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21 Septembre 2017 - 2h40
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Déclaration de Son Excellence Professeur Alpha Condé
Président de la République de Guinée, Président en exercice de l’Union Africaine

2017/9/19

Aujourd'hui en Guinée Débat général: 72ème Session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies. Monsieur le Président, Excellences, Mesdames et Messieurs les Chefs d’État et de Gouvernement, Monsieur le Secrétaire général,,Mesdames et Messieurs les Délégués,Mesdames et Messieurs,

C’est avec un grand honneur, en ma qualité de Président en exercice de l’Union Africaine, que je prends la parole dans ce creuset du multilatéralisme pour m’adresser à cette auguste assemblée, réunie autour du thème : « Priorité à l’être humain : paix et vie décente pour tous sur une planète préservée », thème d’une pertinence particulière pour le continent.

Au demeurant, Monsieur le Président, je tiens à vous exprimer mes chaleureuses félicitations suite à votre élection à la présidence de la 72ème session ordinaire de l’Assemblée générale.

Je ne doute point du dynamisme que vous imprimerez à nos travaux dans la perspective de renforcer l’action de votre prédécesseur, M. Peter Thomson, à qui nous rendons un vibrant hommage pour avoir fait de l’Afrique sa priorité, donnant ainsi une impulsion remarquable à la mise en œuvre de l’Agenda de développement 2030.

Monsieur le Président,

L’Afrique, jadis subjuguée, corvéable et malléable à dessein, et marginalisée s’est éveillée. Elle s’est redressée pour mener le combat du développement durable, de la justice et de la bonne gouvernance.

Aujourd’hui plus que jamais, l’Afrique est décidée à prendre son destin en main avec la ferme détermination d’être l’acteur principal de son développement et de jouer pleinement son rôle dans la gestion des affaires internationales.

Certes, la tâche ne sera pas aisée, mais nous avons foi car nous avons les potentialités et les atouts nécessaires pour hisser notre Continent au rang des plus grands sur la scène internationale.

Dans cette optique, l’Afrique tend une main sincère et amicale à tous les partenaires de bonne volonté, conscients :
- qu’il n’y a de bonheur véritable que lorsqu’il est partagé ;
- qu’il n’y a de richesse que lorsqu’elle équitablement répartie ;
- qu’il n’y a de partenariat viable et porteur que lorsqu’il est d’égal à égal ;
- qu’il n’y a de paix véritable que lorsqu’elle est inclusive ;
- qu’il n’y a de développement durable que lorsqu’il respecte et consolide la dignité des peuples.

Monsieur le Président,

L’interdépendance des défis auxquels l’humanité est confrontée nous impose un changement de paradigme dans nos perceptions et actions, notamment en ce qui concerne l’Afrique dont les priorités doivent être appréhendées non par empathie, mais plutôt par pragmatisme, car il n’y a plus de destin isolé dans ce monde.

Les flux massifs de réfugiés, les migrations à grande échelle, les catastrophes naturelles, les grandes pandémies qui interpellent aujourd’hui notre conscience collective, constituent la triste illustration de cette réalité.

Cette nouvelle approche devra mettre davantage l’accent sur l’être humain et la restauration de sa dignité, si nous voulons éradiquer la pauvreté et atteindre les objectifs des Agendas 2030 et 2063 de l’Union Africaine.

L’adoption de l’Agenda 2030 au plan international et de l’Agenda 2063 au plan régional constituent une grande avancée dans notre lutte contre la pauvreté, pourvu que nous respections nos engagements.

Monsieur le Président,

Le retard de l’Afrique n’est pas une fatalité. L’Afrique a été le continent le plus dynamique au cours de cette dernière décennie.

Selon les prévisions du FMI et de la Banque mondiale, cette croissance se poursuivra en dépit de la chute des prix des matières premières fixés en dehors du continent, et dont nos économies restent fortement dépendantes.

Face à cette situation, nous devons diversifier nos économies, et les rendre plus résilientes, à travers davantage d’investissements dans les secteurs véritablement porteurs de croissance durable, tels que l’agriculture, les infrastructures, les technologies de la communication et de l’information, et l’énergie.

L’industrialisation et la transformation structurelle auxquelles l’Afrique aspire est tributaire de notre accès à l’énergie, mais surtout de l’intégration économique du continent, à travers la mise en œuvre effective de la Zone de Libre Echange Continentale, prélude au marché commun africain.

La soif de prospérité des Africains, portée avec beaucoup de dynamisme et d’énergie par sa jeune population, est appréhendée avec vigueur par les Dirigeants Africains qui ont décidé de consacrer le thème de l’année 2017 de l’Union Africaine à la Jeunesse, et de proclamer la période 2018-2027 « Décennie africaine pour la formation et l’emploi des jeunes dans les domaines technique, professionnel et entrepreneurial ».

L’Union Africaine s’est résolument engagée à trouver des solutions pérennes aux nombreux défis auxquels les jeunes sont confrontés, en vue de faire de cette couche sociale qui représente 70% de notre population, le véritable moteur du développement de notre continent.

Cela constitue le gage de la stabilité, de la sécurité, de la paix et du développement harmonieux et durable de notre planète.

Aussi, je n’aurai de cesse de plaider en faveur de l’initiative africaine visant au recrutement, à la formation et au déploiement de deux millions d’agents de santé communautaires sur l’ensemble du continent.

J’appelle la communauté internationale à soutenir cette initiative qui permettra à la fois de créer des emplois décents, de prévenir les pandémies, et d’assurer le bien-être de nos populations.

Monsieur le Président,

L’Afrique a décidé de se prendre en charge et de parler désormais d’une seule voix pour trouver des solutions pérennes à ses problèmes.

Nous avons entamé un processus de réforme institutionnel pour renforcer l’efficacité de notre organisation, rationaliser son action, raffermir son autonomie politique, économique et financière lui permettant ainsi de jouer un rôle d’avant-garde sur la scène internationale.

La décision de Kigali visant à prélever 0.2% sur les importations éligibles en vue du financement de l’Union Africaine, participe de cette volonté de l’Afrique d’assumer ses responsabilités.

Dans la même veine, nous sommes déterminés à œuvrer pour l’extinction des foyers de tensions en Afrique, par la promotion du dialogue et de solutions africaines.

Nous exhortons la communauté internationale à inscrire son action dans ce crédo, notamment en Libye, en République centrafricaine, en République Démocratique du Congo, ou encore au Burundi, où certaines initiatives parallèles inhibent le retour de la stabilité.

L’Afrique ne doit plus rester en marge des décisions qui la concernent. Pour ce faire, elle entend œuvrer à la mise en place d’une architecture institutionnelle internationale capable d’opérer les changements légitimement attendus par nos peuples.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies qui a la responsabilité primaire du maintien de la paix et de la sécurité dans le monde, ne reflète plus les réalités actuelles.

Comment comprendre que l’Afrique qui constitue la 3ème puissance démographique du monde ne soit pas représentée à un niveau approprié au sein du Conseil de sécurité, alors que 70% des questions y débattues concernent l’Afrique.

Il est temps de réparer cette injustice qui n’a que trop duré. Nous réitérons la pertinence de la position commune africaine telle que contenue dans le Consensus d’Ezulwini.

Nous exigeons l’élargissement du Conseil de sécurité dans les deux catégories de membres dont deux sièges permanents et un total de cinq sièges non permanents pour l’Afrique, choisis par l’Union Africaine.

Aussi, à défaut de l’abolition du veto, les nouveaux membres permanents du Conseil de sécurité devront avoir les mêmes prérogatives et privilèges que les membres actuels.

Monsieur le Président,

Dans la gestion des crises et conflits qui affectent l’Afrique, l’Union Africaine privilégie l’approche régionale. Le partenariat entre les Nations Unies et l’Union Africaine doit en cela s’inscrire dans une dynamique de renforcement des capacités d’actions des régions, seules à même de mieux comprendre les causes profondes des crises et conflits, et de leur trouver des solutions idoines.

A cet égard, la résolution 2359 (2017) relative au déploiement de la Force conjointe du G5 Sahel, constitue un jalon important vers la concrétisation du partenariat que nous ambitionnons sur les questions de paix et sécurité en Afrique.

Je voudrais renouveler notre appel en vue de la mobilisation effective des ressources indispensables à l’opérationnalisation de cette Force.

L’Union Africaine ne ménagera aucun effort pour faire face à sa responsabilité de contribuer à hauteur de 25% au financement des opérations de maintien de la paix en Afrique mandatées par le Conseil de sécurité, dans la perspective de faire taire les armes à l’horizon 2020.

Nous nous réjouissons en cela de la vision du Secrétaire général, M. Antonio Guterres, mettant au cœur de son action la quête de la paix, en accordant une attention particulière à la diplomatie préventive.

L’Union Africaine adhère totalement à l’approche privilégiant la prévention, la médiation, la promotion du dialogue et des solutions politiques pacifiques et la consolidation de la paix, car moins coûteuse que les opérations de maintien de la paix dont l’efficacité suscite beaucoup d’interrogations.

