de cause, ceux qui se sont aventurés dans les rues de Conakry le lundi dernier ont dû voir les stigmates de l’apocalypse qu’ils vont difficilement oublier. Les troncs d’arbres, les pneus enflammés, les ordures, les blocs de pierre, les tables d’étalagistes et mêmes des murs de la haine, faits en briques, toutes ces choses se sont données rendez-vous dans les rues asphaltées de la capitale.

Soigneusement gardées par des nervis, des Guinéens prêts à en découdre et ainsi prêts à empêcher leurs frères et sœurs de joindre leurs postes de travail ou de rejoindre leurs domiciles. Ces personnes qui faisaient des vas et viens dans les ruelles fermées de Taouya, Kakimbo, Kipé et autres faisaient pitié dans leurs voitures ou sur leurs motos.

Encore plus des malades qui n’ont pas pu rallier ce jour les hôpitaux et qui ont mourir si leur maladie ne s’est pas aggravée. Une personne âgées fatiguée à son volant accompagnée d’une femme enceinte m’a dit à Taouya : « Ce que je vois dans la rue est tout sauf une grève. Sauf une cause pour les élèves. J’ai peur ».

Et pourtant, toute la violence qui a déferlé sur Conakry ce lundi noir ne se justifiait pas. Car jamais durant la crise, il n’y a eu rupture entre les parties au dialogue. Forcément, elles seraient arrivées à un accord.

Pourquoi des Guinéens devaient perdre la vie, d’autres être mutilés tout le reste de leur vie ? Tout cela, au nom, non pas de la colère, mais de la haine tout simplement. Les Guinéens doivent faire attention. Car la guerre se construit tous les jours et de cette manière. A méditer !

Sékouba Savané, journaliste

 
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OUVERTURE A CONAKRY DE LA TABLE RONDE NATIONALE SUR L’INITIATIVE POUR UN DEVELOPPEMENT MINIER RESPONSABLE

2017/2/22

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 21 Février 2017 – Le Président Alpha Condé a procédé ce mardi au lancement des travaux de la Table ronde nationale sur l'initiative pour un développement minier responsable, en présence du Premier ministre Mamady, de quelques membres du Gouvernement et des partenaires techniques et financiers de notre pays.

Cette table ronde qui réunit les principaux acteurs du secteur minier impliqués dans la gouvernance des industries extractives a pour objectif d'échanger sur les contours d'une vision stratégique du développement du secteur minier en Guinée, mais aussi d'amorcer un dialogue entre les différentes parties prenantes afin d'identifier les principales questions liées au développement responsable et dégager des pistes de solution.

Actuellement, l'exploitation minière de la Guinée représente environ 13 % du PIB, 20 % des recettes publiques et 80 % des recettes d'exportation. Depuis 2011, la Guinée, à travers le Ministère des Mines et de la Géologie, a réinventé son modèle de développement afin que la valorisation de ses ressources naturelles serve à répondre aux aspirations de sa population. Les nombreuses réformes déjà engagées dans ce sens ont notamment conduit à l'adoption d'un nouveau code minier et au renforcement de la transparence dans la gestion secteur. Il s'agit maintenant d'accélérer ces réformes, de concert avec l'ensemble des acteurs, en vue de dégager une vision partagée du développement du secteur, d'où la tenue de cette table ronde nationale.

Le Gouvernement guinéen entend se baser sur l'approche structurée développée par le Forum Economique Mondial (WEF, en anglais). Cette approche repose sur un outil collaboratif pour la gestion de la valeur dans le secteur minier qui prend en compte sept dimensions présentant un potentiel de création de profit dans le secteur minier, à savoir :

1. la fiscalité ;
2. l'emploi et les qualifications ;
3. l'environnement et la biodiversité ;
4. les conditions socioculturelles;
5. les filières d'approvisionnement ;
6. la filière de transformation à valeur ajoutée et les activités en aval;
7. les infrastructures.

