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20 Janvier 2017 - 9h49
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Le recours arbitral devant la CAFISC

2017/1/17

Aujourd'hui en Guinée

L’une des voies de recours en matière de contentieux fiscal en Guinée est celle que la loi confère à la commission d’appel fiscal en abrégé CAFISC. En effet, la CAFISC est chargée d’examiner les différents entre la DNI et les entreprises. Cette commission est présidée par un magistrat désigné par la plus haute juridiction du pays (la cour suprême).

Elle comprend en outre un membre désigné par le Ministre de l’Economie et des Finances, le directeur national des impôts, un agent de la DNI ayant le grade au moins de chef de division. Elle est compétente en matière de TVA, de taxes sur les contrats d’assurance, de taxes sur les activités financières et de l’impôt sur les sociétés. Mais la compétence de la CAFISC ne s’étend pas sur les procédures et les pénalités. Elle ne rend qu’un avis et non une décision sur les dossiers contentieux qui lui sont soumis soit par la DNI soit par le contribuable assigné ou son conseil.

En effet, il est important de souligner que depuis son institution en 2004 jusqu’en août 2012, elle n’avait pas été opérationnelle. Elle n’existait que de nom. Cet état de fait a paralysé les droits tant des contribuables que de l’administration.

De nos jours, la commission n’a pas encore siégé même pour un seul jour sur un dossier pour des raisons inavouées que le monde ignore. C’est pour autant dire qu’en Guinée, le système fiscal souffre de beaucoup de distorsions en matière de recours arbitral. Cela affecte non seulement le rendement de l’impôt objet de contentieux au niveau du fisc mais aussi et surtout bafoue ou chagrine les usagers en quête de l’équité fiscale pour préserver leurs droits.

L'arbitrage est probablement le mode de règlement des conflits le plus connu et le plus populaire. À l'instar du litige, l'arbitrage est fondé sur un modèle accusatoire qui exige qu'une partie impartiale rende une décision. Arbitrage fiscal est le processus par lequel un individu ou société bénéficie d'une transaction qui leur offre des conditions fiscales favorables. Cela peut se produire à partir des transactions qui se déroulent dans des lieux connus, comme les abris fiscaux , qui offrent des taux d'imposition supérieures à celles d'autres endroits.

En outre, l'arbitrage fiscal peut être réalisé en tirant parti des lois que les impôts sur place des sources de revenus de différentes façons et permettent d'établir des taxes à reporter, voire exemptés. Même si un tel arbitrage peut être une façon courante de faire des affaires, certaines de ces pratiques peut être illégal et même nuisible à l'économie dans son ensemble.

Lorsque le désaccord persiste entre le fisc et le contribuable pourvus en appel devant la CAFISC, il revient, de plein droit selon le CGI guinéen en son article 671 de procéder la saisine des organes juridictionnels par une demande de réclamation émanant soit de l’administration soit du contribuable concerné dans un délai d’un mois suivant l’expiration du délai de réponse de l’administration. D’où l’intérêt de l’étude du point III de notre travail portant sur le recours juridictionnel en Guinée.

Dr Thierno Aliou BAHBALDE

 
Le gouvernement va encourager la production locale du riz en Guinée

2017/1/16

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY, (Xinhua) -- Dans le but d'atteindre l'autosuffisance alimentaire, le gouvernement guinéen va encourager désormais la production du riz local en Guinée à travers une véritable politique d'appuis au secteur agricole de la riziculture.Cette décision a été prise jeudi par le chef de l'Etat Alpha Condé lors du conseil des ministres qu'il a présidé en présence des membres de son gouvernement.

Le gouvernement à travers le ministère de l'agriculture compte adopter "des mesures facilitant la commercialisation et la consommation du riz cultivé en Guinée", dans l'objectif d'écouler la production nationale des paysans guinéens.

Il a invité le gouvernement à tenir compte de cet impératif dans la gestion des importations du riz en Guinée estimées à plus de 300.000 tonnes en 2009.

En plus de ces importations, la Guinée reçoit des aides alimentaires de 15.000 à 20.000 tonnes de riz, dont 6.404 tonnes dans le cadre de l'aide alimentaire du Programme Alimentaire Mondial (PAM).

Selon une étude sur la compétitivité du riz local en Guinée réalisée en novembre 2011, la population rurale représente 80% de la population totale et tire 79% de ses revenus des activités agricoles.

Avec des pluies abondantes variant de 1.100 à 4.000 mm, le pays est considéré comme le château d'eau de l'Afrique occidentale, disposant de d'un réseau hydrographique de 6.500 km.

L'étude montre que le potentiel en terres arables est évalué à 6,2 millions d'hectares dont 25% sont cultivés annuellement.

Par ailleurs, l'agriculture guinéenne est largement dominée par des exploitations de type familial qui concerne environ 60% de la population et occupent environ 95% des terres agricoles du pays, précise cette étude.



 
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Guinée : Le retour des compagnies aériennes

2017/1/16

Aujourd'hui en Guinée La survenue de l’épidémie de la maladie à virus Ébola (MVE) en Guinée en décembre 2013 avait de façon drastique amené à l’effondrement du trafic aéroportuaire. Un peu plus d’un an après, la reprise se fait de façon « progressive mais significative » selon les responsables de la SOGEAC, la principale société d’exploitation de l’aéroport international de Conakry.

Beaucoup de compagnies qui desservaient Conakry ont repris leurs vols en destination de la capitale guinéenne. C’est le cas de la compagnie sénégalaise Transair qui a repris ses vols le 17 septembre 2016, Emirates le 30 octobre 2016 et d’autres compagnies. Il y a aussi ceux qui avaient décidé de rester malgré la crise sanitaire, c’est le cas d’Air France, de la Royal Air Maroc, etc..

Après la reprise des vols de la compagnie Emirates sur Conakry le 30 octobre dernier, puis l’arrivée d’une nouvelle compagnie aérienne française Aigle azure dont les vols ont démarré le 31 octobre 2016, l’aéroport international de Conakry vient d’annoncer, en plus de l’arrivée d’Ethiopian Airlines dont le démarrage des vols est prévu le 1er février 2017, l’arrivée de nouvelles compagnies comme Turkish Airlines, Tunis Air, Rwanda air et d’autres compagnies en perspective. Des démarches ont été menées par le ministère des transports, la direction nationale de l’aviation civile et la SOGEAC entre 2014 et 2016 pour favoriser l’environnement et l’arrivée imminente de ces nouvelles compagnies.

Pour l’exercice 2016, la SOGEAC annonce une hausse substantielle du trafic aérien et de la desserte au quatrième trimestre. Pour l’exercice 2016 ce sont 396.300 passagers qui ont transité par l’aéroport international de Conakry contre 309.269 passagers pour l’exercice 2015, soit une hausse de 14%.


Financial Afrik

 
Politique : Qui sont les ennemis du peuple de guinée ?

2017/1/12

Aujourd'hui en Guinée
Permettez-moi de m’adresser à notre peuple en me posant la question « Qui sont les ennemis de la Guinée ? »

Les ennemis de la guinée sont à l’intérieur de la Guinée. Ce sont ces voleurs (Administration publique et privée) qui tremblent aujourd’hui. Ils tremblent parce qu’ils ont peur d’avoir commis de forfaiture à l’encontre du peuple.

Ils ont cru que leurs manœuvres d’intoxication et d’intimidation, ils pourraient arrêter la marche des travailleurs de Guinée.

Le politique tremble et tremblera encore dans les jours à venir.

Le peuple de Guinée s’attaquera à tous les ennemis de la liberté et de la démocratie.
Les ennemis du peuple de Guinée, ce sont tous ceux qui se sont enrichis de manière illicite, profitant de leur situation sociale, profitant de leur situation bureaucratique.

Ainsi donc, par des manœuvres, par la magouille, par les faux documents, ils se retrouvent actionnaires dans les sociétés, ils se retrouvent en train de financer n’importe quelle entreprise ; ils se retrouvent en train de solliciter l’agrément pour telle ou telle entreprise. Ils prétendent servir la Guinée. Ce sont des ennemis du peuple. Il faut les démasquer, il faut les combattre.

Pour arriver à introduire en Guinée toutes sortes de produits dont les prix sont multipliées par dix. Ce sont les ennemis du peuple. Cette fraction soit disant des hommes d’affaire, il faut les combattre.

Les ennemis de la Guinée, ce sont encore ces hommes politiques qui sont convaincus qu’eux seuls peuvent faire marcher la Guinée. Ce sont des ennemis de la Guinée.
Ce sont également les ennemis de notre peuple, ces forces qui, sous des couverts spirituels, sous des couverts coutumiers, au lieu de servir les intérêts moraux du peuple, au lieu de servir réellement les intérêts sociaux du peuple, sont en train de l’exploiter. Il faut les combattre.

Pour la première fois, il se passe en Guinée quelque chose de fondamental, quelque chose de tout à fait nouveau. Le peuple n’a jamais eu le pouvoir d’instaurer ici une démocratie politique. L’armée a eu la possibilité de prendre le pouvoir, mais elle n’a jamais voulu la démocratie.

Pour la première fois, le peuple fait appeler à cette force-vive. Il invite l’armée du peuple à instaurer et stabiliser la démocratie .Le peuple de Guinée veut la liberté.

La Guinée est un chantier, un vaste chantier où tout est à refaire.
Permettez-moi de rendre mon hommage à ces nombreux travailleurs ici et là, qui, chaque jour, s’entêtent à changer le régime et le pays, à changer l’univers aride, difficile de la Guinée.

Les changements qu’ils viennent de bénéficier déjà nous permettent de dire que nous sommes loin du mythe du travail de Sisyphe. Le peuple de Guinée veut la liberté et la démocratie.


Dr Thierno Aliou BAHBALDE







 
Télécommunication : Une autre annonce à propos de la Sotelgui

2017/1/12

Aujourd'hui en Guinée Le ministre des télécommunications et de l’Économie numérique a reçu le mercredi 5 janvier 2017 les travailleurs de son ministère et les opérateurs des sociétés de téléphones mobiles. C’était bien sûr à l’occasion de la présentation des vœux de nouvel an. Moustapha Mamy Diaby a profité de l’occasion pour étaler ses ambitions au cours du nouvel an : « Nous commençons une nouvelle année et nous avons eu à faire une rétrospective sur les grandes réalisations au cours de l’année 2016.

Nous nous sommes projetés sur l’année 2017 avec nos collègues. Nous avons mis un certain nombre de priorités, discuté sur les moyens, les types d’organisations que nous devons mettre en place pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés pour l’année 2017. Entre autres objectifs que nous nous fixons pour 2017, c’est la finalisation de la construction du backboom national qui, aujourd’hui, est presque construit à 50%. Nous allons finaliser les artères prioritaires à savoir Conakry-Mamou-Labé ; Mamou-Kankan ; Mamou-Faranah et Conakry-Boké ; mais aussi l’opérationnalisation de la société en charge de la gestion et de l’exploitation de ce backboom, la construction des centres données pour héberger les données de l’administration publique et de certaines sociétés privées, la finalisation de la construction du point d’échange internet national, etc. ».