Nous encourageons l’élan de réforme engagé par vous, M. Guterres, notamment la restructuration de l’architecture de paix et de sécurité, tout en rappelant qu’une réforme globale de l’ONU, pour qu’elle soit viable et effective, doit être inclusive de tous les Etats membres qui doivent pouvoir apporter leurs contributions, à travers les processus intergouvernementaux dédiés.

S’agissant du terrorisme et de l’extrémisme violent, l’Union Africaine condamne avec la plus grande fermeté les actes barbares qui ont frappé le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Nigéria, le Royaume-Uni, l’Espagne, la France, l’Iran, et réitère sa profonde sympathie et sa solidarité aux Gouvernements et aux peuples affectés par ces crimes odieux.

L’Union Africaine estime que seule une coopération internationale accrue, notamment dans l’échange d’informations et de renseignements, permettra de faire face à ce fléau, et de tarir ses sources de financement.

Il va sans dire que nos objectifs ne seront pleinement atteints que si des efforts supplémentaires sont déployés pour éradiquer la pauvreté, l’exclusion et la radicalisation.

Monsieur le Président,

Comment rester silencieux face aux supplices quotidiens du peuple palestinien, victime de l’occupation ?

L’Union Africaine réitère son soutien indéfectible au peuple martyr de Palestine dans sa lutte légitime pour la réaffirmation de son droit inaliénable à l’indépendance.

L’Afrique demeure convaincue que toute solution viable et durable au conflit israélo-palestinien passe nécessairement par la création de deux Etats vivant côte à côte, en toute sécurité dans des frontières sûres et internationalement reconnues, sur la base de celles d’avant 1967.

Aussi, nous demeurons profondément préoccupés par la situation qui prévaut dans la péninsule coréenne et nous appelons toutes les parties à la retenue. Nous réaffirmons notre engagement en faveur d’une dénucléarisation totale de la péninsule, conformément au Traité de Non-Prolifération nucléaire.

Monsieur le Président,

Le XXIème siècle sera sans doute un siècle où les Africains vont davantage compter et de façon décisive, car il y a un sentiment de plus en plus marqué chez les Dirigeants et la jeunesse Africaine que l’heure du renouveau est venue.

Les femmes et les jeunes africains sont déterminés à écrire une nouvelle page de l’histoire de l’humanité. Donnons-leur cette opportunité, ou ils la prendront d’eux-mêmes.

Ensemble, construisons donc une mondialisation plus humaine et plus positive. Rendons notre planète plus sûre et préservons là.

Pour ce faire, l’agenda 2030, le plan d’action d’Addis-Abeba, et l’accord de Paris sur le climat nous servent de cadre de référence, œuvrons à leur mise en œuvre effective.

Je ne saurais terminer sans lancer un appel pressant à la communauté internationale pour une meilleure assistance à la Sierra Léone, affectée par l’une des pires catastrophes naturelles de son histoire. Nous exprimons une nouvelle fois, notre compassion et notre solidarité au peuple et au Gouvernement de ce pays frère.

Je vous remercie.

 
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Présidence de la république de Guinée : Communiqué relatif à l'organisation des communales

2017/9/19

Aujourd'hui en Guinée Le Chef de l’Etat, le Professeur Alpha Condé, dans un communiqué officiel, le 31 juillet 2017, avait lancé un appel solennel à toutes les parties impliquées dans l’application de l’accord politique d’octobre 2016 à redoubler d’efforts et d’ardeur afin que tous les engagements soient effectivement respectés dans les délais prévus.

L’organisation des élections communales qui constitue aujourd’hui une priorité absolue pour le Gouvernement et pour toute la nation entière est une préoccupation majeure du Chef de l’Etat. A ce propos, la Commission Nationale Électorale Indépendante (CENI) a annoncé avoir élaboré un projet de chronogramme assorti du budget pour ces élections. Le Gouvernement affirme que la totalité du budget pour les élections communales est disponible.

Pour cela, il a été demandé à la CENI, dans le respect de son indépendance et de son autonomie financière, d’élaborer un plan de décaissement et de garantir la mise à disposition des justificatifs liés à l’utilisation des ressources.

Le souci du Gouvernement est la bonne utilisation des ressources financières mises à la disposition de la CENI. A cet effet, sur les 350 milliards demandés par la CENI, sur instruction expresse de Monsieur le Président de la République, 90 milliards entièrement supportés par le budget national sont déjà disponibles pour faire face aux payements en instance et au lancement effectif du chronogramme.

Conformément au principe de régularité et de transparence des dépenses publiques, les payements seront effectués en
fonction du plan de décaissement élaboré par la CENI et à la présentation des pièces justificatives des dépenses déjà réalisées.

Toutes les dispositions sont déjà prises par le Ministère du Budget à cet effet.

Il appartient désormais à la CENI, en accord avec tous les acteurs concernés, de proposer rapidement un chronogramme définitif et une date pour l’organisation des élections locales.

D’ici là, Monsieur le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, appelle les uns et les autres à privilégier le dialogue pour résoudre tous les problèmes et à s’abstenir de tout acte ou comportement qui pourrait affecter la paix dans le pays et le climat de confiance entre les acteurs du processus électoral et démocratique dans notre pays.

Conakry, le 18 septembre 2017

 
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Guinée : Le président Condé qualifie d'exceptionnel l'accord minier signé avec la Chine (Xinhua )

2017/9/18

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY, (Xinhua) -- "C'est la première fois que la Guinée signe un accord exceptionnel avec la Chine pour la réalisation des infrastructures routières, ferroviaires et portuaires dans l'intérêt des nos populations", a déclaré samedi le président guinéen Alpha Condé, lors d'une conférence de presse organisée pour informer des avantages d'un accord minier récemment signé entre la Guinée et la Chine.

Il s'agit d'un accord gagnant-gagnant de nature "mines contre le financement de projets d'infrastructures", a indiqué M. Condé.

Selon les termes de l'accord d'un montant de 20 milliards de dollars sur 20 ans, chaque année, une enveloppe d'un milliard de dollars sera disponible pour des projets d'infrastructures et 3 milliards dollars sont disponibles dès maintenant.

Le président Condé a indiqué que les accords miniers signés entre la Guinée et les autres pays représentaient d'importantes ressources pour les caisses de l'Etat guinéen. Or, a-t-il ajouté, depuis longtemps, ces ressources financières n'ont pas été utilisées dans la transparence et ont toujours fait l'objet de détournement par les cadres guinéens.

L'accord cadre avec la Chine permettra d'obtenir des revenus qui seront utilisés uniquement pour réaliser des infrastructures (routes, chemins de fer, universités, infrastructures agricoles et ports), a souligné le chef de l'Etat guinéen.

Il a également noté avec satisfaction que cet investissement de la Chine dans le secteur minier aidera la Guinée à atteindre une croissance à deux chiffres d'ici 20 ans, avec environ 1 milliard de dollars d'investissement chaque année. En effet, le pays a besoin de 1,5 milliard de dollars d'investissement annuel pour atteindre cet objectif.

Ce fonds servira aussi de levier pour soutenir le développement du secteur éducatif et la modernisation de l'agriculture dans tout le pays, a ajouté le président.

Evoquant les partenaires financiers, comme le Fonds monétaire international (FMI), le chef de l'Etat guinéen s'est voulu rassurant, indiquant que le FMI avait été informé de toutes les étapes de la négociation entre la Guinée et la Chine, compte tenu du volume d'investissement annoncé.

Pour la première phase des accords, la Chine va réaliser une route de plus de 337 km allant de Coyah à Dabola (centre géographique de la Guinée), en passant par la région de Mamou, pour un coût global de 400 millions de dollars.

Ensuite, le port de Conakry, capitale guinéenne, sera réalisé avec un plan d'extension et de modernisation pour un coût total de 700 millions de dollars.

Dans la ville de Conakry, le projet de réalisation et de modernisation des voies urbaines porte sur environ 200 km de routes à construire pour 220 millions de dollars.

Selon le ministre des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba, il s'agit d'un "accord historique et inédit pour la Guinée et pour l'Afrique".

Mme Malado Kaba, ministre de l'Economie et des Finances a quant à elle estimé que cet accord est doublement bénéfique pour la Guinée.

Selon la ministre, les fonds permettront à la Guinée d'atteindre l'objectif de croissance à deux chiffres et d'avoir aussi un contenu local avantageux pour les populations durant l'exploitation des mines par la Chine.

Plusieurs sociétés minières - américaines, russes, françaises, anglaises, indiennes et émiraties - évoluent déjà dans le secteur minier guinéen.

 
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Impôts en Guinée : La création du Centre de Gestion Agréé en Guinée (C.G.A.G)

2017/9/13

Aujourd'hui en Guinée
S’il y’a une réforme salutaire de la Direction Nationale des Impôts (DNI) ; c’est la création et l’application du Centre de Gestion Agréé en Guinée(C.G.A.G). Le Centre de Gestion Agrée en Guinée s’adresse aux personnes exerçant une activité commerciale, industrielle, artisanale ou agricole. Ce centre de Gestion Agréé en Guinée engorge trois questions : quel est son rôle ? Quels sont ces avantages ? Dans quels délais adhérer ?