Des aspects qui seront enrichis par la présente table ronde qui devra prendre en compte la diversification de l'économie nationale avec le développement d'autres secteurs à partir de l'écosystème mis en place par l'exploitation minière.

C’est pourquoi, Séraphine Wakana, Coordinatrice résidente du Système des Nations Unies et représentante du PNUD en Guinée, dira que dans les prochaines décennies, le secteur minier sera amené à prendre une place toujours plus importante, dans les enjeux du développement, tant au niveau du continent africain qu’en Guinée. Poursuivant, Séraphine Wakana a affirmé que cette table ronde nationale sur l’initiative pour un développement minier s’inscrit en droite ligne avec la vison minière africaine, qui a placé au centre de son action l’importance de renforcer les capacités des États africains à élaborer et réaliser par eux-mêmes leurs priorités de développement pour mieux s’acquitter de leurs responsabilités sociales et économiques.

Pour le Ministre des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba, il s’agit de dégager les principes directeurs pour une vison partagée du développement du secteur minier à partir d’une compréhension commune des contraintes et des opportunités en identifiant les compromis acceptables qui va permettre une optimisation des bénéfices pour tous. Plus loin, Abdoulaye Magassouba dira que la présente table ronde devra permettre de poser les bases d’un plan stratégique national pour le secteur des mines et instituer un groupe de travail pour mettre en œuvre les résultats de l’initiative pour un développement minier responsable et institutionnaliser une plateforme de dialogue réunissant toutes les parties impliquées.

Pour terminer, le Président Alpha Condé a, d'entrée de jeu, martelé que malgré les nombreux progrès réalisés dans le secteur des mines depuis 2011, il faut mettre l'accent sur les insuffisances du secteur. Cette table ronde participera à les définir et à proposer des solutions pérennes et concrètes.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
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William Sassine d’outre-tombe : « Guinée ou Les révoltés du Bounty dans le Titanic » (Saïdou Nour Bokoum)

2017/2/21

Aujourd'hui en Guinée J’ouvre ici une des coursives du bateau guinéen devenu, Les révoltés du Bounty dans le Titanic. Deux tragédies historiques transposées à l’écran par Hollywood. Mais mon propos ne prend de sens qu’en lisant les histoires vraies de ces deux catastrophes humaines séparées par deux siècles. Les révoltés du Bounty étaient l’équipage d’un navire dont le capitaine était contesté par ces derniers pour son extrême rigueur, voire sa cruauté. Ils le jetèrent à l’eau et décidèrent de rester dans l’île dont ils traitèrent les natifs en quasi-esclaves, mais ces derniers finirent par les massacrer. Le capitaine quant à lui, put parvenir en Angleterre dans une simple chaloupe au terme d’un parcours inouï et héroïque de 7OOO kilomètres.

Le film Le Titanic, mieux connu par les Guinées – en principe – fit naufrage en heurtant un bloc de glace et tous ses passagers restèrent dans les bas-fonds, sauf quelques miraculés, dont une dame qui relate l’histoire et que Hollywood transformera en une merveilleuse idylle entre deux jeunes premiers ; mais si l’acteur Léonardo Di Caprio est devenu le Brando du 21èmesiècle qui jouait le meneur de la mutinerie du Bounty, Kate Winslet sa partenaire semble être retombée dans les bas-fonds en compagnie de la carcasse du Titanic, tout comme Rose, le personnage qu’elle incarnait. Qui se souvient de ces deux-là ? Ainsi en est-il de la Guinée d’aujourd’hui : une classe hégémonique est au gouvernail d’un navire qui a mis le cap sur nos dorsales gonflées de minerais, naviguant entre le mont Nimba ou le Simandou. La masse qui croupit dans les cales, serait le conglomérat des roturiers embarqués sur le Titanic, en partance pour le paradis de l’émergence, en compagnie des BRICS, (1) en chantant « Guinea’s back ! », pendant que les Sirs et dames de l’aristocratie londonienne, vautrés dans ses cabines de luxe, croient que le Titanic les emportait vers « le rêve américain ». L’imbrication et l’analogie de ces deux drames historiques est encore plus cruelle avec la suite de l’aventure des révoltés du Bounty «échoués aux Îles Pitcairn, après avoir jeté leur capitaine à la mer. En effet se sont retrouvés très vite pires dans la cruauté, envers des populations de l’île où ils avaient décidé de planter le drapeau félon de leur « indépendance » ; populations réduites à « être » des bêtes de somme. Mais « Les sauvages » se révolteront à leur tour contre les rebelles blancs assoiffés de liberté devenus maîtres pourfendeurs de libertés. Les sauvages ilotes, leurs hôtes, seront à la hauteur de leur « réputation » européocentriste : « sauvages », « cruels », en maniant des haches, des sagaies, voire leurs crocs, etc.