Les écueils de 2016

Aux dires du ministre Diaby, l’insuffisance des ressources financières aura été un véritable obstacle pour l’atteinte des objectifs dont le ministère des télécommunications et de l’Economie numérique s’était fixé: « les difficultés sont principalement celles relatives à la rareté des ressources financières. Les ambitions sont nombreuses et les défis à relever sont aussi nombreux. Ce qui fait qu’aujourd’hui, nous essayons de faire des investissements intelligents et de dépenser notre énergie sur les segments pour lesquels l’impact socioéconomique peut se ressentir au niveau des populations »

Relance de la Sotelgui

S’exprimant sur le cas particulier de la plus vielle société de téléphonie mobile en Guinée, la Sotelgui, le ministre, Moustapha Mamy Diaby, comme son prédécesseur Oyé Guilavogui verse dans des promesses : « le cas Sotelgui est une des préoccupations du gouvernement. Nous avons reçu les directives du gouvernement pour la relance de la Sotelgui. Le travail est en cours avec la nouvelle direction générale. Nous avons fini le travail d’audit qui nous permet de savoir exactement ce que nous avons au niveau de cette entreprise. Ce qui est fait et ce qui reste à faire. Nous sommes actuellement en train de travailler sur la façon dont on doit faire les travaux qui sont inscrits en priorité en court et moyen terme. En 2017, nous allons procéder à la relance de la Sotelgui ».


In Le Diplomate

 

Le Ministre Siaka Barry distingué ministre de l'année 2016.

2017/1/11

Aujourd'hui en Guinée Le mardi 10 janvier 2017, le Ministre de la Culture, des Sports et du Patrimoine Historique Siaka Barry a été auréolé de satisfécits de la personnalité et ministre de l'année 2016 par le très respecté Institut guinéen de sondage IGSO.
Cette récompense qui constitue un réconfort moral, est le fruit du labeur depuis sa nomination à la tête de cet important Département en charge de la Culture, des Sports et du Patrimoine Historique. C'est aussi et surtout, la confiance du Président de la République de promouvoir la jeunesse qui est consacrée.

A la réception de ses satisfécits, comme à sa nomination il y a une année, les premiers mots aimables de Monsieur Siaka Barry sont allés au Professeur Alpha CONDE qu'il a remercié de tout son cœur pour avoir misé et responsabilisé les jeunes en mettant en place le gouvernement le plus jeune de la Guinée Libérale.

Le style de management, l’énergie, le dynamisme et la proximité du peuple, particulièrement de la jeunesse, ont permis au Ministre de la Culture des Sports, et du Patrimoine Historique, de se distinguer et de donner beaucoup plus d'espoir à la jeunesse guinéenne à persévérer dans l'effort et le travail qui finissent toujours par payer.
Le Ministre Siaka Barry s'est dit très réjoui d'être en bonne compagnie des cadres de son Département pour la cérémonie de remise des satisfécits dont il est l'heureux récipiendaire.

Ces distinctions, Siaka Barry les a dédiées à tout le personnel de son Département pour les sacrifices consentis et les efforts fournis, sans lesquels, il n'aurait atteint l’ensemble des objectifs assignés par la feuille de route du Premier Ministre Mamady YOULA.

Ses félicitations sont également allées aux autres bénéficiaires: artistes, sportifs, journalistes, hommes politiques, hommes d'affaires...de l'année 2016 : Azaya, Soul Bangs, Kandia Kora, Cheka, Naby Deco Keita, Aya Diawara etc...

Un laurier n'est pas un oreiller " !!! Le combat continue !!! Merci au Professeur Alpha CONDE pour le choix des jeûnes, merci au peuple de Guinée pour la reconnaissance. Courage au jeune Ministre pour les défis qu’il sait nombreux.

Le Peuple de Guinée a toujours soif, soif de plus de résultats, soif de plus d’inaugurations, soif de plus de prospérité, soif de plus de changement.
Vive le changement positif, vive la jeunesse guinéenne, vive la Guinée qui se relève tôt.

 
Présentation devvoeux au Président Alpha Condé: Le discours-bilan du Premier ministre Mamady Youla.

2017/1/11

Aujourd'hui en Guinée Excellence Monsieur le Président de la République,
Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions Républicaines,Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,Mesdames et Messieurs les Honorables Députés et Membres des Institutions Républicaines,Mesdames et Messieurs les Membres du Cabinet de la Présidence de la République,Mesdames et Messieurs les Membres des Etats-Majors des Forces Armées,Mesdames et Messieurs,

A l’occasion du nouvel An 2017, il me plaît, au nom du Gouvernement que j’ai l’honneur et le privilège de conduire et en mon nom personnel, de vous présenter les vœux de santé, de prospérité et de réussite dans votre exaltante et noble mission au service de la Nation Guinéenne que nous formulons à votre endroit. Ces vœux s’adressent également à votre illustre famille et à vos proches.

Excellence Monsieur le Président de la République,
L’année qui s’achève a été pour notre pays comme celle d’une renaissance après les terribles épreuves que nous avons traversées au cours des deux années qui l’ont précédée. En effet, après votre brillante réélection dans un contexte apaisé en fin 2015 et la fin de l’épidémie de MVE, vous avez doté notre pays d’une nouvelle équipe gouvernementale qui se faisait remarquer par la jeunesse de plusieurs de ses membres et par la place remarquable faite aux femmes, comme pour donner un message d’espoir à ces deux composantes majeures de la société guinéenne, auxquelles au demeurant vous dédiez votre second mandat à la tête du pays.

Démarrant sous de tels auspices et faisant siennes votre vision d’une Guinée émergente et vos aspirations de paix et de prospérité pour les Guinéens, le Gouvernement s’est attelé avec détermination, abnégation et professionnalisme à relever les défis nombreux et multiples auxquels il a été confronté aux premières heures de son entrée en fonction. Cette mission aux multiples facettes, faites de succès et de réussites remarquables mais aussi de défis qui appellent à redoubler d’efforts, a été conduite tout au long de cette année qui vient de s’achever sous votre leadership éclairé et surtout avec votre soutien sans faille.

Excellence Monsieur le Président de la République,
Votre foi dans le futur radieux de notre Nation, votre détermination à secouer les forces créatrices des Guinéens et votre enthousiasme à redonner à notre pays son rayonnement sur la scène internationale ont inspiré votre Gouvernement qui n’a ménagé aucun effort pour répondre aux attentes de nos concitoyens. Ainsi, en dépit d’un contexte national renaissant mais difficile et d’un contexte international peu favorable, notre pays a enregistré des résultats très encourageants. Permettez-moi donc de vous citer quelques-unes de ces réalisations.

Sur le plan politique, bien que les sujets de divergence fussent nombreux et que persistaient la méfiance et les rancœurs, vous avez prôné l’apaisement, tendu la main à l’opposition et surtout posé des actes symboliques forts qui ont jeté les bases sur lesquelles les acteurs politiques ont bâti le succès du Dialogue Politique conclu par l’Accord Politique du 12 Octobre 2016.

Sur le plan économique, partant d’une croissance nulle , de déséquilibres accrus des finances publiques, de la suspension du Programme avec le FMI et par conséquent de la coopération avec la plupart de nos Partenaires Techniques et Financiers (PTF), l’année qui s’achève devrait enregistrer un taux de croissance du PIB parmi les plus élevés enregistrés en Guinée au cours des dix dernières années, après avoir pu compter au rang de nos réussites la relance du Programme avec le FMI, le rétablissement de la coopération avec les PTF et, pour la première fois dans l’histoire de notre pays, l’achèvement d’un programme avec le FMI avec la conclusion en Octobre 2016 du Programme au titre de la FEC.

Dans le domaine du développement rural, je ferais mien le dicton ‘’Rendez à César ce qui est à César‘’ tant votre engagement et votre leadership ont été constants et déterminants ; permettez moi à ce propos de citer deux initiatives majeures lancées en 2016 : (i) le Programme Accéléré de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle et de Développement Agricole Durable (PASANDAD) et (ii) les initiatives pour la relance de certaines cultures destinées à l’exportation :

Anacarde, café, Cacao, Palmier à Huile. En bons soldats commis au développement de notre pays, tous les membres du Gouvernement concernés par ces initiatives ont mis leurs équipes en ordre de bataille pour la réussite des actions envisagées. Dans le secteur de la Pêche, parmi les nombreuses actions engagées en 2016, permettez-moi d’en citer une seule : les mesures vigoureuses et déterminantes prises pour sortir notre pays de la liste des pays non coopérants de l’UE dans le cadre de la lutte contre la Pêche INN.

L’année 2016 a également enregistré des avancées décisives dans le secteur minier notamment dans la filière bauxite-alumine ; en effet, si le projet SMB a connu une montée en puissance en 2016 avec une production annuelle qui pourrait franchir la barre des 10 millions de tonnes en partant de zéro en 2015, le projet d’extension de la CBG et le projet de bauxite de la société GAC sont tous les deux entrés dans une phase décisive en 2016, tandis que de nombreux autres projets ont connu des avancées significatives. Par ailleurs, en dépit d’un contexte international extrêmement morose sur le marché du minerai de fer, votre visite d’Etat en Chine a permis entre autres résultats, de conclure un partenariat stratégique pour le développement et l’exploitation des immenses ressources du Sud-est de la Guinée.

Au plan social, de nombreuses réalisations ont été enregistrées au niveau de l’Education, de la Santé et de l’Action Sociale, notamment ; dans ce domaine également, je voudrais, pour illustrer mon propos, évoquer les avancées très importantes dans les efforts pour doter notre pays d’infrastructures sanitaires de qualité sur l’ensemble du territoire national.

C’est également le lieu de souligner, qu’après deux années d’absence de notre pays du pèlerinage sur les lieux saints de l’Islam, les fidèles musulmans Guinéens ont pu s’acquitter de cette obligation religieuse grâce à votre implication personnelle auprès des autorités saoudiennes.

Excellence Monsieur le Président de la République,
Permettez-moi d’arrêter ici l’énumération et donc de passer sous silence de très nombreuses réalisations de l’année qui s’achève pour ne pas prendre trop de temps en cette occasion solennelle de présentation des vœux des Corps Constitués Nationaux au Chef de l’Etat.

A l’entame de mon propos, je soulignais que les défis auxquels le Gouvernement a été confronté étaient nombreux et multiples ; il va sans dire, qu’en dépit des nombreuses réussites enregistrées sous votre direction, nombreux sont ceux de ces défis qui nous interpellent encore et nous appellent à mobiliser toutes les énergies de la Nation pour redoubler d’effort et répondre aux attentes des braves et laborieuses populations guinéennes.

Au seuil de cette année nouvelle, le Gouvernement, votre Gouvernement, investi de votre confiance, se tient plus que jamais prêt à faire face aux nombreux défis du développement économique et social de notre pays.

L’année 2017 sera, nous l’espérons vivement et nous engageons fermement à tout mettre en œuvre pour que cela soit, l’année de la consolidation des nombreux chantiers ouverts en 2016 et dont les résultats se feront progressivement mais indubitablement sentir pour le plus grand bénéfice des populations guinéennes.
Plus que jamais mobilisé et s’inscrivant dans la droite ligne des idées fortes de la vision d’une Guinée émergente, solidaire et forte à l’horizon 2040, le Gouvernement entend œuvrer pour apporter des solutions concrètes, pratiques et surtout visibles aux problématiques relatives au développement des infrastructures, à l’énergie, à l’eau, à l’assainissement, à l’éducation, à la santé, aux nouvelles technologies, à la sécurité, etc.

L’action du Gouvernement s’inscrira encore davantage dans une perspective d’amélioration de la gouvernance, de responsabilité et de redevabilité des dirigeants, de transparence et d‘une meilleure organisation du travail.