Quel est son rôle ?

Cet organisme est pour objet de fournir aux entreprises une aide technique en matière de gestion, tenue de comptabilité et formation. Il a également une mission de prévention consistant à :
-détecter et prévenir les éventuelles anomalies d’ordre fiscal.
-détecter les difficultés économiques et financières.

Quels sont ces avantages ?

Sous condition d’avoir été adhérent pendant toute la durée de l’exercice concerné, l’adhésion au C.G.A permet de bénéficier des avantages fiscaux dans la mesure où l’adhérent relève d’un régime réel d’imposition (de droit ou sur option). Les adhérents au Centre de Gestion Agréé en Guinée bénéficient de :
-la non-majoration de 1,25 de leurs revenus professionnels pour les titulaires de revenus BIC, BNC ou BA taxables à l’impôt sur le revenu.
-la réduction d’impôt sur le revenu pour frais de tenue de comptabilité et d’adhésion à l’organisme dans la limite maximale des deux tiers des dépenses exposées pour la tenue de la comptabilité et, éventuellement, pour l’adhésion à un centre de gestion, une association, ou un organisme mixte de gestion agréés pour les adhérents dont le chiffre d’affaires ou les recettes sont inférieures aux limites des régimes micro-BIC avec activités commerciales ou spécial-BNC avec activités libérales ou micro-BA avec activités agricoles ayant opté pour un régime réel d’imposition.
-la dispense de majorations fiscales pour les nouveaux adhérents qui révèlent spontanément les insuffisances de déclaration dans les 3 mois suivant leur adhésion lorsque ces insuffisances, inexactitudes ou omissions n’ont pas fait l’objet d’une procédure administrative ou judiciaire ni d’une proposition de rectification.
Les clients ou adhérents d’un professionnel de l’expertise comptable autorisé à ce titre par l’administration fiscale et conventionné avec cette dernière bénéficient également de la non-majoration de 1,25 de leurs revenus professionnels.

Dans quels délais adhérer ?

Vous pouvez adhérer à tout moment. Toutefois, en cas de première adhésion, le bénéfice des avantages fiscaux n’est acquis que si vous avez adhéré dans les 5 mois de la date d’ouverture de votre exercice social, ou du début de votre activité.

Dr Thierno Aliou BAHBALDE



 
Budget National : La Loi de Finances Rectificative 2017 adoptée à l’Assemblée Nationale.

2017/9/13

Aujourd'hui en Guinée
Réunis en session extraordinaire depuis maintenant deux semaines, les élus du peuple ont adopté ce Lundi 11 Septembre 2017, la Loi de Finances rectificative 2017. 64 députés se sont prononcés en faveur du projet soumis par le Gouvernement face à 24 voix contre et une abstention. La ratification de cette requête devrait permettre au Gouvernement guinéen de faire face à certaines dépenses imprévues et à diverses autres contraintes socioéconomiques qui n’étaient pas pris en compte par la Loi de Finances Initiale (LFI) 2017. Elle permettra aussi de faire face aux nouvelles expressions de besoins de la part des départements sectoriels notamment les réajustements opérés dans les secteurs éducatif, énergétique, agricole ou encore au niveau des travaux publics.
L’adoption de cette loi découle d’une série d’échanges laborieux entre le Gouvernement et le Parlement. Il s’agissait :
- de passer en revue le niveau d’exécution de la LFI (Loi de Finances Initiale)au cours des huit premiers mois de l’année en comparant, d’une part, les recettes mobilisées aux dépenses jusque-là effectuées, et de l’autre, en évaluant les besoins du Gouvernement en termes de projets de développement ;
- de prendre en compte l’évolution récente de la situation macroéconomique telle qu’elle impacte le cadrage macroéconomique de référence ;
- de maintenir un solde budgétaire compatible aux objectifs de stabilité macroéconomique.
A cet effet, en tenant compte des nouvelles tendances notamment en termes de recettes et de dépenses, l’exécution du budget devra présentée à la sortie de 2017 une situation stable.

La Cellule de Communication et des Relations Extérieures

 
Mines : Tout savoir des affaires judiciaires qui entourent le méga-gisement guinéen de Simandou ( Jeune Afrique )

2017/9/6

Aujourd'hui en Guinée Depuis sa découverte, le gisement de Simandou, qui contient des milliards de tonnes de minerais de fer parmi les plus concentrés du monde, suscite des convoitises telles que le droit est mi à rude épreuve. Jeune Afrique a passé en revue les personnages clefs et les affaires judiciaires liés à ce méga-gisement.

Certaines figures sont régulièrement citées -voire impliquées- dans les nombreuses affaires judiciaires qui entourent le méga-gisement guinéen de Simandou.

Les décideurs : Lansana Conté

Président de la Guinée de 1984 à 2008. Quelques semaines avant sa mort en décembre 2008, un décret présidentiel retire à Rio Tinto les titres miniers d’une partie du gisement (blocs 1 et 2) de Simandou, et les octroie à BSGR.

Alpha Condé

Président de la Guinée depuis 2010. A son arrivée au pouvoir, le nouveau chef de l’État entame un audit du secteur minier, et se lance dans une bataille judiciaire avec BSGR pour récupérer les blocs 1 et 2 du Simandou. Sous son impulsion, l’État guinéen retire à BSGR ses permis d’exploitation à cause des soupçons de corruption.

Mahmoud Thiam

Ministre des Mines en Guinée de 2009 à 2010. En août 2017, cet ancien banquier d’affaires de Wall Street a été condamné à de la prison ferme à New York pour corruption et blanchiment. Alors qu’il était encore ministre, il avait reçu en cadeau de BSGR une voiture Formule 1 miniature ornée d’un diamant, d’après The New Yorker.
Les intermédiaires

Mamadie Touré

La quatrième épouse de Lansana Conté. D’après The New Yorker, BSGR va passer par elle afin d’influencer le président et obtenir les concessions de fer de Simandou. Faisant l’objet d’une enquête des autorités américaines et en échange d’une immunité, elle permet l’arrestation en Floride en 2013 de Frédéric Cilins, un collaborateur externe de BSGR.

Frederic Cilins

Collaborateur français externe de BSGR. C’est lui qui se rend à Conakry et approche Mamadie Touré pour s’assurer l’obtention des titres miniers de Simandou en 2008. En avril 2013, il est arrêté en Floride par le FBI dans le cadre d’une enquête sur le versement de pot-de-vin à Mamadie Touré. Il est condamné à deux ans de prison ferme à New York en juillet 2014.

François de Combret

Ce banquier d’affaires de 76 ans est un conseiller officieux mais aussi une vieille connaissance du président Alpha Condé. Un échange de mail montre que Rio Tinto était prêt, en 2011, à lui verser 10,5 millions de dollars pour jouer de son influence sur le chef de l’État guinéen.

George Soros

Milliardaire américain de 87 ans, fondateur de l’Open Society Foundations dont l’objectif est de soutenir la bonne gouvernance et les droits humains à travers le monde. Il appuie juridiquement l’Etat guinéen dans sa croisade contre BSGR. Beny Steinmetz tient George Soros responsable de ses ennuis judiciaires.
Les miniers

Beny Steinmetz

Diamantaire franco-israélien, ce milliardaire de 61 ans est l’un des hommes les plus riches d’Israel. En 2008, la société Beny Steinmetz Group Ressources (BSGR) obtient les blocs 1 et 2 de Simandou pour 165 millions de dollars. En 2010, il revend 51 % de son acquisition au géant minier brésilien Vale pour 2,5 milliards de dollars, mais seuls 500 millions ont été versés. A son arrivée au pouvoir en 2010, le président guinéen Alpha Condé retire à BSGR ses permis d’exploitation. En 2014, BSGR saisit le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi) pour contester la décision du nouveau gouvernement guinéen. L’affaire est toujours en attente d’arbitrage du Centre.

Alan Davies

Ancien directeur du pôle énergie et minerais de Rio Tinto. La fuite d’un échange de mail révèle qu’il était prêt, en 2011, à verser 10,5 millions de dollars de pot-de-vin à François de Combretdjamil pour s’assurer le contrôle des blocs 3 et 4 du Simandou. Il a été suspendu de Rio Tinto en 2016 suite à la révélation du mail.


Jeune Afrique

 
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Grave accident de circulation à Faranah, bilan : 5 morts et de nombreux blessés

2017/8/31

Aujourd'hui en Guinée Faranah, 30 août (AGP)- Une collision survenue entre un camion et un taxi voiture a fait cinq (05) morts et des blessés, mercredi, 30 août 2017, à Bambaliya, sur la Route nationale, Faranah-Kissidougou, dans la sous préfecture de Banian, rapporte le correspondant de l’AGP à Faranah.

C’est une voiture de marque Renault 21, en provenance de Faranah pour Kissidougou, qui est entrée en collision avec un camion, dans un virage.

Un second accident mettant en cause un minibus en provenance de N’zérékoré pour Conakry a fait treize (13) blessés, dans la nuit du mardi, 29 à mercredi, 30 août, à Kamara, un village de situé à 20Km de la Commune Urbaine (CU) de Faranah.