L’Etat sauvage qu’est devenue la Guinée est ce bateau sur lequel se sont embarqués les passagers du Titanic, les sauvages de la Polynésie et piloté d’abord par Trevor Howard, puis par Marlon Brando et l’équipage révolté.

Quand des« vendeurs de takoula, des marchandes de kou kalama, quand des danseurs de doumdoumba »,sont promus aux plus hautes fonctions de l’Etat, alors que de jeunes cadres honnêtes et compétents n’ont le choix qu’entre moisir ou mourir, il ne reste plus au grand metteur en scène de la tragédie guinéenne, maître du « final cut », qu’à faire comme leurs modèles hollywoodiens, la promotion et l’hégémonie d’une « classe » cruelle, engoncée dans la jouissance avec les beautés tropicales, en refusant d’affronter la Loi anglaise et les rigueurs de la sélection par la compétence.

Mais nous sommes bien en Guinée et pas au bord de la Tamise et voilà qu’à l’occasion du 20èmeanniversaire de sa mort, d’outre-tombe, William Sassine qui, à 53 ans a trinqué sa vie à notre santé, après avoir donné des conseils à Fory Coco, le général président d’alors revoici Sassine , suppliant Alpha Condé.

Ainsi :

Alpha fais comme Julius Niéré, ne fais pas comme Idi Amine

Alpha fais comme Rawlings, Kufuor, ne fais pas comme Eyadéma

Alpha fais comme Amadou Toumani Touré, Alpha Oumar Konaré, ne fais pas comme

Moussa Traoré

Alpha fais comme Kérékou, ne fais pas comme Paul Bya

Alpha, fais comme Abdou Diouf, ne fais pas comme Ali Bongo ou Sassou Nguesso

Alpha, fais comme Abdoulaye Wade, ne fais Pas comme Idriss Déby

Alpha fais comme Senghor, ne fais pas comme ton ami Issoufou du Niger

Alpha fais comme Yaya Jameyh grâce à toi (?)

Ne fais pas comme..Alpha Condé en Guinée.

Alpha j’ai vu les Révoltés du Bounty à Kankan

C’était au cinéma de papa.

Quant au Titanic,

Je suis parti l’année où il naquit

Le Titanic ?

Il est né trois décennies avant moi

Alors j’ai quitté Alfa

Pour rejoindre Oméga

Le même bateau quoi :

Les Révoltés du Bounty dans le Titanic !

Héé Kéla !

Je ne suis pas Sassine qui tous les lundis assassinait la Bêtise majoritaire. En écrivant. En vain. Mais je ne suis pas un roturier du Titanic, ni un révolté de l’équipage du Bounty, massacreur de « peuplades ».

Aujourd’hui les jeux sont faits. Les ballades en haute mer dans un Titanic envahi par les révoltés du Bounty, très peu pour moi. Mais j’ai tout aussi horreur de me tourner les pouces ou me torturer les méninges en regardant la mer se retirer avec l’enfant du bain, emportée comme jadis, La promesse de l’aube, née un historique 28 septembre, massacrée un autre lugubre 28 septembre.