En vous réitérant mes vœux de santé et de succès pour vous-même, de quiétude sociale et de paix pour notre pays, je prie le Tout Puissant qu’Il continue de vous accorder les bienfaits de sa miséricorde afin que vous continuiez de présider aux destinées de la Nation Guinéenne.
Bonne et Heureuse Année 2017 à la Guinée et aux Guinéens.

Je vous remercie.

 
395,8 millions de dollars de la BID pour la Guinée, le Mali,le Sénégal et le Togo

2017/1/9

Aujourd'hui en Guinée APA-Ouagadougou (Burkina Faso) - a Banque islamique de développement a retenu de débloquer 395,8 millions de dollars pour la mise en œuvre de projets de développement dans quatre pays ouest-africains (Guinée, Mali, Sénégal, Togo), a appris APA auprès de la représentation de l’institution financière à Ouagadougou.

La Guinée bénéficiera de 208 millions de dollars pour la construction de deux routes régionales Dabola-Kouroussa (151 km) et Guekedou-Kissoudougou-Kondembradou (116 km) là où le Sénégal aura 92,3 millions de dollars pour l’execution de deux projets.

Il s’agit du Projet de développement de la microfinance islamique (PROMISE) pour 60, 3 millions de dollars et du projet de contrôle et d’élimination du Paludisme à hauteur de 32 millions de dollars.

91,5 millions de dollars iront à la réhabilitation de la route Avepozo-Aneho au Togo et le Mali recevra quatre millions de dollars pour projet d’énergie solaire.

 
Guinée : Le budget 2017 de l'Etat guinéen s'équilibre à 1,8 milliards de dollars américains

2017/1/9

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY, (Xinhua) -- Cette année 2017, le budget de l'Etat guinéen s'équilibre en recettes et en dépenses à 1,8 milliards de dollars américains soit plus de 15 mille milliards de francs guinéens (monnaie locale), a affirmé mercredi, Kory Koundiano, président de l'assemblée nationale à la clôture de la session ordinaire du parlement.

Ce budget du gouvernement permettra de financer plusieurs projets de développement socioéconomiques à la base et qui profitable à la population guinéenne.

Ainsi, parmi les priorités de l'Etat, figure surtout la construction des infrastructures routière pour faciliter le déplacement des personnes et de leurs biens, à travers un réseau fiable de transport urbain et interurbain.

De nos jours, sur plus de 46.000 kilomètres de réseau roturier guinéen, 60% sont complétement dégradés et inappropriés à l'usage public.

De même, le gouvernement fera face aux autres types de dépenses notamment dans la santé, l'éducation, la sécurité, bref les services sociaux de base.

Le Premier ministre guinéen Mamadi Youla a exprimé sa satisfaction face à l'adoption du budget pour le compte de l'année 2017.

Pour lui, ce budget est un outil pouvant permettre à l'équipe gouvernementale de mettre en oeuvre sa politique de développement économique et social en faveurs des populations de son pays.

 
Le bulletin du Gouvernement-Janvier 2017-L'invité du mois,Abdoul Karim DIOUBATE, Secrétaire Général aux affaires religieuses

2017/1/8

Aujourd'hui en Guinée Conakry, le 7 Janvier 2017 – Le recensement général de l’ensemble des lieux de cultes en République de Guinée, a été entrepris récemment, pour leurs régularisations et leurs conformités, sans renier la laïcité proclamée avec l’indépendance en 1958. Quelqu’un avait prophétisé au XXème siècle, que ‘’le 21ème sera religieux ou ne sera pas’’ ! Cependant, des radicalistes inquiétants et dangereusement envahissants, exigent que l’on garde l’œil bien ouvert sur des idéologies menant au djihadisme. Les nouvelles mesures du Secrétariat aux Affaires Religieuses, explicitées par son Secrétaire Général, Monsieur Abdoul Karim Dioubaté, ne sont donc pas anodines.

M. le Secrétaire Général Bonjour, parlez-nous de l’organisation et du fonctionnement du Secrétariat Général aux Affaires Religieuses ?

Bonjour, le Secrétariat Général des Affaires Religieuses (SGAR) a pour mission, la conception, l’élaboration et la mise en œuvre de la Politique du Gouvernement dans le domaine des activités religieuses pour promouvoir la culture, l’éducation, le dialogue, les tolérances afin de prévenir, ou de gérer les conflits.
Pour fonctionner, le SGAR s’est doté de structures :

- Inspections régionales,
- secrétariats préfectoraux et sous-préfectoraux, - conseils dans les principaux lieux de cultes.

Une année après votre prise de fonction, quels ont été vos premiers chantiers pour redynamiser le Secrétariat des Affaires Religieuses ?

La redynamisation du SGAR s’est articulée autour de trois chantiers essentiels :

a)Organisation de la quatrième Conférence Islamique Nationale sous la haute autorité du Chef de l’Etat ;

b) Le Renforcement des capacités des Fonctionnaires par l’organisation d’un séminaire de formation le 1er mai 2016 ;

-formation de cadres du Département central sur les thèmes «Comprendre ce qu’est l’administration » et « le leadership dans le changement ».

- tournée de sensibilisation et d’information dans les cinq communes de la capitale sur les nouvelles stratégies du SGAR, avec une restitution des travaux de la quatrième Conférence Islamique Nationale dans les cinq communes de Conakry ;

- participation de cadres à des séminaires internationaux (Sénégal, Kenya, Maroc, Indonésie etc.) ;

-organisation de la 35ème édition du Concours National du Saint Coran et formation des lauréats pour la participation aux concours Internationaux en Arabie Saoudite, au Koweït, en Malaisie, au Maroc et en Iran ;

- Concours de recrutement de la 3ième Promotion d’Imams au Maroc.

c-Construction, équipement et restauration des lieux de cultes (trente mosquées et six églises à ce jour).

Votre déclaration ci-dessus, effleure certains aspects du programme de formation et de qualification des Imams et des cadres du SGAR ! Pouvez-vous compléter votre réponse?

Concernant la formation des imams, le SGAR dans ses actions phares avait reçu le soutien du premier ministre dans un contexte de confusion aux limites de nos frontières et dans certains pays arabes, due au manque de formation d’imams et de prêcheurs qu’il faut former sur les réalités du monde et les pratiques réelles religieuses, pour préserver la paix sociale contre l’idéologie islamiste et les tendances terroristes.

Après avoir réussi cette année, l’organisation d’une Conférence Islamique Nationale, quels résultats avez-vous obtenus ?

Cette conférence est venue à point nommé après douze ans depuis la précédente. Elle a permis : - la Création d’une plate-forme de concertation entre les leaders musulmans au sein d’un Haut conseil Islamique de Guinée ;

-l’Harmonisation de la vision des leaders musulmans et l’accord des participants sur :

.Les textes de fonctionnement des structures déconcentrées ;

.Les stratégies dans les prêches et sermons ;

.La nécessité de doubler les efforts pour l’appel à l’Islam pur, dépourvu des interprétations déviationnistes ;

-La création d’une base de données des activités religieuses.

Après deux années d’absence, pour cause d’ébola, les musulmans guinéens ont pu accomplir cette année le pèlerinage à la Mecque. Dans quelles conditions s’était déroulé le processus et quels enseignements avez-vous tiré pour les prochaines années?

Le pèlerinage est une activité phare assignée au SGAR par la Primature.

Cette année, de reprise après deux ans d’ébola a été une épreuve très difficile.

Le pèlerinage 2016 qui s’est déroulé du 22 Août au 15 Octobre, a été précédé par deux missions préparatoires, en Mai, et en Juillet-Août 2016, conduites par le chef du Département des Affaires Religieuses.

Rappelons que Ces missions ont eu lieu après une visite officielle du Président de la République, Pr. Alpha Condé, au cours de laquelle, les autorités saoudiennes, lui ont notifié la levée de l’interdiction durant la période Ebola.

Cette annonce de la reprise du pélerinage, ne laissait que deux mois pour les préparatifs ; C’est dans ce contexte difficile, assorti d’une nouvelle procédure d’octroi des visas, que la Guinée a repris le train en marche pour l’organisation du pèlerinage. Des commissions techniques furent rapidement mises en place et sur une prévision de 7 200 visas accordés à la Guinée, 6000 pèlerins environ ont pu faire le déplacement en 19 convois, avec des retards dans la fixation du coût individuel du Pèlerinage et dans le choix du transporteur !

Sur les lieux saints en Arabie Saoudite, le SGAR a mis en place des Commissions d’accueil (aéroport, hébergement, restauration, convoiement de Médine pour la Mecque. Les Commissions étaient composés des encadreurs et des guides sélectionnés depuis la Guinée, au Consulat Général de Djeddah, et l’Ambassade à Riyad, ainsi que des Etudiants des Universités Islamiques de Médine et de la Mecque.

a)à Médine, les Pèlerins guinéens ont eu le privilège d’être logés confortablement dans les environs immédiats de la Mosquée du Prophète (PSL), à Almarkaziyya.

b) à la Mecque, le séjour a duré un mois et fut marqué par la visite de tous les lieux Saints avant le début du Pèlerinage proprement dit, notamment Mina, Arafat…

Le départ pour Mina eut lieu le 10 Septembre, et la Station d’Arafat, le 11.

Compte tenu de la nouvelle donne pour les futurs pèlerins, le Secrétariat Général des Affaires Religieuses recommande :

-La convocation à des journées de réflexion sur le pèlerinage, au plus tard en janvier 2017, pour tous les acteurs nationaux impliqués dans l’organisation du pèlerinage et le Renforcement de leurs capacités

-Le lancement de l’avis d’appel d’offre pour le choix du transporteur dès Février 2017 ;

-Le choix du transporteur aérien en Mars 2017

- La publication du coût individuel dès Avril 2017 ;

-L’élaboration et la mise à disposition du budget de fonctionnement du Pèlerinage dès le mois de Mars 2017.

Il est important de noter que la Mecque d’il y a dix ans, est totalement différente de la Mecque de 2016. Le coût de la vie augmente ; les reformes liées au Pèlerinage sont permanentes. Le niveau technologique de gestion du hadj exige des pays musulmans plus de rigueur, de compétence et de sérieux dans le travail. Pour notre Pays, le Hadj de 2016 s’est bien terminé et l’espoir est permis sachant que la Guinée n’a reçu le feu vert que deux petits mois seulement avant l’évènement qui exige de la rigueur et une très lourde logistique.

Quel est l’objectif du recensement des mosquées dans les cinq communes de la capitale ?

En effet, le recensement des lieux de culte, églises, mosquées, etc. , sur tout le territoire national, est une initiative gouvernementale pour entre autre, informatiser pour des contrôles efficaces et très rigoureux. Inutile de revenir sur le climat actuel connu de tous, qui prévaut dans le monde. Le SGAR avait déjà pris des initiatives ici ou là, pour des expérimentations et les outils modernes sont les seuls à une échelle aussi vaste. Ce recensement répondra donc dans le cas du SGAR, aux soucis d’être en contact permanent avec ses structures pour mieux s’enquérir de leurs réalités et éventuellement répondre aux besoins selon les moyens de bord .

Depuis votre prise de fonction à la tête du Secrétariat Général aux Affaires Religieuses, quelle collaboration avez-vous avec l’église anglicane de la Guinée ?

Les deux principales religions, collaborent étroitement en Guinée. Tout se passe excellemment avec la chrétienté. La Directrice nationale des affaires chrétiennes est de l’église anglicane. Nous collaborons dans l’acceptation mutuelle sans réserve aucune.

Quel message souhaiteriez vous adressé à nos compatriotes pour clore cet entretien ?