Les autorités et populations sont regroupées, en ce moment, au niveau de l’hôpital régional où les corps sont entrai d’être transportés, ainsi que les blessés.

Source: AGP





 
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Economie Politique : Le Patriotisme économique à la réconciliation nationale

2017/8/29

Aujourd'hui en Guinée Le patriotisme économique est mis au service du changement derrière un projet et un homme, pour réconcilier les guinéens. C’est ce travail que le professeur Alpha Condé entraine de faire ; comme le disait El hadja Boubacar Biro Diallo, « Alpha bâtisseur ». « Si des Africains et notamment des Guinéens, méritent le titre de Patriotes avec un P majuscule, le professeur Sow Alpha Ibrahima doit être classé au premier rang de ces défenseurs inconditionnels des droits de l’Homme partout où ils sont bafoués. » Comment voyons-nous la Guinée d’aujourd’hui ?

A l’accession du pays à l’indépendance, en 1958, la Guinée bénéficiait d’une agriculture relativement prospère, le pays était autosuffisant en cultures vivrières et enregistrait des exportations de rentes substantielles, ayant quasiment disparu en 1984. Les difficultés à développer des relations pacifiques avec les partenaires occidentaux ont alors conduit le pays vers de nouveaux horizons. Une gestion économique centralisée a été mise en œuvre avec plusieurs plans de développement successifs, en vue d’améliorer le niveau de vie, de promouvoir le monde rural et de favoriser l’accès aux produits alimentaires, entre autres. Ces objectifs n’ont jamais été atteints à cause du manque de financement et de certains manquements dans la gestion.

Dès 1960, une société nouvelle s’était formée, basée sur une centralisation administrative et politique très poussée, une forte présence de l’Etat, et un secteur privé timide, voire marginalisé. Puis, à la fin de la première République, le 3 avril 1984, la situation économique était désastreuse et les entreprises publiques défaillantes. Le revenu moyen d’un Guinéen était de 250 dollars par an, l’un des plus faibles du monde. La banque centrale, manquant de devises, avait accumulé d’importants arriérés de dette extérieure.

L’infrastructure routière a été pratiquement détruite et les équipements sont devenus obsolètes. De leur côté les usines ne tournaient qu’à 20% de leur capacité. A cause du manque de devises, les populations vivaient dans une pénurie permanente.

Quant au domaine manufacturier, encore embryonnaire, il ne contribuait qu’à hauteur de 3% du PNB et l’économie dépendait des exportations de bauxite et de ses dérivés.

La dette extérieure représentait 80% du PNB, tandis que le service annuel de la dette correspondait à 40% des recettes d’exportation, avec une progression des importations des denrées alimentaires.

Les déséquilibres persistants à l’intérieur du système ont renforcé les pesanteurs : les secteurs miniers, s’ils représentaient 95% des exportations, employaient moins de 8% de la population et ne participaient qu’à hauteur de 22% à la formation du PIB tandis que l’agriculture occupait 75% des activités.

D’autre part, les tentatives de collectivisation, l’étatisation de l’économie, l’imposition de normes aux paysans, la fixation des prix et la surévaluation de la monnaie n’inclinaient guère à la stimulation de la production économique.

En septembre 2012, les créanciers de l’Etat de Guinée s’accordent sur l’effacement de la dette du pays de près de 2,5 milliards de francs guinéens. La Banque mondiale et le Fonds Monétaire International décident, en effet, d’alléger la dette multilatérale guinéenne d’un montant équivalent à 2,1 milliards USD.

En octobre de la même année, le Club de Paris accorde une annulation quasi-totale de la dette à la République de Guinée dans le cadre de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés. Il efface 356,3 millions de la dette extérieure, soit une annulation de 99,2% de sa dette bilatérale – passée de 661,2 millions de dollars à 5,3 millions US.

En termes des données macroéconomiques, on a enregistré une croissance de 1,9% et une inflation qui avoisinait les 22% et 13% de déficit budgétaire, la mise en œuvre continue en 2011 avec des mesures portant sur la stabilisation du cadre macroéconomique, la restauration de l’autorité de l’Etat avec une gestion plus efficace des finances publiques par la restauration de la discipline budgétaire en éradiquant les dérapages économiques enregistrés courant 2009 et 2010 causés par la planche à billet et une stabilisation relative de la monnaie au plan national.

Des performances ont été notées fin 2011. Le gouvernement a enregistré une chute du déficit budgétaire hors dons de 13% du PIB en 2010 passée à 2,2% à fin 2011. La mobilisation est passée de 15% à 16,62% de PIB en 2011. A la fin de la même année 2011, le total des recettes budgétaires a atteint 18,8% du PIB (avec une pression fiscale de 14,4% contre 13,7% en 2010).

Le gouvernement a passé en revue les textes organiques de la Direction Générale des Douanes et de la Direction Nationale des Impôts. Pour fiabiliser ces mesures de précaution, l’Etat a mis en place un système de contrôle fiscal pour renforcer la direction nationale des impôts et installer un scanneur douanier au port en 2012.

Cela a permis la restauration de la gestion des finances publiques-Journal le Nimba, N°31 du 16 février 2012(note du Ministère des Finances sur l’économie guinéenne).

Dans le contexte actuel, les prévisions de croissance de 2016 ont été revues à la hausse à 5,2% au lieu de 3,8% précédemment. L’inflation a augmenté à 8,4% à fin juillet 2016, du fait de la hausse des prix des biens importés. Ce qui pose le problème des recettes fiscales en Guinée.
Les recettes fiscales sont peu élevées, alors que depuis plusieurs années les recettes du secteur minier principal pourvoyeur de recettes publiques, dominé par la production de bauxite sont en constante diminution, suite à la baisse des prix sur le marché international.

La Guinée offre dans son ensemble un contraste saisissant. C’est à la fois un pays très riche en ressources naturelles et très pauvre en termes de croissance de revenus et d’indicateurs sociaux. La pauvreté est inégalement répartie entre les régions. Le pays dispose de grandes potentialités économiques apparaissant dans les quatre principales régions naturelles : un sol riche en Basse - Guinée avec une pluviométrie abondante, de vastes plaines fluviales en Haute-Guinée, un climat tempéré et traditionnellement favorable à l’élevage au Fouta Djallon et une zone abritant la forêt tropicale.

Le sous-sol est doté d’immenses réserves de minerais dont un tiers des réserves mondiales de bauxite, plus de 2 milliards de tonnes de minerais de fer à haute teneur en or et en diamant, sans compter les réserves non exploitées d’uranium, de manganèse et de pétrole. D’autre part, tous les cours d’eau d’Afrique de l’Ouest, du Niger au fleuve Sénégal, prennent leur source en Guinée, d’où l’appellation de « Château d’eau de l’Afrique de l’Ouest ». Les chutes d’eau répertoriées constituent le plus grand potentiel de barrages hydroélectriques de la sous-région.

Les problèmes à résoudre pour redresser la Guinée se limitent à deux facteurs intimement liés : le Patriotisme économique et la Réconciliation nationale.
Dr Thierno Aliou BAHBALDE


 
Rentrée scolaire 2017-2018 : Tempête sur les marchés publics

2017/8/22

Aujourd'hui en Guinée Les préparatifs de la prochaine rentrée scolaire vont bon train au niveau du Pré universitaire et de l’alphabétisation. Entre autres mesures, le Département de tutelle a envisagé l’importation de craie et de cahiers à travers un appel d’offres daté du 13 juin 2017. Reparti en deux lots bien distincts, ce dossier porte globalement sur 7.300 milliards de nos francs.

L’Agence centrale de gestion des grands projets et des marchés publics n’ayant fait aucune objection, le MEPUA avait toute la latitude de publier les dossiers d’appel d’offres par voie de presse.

C’est ainsi que du 13 au 19 juillet 2017, conformément à la date limite du dépôt des offres, une commission ad hoc devait plancher sur les 25 offres qui ont été soumises. Mais elle s’est très vite heurtée sur l’application de deux clauses relatives aux données particulières des appels d’offres.

La première dénommée IC 5.2 fixe les conditions de qualification applicables aux candidats et dispose qu’en plus des capacités techniques avérées, le soumissionnaire doit produire l’original de la caution de soumission de son offre sous formes de garantie bancaire d’une validité de 120 jours. Il doit aussi être habilité à apposer sa signature, disposer d’une procuration ou d’un acte notarié.

En tous les cas, l’absence d’une des pièces entraine automatiquement le rejet de l’offre.

Par ailleurs, le fait de présenter l’offre la moins disante n’est pas une garantie absolue d’obtention d’un marché. La raison en est que c’est l’offre conforme la moins disante, donc l’application combinée des critères administratifs, techniques et financiers-qui pèse finalement sur la balance.

Et c’est probablement ce qui a prévalu dans l’élimination des dossiers ne remplissant pas les critères ainsi que les propositions d’attribution qui ont été consignées dans le PV de la commission et transmis à l’autorité contractante. Et c’est sur cette base donc que le MEPUA aurait notifié les marchés à certains candidats pour ignorer consciencieusement d’autres. L’entreprise SONECI et les établissements MPD et frères, soumissionnaires dans le lot de craie seraient les principales bénéficiaires de ce qui passe comme une discrimination.