Et moi j’ajoute en me répétant.

Il te suffit de faire libérer AOB, Fatou Badiar et leur compagnons d’infortune.

Baisser le litron à la pompe, en tenant compte de la petite hausse ( ?) du prix actuel du baril

Accéder immédiatement et non pas en septembre aux revendications des syndicats à la base, deal que les leaders ont niaisement (seulement ?) et trop vite signé.

Supprimer la TVA ou en tout cas faire en sorte que ce ne soit pas la ménagère qui trinque en fin de parcours de ce vide-panier qui a aggravé la misère depuis tes mandatures.

Rouvrir les écoles, ce qui ne serait qu’une des heureuses conséquences de la satisfaction de leurs revendications.

La qualification des maîtres, la « sur-formation » des contractuels en plus ou en moins, sont des données, des paramètres à mettre en perspectives pour une véritable reconstruction de L’Ecole guinéenne actuellement en faillite de haut en bas.

Ce sont là des mesures urgentes, immédiates à prendre pour accompagner ces nouveaux martyrs de la démocratie cannibale de ce pays où le scandale géologique est synonyme de scandale humanitaire devenu centenaire. Sinon tu seras comptable des 5 morts de cette journée du 20 février qui s’ajouteront à tous les morts, crimes de sang, viols commis depuis 1956 où le Nègre a pris le pouvoir en Guinée. C’est la triste loi de l’accumulation primitive du pouvoir.

Les syndicats ou plutôt les leaders ont attendu qu’il y ait 5 morts pour accepter d’attendre septembre pour mettre sur la table leur revendication phare : ils seront comptables de tous ces morts.

Les principaux acteurs politiques ont attendu qu’il y ait encore 5 morts qui rejoindront tous les autres morts, pour se fendre de nouvelles et veules déclarations et ne reprendront les rues que pour parler d’élections, c’est-à-dire faire entendre les glouglous de leurs ventres mous.

Saïdou Nour Bokoum

www.nrgui.com

Note 1) BRICS : Brésil, Russie, Indes, Chine et Afrique du Sud, dits pays émergents..

 
Guinée: Violences meurtrières malgré l'accord entre enseignants et gouvernement

2017/2/21

Aujourd'hui en Guinée Les syndicats ont suspendu leur grève, ce lundi 20 février, suite à la signature d'un accord après 13 jours de négociations. Pourtant de violentes manifestations ont éclaté principalement dans la banlieue de la capitale guinéenne, faisant au moins cinq morts selon le gouvernement, à Cosa, sur l'axe Bambeto - Hamdalaye mais également à Gbessia, près de l'aéroport, Dabondy ou Yimbaya, des zones habituellement calmes.

Après quelques heures de flottement, la cérémonie de signature de l'accord a finalement eu lieu ce lundi après-midi. « Les résultats qui ont été obtenus peuvent être considérés comme des résultats satisfaisants, salut Aboubacar Sy Savané, secrétaire général du syndicat SLEG. Au terme des travaux, nous pouvons annoncer que la grève que nous avons déclenchée est suspendue. »

Pourtant, à la Bourse du travail, les militants de la base syndicale n'ont pas été consultés en assemblée comme annoncé par leurs représentants. Et pour certains d'entre eux, la grève ne s'arrête pas.

Réouverture des écoles mercredi

Mais le porte-parole du gouvernement, Albert Damantang Camara a annoncé une réouverture des écoles ce mercredi. C'est d'ailleurs ce que réclamait une partie des manifestants dans les rues ce lundi matin. A l'image de Mamadou Diallo qui a participé à un sitting en face d'un lycée du centre-ville : « Nous sommes pro-éducation. Nous sommes pour les enfants. Les syndicats ce sont ceux qui défendent les enseignants. Leurs problèmes ne nous concernent pas. Tout ce que nous demandons, c'est que nos jeunes frères, nos enfants, nos fils soient dans les classes et que les classes ouvrent maintenant ! »