J’appelle les fidèles croyants en terre guinéenne (musulmans, chrétiens, etc), à l’oecuménisme et à la retenue, à se donner la main pour l’unité nationale et pour la cohésion sociale, afin que notre pays se développe dans l’hamonie et le Bonheur pour tous.



Cellule de Communication du Gouvernement

 
Modifications fiscales intervenues dans la Loi de finances 2017 : Rappel à tous les Opérateurs Economiques

2017/1/7

Aujourd'hui en Guinée Le Directeur National des Impôts informe l’ensemble des opérateurs économiques des modifications fiscales intervenues dans la Loi de Finances pour 2017. A cet effet et compte tenu de leur importance, la présente note circulaire est initiée à leur intention pour leur permettre de prendre les dispositions utiles pour l’application, chacun en ce qui le concerne, des nouvelles dispositions fiscales.

Ces nouvelles dispositions concernent : l’abaissement du taux général de la TVA ; la détaxation de la farine et des huiles alimentaires

; l’extension de la retenue à la source de 50% de la TVA ; le réaménagement des seuils de l’Impôt Minimum Forfaitaire ;la révision des taux de la Contribution Foncière Unique ; les taux de certains Droits d’enregistrement ; l’extension du prélèvement forfaitaire de 10% ; les incitations fiscales accordées aux Centres de Gestion Agréés (CGA) et l’obligation de certification des états financiers.

1. DISPOSITIONS RELATIVES A l’ABAISSEMENT DU TAUX DE LA TVA DE 20% A 18%

Article 8/ : L’article 373 du Code Général des Impôts est modifié ainsi qu’il suit :
Les taux de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sont les suivants :

– Taux normal : 18% applicable à toutes les opérations taxables, à l’exclusion des exportations et transports internationaux ;

– Taux zéro : zéro pour cent (0%) applicable aux exportations et aux transports internationaux.
Ces taux s’appliquent à la base calculée hors taxe sur la valeur ajoutée.

2. DISPOSITIONS RELATIVES A LA DETAXATION DE LA FARINE ET DES HUILES ALIMENTAIRES

Article 9/ : Les dispositions de l’article 13 de la Loi de Finances pour 2016 sont abrogées.
La farine et les additifs entrant dans sa production et les huiles alimentaires sont exonérés de la TVA.

Le 3ème et le 5ème tiret du paragraphe f de l’article 362 du Code Général des Impôts restent sans changement.

3. DISPOSITIONS RELATIVES A LA RETENUE A LA SOURCE DE 50% DE TVA

Article 10/ : L’alinéa 1 de l’article 14 de la Loi de Finances pour 2016 est modifié et complété ainsi qu’il suit :

Il est institué une retenue à la source de 50% de TVA facturée par les fournisseurs de biens et services au niveau des entreprises publiques, sociétés d’économie mixte, sociétés minières, sociétés pétrolières et sociétés de téléphonie.

Cette retenue est opérée par lesdites entreprises au moment du paiement de la facture auprès des entreprises concernées, et reversée en même temps que les autres impôts à déclaration mensuelle unique.n

L’alinéa 2 reste sans changement.

4. DISPOSITIONS RELATIVES A L’IMPOT MINIMUM FORFAITAIRE (IMF)

Article 11/ : L’article 244 du Code Général des Impôts est amendé ainsi qu’il suit :

– Le montant de l’Impôt Minimum Forfaitaire des grandes entreprises ne peut en aucun cas être inférieur à 45 000 000 GNF, ni dépasser 60 000 000 GNF ;

– Le montant de l’Impôt Minimum Forfaitaire des moyennes entreprises ne peut en aucun cas être inférieur à 15 000 000 GNF, ni dépasser 45 000 000 GNF.

Article 12/ : L’alinéa 3 de l’article 246 du Code Général des Impôts est amendé ainsi qu’il suit:
La fraction de l’impôt minimum forfaitaire supérieure à 6 000 000 GNF pour les grandes entreprises et 3 000 000 GNF pour les autres entreprises peut être imputée sur les sommes dues par les personnes morales et physiques au titre de l’impôt sur les sociétés, de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux et de l’impôt sur les bénéfices non commerciaux. Cette imputation se fait au titre des acomptes provisionnels dont le paiement est prévu à l’article 236 ou sur le solde de l’impôt sur les sociétés.

En cas de taxation d’office à l’IS, à l’impôt BIC, à l’impôt BNC, à l’encontre d’une personne morale ou physique, l’IMF payé ne peut être imputé.

5. DISPOSITIONS RELATIVES A LA CONTRIBUTION FONCIERE UNIQUE (CFU)

Article 13/ : L’article 265 du Code Général des Impôts (CGI), fixant les taux de la CFU est modifié ainsi qu’il suit :

a. Immeubles à usage d’habitation occupés par leurs propriétaires, 5% de la valeur locative annuelle ;

b. Immeubles à usage professionnel occupés par leurs propriétaires, 10 % de la valeur locative annuelle ;

c. Immeubles loués, 15% de la valeur locative annuelle.

6. DISPOSITIONS RELATIVES AUX DROITS D’ENREGISTREMENT

Article 14/ : L’article 521 du Code Général des Impôts (CGI), est complété ainsi qu’il suit :
Alinéa 11 bis. Doivent être enregistrés dans le délai d’un mois à compter de leur date d’établissement…les contrats de fourniture de biens et services.

Article 15/ : L’article 534 III « Autres actes et documents » est complété comme suit :

– Contrats de fourniture de biens et services (hors marchés publics) :

o De 1GNF à 100 millions GNF : 1%

o De 100 000 001 GNF à 1milliard GNF : 0,50%

o De 1 000 000 0001 GNF à 10 milliards GNF : 0,25%

o Supérieurs à 10 milliards GNF : 0,10% du montant des contrats.

– Marché public : 2% du montant du marché.

7. DISPOSITIONS RELATIVES A L’ELARGISSEMENT DU PRELEVEMENT FORFAITAIRE DE 10%

Article 16/ : L’article 254 du Code Général des Impôts (CGI) anciennement libellé « Il est également applicable aux achats locaux réalisés par les établissements publics et les entreprises minières, les sociétés de téléphonie, les banques, les sociétés d’assurance, les établissements de micro-finances et les sociétés pétrolières »
Est complété ainsi qu’il suit :

« Il est également applicable aux achats locaux réalisés par les établissements publics, les sociétés d’économie mixte, les entreprises minières, les sociétés de téléphonie, les banques, les sociétés d’assurance, les établissements de micro-finances et les sociétés pétrolières ».

(Ancien)

« Le prélèvement est imputable sur l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux et l’impôt sur les sociétés dus au titre de l’exercice au cours duquel les opérations sont réalisées. En ce qui concerne l’impôt sur les sociétés, le prélèvement est imputable sur les acomptes et sur le solde ».

(Nouveau)

Le prélèvement est imputable sur l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, les bénéfices non commerciaux et l’impôt sur les sociétés dus au titre de l’exercice au cours duquel les opérations sont réalisées.

6. DISPOSITIONS RELATIVES AUX INCITATIONS FISCALES ACCORDEES AUX CENTRES DE GESTION AGREES (CGA).

Article 16 bis : Avantages fiscaux accordés aux CGA et à leurs adhérents :

Dans le but de promouvoir la création des centres de gestion agréés (CGA) et d’inciter les petites et moyennes entreprises et industries (PME/PMI) à y adhérer, des avantages fiscaux sont accordés :

✓ Au profit des CGA :

– les droits d’enregistrement sur les statuts sont acquittés au droit fixe de 100 000 GNF.

– une exonération de l’impôt sur les bénéfices pendant les trois (3) premières années.

– une exonération du versement forfaitaire sur les salaires et la taxe d’apprentissage pendant les trois (3) premières années.

✓ Au profit des adhérents :

– pour les adhérents soumis au régime Réel Simplifié d’Imposition (RSI) et pour les adhérents soumis au régime de l’Impôt synthétique :

o un abattement de l’impôt sur les bénéfices, 50% pour les trois (3) premières années et 25% à partir de la quatrième année.
o une exonération de la patente au titre de l’année d’adhésion et les deux années suivantes.
o une exonération de l’Impôt minimum forfaitaire pour les trois (3) premières années.

8. DISPOSITIONS RELATIVES A L’OBLIGATION DE CERTIFICATION DES ETATS FINANCIERS.

Article 17 : toute personne physique ou morale, quel que soit sa nationalité, exerçant en Guinée des activités industrielles, commerciales, non commerciales ou de groupement d’intérêt économique, doit tenir une comptabilité conformément au SYSCOHADA. Elle doit faire certifier pour chaque exercice par un commissaire aux comptes agréé en Guinée ses états financiers et les communiquer à chaque fin d’exercice à la Direction Nationale des Impôts au plus tard le 30 avril de chaque année.

Elle doit donner accès aux documents comptables et pièces justificatives au personnel de l’Etat autorisé aux fins de vérification ou d’audit. Elle doit faciliter le travail de vérification et d’audit de ce personnel autorisé par l’Etat.

Pour les contribuables réalisant un chiffre d’affaires annuel inférieur à 500 millions de francs guinéens relevant de l’impôt synthétique, les obligations visées au présent article ne sont pas applicables.

Ces mesures fiscales entrent en application à compter du 1er janvier 2017.

A cet effet, le Directeur National des Impôts demande de bien vouloir prendre toutes les dispositions nécessaires pour la réussite de cette réforme et sait compter sur l’esprit de civisme de tous et de chacun.











 
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Grille indiciaire: ‘‘Que de la poudre aux yeux des travailleurs’’, estime un groupe de syndicats

2017/1/7

Aujourd'hui en Guinée Conakry- L’Unité d’action syndicale, un mouvement regroupant dix (10) Centrales syndicales, était jeudi, 05 janvier 2017, au siège social de la Confédération Syndicale Autonome des Travailleurs et Retraités de Guinée (COSATREG) dans la commune de Dixinn, pour dénoncer certains faits qu’elle juge «déplorables» au Ministère de la Fonction Publique, de la Reforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration (MFP-REMA), rapporte l’AGP.

Dans cette déclaration, le porte-parole de l’Unité d’action syndicale, Pascale Tazi Haba a souligné, que «l’Unité d’action syndicale se réjoui de la lecture encourageante de sa déclaration que la majorité des travailleurs lui a fait parvenir à propos de la fameuse nouvelle grille indiciaire de la Fonction publique guinéenne».

Il a fait savoir, que «les récents agissements de fonctionnaires et contractuels de l’Etat font suite au refus des autorités de la Fonction Publique d’écouter et comprendre les critiques formulées par son mouvement syndical sur les fautes graves commises lors de la finalisation du projet de grille indiciaire».

Il a déploré : «Le ministre Kourouma de la FP-REMA et ses complices de la
Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG) et de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG), sont parvenir à tromper le président de la République, en lui faisant prendre un Décret validant cette grille».

Selon se porte-parole, l’Unité d’action syndicale estime que ce trio a expressément occulté l’esprit de la négociation sur la grille, et effectué une arithmétique erronée, incohérente et discriminatoire en matière de traitement salarial.

Parlant de la revendication des enseignants contractuels non admis au dernier concours de recrutement organisé par la MFP-REMA, Pascale Tazi Haba a affirmé : «L’Unité d’action soutien entièrement la démarche et la lutte que mène les 1350 contractuels de l’Education, victimes du juteux marché de recrutement du MFP-REMA, celui de l’Economie et des Finances (MEF) et celui du secteur de l’Education».