Le Ministère contractant a récusé ce choix au motif que ces deux soumissionnaires auraient présenté des offres supérieures aux crédits budgétaires réservés aux deux marchés. Un argument qui ne résistera pourtant pas à l’analyse de la clause IC 39.1 des données particulières des appels d’offres. Laquelle dispose que les quantités peuvent être augmentées ou réduites d’un pourcentage maximum égal à 15%.

Force est de remarquer que même dans ces conditions, les entreprises en question sont bien au-delà de la règle des 15%, car le dépassement est de l’ordre de quelque petits milliards que Toto même saurait déterminer.

Et c’est justement le non recours à cette disposition qui pose encore problème.

Toujours est-il que suite à la lettre du 31 juillet 2017 par laquelle la Directrice des marchés publics notifie sa non objection à l’attribution provisoire des marchés, le ministère de l’Enseignement pré universitaire et de l’alphabétisation exprime le 7 août son opposition à l’octroi de ces marchés à SONECI et aux Etablissements MPD et frères. L’explication serait que les prétentions des deux prestataires dépassent de loin les allocations budgétaires disponibles au niveau du Département. Pendant ce temps, la rentrée avance à grands pas….

Pour faire bonne mesure, la ministre de l’Economie et des Finances, visiblement informée de certaines irrégularités et dysfonctionnement dans l’octroi des marchés publics a fait un rappel à l’ordre dans la note circulaire du 14 août 2017.

Par cet acte, Maladho KABA a indiqué que « les avis de non objection sur les DAO, les Termes de références, les demandes de proposition et les rapports d’évaluation pour tous les dossiers d’un montant inférieur à 5 milliards GNF seront donnés par le cabinet du Ministère de l’Economie et des Finances ».

Sur le coup, Maladho Kaba a instruit au MEPUA de trouver les fournisseurs les plus appropriés pour attribuer le marché.

Dossiers à suivre…
La rédaction de Le Diplomate Guinee

 
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Cedeao - Monnaie unique : Encore un peu de patience...

2017/8/21

Aujourd'hui en Guinée C'était un pari pour les quinze pays membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) : créer une monnaie unique d'ici à 2020. Cette date butoir a soulevé beaucoup d'espoirs du côté des populations. Ces dernières années, c'était même devenu une fierté pour nombre d'Africains qui voyaient dans la future monnaie unique une monnaie beaucoup plus stable et plus crédible que les monnaies actuellement en vigueur. Et aussi le moyen de sortir du franc CFA et donc du face à face avec la France. Maintes fois reporté depuis 2009, l'objectif semble désormais hors de portée. La faute à une conjoncture économique compliquée pour plusieurs pays de la zone, notamment le Nigeria, le Ghana et même la Côte d'Ivoire.

Pourquoi la mise en place de la monnaie unique est-elle reportée ?

Annoncée pour 2020, la monnaie unique de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest devra attendre encore une dizaine d'années. C'est ce qu'a annoncé hier le président de la commission de la Cedeao, Marcel de Souza, à l'issue d'une audience avec le chef d'État nigérien, Mahamadou Issoufou. Le président nigérien a été désigné en 2013 par ses pairs comme coordonnateur de la coopération monétaire, avec en perspective la création d'une monnaie unique dans l'espace Cedeao en 2020.

La Cedeao est la principale organisation intergouvernementale de la région, créée en 1975 à la suite de la signature du traité de Lagos. Elle est l'héritière de l'Union douanière de l'Ouest africain et regroupe quinze États francophones, anglophones et lusophones, qui comptent au total environ 300 millions d'habitants. M

Depuis sa création, son objectif est de promouvoir la coopération et l'intégration avec pour but de créer une union économique et monétaire ouest-africaine. Dernière étape-clé : le 1er janvier 2015, neuf pays de la Cedeao ont adopté un « tarif extérieur commun », c'est-à-dire des droits de douane unifiés. Mais pour le président de la commission : « L'analyse des critères de convergence et de stabilité montre que le pari de créer une monnaie unique en 2020 ne pourra pas être tenu, surtout dans la précipitation. »

En cause, il a évoqué l'entrée du Nigeria en récession avec un taux d'inflation, en fin décembre, de 18 %, le cas du Ghana également avec un taux moyen de 15 %, « deux grandes économies de l'Afrique de l'Ouest face auxquelles les 8 pays de l'UEMOA réunis et même en bonne santé économique ne représentent, en termes de PIB, qu'un peu au-dessus de 10 % ». « Face à cette situation, on ne peut plus aller à la monnaie unique en 2020 », a reconnu Marcel de Souza.


Le Point

 
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Le FMI salue le sursaut de l'économie guinéenne

2017/8/19

Aujourd'hui en Guinée Le Fonds monétaire international qui vient de boucler une mission d’évaluation de deux semaines en Guinée Conakry salue les performances économiques de ce pays d'Afrique de l'ouest. Optimiste par rapport aux perspectives économiques du pays, le FMI prévoit un nouvel accord de prêt pour la Guinée d’Alpha Condé.

L'activité économique rebondit en Guinée. C'est la conclusion du bureau d'évaluation indépendante du Fonds monétaire international au terme d'une mission de deux semaines du 31 juillet au 15 août dans le pays de l'Afrique de l'ouest. Les perspectives économiques du pays sont bonnes, a annoncé le FMI indiquant que la croissance réelle de la Guinée est attendue à 6,7% en 2017.

« L'économie guinéenne a rebondi de l'impact négatif de l'épidémie d'Ebola et la croissance réelle est attendue à 6,7% en 2017 » s'est réjouie Giorgia Albertin à la tête de la mission du FMI en Guinée

Une inflation de 8,5%

Une performance économique soutenue par une activité dynamique dans le secteur minier, la construction et une bonne production agricole. Dans le secteur des mines, les exportations de bauxite et d'or s'accroîtraient davantage en 2017 et les importations resteraient soutenues suite aux projets d'augmentation de capacité de production.

« Les efforts de mobilisation des recettes et de maîtrise des dépenses courantes et une plus-value des recettes minières ont permis d'atteindre un excèdent budgétaire de base de 0.9 pour cent du PIB à fin juin 2017 », a souligné le FMI.

Ce bon résultat a d'ailleurs impacté positivement le coût de la vie. L'inflation moyenne resterait modérée à 8,5 % jusqu'à la fin de l'année en cours.

Un nouvel accord de prêt pour la Guinée

La mission du FMI en Guinée s'inscrit dans le cadre d'une évaluation technique. L'Objectif ? Voir dans quelle mesure le FMI pourrait signer un nouvel accord avec la Guinée afin de soutenir le Plan national de développement économique et social (PNDES) du pays pour la période 2016-2020. Là encore, les conclusions sont encourageantes.

« Les autorités guinéennes et la mission du FMI ont fait des progrès notables dans les discussions des politiques économiques et des réformes qui pourraient être appuyées par un nouvel accord avec le FMI et qui soutiendraient le Plan National de Développement Économique et Social (PNDES) de la Guinée pour la période 2016-2020. Le plan vise à générer une croissance plus élevée et partagée et réduire davantage la pauvreté », a déclaré la chef de la mission

Pour atteindre ces objectifs, la Guinée devra axer son programme de politiques économiques et de réformes sur le renforcement de la résilience macroéconomique en augmentant davantage les investissements en infrastructure pour générer une croissance plus élevée et diversifier l'économie tout en préservant la viabilité de la dette, selon toujours le FMI. La Guinée prévoit également de renforcer les programmes sociaux, favoriser l'inclusion, améliorer la gouvernance et le climat des affaires afin de soutenir le développement du secteur privé.

La Tribune

 
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L’Administration fiscale Guinéenne face à la crise

2017/8/18

Aujourd'hui en Guinée L’Administration fiscale Guinéenne face à la crise

Comment espérer accroître les recettes fiscales avec des agents de l’impôt non motivés ? Le nouveau Directeur National des Impôts sait bien qu’il est illusoire de s’attendre à une augmentation du taux de recouvrement avec des agents non motivés et abandonnés à leur triste sort.

En effet, comment comprendre que la Guinée enregistre des taux de croissance positifs avec une baisse des recettes fiscales, ce qui est un paradoxe. La démotivation et le détournement y sont certainement pour quelque chose mais aussi la grande partie de l’activité économique se trouve happée par le secteur informel. Ce qui réduit de plus en plus l’assiette fiscale et va à l’encontre de la politique affichée par le gouvernement et des objectifs assignés à la loi fiscale.

Dans un environnement longtemps caractérisé par une récession qui reprend tant bien que mal, les entreprises se battent pour survivre et une fiscalité trop lourde et complexe est de nature à générer des comportements de fuite, d’autant plus que l’administration fiscale dévoyée n’incite pas le contribuable à s’acquitter de ses obligations fiscales.