Après cette action, plusieurs membres de la société civile ont été interpellés. D'autres arrestations ont été constatées en banlieue. Conakry a été lundi « le théâtre de manifestations non déclarées et interdites », marquées par des « actes de violence, de vandalisme », elles « ont malheureusement causé la mort d'au moins cinq personnes » et fait « 30 blessés dont des membres des forces de l'ordre », a indiqué le gouvernement guinéen dans un communiqué publié dans la soirée. Le bilan des morts a été confirmé à l'Agence France-Presse (AFP) par une source jointe à l'hôpital Ignace Deen de Conakry où se trouvent les corps.




RFI

 
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COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT RELATIF À LA REPRISE DES COURS CE MERCREDI 22 FEVRIER 2017

2017/2/21

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 20 Février 2017 - Suite au Protocole d’Accord signé entre le Gouvernement et l’Intersyndicale de l’Education et à la suspension du mot d’ordre de grève qui s’en est suivie, les Ministres en charge du Système éducatif informent l’ensemble des parents d’élèves, les enseignants, les élèves, les étudiants et les partenaires en éducation que les cours reprendront le Mercredi 22 Février 2017 à 8 heures sur toute l’étendue du territoire national.

Les Ministres saisissent cette opportunité pour rassurer les acteurs et partenaires de tous les ordres d’enseignement que des dispositions pédagogiques sont prises pour récupérer l’ensemble des jours de cours perdus.

Ils réaffirment leur détermination à suivre l’exécution correcte des différents programmes d’enseignement et de s’assurer de leur achèvement dans les conditions requises.

Les autorités des Structures déconcentrées de l’Education sont chargées de l’application correcte et diligente des présentes dispositions.

Ont signé

Dr Ibrahima KOUROUMA

Damantang Albert Camara

Abdoulaye Yéro Baldé

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

 
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L'intégralité de l'accord entre le gouvernement guinéen, syndicats et patronat

2017/2/21

Aujourd'hui en Guinée Les guinéens et leurs amis ont ainsi émis, ce lundi 20 février 2017, un grand ouf de soulagement suite à la signature et à la publication d'un protocole d'accord entre le Gouvernement guinéen, syndicats et le patronat pour mettre fin à la grève qui secoue le secteur de l'éducation nationale depuis le 6 février 2017. Nous vous l'intégralité de cet accord :

INTEGRALITE DU PROTOCOLE D’ACCORD ENTRE LE GOUVERNEMENT, LES SYNDICATS ET LE PATRONAT.
Écrit par CCG font sizedecrease font size increase font size Print , Email

INTEGRALITE DU PROTOCOLE D’ACCORD ENTRE LE GOUVERNEMENT, LES SYNDICATS ET LE PATRONAT.
Conakry, le 20 Février 2017 – Protocole d’Accord
Entre
I. Le Gouvernement de la République de Guinée représenté par :
1. Monsieur Damatang Albert CAMARA, METFPET
2. Monsieur Sékou KOUROUMA, MFPREMA
3. Dr Mohamed Lamine DOUMBOUYA, MB
4. Dr.Binko Mady TOURE, SGL/MESRS
5. Michel KOÏVOGUI, SGL/METFPET
6. Mohamed TRAORE, C/CAB/MFPREMA
7. Kéléfa DIALLO, C/CAB/MEPUA
8. Ousmane BANGOURA, CGA/PREMA
9. Alpha Amadou BAH, Cons/ Modernisation/MFPREMA
10.Lansana Kant KOUROUMA, Conseiller/MFPREMA
11.Alhassane KABA, Conseiller/MFPREMA
12.Sékou DOUMBOUYA, DNGPEEC/MFPREMA
13.Sékou Rouge CONDE, SNCEPC/MFPREMA
14.Djoumé CAMARA, IGAAP/MFPREMA
15.Zaoro Antonio DELAMOU, DNMSIGRH/MFPREMA
16.Abraham Richard KAMANO, DNB/M. BUDGET
17.Ibrahima Kalil DIANE, DNSI/M. BUDGET
18.Oueret Ernest GUILAVOGUI, DNASI/M. BUDGET
19.Alsény Sékou CAMARA, Cabinet /MFPREMA
20.Abdourahamane Aziz DIALLO, C/Div. /M. BUDGET
21.Momo BANGOURA, DNESUPP/MESRS
22.Sory Bantou OULARE, Chef Div. Solde/M. BUDGET
23.Mamadou FOFANA, CS Solde/M. BUDGET
24.Mohamed DIANE, DRH/MEPUA
25.Aly Saliou KEÏTA, DRH/MESRS
26.Moussa Assagbé CONDE, Attaché de Cabinet /MFPREMA
27.Doudou Crespin KEÏTA, CS Audit /M. BUDGET
28.Mamadou Diouldé BARRY, DNMSIGRH/MFPREMA
29.Moussa KEÏTA, Ass.C/CAB/MFPREMA
30.Kémoko KEÏTA, Assist./MFPREMA
31.Daouda KEITA, SENAREC