Le mouvement syndical a, par ailleurs menacé : «Après réaction des travailleurs de tous les secteurs public, mixte et retraité de Guinée, l’Unité d’action syndicale se fera le devoir de lancer un préavis de grève».

Avec AGP

 
Industrie : Une nouvelle usine de ciment bientôt à Kamsar, les promoteurs reçus par Pr Alpha CONDE

2017/1/6

Aujourd'hui en Guinée Chemin faisant, de pré en pré, le projet d’une nouvelle usine de ciment, qui s’implantera cette fois-ci, en région, en Guinée, a pris forme et corps ! Malgré que le parcours ait été semé de quelques embûches, ce projet est enfin devenu une réalité. Il a abouti à la naissance sur le sol guinéen de l’usine ‘’Ciments de Kamsar’’, portant ainsi le nom de la ville où elle s’implantera. C’est dans la région de Boké dont le potentiel est au-dessus de tout soupçon.

Le projet est un fruit des excellentes relations de coopération, qui existent si heureusement entre la Guinée et le Maroc. Il est porté principalement par le Groupe CIMAR (Ciments du Maroc), auquel il faut ajouter quelques associés et un partenaire local. L’usine ‘’Ciments de Kamsar’’, est un centre de broyage d’une capacité de production de 360. 000 tonnes par an.
ciment
C’est un investissement de 25 millions de dollars américains, qui viendra s’ajouter à l’enveloppe de 300 millions de dollars, au compte du programme du chef de l’Etat, dans la région de Boké. Après avoir situé et acquis le site qui abritera l’usine à Kamsar, et obtenu des autorités guinéennes une licence industrielle en bonne et due forme, le démarrage des activités de l’usine, est annoncé pour le mois de juin.

Les promoteurs de celle-ci, rassurés par le climat de paix et de stabilité qui prévaut en Guinée, propice aux investissements, affirment avoir été séduits aussi par l’ouverture vers le panafricanisme, ambitionné par le président Alpha Condé. Une posture qui rencontre parfaitement les ambitions de développement qui sont celles du groupe Ciments du Maroc.

Les responsables et associés de la nouvelle unité industrielle, M. Francis Nabil, le Directeur Général, M. Abarro Omar, le Directeur Général délégué, M. Nasmy Mostafa, le Directeur industriel, tous du Groupe CIMAR (Ciments du Maroc), M. El Hadj Fall, le représentant de ‘’Ciments de Kamsar’’ en Guinée et M. Sorel Doumbouya, partenaire local, ont été reçus le 04 janvier dernier, au palais Sékoutoureya, par le Chef de l’Etat, le Pr Alpha Condé.

Au cours de l’entretien, le président Alpha Condé, s’est félicité de l’excellence des relations de coopération entre son pays et le royaume Chérifien, avant de rassurer les promoteurs de cette usine, du potentiel de la région de Boké. En retour, ceux-ci, ont exprimé toute leur volonté à s’investir pour le développement de la Guinée.

Le service de communication

 
CEDEAO : Mise en application du Tarif Extérieur Commun en République de Guinée.

2017/1/6

Aujourd'hui en Guinée
En application de la Loi de Finances 2017 adoptée par l’Assemblée Nationale et promulguée par le Président de la République, le Tarif Extérieur Commun est officiellement en application en Guinée. La décision est accompagnée d’une certaine mesure.

Il s’agit de l’utilisation des mesures complémentaires de protection de la Taxe d’Ajustement à l’Importation (TAI), et la Taxe Complémentaire de Protection (TCP).

Ces mesures doivent être appliquées sur 3% des lignes tarifaires du TEC. Cette instauration permettra aux Etats membres de la CEDEAO de bénéficier de plusieurs avantages dont entre autres :
• - Augmentation du commerce intra-régionale.
• - Prévisibilité́ et stabilité́ du commerce :
• - Augmentation des Investissements Directs Etrangers (IDE)

Cet objectif est atteint grâce aux efforts du Comité TEC mis en place pour l’exécution des actions préparatoires. Il se compose de toutes les structures sociales impliquées dans les opérations d’échanges de marchandises et commerciaux.

Le Tarif Extérieur Commun de la CEDEAO est la taxe commune à l’importation pour tous produits en provenance des pays non CEDEAO. Autrement dit, tous les pays membres appliqueront la même taxe à l’importation sur des produits venant des pays hors CEADEAO.

Cette application est entrée en vigueur en Guinée le 01 janvier 2017. Désormais, tous les produits importés dans le pays doivent être déclarés conformément au TEC de la CEDEAO.

Dr Thierno Aliou BAHBALDE




 
L'examen de la situation économique actuelle de la Guinée

2017/1/4

Aujourd'hui en Guinée

La Guinée offre dans son ensemble un contraste saisissant. C’est à la fois un pays très riche en ressources naturelles et très pauvre en termes de croissance de revenus et d’indicateurs sociaux. La pauvreté est inégalement répartie entre les régions. Le pays dispose de grandes potentialités économiques apparaissant dans les quatre principales régions naturelles : un sol riche en Basse - Guinée avec une pluviométrie abondante, de vastes plaines fluviales en Haute-Guinée, un climat tempéré et traditionnellement favorable à l’élevage au Fouta Djallon et une zone abritant la forêt tropicale.

Le sous-sol est doté d’immenses réserves de minerais dont un tiers des réserves mondiales de bauxite, plus de 2 milliards de tonnes de minerais de fer à haute teneur en or et en diamant, sans compter les réserves non exploitées d’uranium, de manganèse et de pétrole. D’autre part, tous les cours d’eau d’Afrique de l’Ouest, du Niger au fleuve Sénégal, prennent leur source en Guinée, d’où l’appellation de « Château d’eau de l’Afrique de l’Ouest ». Les chutes d’eau répertoriées constituent le plus grand potentiel de barrages hydroélectriques de la sous-région.

En dépit de ce potentiel, la Guinée n’a jamais connu une croissance économique forte depuis son indépendance en 1958. Les indicateurs de pauvreté restent préoccupants : un PNB par habitant de 360 dollars US, un taux d’inflation de 5,4%, un taux de croissance de 3,6% et un taux d’alphabétisation des adultes de 36%. Le taux de prélèvement par rapport au PIB s’établit à environ 10%, malgré une contribution du secteur minier d’environ 2% du PIB. La croissance a toujours été plus faible que l’accroissement de la population (3%). Encore aujourd’hui, certaines populations manquent d’électricité dans les zones rurales, et même dans les grandes villes, y compris Conakry.

En 2006, les indicateurs socio-économiques publiés par les institutions de Bretton Woods ont montré que 50% des habitants n’avaient toujours pas accès à l’eau potable, que le taux d’alphabétisation des adultes n’était que de 30%, et que le revenu par tête n’était que de 410 dollars, soit environ 1 dollar par jour pour la majorité de la population. Ce déséquilibre a eu pour conséquence un endettement extérieur excessif qui atteignait, en cette même année, 3,2 milliards de dollars, soit 101,5% du PIB. Le financement monétaire du trésor s’est traduit par une création monétaire, une baisse de la valeur du franc guinéen, une hausse du taux de change, ainsi que par une forte inflation et, donc, une perte du pouvoir d’achat.

A l’accession du pays à l’indépendance, en 1958, la Guinée bénéficiait d’une agriculture relativement prospère, le pays était autosuffisant en cultures vivrières et enregistrait des exportations de rentes substantielles, ayant quasiment disparu en 1984. Les difficultés à développer des relations pacifiques avec les partenaires occidentaux ont alors conduit le pays vers de nouveaux horizons. Une gestion économique centralisée a été mise en œuvre avec plusieurs plans de développement successifs, en vue d’améliorer le niveau de vie, de promouvoir le monde rural et de favoriser l’accès aux produits alimentaires, entre autres. Ces objectifs n’ont jamais été atteints à cause du manque de financement et de certains manquements dans la gestion.

Dès 1960, une société nouvelle s’était formée, basée sur une centralisation administrative et politique très poussée, une forte présence de l’Etat, et un secteur privé timide, voire marginalisé. Puis, à la fin de la première République, le 3 avril 1984, la situation économique était désastreuse et les entreprises publiques défaillantes. Le revenu moyen d’un Guinéen était de 250 dollars par an, l’un des plus faibles du monde. La banque centrale, manquant de devises, avait accumulé d’importants arriérés de dette extérieure.

L’infrastructure routière a été pratiquement détruite et les équipements sont devenus obsolètes. De leur côté les usines ne tournaient qu’à 20% de leur capacité. A cause du manque de devises, les populations vivaient dans une pénurie permanente.

Quant au domaine manufacturier, encore embryonnaire, il ne contribuait qu’à hauteur de 3% du PNB et l’économie dépendait des exportations de bauxite et de ses dérivés. La dette extérieure représentait 80% du PNB, tandis que le service annuel de la dette correspondait à 40% des recettes d’exportation, avec une progression des importations des denrées alimentaires. Les déséquilibres persistants à l’intérieur du système ont renforcé les pesanteurs : les secteurs miniers, s’ils représentaient 95% des exportations, employaient moins de 8% de la population et ne participaient qu’à hauteur de 22% à la formation du PIB tandis que l’agriculture occupait 75% des activités.
D’autre part, les tentatives de collectivisation, l’étatisation de l’économie, l’imposition de normes aux paysans, la fixation des prix et la surévaluation de la monnaie n’inclinaient guère à la stimulation de la production économique.

En 2009 et 2010, le pays souffrait toujours d’un déficit budgétaire chronique, la croissance du pays variait autour de 2,5 à 3%. La Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) a fortement contribué à financer les dépenses par l’émission monétaire. Le gouvernement a hérité des marchés publics, signés durant cette période pour une valeur globale de plus de 13 600 milliards de francs guinéens. De plus, la masse monétaire avait doublé : de 4 727, 2 milliards de GNF en 2008, elle avait atteint 10 367, 9 milliards en 2010 avec une forte poussée inflationniste, passée de 7,9% fin 2009 à 21% en 2010. S’en est suivi une réduction drastique du pouvoir d’achat de la population dont 55% vivant sous le seuil de pauvreté.

En septembre 2012, les créanciers de l’Etat de Guinée s’accordent sur l’effacement de la dette du pays de près de 2,5 milliards de francs guinéens. La Banque mondiale et le Fonds Monétaire International décident, en effet, d’alléger la dette multilatérale guinéenne d’un montant équivalent à 2,1 milliards USD. En octobre de la même année, le Club de Paris accorde une annulation quasi-totale de la dette à la République de Guinée dans le cadre de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés. Il efface 356,3 millions de la dette extérieure, soit une annulation de 99,2% de sa dette bilatérale – passée de 661,2 millions de dollars à 5,3 millions US.

En termes des données macroéconomiques, on a enregistré une croissance de 1,9% et une inflation qui avoisinait les 22% et 13% de déficit budgétaire, la mise en œuvre continue en 2011 avec des mesures portant sur la stabilisation du cadre macroéconomique, la restauration de l’autorité de l’Etat avec une gestion plus efficace des finances publiques par la restauration de la discipline budgétaire en éradiquant les dérapages économiques enregistrés courant 2009 et 2010 causés par la planche à billet et une stabilisation relative de la monnaie au plan national.

Des performances ont été notées fin 2011. Le gouvernement a enregistré une chute du déficit budgétaire hors dons de 13% du PIB en 2010 passée à 2,2% à fin 2011. La mobilisation est passée de 15% à 16,62% de PIB en 2011. A la fin de la même année 2011, le total des recettes budgétaires a atteint 18,8% du PIB (avec une pression fiscale de 14,4% contre 13,7% en 2010).