En revanche, la faiblesse de prélèvement fiscal en Guinée est causée par de graves inadaptations des règles fiscales à la réalité locale et le développement vertigineux du secteur informel. Lorsqu’on analyse les déterminants de la pression fiscale Guinéenne, de prime abord, on ne constate que les pillages du tissu économique en 1991 et 1993, auxquels s’ajoute la chute de la capacité contributive depuis la décennie 1990, peut expliquer les contre-performances dans ce domaine.

Par ailleurs, la cause déterminante de la faiblesse de la pression fiscale Guinéenne réside dans l’absence d’une politique fiscale crédible, cohérente et efficiente.

L’Administration fiscale face à la crise, doit engager toute suite des réformes fiscales qui devraient avoir pour finalité ultime d’accroître les recettes publiques pour permettre à l’Etat de remplir ses rôles traditionnels. Celles-ci devront en outre avoir pour finalité d’encourager les investissements productifs, lutter contre la fraude et sécuriser les opérateurs économiques.

Pour y arriver, le pays doit mettre en place un système fiscal simple, attractif et incitatif en ayant pour objectif de fiscaliser le secteur informel afin d’accroître significativement les recettes publiques par l’élargissement de l’assiette fiscale.

Dr Thierno Aliou BAHBALDE

 
Formation d’une cinquantaine de journalistes aux questions de fiscalité : Ouverture demain vendredi (Communiqué)

2017/8/17

Aujourd'hui en Guinée La structure Wassolon Agency Communication, informe l’ensemble des médias guinéens, que l’atelier de formation sur la fiscalité, qui avait été reportée d’une semaine, se tiendra bel et bien, les 18 et 19 août 2017, à l’Hôtel Blue Beach de Nongo.

A cet effet, les journalistes des organes de presse concernés par cette formation offerte par la Direction Nationale des Impôts, sont priés de s’y présenter ce vendredi dès 8h00.

Wassolon Agency Communication et la Direction Nationale des Impôts, savent compter sur l’engagement de tous à conférer la réussite due à une telle première.

Conakry, le 16 août 2017
Le Directeur Général
Aboubacar Diallo

 
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MINISTÈRE DU COMMERCE : REPRÉSENTATIVITÉ DU LABEL GUINÉEN EN AMÉRIQUE, LA PRÉSIDENTE DE L’ASSOCIATION AFRICA FEMMES PERFORMANTES EN GUINÉE POUR PRÉPARER LA RENCONTRE DE MIAMI.

2017/8/10

Aujourd'hui en Guinée En prélude à la rencontre de l’Agoa à Miami (Etats-Unis) au mois de septembre prochain, la présidente de l’association Africa Femmes Performantes, séjourne en Guinée depuis quelques jours pour préparer cette rencontre à laquelle la Guinée va prendre part. Cette femme accompagnée par une forte délégation de femmes entrepreneuses a rencontré lundi 24 juillet 2017 le ministre du commerce pour solliciter l’apport de son département afin de mieux représenter le label guinéen à cette rencontre.

« Le ministère du commerce étant un acteur clé dans le cadre de l’Agoa, nous sommes venus échanger avec M. le ministre pour que les mécanismes soient mis en place afin que le label guinéen soit apprécié sur le marché américain » explique Mme Patricia Secké.

Cette association a également sollicité auprès du ministère du commerce l’accompagnement, en formation et en encadrement afin de pouvoir livrer de très bons produits sur le marché américain. En réponse, le chef de département du commerce s’est réjouit de la démarche entreprise par cette association. « Nous sommes très enchantés de travailler avec ce groupe de femmes pour faire en sorte que les femmes guinéennes puissent bénéficier de leurs expériences et aussi faire en sorte que l’Agoa soit une réalité au niveau de l’entreprenariat féminin » a déclaré Marc Yombouno ministre du commerce.

Poursuivant, monsieur le ministre a souhaité avoir des rencontres permanentes avec la représentation de cette association de femmes en Guinée en vue de créer une synergie d’action pour la promotion de l’entreprenenariat féminin et le leadership féminin aussi.

Au terme de la rencontre la présidente de l’association Africa Femmes performantes s’est dite satisfaite et rassurer de la réponse donnée par le ministre du commerce Marc Yombouno. Pour Mme Patricia Secké cette rencontre de Miami est aussi une façon de mettre des orbites sur la Guinée surtout que le pays va abriter le 8ème congrès international de la femme africaine et de la diaspora au mois de novembre 2017 prochain, sous le haut patronage du président de l’Union Africaine Professeur Alpha Condé.


CCG

 
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Budget guinéen : au titre des traitements et salaires, il a été réalisé à fin mars 2017

2017/8/10

Aujourd'hui en Guinée
L’exécution à fin mars 2017 des dépenses publiques, y compris les dépenses financées sur ressources extérieures (FINEX), sur la base des paiements effectués, se chiffrent à 2 470,85 Mds dont 2 169,55 Mds sur ressources intérieures et 301,30 Mds sur financement extérieur. En se basant sur les prises en charge comptable, le niveau global d’exécution des dépenses a atteint 2 818,97 Mds.

Sur un objectif de 2 464,09 Mds hors amortissement de la dette au premier trimestre 2017, les dépenses publiques hors FINEX ont été payées à hauteur de 2 360,03 Mds soit 95,77%.

Les dépenses engagées se sont situées à 2 777,89 Mds contre un objectif trimestriel de 2 65,88 Mds soit 112,65%. Les dépenses liquidées ont atteint 1 927,37 Mds soit 69,38% des dépenses engagées de la période sur lesquelles les ordonnancements effectués s’élèvent à 1 876,97 Mds soit 97,38% contre une prise en charge comptable de 2 818,97 Mds. Le niveau constaté sur les prises en charge est justifié par des dépenses exécutées sans ordonnancement préalable.

L’analyse de l’exécution des dépenses de l’Etat par titre à fin mars 2017 s’articule autour des titres suivants :
Dépenses courantes
- Intérêts de la dette ;
- Personnel/Traitements et salaires ;
- Fonctionnement/Biens et Services ;
- Intervention/Subventions et transferts courants.
Dépenses en capital
- Investissement/Dépenses en capital ;
- Investissements financiers et transferts en capital.

Au 31 mars 2017, sur une prévision trimestrielle de 1 945,52 Mds, les dépenses courantes se sont établies sur base engagement à 2 324,21Mds (119,46%) contre des prises en charge comptable de 2 340,52 Mds et des paiements de l’ordre de 1 991,72 Mds (102,65%).

Sur un objectif de 234,94 Mds au premier trimestre 2017, il a été réalisé 190,91 Mds (81,26%). Cette exécution concerne les intérêts bailleurs intérieurs de 124,34 Mds (98,39%) et les intérêts bailleurs extérieurs hors PPTE pour 66,57 Mds (61,31%). Rapporté à la prévision annuelle de 1 156,10 Mds, le taux d’exécution est de 16,51%.

Au titre des traitements et salaires, il a été réalisé à fin mars 2017 par rapport à un objectif de 783,30 Mds, sur base engagement, un montant de 831,85 Mds (106,19%), sur base prise en charge comptable 771,17 Mds et sur base paiement 755,96 Mds (96,51%).

Le Service de Communication et des Relations Extérieures

 
Guinée : Hyperdynamics et Sapetro entament le forage du puits pétrolier Fatala

2017/8/9

Aujourd'hui en Guinée L’annonce a été faite ce mardi 08 Juillet 2017 par la Direction Générale de l’office national des pétroles (ONAP) qui fait suite selon cet organisme à l’arrivée de la plateforme de forage dénommée Pacific Scirocco dans les eaux territoriales guinéennes le 21 mai 2017.

C’est le moment de vérité pourrait-on dire, car après plusieurs années de recherches et d’exploration, les hypothèses des Géologues sur les indices de pétrole dans le sous-sol guinéen sont sur le point d’être confirmés ou informés. Les partenaires Hyperdynamics et Sapetro après avoir investi plusieurs millions de dollars retiennent leur souffle.

Pour le Directeur Général de l’Office National des Pétroles (ONAP), c’est un évènement économique majeur pour la Guinée. Diakaria Koulibaly, a dit espérer une découverte pétrolière au terme de cet exercice de forage d’une importance capitale pour l’industrie extractive de la Guinée dans sa politique de diversification des ressources d’exploitation.


(Financial Afrik 09/08/17)

 
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Affaire du 28 septembre 2009 : La lettre de démission de Tibou Kamara adressée à Dadis

2017/8/8

Aujourd'hui en Guinée A 2 heures de son audition dans l'affaire du 28 septembre , voici la lettre de démission de Tibou Kamara, adressée au chef de la junte d’alors, le capitaine Moussa Dadis Camara :

Excellence Monsieur le Président du CNDD,

Chef de l’Etat

Monsieur le ministre à la Présidence chargé de la défense nationale,

Excellence Monsieur le Président,

Mon désir et mon dessein étaient d’aller jusqu’au bout et sans désemparer de mon engagement avec vous comme je l’ai toujours fait avec mes amis et mes compagnons, au prix parfois d’innombrables sacrifices personnels et de maintes incompréhensions.