II. Les Organisations Patronales représentées par :
1. Hadja Aissatou Gnouma TRAORE, Présidente/CPEG
2. Ismaël KEÏTA, Président/PAG
3. Sékou CISSE, Vice-Président/CNPG
4. Elhadj Mansa Moussa SIDIBE, Vice-Président/CPEG
5. Ben Youssouf DIALLO, Vice-Président/PAG


III. L’Intersyndicale FSPE/SLECG de l’Education représentée par :
1. Dr.Elhadj Souleymane SY SAVANE, SGL/SLECG
2. Elhadj Amara Balato KEÏTA, SGL/FSPE
3. Aboubacar SOUMAH, SLECG/USTG
4. Kadiatou BAH, SLECG/USTG
5. Mariama SYLLA, BEN/FSPE/CNTG
6. Dr Namory KEÏTA, BEN/SLECG/USTG
7. Emmanuel BANGOURA, BEN/SLECG/USTG
8. Dr Moustapha TOURE, BEN/FSPE/CNTG
9. Ben Soriba CAMARA, FSPE/CNTG
10.Lansana YANSANE, FSPE/CNTG
11.Demba BANGOURA, SLECG/USTG
12.Mady CAMARA, FSPE/CNTG

Appuyée par les Centrales Syndicales CNTG/USTG représentées par :
1. Elhadj Ahmadou DIALLO, SGL/CNTG
2. Louis M’Bemba SOUMAH, SGL/USTG
3. Mamadou MANSARE, SGA/CNTG
4. Abdoulaye CAMARA, SGA/USTG
5. Mamadou Bapathé DIALLO, CNTG
6. Sékou CAMARA, SE/CNTG
7. Madeleine TOUNKARA, SE/CNTG
8. Sophie Danielle KOUROUMA, BE/CNTG
9. Mariama Dalanda BARRY, BE/USTG
10.Elhadj Mamadou Alpha DIALLO, FESABAG/USTG
11.Macka SECK, SE/CNTG
12.Mamadouba SOUMAH, SE/CNTG
13.El hadj Ibrahima Sory DOUMBOUYA, BE/USTG
14.El hadj Alpha Mamadou DIALLO, BE/USTG

Sous la médiation du Ministère en charge du Travail représenté par l’Inspecteur Général du Travail, Dr Alia CAMARA assisté de Mme FABER Zénab CAMARA, Inspectrice Générale Adjointe du Travail et de Monsieur Amara 2 CAMARA, Assistant.