Le gouvernement a passé en revue les textes organiques de la Direction Générale des Douanes et de la Direction Nationale des Impôts. Pour fiabiliser ces mesures de précaution, l’Etat a mis en place un système de contrôle fiscal pour renforcer la direction nationale des impôts et installer un scanneur douanier au port en 2012. Cela a permis la restauration de la gestion des finances publiques-Journal le Nimba, N°31 du 16 février 2012(note du Ministère des Finances sur l’économie guinéenne).

Dans le contexte actuel, les prévisions de croissance de 2016 ont été revues à la hausse à 5,2% au lieu de 3,8% précédemment. L’inflation a augmenté à 8,4% à fin juillet 2016, du fait de la hausse des prix des biens importés. Ce qui pose le problème des recettes fiscales en Guinée.
Les recettes fiscales sont peu élevées, alors que depuis plusieurs années les recettes du secteur minier principal pourvoyeur de recettes publiques, dominé par la production de bauxite sont en constante diminution, suite à la baisse des prix sur le marché international.

Dr Thierno Aliou BAHBALDE

 
Industrie : Comment la Guinée a sauvé l’usine de Fria

2017/1/4

Aujourd'hui en Guinée Cinq ans après la grève qui avait entraîné sa fermeture, la raffinerie Friguia va reprendre du service. Conakry est parvenu à négocier avec son propriétaire, Rusal, non sans faire d’importantes concessions.

C’est d’abord elle que le visiteur découvre à son arrivée à Fria, située à 160 km de Conakry : Friguia, première raffinerie d’alumine en Afrique, construite en 1960 par l’industriel français Pechiney, avec les trois immeubles de neuf étages érigés pour loger ses 1 200 travailleurs.

Dans son livre Fria : une histoire de réussite et de rendez-vous manqués, Sékou Souaré décrit « un petit village de Kimbo d’à peine 200 âmes à la fin des années 1950 » devenu la cité d’alumine ou « Petit Paris », ville prospère et moderne de plus de 100 000 habitants… Du moins jusqu’à ce que les chaudières arrêtent d’expulser leur fumée noire, après la grève générale lancée fin 2011 et jugée illégale en avril 2012 par le tribunal du travail de Mafanco, dans la banlieue de Conakry. Fria devient alors une ville fantôme, désertée par les travailleurs.

Mais après cinq ans d’arrêt, l’espoir de voir Friguia repartir renaît. Le 28 avril 2016, à Moscou, la Guinée et Rusal, le géant russe de l’aluminium qui a racheté l’usine à l’État pour 21 millions de dollars en 2006 (plusieurs sources évoquent des passifs évalués à 105 millions de dollars – environ 100 millions d’euros), sont convenus de la relancer.

Les populations s’impatientent

Les résultats de l’audit d’une équipe d’experts mixte (français, américains et russes) pour faire « l’autopsie de l’usine » ont été remis au gouvernement. Reconstruire pour plus de 1 milliard de dollars ou rénover pour 825 millions de dollars ? Les parties guinéenne et russe ont retenu la seconde option. La première serait coûteuse et durerait cinq ans, avance-t‑on ; les populations s’impatientent.

Même si le ministre des Mines, Abdoulaye Magassouba, soutient que le coût de la relance de Friguia sera sans doute revu à la hausse, il confirme la chronologie du projet : les travaux de réparation de l’usine démarreront en janvier 2017 et seront achevés en avril 2018. « Ils concerneront toutes les sections de l’usine. Aucune des quatre sondeuses (utilisées pour le dynamitage) ne marche. Les bulldozers abandonnés depuis cinq ans sans entretien sont grippés. Il y a eu des pillages, des câbles dérobés, des appareils dépouillés… Tous les produits restés dans les grands bacs ont durci. On essaie de les démolir avec des marteaux piqueurs », dépeint une source anonyme. D’après un autre travailleur, « une équipe de 167 personnes est en train de faire le nettoyage et la maintenance pour redémarrer petit à petit ».

Le site de l’usine, où Jeune Afrique s’est rendu fin novembre 2016, est bien sécurisé et interdit d’accès à tout étranger, comme nous l’a signifié l’un des deux vigiles présents sur les lieux. En guise de réponse à nos demandes de visite et d’interviews, la direction générale de Rusal nous a renvoyés à un communiqué de presse d’avril 2016.

650 000 tonnes par an

En avril 2018, l’entreprise russe redémarrera donc la production d’alumine à Friguia. Elle commencera avec 650 000 tonnes par an, soit le niveau d’avant la crise – le site est bénéficiaire à partir de 1 million de tonnes – et augmentera progressivement la cadence pour atteindre 1,05 million de tonnes à l’horizon 2026.

En échange des investissements qui seront consentis, le géant russe, qui a vu son chiffre d’affaires baisser de près de 18 % au premier semestre 2016, à 3,89 milliards de dollars, a obtenu du gouvernement guinéen de solides contreparties. Avant de s’envoler en juin dernier pour un tête‑à-tête avec Vladimir Poutine à Moscou, Alpha Condé a fait adopter par l’Assemblée nationale la loi portant ratification de l’annexe 12 de la convention de concession minière pour la production de bauxite et d’alumine de Dian-Dian, signée avec Rusal en 2001. « Une étape majeure » vers la relance de Friguia, s’était réjoui le ministre des Mines. En effet, les revenus tirés de l’exploitation de Dian-Dian serviront « de support à Rusal pour financer la réparation de Friguia », renchérit-on dans l’entourage de la direction générale de Rusal.

L’annexe 12 de ladite convention prévoit une exploitation allant jusqu’à 12 millions de tonnes de bauxite à l’horizon 2021. Divisé en trois plateaux, le très riche gisement de Dian-Dian, situé dans la région de Boké (Nord-Ouest), couvre une superficie totale de 856 km2, avec 564 millions de tonnes de réserves de bauxite et 1,349 milliard de tonnes de ressources prévisionnelles. « Dian-Dian est la plus grande réserve mondiale de bauxite avec une teneur en alumine allant jusqu’à 75 %, soit le double de celle de Fria. C’est un gisement de portée mondiale comme le fer de Simandou », explique un spécialiste. Le projet d’exploitation et de transformation prévoyait la construction d’une raffinerie d’alumine d’une capacité de 1,2 million de tonnes par an. Mais sa mise en œuvre initialement prévue en 2017 est décalée au profit de la relance de Friguia, prioritaire.

Chasser

Si les deux parties sont aujourd’hui parvenues à s’entendre, rien n’était gagné d’avance. Aussitôt investi, le 21 décembre 2010, Alpha Condé s’était attaqué aux contrats miniers passés avant son accession au pouvoir. Il n’aurait jamais digéré la vente de Friguia à Rusal sous son prédécesseur, Lansana Conté. Avant lui, Moussa Dadis Camara, le chef de la junte au pouvoir entre fin décembre 2008 et janvier 2010, nourrissait la même ambition de rendre l’usine à la Guinée. Il s’en était d’ailleurs pris publiquement à Anatoly Patchenko, représentant d’alors de Rusal dans le pays. De quoi pousser le groupe à ralentir le rythme. « Les Russes, bien informés, ont arrêté d’investir dès qu’ils ont compris qu’on voulait les chasser. Ils ne faisaient que recycler les vieilles pièces parfois reprises dans les poubelles », affirme un ancien travailleur de l’usine.

Le pouvoir est aussi accusé d’avoir soutenu les grévistes pendant le mouvement qui a conduit à la fermeture de l’usine, ou du moins d’avoir été laxiste. « Les différentes parties n’ont pas joué leur rôle, constate un membre de la commission de médiation. Rusal n’a pas bien communiqué, les syndicalistes ont été irréalistes et l’État guinéen a manqué de responsabilité. Le ministre des Mines d’alors, Mohamed Lamine Fofana, avait constaté les tensions. Il a laissé pourrir la situation. » Un travailleur renchérit : « Il y avait un planning de reprise de l’usine bien établi. Des délégations de Conakry se succédaient nuitamment à Fria pour pousser le syndicat à faire la grève. »

Reste qu’après plusieurs mois sans salaire les travailleurs de Rusal avaient perdu tous les avantages dont ils jouissaient : soins de santé gratuits, fourniture d’électricité et d’eau potable, etc. Ils se sont donc soulevés contre le pouvoir : en décembre 2013, les femmes réclamaient par exemple des salaires pour leurs maris chômeurs. Conakry s’est alors vu contraint de négocier avec les Russes. De leur côté, après des mois sans salaire et convaincus que Friguia était imprenable, les grévistes ont demandé pardon à Rusal, qui a gagné contre eux tous les procès en Guinée et face à l’État, le 21 juillet 2014, devant la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale de Paris. Ragaillardi, Rusal a privé les meneurs de la grève de leur prime mensuelle, allouée aux travailleurs à l’issue de négociations en 2013 à Paris. Il a alors fait monter les enchères et présenté ses exigences pour la réserve de Dian-Dian.

JA

 
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La présidente de la DS de Matam accusée de vente d’une partie du siège de la Mairie

2017/1/3

Aujourd'hui en Guinée Conakry, 03 jan (AGP)- La présidente de la Délégation Spéciale (DS) de la commune de Matam, Hadja Nènè N'Koya Touré a été accusée, lundi, 02 janvier 2017, par ses conseillers communaux, d’avoir vendu une partie de la cour de la Mairie, à Conakry, rapporte l’AGP.

Selon le conseiller communal, Soria Bangoura, «après un constat de l’ensemble des conseillers communaux, il s’est avéré qu’un nouveau bâtiment est en train d’être édifié dans l’enceinte de Mairie. Alors que par rapport à notre feuille de route, nous sommes une DS durant les six mois, et aujourd’hui nous sommes une délégation exceptionnelle. Parce que, le législateur n’avait pas pensé que toutes ses entités politiques de la Guinée (UFDG, RPG, UFR, PEDN) allaient se retrouver dans un conseil. Ce qui est d’ailleurs une chance pour la Guinée et aussi pour une commune.

Donc, quand on a vu les murs s’élever, on s’est posé la question, puisque depuis un an, nous n’avons pas eu l’occasion de tenir un seul conseil. Parce que tout est au gré de madame la présidente de la DS, Hadja Nènè N'Koya Touré qui pense que nous sommes conseillers d’un parti politique».

Le conseiller Soria Bangoura a déploré : «Depuis un an et malgré plusieurs rencontres et demandes d’audience, elle n’a jamais accepté de nous rencontrer. Donc, il y a moins d’une semaine, nous les conseillers, avons demandé une rencontre d’urgence. La lettre a été déposée, mais la présidente de la DS n’a pas réagi par rapport à notre requête qui concernait le nouveau bâtiment en construction dans la cour de la Mairie».

M. Bangoura a ajouté : «Je me suis déplacé personnellement pour chercher des informations auprès de Hadja Nènè N'Koya Touré à propos de ce nouveau bâtiment, mais en vain. Nous sommes tous comptables de tout acte qu'elle posera seule. Alors, je lui ai demandé s’il y a un plan, elle me dit non. Mais qu’il s’agit d’une cantine. On ne peut pas édifier une cantine avec de gros ouvrages, quand on sait que tous les fonctionnaires de la commune de Matam, très mal payés d’ailleurs, déjeunent avec des tranches d’igname et des cacahouètes. Donc ça m’étonnerait. Il y a un espace dans la cour qui abrite plus de 150 personnes, je pense que cet endroit est mieux placé.