Pour moi, un homme agit selon ses convictions bien comprises ou non et défend son identité et sa personnalité propres en tout lieu et chaque fois qu’il en a l’occasion. Pour moi, le pire c’est à la moindre occasion, pour tout prétexte, de se renier, se défausser, de trahir l’amitié et la confiance des autres. Je ne sais pas le faire, je ne veux pas le faire. C’est un choix personnel que j’assumerai toujours avec sérénité et fermeté tant que je le peux, en tout cas, et dans le respect des valeurs et croyances communes.

Mon vœu auprès de vous et de votre frère d’armes, le général Sékouba Konaté, a été de vous aider avec dévouement et loyauté absolus à réussir la mission historique voire messianique que vous avez énoncée, annoncée le 23 Décembre 2008 pour laquelle vous avez bénéficié d’une bienveillance totale et d’un soutien unanime au-delà des frontières guinéennes : donner l’occasion et la chance enfin aux guinéens à la faveur de consultations électorales ouvertes, transparentes et paisibles de choisir librement leurs dirigeants et de se doter d’institutions fortes et crédibles. Ce faisant, ils pourraient changer le cours de leur histoire tumultueuse et se réconcilier avec eux-mêmes et surprendre pour une fois et agréablement un monde dont ils sont devenus la risée, dont ils semblent bannis.

Mon espoir, jusqu’au moment où je me suis décidé- après réflexion et analyse- de quitter les fonctions à moi confiées, a été de voir s’opérer un sursaut salvateur même tardif après la tragédie du 28 septembre 2009 afin de permettre à la Guinée de se relever de ses déchirures et blessures profondes et indélébiles. J’ai espéré d’où mon hésitation et ma réserve jusqu’à ce jour au fond de moi-même et de toutes mes forces que l’épisode traumatisant du 28 septembre ouvrirait les yeux à tous, ramènerait tous sur terre pour aider la Guinée à oublier et si possible à pardonner ses rancoeurs, surmonter toutes ses pesanteurs et lenteurs habituelles et chroniques.

Mon regret est de constater aujourd’hui malgré le cri de cœur et de détresse qui s’élève en Guinée et à travers le monde, beaucoup dans votre entourage dans un instinct de suicide ou baignant dans l’insouciance totale, se refusent d’entendre raison et de faire amende honorable comme d’autres heureusement : ils n’ont pas tiré les leçons ‘’ d’erreurs tragiques et fatales’’, se montrent indifférents et sourds à toutes les condamnations nombreuses et fermes en se refugiant derrière un chauvinisme douteux et ombrageux, ils voudraient ignorer les plaintes et complaintes de nos compatriotes , tous solidaires dans le grand malheur qui vient de frapper et endeuiller notre pays et déterminés aussi comme jamais à se rendre maîtres de leurs destins. Cette unité et solidarité retrouvées dans le malheur et sans doute après un effort d’exorcisme personnel et collectif est un espoir certain pour demain car beaucoup des guinéens et trop longtemps ont dépensé de l’énergie, de l’argent et du temps à se détester, à s’opposer , à se détruire sur la base de préjugés faux et clivages artificiels qui constituent la véritable menace pour l’avenir et une hypothèque sérieuse pour la communauté de destin ravivée et portée plus haut depuis les derniers tragiques événements . Eh oui, la Guinée a changé, les guinéens ne sont plus mêmes ces dernières années ‘’ fatigués’’ de leur histoire balbutiante et portés par la force de convictions inébranlables et de lendemains meilleurs possibles.

Mon autre regret, monsieur le président, est pour une fois dans ma vie et j’espère la dernière pour toutes , je sois obligé de me démarquer d’une cause que j’ai défendue car comme beaucoup j’y ai cru vraiment avant le réveil brutal et le désenchantement d’aujourd’hui.

Ma consolation cependant même maigre est de n’avoir pas attendu des heures sombres et des circonstances difficiles qui dégagent l’impression dune cause perdue pour faire entendre ma différence, prendre ma distance de thèses et positions inutilement extrémistes et passionnées. Votre confiance, à mes yeux, était un appel à une collaboration loyale et franche.

Ma hantise à ce stade de l’accélération brusque et dramatique de notre histoire, c’est une nouvelle épreuve de force tant vos relations avec les partenaires nationaux et étrangers sont empreintes de tension et de défiance dans une logique de guerre ouverte : en effet si hier le débat portait sur votre candidature à l’élection présidentielle, aujourd’hui, l’obsession de tous c’est votre départ pure et simple du pouvoir alors que ,pour votre part, vous continuez à croire en votre légitimité et revendiquez avec plus de force et de détermination des droits qui ne vous ont jamais été reconnus dans la fièvre politique et des enjeux électoraux. A quel saint se vouer ?

Monsieur le Président, vous le savez, auprès de vous , dans un climat d’adversité ouverte et de suspicion permanente, je me suis employé du mieux que j’ai pu avec d’autres citoyens de tous les bords à promouvoir le dialogue, la concertation, le partenariat responsable avec tous les protagonistes de la transition. Sans cesse, j’ai attiré humblement votre attention sur les risques d’une confrontation, d’une rupture de confiance et du dialogue avec les forces vives. C’est dans cet esprit qu’il m’a été donné de m’associer aux efforts de médiation ultimes des autorités religieuses avant la date fatidique du 28 septembre 2009 pour éviter le pire que nous avons malheureusement connu par la suite. Ces vénérables sages , comme une prémonition, avaient tiré sur la sonnette d’alarme.

Il n’est pas nécessaire d’insister, outre mesure, sur les positions et les prises de position qui furent les miennes pour vous épargner de douloureuses expériences comme celle du 28 septembre, pour garder l’estime et la confiance de l’opinion publique nationale et internationale, car l’heure n’est pas au procès et aux accusations entre partenaires d’hier et amis, je voudrais seulement vous demander de bien vouloir comprendre qu’il me fût difficile de continuer la fuite en avant qui, pour moi, n’a pas été un acte de lâcheté mais la volonté de rester digne et noble dans l’épreuve. A ce propos, si j’avais eu encore le sentiment, la profonde conviction qu’il était encore possible d’infléchir votre position actuelle et de vous amener à des concessions salutaires pour vous-même, vos proches et surtout le pays, je n’aurais pas hésité un seul instant à continuer à faire équipe avec vous. Je sais maintenant que de part et d’autre le point de non retour est atteint, moi-même , ébranlé dans mes convictions et mes espoirs de faire œuvre utile en m’impliquant dans la transition qui avait été placée sous les meilleures auspices, je suis en proie aux doutes et aux interrogations. Ayant cessé toute activité au titre de mes fonctions, pour une question d’honnêteté et de dignité et pour honorer aussi l’estime et l’amitié témoignées par vous à ma modeste personne parmi tant d’autres sans doute plus méritants, il me semble nécessaire de m’assumer entièrement en renonçant à compter de cet instant officiellement et formellement à mes fonctions de ministre chargé de la communication auprès de monsieur le président de la République et du ministre à la Présidence chargé de la défense nationale.

Monsieur le Président,

Je suis convaincu que vous qui exigez de chacun et tous dans toutes vos déclarations ‘’ honnêteté et probité morale’’, vous comprendrez la difficulté à occuper une fonction de façon théorique, les conditions actuelles, ne pouvant me permettre de remplir dûment mon mandat. Je n’ai pas de doute non plus que cet acte de démission pour vous et moi ne signifie guère la fin de relations amicales et fraternelles que des jours durant et pendant de longues nuits nous avons établies entre nous. Si je cesse d’être un collaborateur pour vous, vous trouverez toujours en moi un frère à votre écoute qui n’a pas de prétention particulière ni ambition démesurée : la Guinée m’a déjà tout donné, j’espère pouvoir un jour ou l’autre proche ou lointain avec d’autres lui donner le meilleur de moi-même pour combler ses espérances. Mon rêve, en réalité, est de vivre dans un pays où quel que soit le statut du citoyen, il a droit à la sécurité, à la liberté, à la dignité, au bien-être matériel et moral car comme l’a dit Victor Hugo : ‘’ Améliorer la vie matérielle, c’est améliorer la vie morale, faire des hommes heureux c’est faire des hommes meilleurs’’.

Mon Général,

Ensemble, dans une union et communion parfaite, nous avons milité et plaidé pour une transition réussie et apaisée. Tout seul, vous avez été pour moi et d’autres un bouclier et un rempart sûr , surtout vous avez essayé ,dans un esprit de constance et consistance et avec une conscience aiguë du devoir, de faire bouger les lignes de force pour imposer le respect des engagements pris et réserver une place de choix dans l’histoire de notre pays à vos compagnons et vous. Cette attitude responsable explique en grande partie mon admiration et mon estime pour vous. Votre confiance aveugle et votre amitié envers moi me flattent à plus d’un titre. J’y ai puisé la force et la motivation à vous ouvrir mon cœur et à mettre à votre disposition ma modeste expérience. Pour toutes ces raisons d’ordre affectif, je suis profondément peiné de devoir vous mettre devant un fait accompli en quittant mes fonctions sans vous avoir consulté, à plus forte raison, attendre votre accord express. Je dois dire que je n’ai hésité et attendu jusqu’à maintenant en dépit de beaucoup d’infortunes et frustrations personnelles que par amitié pour vous. Seulement, il y a un moment où il faut se décider, un moment où un homme est appelé à faire un choix dans le secret de sa conscience et en usant de son libre arbitre. Ce fut le cas cette fois avec l’espoir intime que vous n’y verrez aucun motif de frustration et de déception encore moins de manquements à la confiance et à l’amitié que nous nous témoignons mutuellement.