Faisant suite à l’avis de grève du 30 Janvier 2017 de l’Intersyndicale FSPE/SLECG de l’Education et après une ultime et sage intervention de Monsieur le Président de la République sur l’ensemble des points inscrits dans ledit avis ;
Les parties ont convenu de ce qui suit :
I- De l’application de certaines résolutions du protocole d’accord du 19/02/2016
a- De la revalorisation des faibles pensions.
Les parties reconnaissent que ce point est réglé suite au Décret D/2017/042/PRG/SGG du 17 février 2017 portant révision du taux du minimum vital en faveur des faibles pensions à hauteur du SMIG (440.000 GNF).

b- De la revalorisation des pensions civiles des agents de l’Etat.
Le Gouvernement s’engage, à travers les Ministères en charge des Finances et du Budget, à mettre à la disposition du Ministère de la Fonction Publique, les 30 Milliards de GNF reversés au Trésor Public suite à l’assainissement du fichier de la Fonction Publique par la biométrie. Ce montant est destiné à :
- l’enrôlement des fonctionnaires en attente ;
- l’assainissement des fichiers des pensionnés et des contractuels temporaires ;
- l’étude actuarielle prévue par la CNPSAE à démarrer fin avril 2017.

c- De l’indemnité de départ à la retraite.
Suite à l’Avenant du 24 mai 2016 sur cette question, le Gouvernement s’engage à soumettre immédiatement au Président de la République, le projet de Décret instituant l’Indemnité de départ à la retraite en République de Guinée fixée à hauteur de deux (02) mois de salaire.

II- Des Revendications de l’Intersyndicale de l’Education FSPE/SLECG 2017.

a. Du maintien de l’ancienne valeur monétaire du point d’indice à 1030 au lieu de 751.

Après de larges explications entre les parties sur les conséquences du maintien de la valeur monétaire du point d’indice à 1030 entrainant une augmentation supplémentaire de 40%, les parties s’accordent de remettre cette question lors des négociations tripartites de septembre 2017.

A cet effet, une commission tripartite composée des experts nationaux sera mise en place pour mesurer l’impact de cette demande. Cette commission sera appuyée par une expertise internationale spécialisée en question salariale.
La commission sera mise en place au plus tard fin mars 2017.

b. Du maintien de tous les fonctionnaires rétrogradés lors de la transposition dans leurs anciens grades.
A la suite des explications détaillées fournies par la partie gouvernementale justifiant qu’il n’y a pas eu de rétrogradation dans la transposition des anciennes aux nouvelles grilles indiciaires, le Gouvernement s’engage à examiner et à corriger tous les cas justifiés.

c. De la prise en compte effective de l’ancienneté dans la transposition.
Le Gouvernement accepte de prendre en compte l’ancienneté dans la transposition.

A cet effet, il s’engage :

ü à identifier les fonctionnaires concernés par tranches d’ancienneté de 10 à 14 ans ; de 15 à 19 ans ; de 20 ans et plus à diplôme égal ;

ü et à faire des bonifications de grades et d’échelons en faveur des fonctionnaires de toutes hiérarchies ayant atteint le plafond de leurs hiérarchies respectives avant la transposition et ceux des hiérarchies B2, A2 et A3 qui ont été rattrapés au moment de la transposition.

d. De la revalorisation du Statut Particulier de l’Éducation conformément à son article 100.

Le Gouvernement s’engage à satisfaire tous les points de revendication non satisfaits relatifs aux dispositions du Statut Particulier de l’Éducation.
A cet effet, les parties s’accordent de revaloriser les primes et indemnités comme suit :

20% pour les indemnités de zone, les primes pour classes multigrades, indemnités de risque de travail et primes d’encadrement pédagogique ;
pour la prime de craie ;
pour la prime de préparation ;
l’indemnité de documentation, l’indemnité d’installation et le fonds de stimulation pour les enseignants et chercheurs restent inchangés.

Lesdites primes et indemnités seront payées fin mars 2017.

e. De l’engagement à la Fonction Publique de tous les contractuels d’État de l’Education déjà immatriculés et les homologues des universités.

Tout en reconnaissant que le recrutement à la Fonction Publique se fait par voie de concours conformément à la Loi (Statut Général des Fonctionnaires), le Gouvernement s’engage à recruter hors concours tous les enseignants contractuels immatriculés en situation de classe non admis au concours de recrutement des enseignants, session 2016 ayant au moins 5 ans d’ancienneté dans l’enseignement actif.