C’est ainsi qu’on n’a compris que cet espace est vendu. Parce qu’il n’y a ni plan, ni permis de construire encore moins une autorisation. Nous avons rencontré le directeur de l’Habitat autour de la construction de ce bâtiment. Il nous a répondu, avoir aussi les mêmes inquiétudes».

Pour Soria Bangoura, comme il n’y a pas eu de réponse de la part de la présidente de la Délégation Spéciale (DS), Hadja Nènè N'Koya Touré, les conseillers ont préféré aussi mettre des affiches de l’autre côté indiquant qu’il est à vendre.

«Nous les conseillers, considérons que la partie est vendue. C’est le Conseil qui a décidé comme ça. Donc, nous demandons d’arrêter ces travaux et de poser des vraies questions», a conclu Soria Bangoura.


AGP

 
La Guinée veut s'inspirer de l'expérience française et marocaine dans l'exploration du pétrole

2017/1/3

Aujourd'hui en Guinée CONAKRY, (Xinhua) -- Dotée des potentialités en pétrole brut, la Guinée compte s'inspirer de l'expérience française et marocaine dans l'exploration du pétrole dans l'offshore guinéen.C'est dans cette logique qu'une convention de partenariat a été signée lundi, entre l'Office national des pétroles de Guinée (ONAP) d'une part, l'Institut français du pétrole (IFP training) et l'office national des hydrocarbures et des mines du Maroc (ONHYM), d'autre part.

Selon la cellule de communication du gouvernement guinéen, cette convention de partenariat scientifique et technique entre les trois pays vise à "construire une expertise nationale dans le domaine des hydrocarbures" et à "promouvoir l'exploration pétrolière en Guinée".

Pour ce faire, le partenariat institutionnel tiendra compte des domaines comme "l'échange d'informations, de documentation et d'expertises dans le domaine de la recherche et de la promotion de l'exploration" pétrolière.

De même, il s'agit aussi de l'échange d'informations sur la gestion des accords pétroliers ainsi que la formation du personnel et participation à des manifestations internationales, régionales et nationales organisées par les parties dans les domaines de l'exploration et de la production des hydrocarbures.

Par ailleurs, ledit accord concerne aussi l'étude des opportunités de coopération dans les domaines des services liés au secteur des hydrocarbures.

Les personnalités telles que Diakaria Koulibaly, Directeur général de l'ONAP Guinée, Jean Luc Karnik PDG de l'IFP Training et Amina Benkhadra, Directrice générale de l'ONHYM du Maroc, se sont engagés à "mutualiser leurs efforts pour une meilleure réussite de ce partenariat", a précisé le note d'information de la cellule de communication du gouvernement.

Selon des estimations, la Guinée dispose de plus de 80.000 km2 d'offshore en mer.

En février 2012, un premier forage dénommé "Sabou 1" a été réalisé par la société américaine Hyperdynamics corporation et avait permis aux autorités guinéennes d'alors de confirmer la présence du pétrole dans l'offshore guinéen.

Ce premier puit de forage a été foré à 140 km de la côte par 710 mètres de profondeur d'eau et a atteint 3600m sous l'eau avec un coût financier estimé à plus de 120 millions de dollars.

 
Pétrole/La Guinée signe avec français et marocains

2017/1/2

Aujourd'hui en Guinée L’Office National des Pétroles de Guinée (ONAP) vient de signer une convention de partenariat scientifique et technique avec l’Institut Français du Pétrole (IFP training) et l’Office National des Hydrocarbures et des Mines du Maroc (ONHYM).Le Directeur général de l’ONAP avec Jean-Luc KARNIK, Président Directeur Général IFP Training
Le Directeur général de l’ONAP avec Jean-Luc KARNIK, Président Directeur Général IFP Training
Le Directeur général de l’ONAP avec Jean-Luc KARNIK, Président Directeur Général IFP Training
Mme Amina Benkhadra, Directrice Générale de l’Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM )
Mme Amina Benkhadra, Directrice Générale de l’Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM )

Ce partenariat institutionnel visant à construire une expertise nationale dans le domaine des hydrocarbures et à promouvoir l’exploration pétrolière en République de Guinée concerne, entre autres, les domaines suivants :

• Échange d’informations, de documentation et d’expertises dans le domaine de la recherche et de la promotion de l’exploration pétrolière;

• Échange d’informations sur la gestion des accords pétroliers ;

• Formation du personnel et participation à des manifestations internationales, régionales et nationales organisées par les parties dans les domaines de l’exploration et de la production des hydrocarbures ;

• Étude des opportunités de coopération dans les domaines des services liés au secteur des hydrocarbures…

Monsieur Diakaria Koulibaly, Directeur Général de l’ONAP Guinée, Monsieur Jean Luc Karnik Président Directeur Général de l’IFP Training et Madame Amina Benkhadra, Directrice Générale de l’ONHYM du Maroc, tout en se réjouissant de cette signature se sont engagés à mutualiser leurs efforts pour une meilleure réussite de ce partenariat.
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La Cellule de Communication du Gouvernement

 
Komata GOUMOU, Vice-ce gouverneur de la BCRG : « Les anciennes coupures de 5000 GNF ont cours légal jusqu’au 31 décembre 2016

2017/1/1

Aujourd'hui en Guinée Dans une interview qu’il a bien voulue nous a accordée cette semaine, le Vice-gouverneur de la BCRG, Nianga Komata Goumou parle du retrait des anciennes coupures de 5000 GNF, des reformes enregistrées ou en cours au niveau de la plus grande plus grande institution bancaire du pays et de tant d’autres sujets brulants de l’actualité économique de notre pays.

L’actualité au niveau de la banque centrale reste dominée par le retrait des anciennes coupures de 5000 FG. Où en est-on et pourquoi ce retrait ?

Nianga Komata Goumou: Ce retrait ne concerne pas tous les anciens billets de 5000 GNF. Il s’agit des anciens billets des anciennes générations. Depuis 1996 nous avons commencé à faire des billets de 5000 de dimensions plus petites. Donc ce sont les anciens billets de grosses dimensions qui sont concernés. Il ne s’agit pas de tous les billets de 5000 GNF. Les petits billets restent et doivent servir normalement à la population. Il y a deux raisons pour le retrait de ces billets. La 1ère raison est que ce sont des billets qui sont restés longtemps dans la circulation. Il y a un déséquilibre entre la circulation fiduciaire et la circulation bancaire. Les billets qui sont en banque ne sont pas en grande quantité. Les billets gardés dans les maisons sont dans un état piteux. Nous avons été interpelés à tous les niveaux pour mettre les anciens billets hors d’usage et mettre les bons billets en circulation. Il faut rendre la circulation fiduciaire très belle. La deuxième raison est que la banque centrale s’est équipée de nouvelles machines avec assez de sécurité. Lorsqu’on met un billet dans la machine, elle compte le billet, trie, attache et reconnait les faux billets. En Guinée il y a des gens qui pensent qu’ils font de faux-billets mais malheureusement ce ne sont pas de faux billets, mais plutôt des photocopies pour tromper la première personne. Et le faussaire cherche à tromper la première personne. En réalité ce ne sont pas de faux billets fait de façon industrielle. Les éléments de sécurité non contenus dans le billet sont tout de suite détectés. Alors il faut des billets de même dimensions. Les nouvelles générations de billets ont la même dimension. Ces marges sont des éléments qui font partie dans la reconnaissance des billets.

Donc le retrait en cours des billets de 5000 GNF est surtout lié à un souci de propreté que celui de la sécurisation ?

Il y a la propreté mais aussi la sécurité. Il y a des capteurs sur les machines qui prennent les éléments de sécurité et de reconnaissance des billets. Quand nous mettons un billet en circulation nous montrons les éléments de sécurité et même les éléments de reconnaissance pour les non-voyants. La taille douce permet aux non-voyants de constater que le billet est bon. Donc il y a non seulement l’élément de propreté mais aussi l’uniformisation des dimensions qui nous poussent à retirer ces gros billets de la circulation.

Une première date butoir avait été annoncée. Une seconde date est de nouveau annoncée. Qu’est ce qui explique tout cela ?

Nous avons dit que ces billets ont cour légal jusqu’au 31 décembre 2016 dans le commerce. Pour les populations c’est mieux de verser ces billets avant le 31 décembre. La date a été prorogée à cause de l’organisation des commerçants le GOHA qui a de gros fonds et a demandé à la banque centrale de repousser la date. Cette demande a été acceptée par monsieur le gouverneur de la Banque Centrale et qui leur a accordé une seconde chance. Pour éviter que des gens perdent leur argent, la Banque Centrale est en train d’ouvrir des guichets des billets qu’elle pourra échanger même après le 31 décembre. Au-delà de cette date, les billets ne circuleront qu’entre les banques commerciales et la banque centrale. Aujourd´hui les clients versent dans ces banques et celles-ci ne peuvent pas verser avant le 31 décembre. Il y a un traitement entre ces banques et nous. Ce qui d’ailleurs va prendre le temps jusqu’au mois d’avril. Les populations n’auront plus à utiliser un gros billet après le 31 décembre.

Lorsqu’il y a changement de coupure, il y a souvent des malins qui recyclent. Quelles sont les mesures prises pour ne pas que ces anciens billets de 5000 soient recyclés ?

Il y a plusieurs raisons qui expliquent que ces billets ne seront pas recyclés. Nous avons suffisamment fait de battage médiatique. Quand les billets rentrent à la Banque Centrale, il y a un système d’annulation avant la destruction. Il y a des machines qui font 6 trous sur le billet. Cette opération ne concerne que les billets de 5000 GNF. Nous sommes en train de développer la monnaie électronique mais lentement car la population guinéenne n’est pas suffisamment en banque. Sur les 12 millions de guinéens, nous avons à peu près 10% qui ont des comptes en banque.

A votre avis qu’est-ce qui expliquerait ce faible taux de bancarisation de l’économie guinéenne ?

Il y a l’analphabétisme. Il y a de gros commerçants qui ne comprennent pas l’approche des banques. Il y a aussi la complication relative dans l’ouverture d’un compte. Aussi les gens n’arrivent pas à vendre leurs idées auprès des banques pour le financement. Un jeune n’a que des idées mais pas d’argent. Il y en a qui ne veulent pas que leurs opérations soient retracées. Avec la lutte contre le blanchissement d’argent, certains ne veulent pas qu’on leur pose des questions sur l’origine de leur fonds. Aussi, il y a des gens qui veulent ouvrir des comptes mais qui ont peur d’aller en banque.

Avec la faillite de certaines banques comme la BIAG ou le Crédit Mutuel de Guinée, les clients ont connu un retard pour leur remboursement. Est-ce que cela n’expliquerait pas en partie la méfiance de la population vis-à-vis du système bancaire guinéen ?