Mon général, je vous prie de croire le moment de surprise et d’émoi passé après avoir appris ma décision que je garde pour vous pour le chemin que nous avons eu à faire ensemble dans la sincérité et la loyauté une profonde amitié. C’est pourquoi il m’est insupportable de vous embarrasser davantage en entretenant l’équivoque à propos de ma position vis-à-vis du CNDD au risque d’ailleurs de vous fragiliser pour le soutien constant que vous m’apportez : je ne peux continuer à me retrancher dans un silence confortable et une résignation facile encore moins à garder des fonctions que j’ai abandonnées, en réalité, depuis un moment.

A vous mon général et au capitaine Moussa Dadis Camara , je voudrais réitérer une nouvelle fois ma reconnaissance pour la confiance placée en ma modeste personne , réaffirmer ma disponibilité dans l’amitié et la fraternité , vous dire aussi combien de fois j’ai beaucoup appris de notre expérience commune et de notre brève collaboration.

Que Dieu éclaire et guide les pas de chacun d’entre nous et répande sa grâce et sa miséricorde sur notre pays par ces temps d’incertitudes et d’angoisse partagées.

Dieu est vérité et chacun d’entre nous est esclave de son destin.

Lundi 02 Novembre 2009

Tibou Kamara

Ancien ministre chargé de la communication auprès de monsieur le président de la République et du ministre à la Présidence chargé de la défense nationale

 
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Présidentielle à Haut risque au Kenya : Message du Président en exercice de l'union africaine

2017/8/8

Aujourd'hui en Guinée Communiqué : Demain, Mardi 8 août 2017, se tiendront les élections générales au Kenya. Les citoyens Kényans sont appelés aux urnes pour élire leur président, ainsi que leurs députés, sénateurs, gouverneurs et représentants aux assemblées locales.

L’Union africaine suit avec un intérêt particulier le déroulement de ces élections et appelle le peuple kényan et les acteurs politiques, à la retenue et au sens de la responsabilité dans l’organisation du scrutin.

Le Président en exercice de l’Union africaine invite les Kenyans à se rendre demain aux urnes dans le calme et la sérénité, et appelle les acteurs politiques à user de toutes les voies de recours légales et pacifiques pour régler les éventuels différends.

L’Afrique a plus que jamais besoin de montrer à la face du monde sa capacité à prendre en charge ses propres affaires et à réussir l’organisation d’élections démocratiques et paisibles dans tous les Etats du Continent.

Professeur Alpha Condé

 
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Guinée : Critiqué pour sa gestion des mines, le gouvernement monte au créneau

2017/8/7

Aujourd'hui en Guinée L'Indice annuelle de gouvernance des ressources naturelles, publié le 13 juillet par l'ONG américaine Natural Resource Governance Institute, classe la Guinée 63e sur 89 pays dans le monde. Ce que Conakry, estimant la notation lacunaire, a vivement contesté. Au point de ramener l'organisation new yorkaise à de meilleurs sentiments après un déplacement de deux de ses représentations dans la capitale guinéenne début août.

Rendu public le 13 juillet, la dernière mouture du rapport de l’ONG américaine NRGI n’est pas bien passée à Conakry. Le gouvernement de la Guinée n’a en effet pas bien digéré les notes qui lui ont été attribuées sur les points que l’organisation américaine évalue chaque année (gouvernance de l’attribution des droits d’extraction, gestion des revenus…). Résultat : 63e sur 89 pays classés en 2017, alors que la Guinée apparaissait au 33e rang de ce même classement en 2013, qui portait alors sur 58 pays.

Dans un communiqué du 13 juillet 2017, le ministère guinéen des Mines et de la Géologie « constate avec regret que la plupart des informations divulguées sont en net déphasage avec la réalité du secteur minier guinéen » et exige la correction « des erreurs relevées » et la révision du « score et [du] classement de la Guinée ».

L’ONG a ainsi dépêché à Conakry deux analystes économiques, Thomas Lassourd et Kaisa Toroskainen, pour épauler la coordinatrice de NRGI à Conakry, Marie-Joséphine Nsengiyumva. Et leurs trois jours de tête-à-tête (du 1er au 3 août) avec les autorités guinéennes ont été fructueux, assurent les autorités.

Les erreurs vont dans le sens d’une amélioration du score de la Guinée

« Nous avons critiqué la méthodologie du rapport, dit le secrétaire général du ministère guinéen des Mines et de la géologie, Saadou Nimaga. D’abord des éléments factuels qui peuvent constituer des erreurs immédiatement corrigibles, comme celles relatives au cadastre qui a connu beaucoup d’amélioration ces dernières années, surtout ces derniers mois, à travers sa mise en ligne. Aussi l’ONG n’avait pas toutes les informations sur la Société guinéenne du patrimoine minier (Soguipami). On leur a fourni des informations et des documents qui certainement vont changer fondamentalement certains éléments d’appréciation ».

« Les erreurs vont dans le sens d’une amélioration du score de la Guinée, confirme à Jeune Afrique Thomas Lassourd, l’un des émissaires de l’ONG dépêchés à Conakry. « Avec ce type d’indice, il y a toujours une marge d’erreur. C’est tout à fait naturel. On est ouvert pour corriger ce qui est corrigible. Dès que tous les documents auront été collectés, nous allons recalculer l’indice pour la Guinée et voir comment le score va changer ».

La Guinée est loin d’être le seul pays africain mal noté par ce rapport. La majorité des pays du continent ont reçu des notes comprises entre « faible » et « défaillant ».

JA

 
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Arrêté conjoint ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique et celui des finances sur les primes de fonction et par grade académie

2017/8/4

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 4 Août 2017 – Article1 : il est accordé aux titulaires des emplois de l’enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique des primes de fonction mensuelle par grade académique ainsi qu’il suit :

MAITRES-AISSISTANTS/CHARGES DE RECHERCHE………………6 000 000FG

MAITRES DE CONFERENCESS/MAITRES DE RCHERCHE ………8 000 000FG

PROFESSEURS/DIRECTEURS DE RECHERCHE………………10 000 000FG

Article2 : Les montants des primes de rendements sur les publications reconnues aux titulaires des emplois de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique sont fixé à : Deux millions cinq cent mille francs guinéens (2 500 000 FG) par article publié dans une revue de la spécialité à diffusion internationale avec comité de lecture.

Un million cinq cent mille francs guinéens (1 500 000 FG) par article publié dans une revue scientifique guinéenne avec comité de lecture.

Article 3 : les indemnités des heures supplémentaires et des vacations qui ne seront payées qu’après avoir effectivement réalisée, sont règlementé pour les grades académiques ci-dessous et par heure comme suit :

ASSISTANTS/ATTACHE DE RECHERCHE/VACCATAIRES …….. 75 000 FG ;

Autres grades : ………………………………………………………….… 125 000 FG ;

Le volume hebdomadaire des heures supplémentaires dans les institutions d’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ne peut excéder six (6) heures par enseignant-chercheur ou chercheur.

Article 4 : les horaires pour les missions d’enseignement sont fixés à trois millions de francs guinéens (3 000 000 FG) par mission pour une mission de vingt (20) jours.

Article 5 : les primes d’encadrement et soutenance sont payées par mémoire de master et thèse de doctorat effectivement soutenue. Elles sont fixées comme suit

Prime d’encadrement de master reconnu aux maitres-assistants/chargé de recherche, maitres de conférences/maitres de recherche et professeur/directeur de recherche : cinq millions de francs guinéens (5 000 000 FG) par mémoire de master soutenu.

Prime d’encadrement de doctorat reconnue aux maitres de conférence/maitre de recherche et professeurs/directeurs de recherche : quinze millions de francs guinéens (15 000 000 FG) par thèse de doctorat soutenue.

Prime de soutenance par membre de jury.

Deux millions de francs guinéens (2 000 000 FG) pour le doctorat ;

Un million de francs guinéens pour le master.

Article 6 : le ministre de l’enseignement supérieur et de recherche et le ministre de l’économie et des finances sont chargés, chacun en ceux qui lui concernent de l’application correcte du présent arrêté conjoint.

Article 7 : la dépense est imputable au budget du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, exercice 2018.

Article 8 : le présent arrêté conjoint qui prend effet à compter de s date de signature et qui abroge toute disposition antérieure contraire sera enregistré et publié au journal officiel de la république.

LE MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Abdoulaye Yero BALDE

LE MINISTRE L’ECONOMIES ET DES FINANCES

Malado KABA

 
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Alpha à Ouaga
Le Prési en exercice de l'UA sur les lieux de l'attaque
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« ma société ADS n’a jamais bénéficié d’un marché de gré à gré ni en Guinée, ni ailleurs »
Dépêches
L'UA/Nord-Mali
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