En dessous de 5 ans d’ancienneté de service, les parties s’accordent que les contractuels concernés soient au préalable formés et évalués dans les institutions de formation d’enseignants (ENI – ISSEG) tout en conservant leurs salaires de contractuels sous forme de pécule pour une année scolaire.

f. Du reclassement et de la prise en charge financière des enseignants admis au CAP et au 2ème CERTIFICAT.

Les parties reconnaissent que ce point est déjà satisfait dans la mesure où les arrêtés de reclassement sont publiés et transmis au Ministère du Budget pour prise en charge financière. A cet effet, le Gouvernement s’engage à rendre effective cette prise en charge au plus tard le 31 mars 2017.

g. De la reconnaissance et de la prise en compte des Diplômes délivrés par les universités étrangères.

Les parties s’accordent à prendre en compte tout Diplôme reconnu et validé par la Commission Nationale de Reconnaissance et d’Equivalence des Diplômes, Titres et Grades Universitaires.

h. De la publication des Bulletins de paie avant le paiement du salaire.
Le Gouvernement s’engage à publier régulièrement les bulletins avant la paie de chaque mois et cela à compter du mois de février 2017.

Les négociations se sont déroulées dans une atmosphère de franche collaboration et ont restauré la confiance mutuelle entre les parties.

En conséquence, l’Intersyndicale de l’Education FSPE/SLECG décide de la suspension de la grève déclenchée le Lundi 06 février 2017 à compter de ce jour Lundi 20 février 2017.

Enfin, les parties s’accordent de mettre en place une commission tripartite de suivi de l’application des points d’accord du présent protocole.


Fait à Conakry, le 20 février 2017


Ont signé


Pour l’Intersyndicale Pour le Patronat Pour le Gouvernement
Le Secrétaire Général Le Ministre de l’Enseignement
du SLECG Technique, de la Formation
Professionnelle, du Travail
et de l’Emploi
Dr Souleymane SY SAVANE Damatang Albert CAMARA
Le Secrétaire Général de la FSPE Le Ministre du Budget
Elhadj Amara Balato KEÏTA Dr Mohamed Lamine DOUMBOUYA
Pour l’Intercentrale CNTG/USTG
Secrétaire Général CNTG
Secrétaire Général USTG
Elhadj Ahmadou DIALLO
Louis M’Bemba SOUMAH
La Médiation
Dr Alia CAMARA
Inspecteur Général du Travail

 
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Bilan des manifestations de la journée :Cinq morts, 30 blessés et 12 interpellations

2017/2/20

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 20 Février 2017 – Suite à l’appel à manifester et aux actes de violences, de vandalisme qui en ont résulté, en dépit de l’accord obtenu ce dimanche avec les syndicats après plusieurs jours de négociations, notre capitale a été le théâtre de manifestations non déclarées et interdites par le Gouverneur de la Ville de Conakry.

A la mi-journée, ces manifestations ont malheureusement causé la mort d’au moins cinq personnes et créé des perturbations dans la circulation sur les différents axes routiers.

En outre, ces manifestations illégales et interdites ont provoqué des dégâts matériels importants sur des ambulances et des Centres Médicaux Communaux.

Ainsi, de source policière et hospitalière, le bilan s’évalue ainsi que suit : *30 blessés dont des membres des forces de l’ordre ; *12 personnes interpellées dans les communes de Kaloum et Matam.

Le Gouvernement condamne les événements ayant conduit au décès de ces personnes et appelle l’ensemble des acteurs à plus de retenue et de responsabilité.

Le Gouvernement rappelle également qu’aucune divergence ne saurait justifier les violences perpétrées au cours de cette journée et réitère sa ferme détermination à poursuivre toutes les personnes impliquées dans ces actes barbares et rétrogrades.

La Cellule de Communication du Gouvernement

 
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