Diecké (sous-préfecture de Beyla) est un exemple de pool de développement ou presque chacun a un compte bancaire. Ce n’est pas parce qu’une banque a été fermée que cela va constituer un risque sismique pour un pays. Cela arrive dans beaucoup de cas. Pour la BIAG l’Etat a remboursé les déposants. Le Crédit Mutuel la même chose. C’est pour cette raison que la Banque Centrale parmi ses grandes fonctions surveille les banques. La supervision fait partie des grandes divisions de la Banque Centrale. Même la BADAM, l’Etat a pris des dispositions pour le remboursement des clients. Donc les gens n’ont pas raison d’avoir peur des banques. Rappelez-vous qu’à un moment il y a eu un incendie au marché de Madina. Après cet incendie, nous avons reçu beaucoup d’argents dans les banques. Cela voudrait dire que les gens ont pris conscience. Les gens qui vendent le diamant veulent avoir l’argent tout de suite. Si tu n’as pas l’argent tu perds le marché. Le commerce du diamant est un commerce qui ne ressemble pas aux autres commerces. C’est pour cela que certains gardent de fortes sommes par devers eux. Mais il faut qu’ils s’habituent à mettre leur argent en banque que ce soient en euros ou en dollar. Lorsque vous avez votre argent à la maison, au magasin vous risquez gros.

Est-ce que la Banque Centrale a une stratégie pour amener les populations à déposer leurs fonds en banque ?

La banque centrale ne peut pas obliger quelqu’un à déposer son argent en banque. C’est une opération libre. C’est sont les banques qui doivent chercher les clients. L’Etat a fait une obligation de virer les fonctionnaires dans les banques. Mais les fonctionnaires ne sont pas nombreux par rapport à la population guinéenne. Il faudrait que tout le monde soit en relation avec les banques. Tout le monde a intérêt d’être en banque. Une banque ne vous prête de l’argent que si elle vous connait. Je demande à tout le monde d’ouvrir des comptes bancaires. En Europe, on ne rentre pas avec plus de 10.000 euros sans qu’on ne vous demande des explications. Mais si c’est une carte bancaire, même si vous avez des millions on ne vous demandera pas d’explications. Donc nous devons ressembler aux autres citoyens du monde.

Quels sont les derniers changements intervenus au niveau de la Banque Centrale ?

Parmi les changements intervenus au niveau de la BCRG il y a la télé-compensation. Aujourd’hui chacun reste dans son bureau, scanne et envoie les chèques de façon électronique. La télé-compensation est un système qui permet d’échanger des opérations entre différentes banques à travers une machine de la Banque Centrale. Il y a aussi les gros paiements. Nous sommes vraiment très avancés. Tous les pays comme le Liberia, la Sierra- Leone, le Ghana, le Nigeria, la Guinée et la Gambie sont très avancés. Ensuite nous avons la gestion des comptes clients avec le système T-24 que nous avons instauré à la Banque Centrale. Tous les jours on regarde les comptes et on peut tirer le bilan de la Banque Centrale au soir avant de rentrer à la maison. C’est pour cela que les travailleurs des banque rentrent tard parce qu’ils veulent tout contrôler avant de rentrer. Nous avons instauré à la BCRG un contrôle de présence qui va bientôt commencer. Vous avez vu la discipline qu’il y a au niveau de la rentrée. Vous ne pouvez plus venir au quatrième étage et aller vous promenez au cinquième. Aujourd’hui tout est sécurisé. Une banque centrale doit être calme et disciplinée. Bientôt il y aura le pointage digital. Les gens seront payés en fonction de leur temps de travail au bureau. Si vous venez et vous ressortez sans que l’autorité ne soit informée, la Direction des ressources Humaines vous coupe dans le salaire.

Nous avons beaucoup parlé des banques classiques. Quel regard portez-vous sur les institutions de micro-finance et quel est le taux d’inflation de la monnaie guinéenne ?

Lorsque le Prof. Alpha Condé est venu au pouvoir, le taux d’inflation était de 24%. Les observateurs disaient qu’on serait à 40%, mais aujourd’hui nous sommes à un chiffre qui est le critère retenu pour arriver à la monnaie de la CEDEAO. Aujourd’hui nous sommes à 8,5%. La monnaie se porte bien. Une monnaie ne peut être sur une ligne. L’exemple du dollar est là. Il est devenu très fort face à toutes les monnaies du monde. Notre taux de change est déterminé à travers un panier de monnaies. Lorsque ces monnaies subissent des mutations nous en subissons aussi.

La BCRG a été élue l’année dernière vice-présidente de l’organisation mondiale de la micro-finance. Nous voulons que tous les guinéens à travers la micro-finance soient en banque. Orange-money a aujourd’hui plus de la moitié des guinéens. Je suis content de voir les guinéens à Orange-money. Aujourd’hui tout le monde peut faire des opérations bancaires avec Orange-money. Grâce à ce système il y a des gens qui font de la tontine avec le téléphone. On vient d’agréer aussi MTN-money qui viendra aussi dans ce paysage. Notre souhait est que tous les guinéens fassent des opérations bancaires. C’est l’exemple d’une dame dont les enfants volaient son argent. Mais depuis qu’elle a ouvert son compte Orange-money, les enfants n’avaient plus la possibilité de lui voler son argent. Nous sommes en train de travailler sur l’inclusion financière. Tout le monde doit pouvoir faire une opération bancaire. Au niveau d’Orange-money et les autres il y aura des cartes magnétiques. On vient de créer la Guinéenne de Monétique qui va permettre l’échangeabilité des cartes entre les banques. Une carte BICIGUI ou SGBG ou autre vous permettra de tirer de l’argent dans n’importe quelle autre banque. Avec les cartes de Orange-money vous pouvez acheter dans les gros magasins. Tout cela permet de se promener avec des millions en poche en toute la sécurité. De nos jours il y a des entreprises qui se font payer par Orange-money.

Tout récemment s’est tenue à Conakry une réunion de la ZMAO, où en est-on dans ce projet sous régional ?

Nous avons deux projets. Il y a LIMAO c’est-à-dire les pays hors CFA qu’on avait fixé 2018. Il y a eu une réunion de la CEDEAO où les chefs d’Etats ont décidé d’arrêter la monnaie LIMAO, LA ZMAO et de créer une monnaie unique pour l’Afrique de l’Ouest. Ils ont demandé aux gouverneurs de travailler pour la monnaie unique CEDEAO. Ce n’est plus une affaire de la ZMAO mais avec les pays de l’UEMOA. Donc la position est très forte de la part des chefs d’Etats. Il y a les 4 chefs d’Etats des 4 pays qui conduisent ce projet (Côte d’Ivoire, Nigeria, Niger et Ghana). Cette monnaie devrait voir le jour en 2020. Mais il y a des critères de performances pour aller dans la même monnaie. Il faut par exemple avoir un taux d’inflation à un chiffre, avoir des réserves en devises pour les importations d’au moins 3 mois, ne pas avoir un déficit du trésor à la banque centrale. Ce sont des critères qu’il faut avoir pour aller à la même zone. Nous étions à Abuja dans ce cadre. Notre pays travaille et doit respecter ces critères.

Quel est le niveau de performance de la Guinée par rapport aux indicateurs fixés pour la convergence?

A l’examen des derniers critères, la Guinée avait atteint les critères des taux d’inflation des réserves de change. Mais la Guinée avait un petit dépassement dans le déficit budgétaire.

Beaucoup d’entrepreneurs éprouvent des difficultés dans le cadre de l’obtention des financements. Est-ce que cela est dû à la politique monétaire de la BCRG ?

La Banque Centrale n’administre pas certaines choses au niveau des banques primaires. Mais elle est obligée de surveiller les activités de ces banques. Lorsque vous êtes client d’une banque, vous ne devez pas vous endettez jusqu’à un certain seuil parce que si vous êtes en faillite, la banque part aussi en faillite. Il y a des ratios qui doivent être respectés. On dit souvent qu’on ne doit pas mettre tous ses œufs dans un même panier, car quand il tombe tout se casse. Il y a des mesures que nous prenons pour eux. Tous les opérateurs ne trouvent pas de financement dans les banques. Le système bancaire guinéen a beaucoup travaillé. Tous les travaux effectués dans le cadre des fêtes tournantes dans les régions du pays ont été préfinancés par le système bancaire. Il y a des entreprises qui doivent aux banques des milliards. Quand l’Etat paye les entreprises, elles doivent rembourser les banques. La banque ne donne pas de l’argent à quelqu’un qu’il ne connait pas. C’est pour cela que le guinéen doit être connu par sa banque. Si par exemple vous êtes planteur, la banque sait que vous faites des exportations et vous verserez vos recettes à son niveau, elle vous prêtera forcement de l’argent. Il y a des banques ici qui ont passé des crédits de plus 100 milliards de francs guinéens pour la construction des blocs administratifs à Boké, N’Zérékoré, Mamou, Kankan. Il y en a des gens qui ne donnent pas leurs réalités aux banques. Par exemple monsieur Gomou s’endette à Ecobank et va mettre ses avoirs à la BICIGUI. C’est pour cela que la BCRG travaille sur la centralisation des risques qui permet de savoir que tel ou tel client est endetté dans le système bancaire. Il y a d’autres instruments plus forts que cela. Au Nigeria, ils sont en train d’avoir un instrument des enregistrements digitaux comme à la fonction publique. Avec votre emprunt digital vous avez un seul nom, un seul compte et un seul numéro. Cela permet d’éviter que des gens trompent les banques. Il y a des opérateurs qui arrivent aussi à tromper les banques. Ils ont une importation et demandent un financement. Lorsqu’ils font des recettes, ils vont dans une autre banque. Certaines banques croupissent sous le poids d’endettement de ces gens. La banque centrale est la banque de L’Etat. C’est la banque des banques. Les banques doivent protéger le client et l’Etat. Ce dernier a une obligation d’éviter les risques sismiques. Nous avons des suivis réguliers au niveau des banques pour éviter qu’elles ne dérapent.

Aujourd’hui au niveau de l’administration on parle de l’unicité des caisses. Qu’est-ce que c’est ?

L’unicité de caisse veut dire que l’Etat doit avoir tous ses avoirs qui l’appartiennent. Avant, on avait des comptes un peu partout que l’administration centrale ne voyait même pas. Aujourd’hui tout revient à l’Etat et c’est lui qui doit prendre tout dans sa grande caisse et programmer les dépenses qu’il faut. Il n’y a pas de miracle à cela.



Comment se portent les agences de la BCRG à l’intérieur du pays ?

Comme nous voulons développer la bancarisation dans notre pays, dès qu’il y a deux ou trois banques, nous nous installons à côté. C’est pour cela que nous avons fait un programme d’installation dans les régions. Nous avons commencé par Kankan, N’Zérékoré, Labé, Kindia, Boké et en 2017 nous allons construire l’agence de Mamou. A Kankan, nous allons faire un nouveau bâtiment parce que le marché est arrivé jusqu’à notre actuelle agence. C’est pour cela que nous sommes en train de construire de nouveaux caveaux à Labé avec un bâtiment R+2. Ainsi elle sera la plus grande agence à l’intérieur du pays pour couvrir les besoins de cette région. Nous accompagnons les banques pour ne pas qu’elles restent solitaires dans une région.



Quel est le niveau des réserves en termes de devises au sein de la BCRG et surtout quelles sont vos relations avec les cambistes ?

La banque centrale doit avoir des réserves pour assurer 3 mois d’importation du pays. Je ne vous dirai pas le montant. Les cambistes ou bureaux d’échanges travaillent avec nous. Ce n’est pas tout le monde qui peut venir à la banque centrale ou qui possède un compte dans une banque. Ces bureaux d’échanges sont là pour servir la population, les voyageurs. Nous avons des contrôles sur ces bureaux. Ils doivent être accessibles, avoir des coffres forts etc… mais la concurrence est tellement rude que certains laissent leur personnel s’arrêter au bord de la route pour chercher la clientèle. Il est même arrivé des moments où on les approvisionnait un peu pour permettre de détendre le marché. Donc ce sont des gens qui travaillent avec le système bancaire.


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