Préfecture de Kissidougou
Paul Moussa Diawara inaugure le stade

Partenaires

Africatime

Africvisionguinée

Akhadan

Conakrylive

Ecoutez Sabari FM 97.3 en direct

Guinée7

L'Express Guinée

Le Diplomate

Les amazones

Mediaguinee

www.Guineematin.com

22 visiteurs connectés

20 Janvier 2017 - 9h49
 RECHERCHER 

Kobélé et le spectre du 22 Novembre 1970: Enquêtes bâclées, accusations fantaisistes et deshumanisantes (Partie IV)

2017/1/16

Aujourd'hui en Guinée Dans plusieurs de ses articles, Kobélé se présente comme « enseignant-chercheur ». En fait, Kobélé a fait une formation de bibliothécaire-archiviste en France. Il était connu dans le milieu des étudiants comme un des agents du PDG (Note 1*). Kobélé n’a pas fréquenté une école normale pour être enseignant et n’a pas de doctorat ou un équivalent pour être chercheur. Pendant des années il a travaillé à la bibliothèque de Polytechnique où il était en charge de classer et de répertorier les mémoires des étudiants. Dans l’amalgame de la révolution culturelle et de l’enseignement au rabais, il fut chargé de cours. Ce passé n’interdit sûrement pas à Kobélé d’avoir des opinions sur l’histoire de notre pays. Mais quand il s’auto-proclame chercheur, il fait de l’imposture pour impressionner. Sa signature est une tricherie qui cherche à faire passer pour des études académiques ce qui n’est que de l’hagiographie, de la propagande, de la provocation politicienne et l’apologie de crimes d’état.

Le nombre de victimes et le mythe de la résistance populaire

Kobélé avance les chiffres de 365 à 500 victimes de l’attaque du 22 Novembre 1970. Il ne précise pas si elles sont civiles ou militaires. Pour les victimes militaires, il ne fait pas de distinction entre Guinéens et combattants du PAIGC. Il mentionne des gardes égorgés au camp Boiro. Il dit aussi que le camp Boiro fut libéré par des professeurs et étudiants de l’Institut Polytechnique de Conakry.

Ces affirmations sont gratuites et mensongères. Des témoins encore vivants disputent la présentation de la « résistance » des étudiants de l’Institut Polytechnique. Ils indiquent que des étudiants furent mobilisés à Poly et on leur donna des pistolets. Mais, arrivés au camp Boiro il n’y avait aucun commandement pour les guider. Ils se contentèrent d’observer – fascinés selon les termes d’un des témoins - le mouvement des chaloupes pour embarquer leur matériel dans les bateaux en rade sur mer. Il n’y eut aucun effort de la part des étudiants pour libérer les gardes neutralisés et regroupés au milieu du camp. Leurs témoignages font cas de 8 gardes tués au Camp Boiro durant les affrontements nocturnes.

D’autres témoins qui habitaient aux abords du camp Boiro cherchèrent à s’en éloigner le matin du fait des tirs nocturnes. En route, ils furent rejoints par plusieurs gardes du camp qui avaient été démobilisés par les attaquants.

Contrairement à ce que Kobélé avance, il n’est nulle part documenté que les assaillants s’attaquèrent à des civils. Plusieurs sources indiquent que la plupart des victimes militaires ou civiles furent tuées par la milice populaire. À l’époque, on raconta qu’à Madina, un groupe de miliciens avait pris refuge derrière des militaires. Il était de notoriété publique que les standards de formation de la milice étaient encore plus bas que ceux de l’armée régulière qui souffraient déjà de beaucoup d’insuffisance, due à la méfiance de Sékou Touré. À part quelques leaders qui furent envoyés à Cuba, la milice n’avait pas de formation. Elle n’avait aucune expérience de combat. Les miliciens talonnèrent les militaires lors du déploiement à Madina. Le chef de la milice prit de panique donna l’ordre de tirer à volonté. Les militaires qui se trouvaient devant furent fauchés par les balles des miliciens. Le nombre de morts fut estimé à 40 en plus de 8 militaires qui furent tués au Camp Boiro.


Sur le comportement des attaquants, un fait établi ruine les affirmations de Kobélé sur des tueries sauvages auxquelles les attaquants se seraient livrés. Ce fut l’arrestation par les attaquants de Lansana Diané (Note 2**). Lansana Diané, qui était membre du Bureau Politique du PDG et ministre de la défense prétendit n’être qu’un chauffeur et fut mis à l’écart des militaires qui étaient regroupés au milieu du camp. Mais l’ancien ambassadeur de la Guinée à l’ONU, Ashkar Marof (Note 3***) qui était parmi les détenus politique qui venaient d’être libérés le reconnut. C’est alors qu’il fut alors enfermé. Lansana Diané était connu pour son zèle et sa cruauté (Note 4****). Mais en dépit de ce passé, de son rang dans le parti et le gouvernement ainsi que de ses relations avec Sékou Touré dont il se disait le cousin, il ne subit aucun mauvais traitement. Il sera libéré après la fin de l’attaque et mourra après la chute du PDG. Typique des purges et des règlements de compte du PDG, il sera soupçonné de complicité et ne devra son salut qu’au fait d’appartenir au sérail de la « famille régnante » (sic).

Sékou Touré refuse une enquête indépendante sur l’attaque du 22 Novembre 1970

Jusqu’au 8 Décembre 1970, Sékou avait crié sur toutes les ondes que l’attaque était une tentative de reconquête coloniale de la Guinée dirigée par la France et le Portugal. Selon André Lewin, quand la BBC mentionna la présence de Guinéens opposés à Sékou Touré parmi les attaquants, la radio guinéenne s’insurgea avec violence. Le conseil de sécurité de l’ONU voulut dépêcher une mission d’évaluation afin d’imposer une compensation au Portugal. Sékou Touré s’opposa vigoureusement à la mission. Avec une pirouette typique de l’homme à la recherche du sensationnel au lieu de la vérité, Sékou demanda comme compensation l’indépendance immédiate des colonies portugaises d’Afrique. Cela permit Sékou Touré d’entretenir le flou sur l’ampleur des dégâts matériels et humains mais aussi de denier une assistance au pays. Ce comportement de la part d’un président soulève des questions d’importance. Le manque total de compassion envers les familles des victimes et les populations guinéennes en général est bien dans le cadre de la politique de domestication des citoyens par la misère que Sékou Touré pratiquait pour prévenir toute forme de résistance interne. Connaissant l’exhibitionnisme de Sékou Touré, le refus de la mission d’évaluation de l’ONU s’explique par d’autres raisons qu’une fierté ou un nationalisme africain que ces adeptes lui prêtent. Il faut se rappeler que quelques jours avant, le même Sékou Touré lançait des supplications publiques et répétées pour une intervention militaire de l’ONU. Il avait rabroué la première mission de l’ONU en public, déclarant qu’il ne voulait pas des enquêteurs mais des militaires. En réalité, le refus de la mission d’enquêtes était dû à la peur que les enquêteurs de l’ONU ne découvrent les faits réels autour de l’attaque : des données sur sa complicité avec les troupes portugaises, les vrais auteurs et l’ampleur des dégâts, la faiblesse voire l’inexistence des prétendues complicités intérieures, le manque de mobilisation des Guinéens pour contrer l’attaque, l’état piteux de l’armée et de la milice. Dès après le vote du Conseil de sécurité condamnant le Portugal (le 8 Décembre 1970) et avec l’annulation de la mission d’enquêtes sur les dommages, Sékou Touré changea le ton. Il lança la campagne de répression interne avec le slogan de la cinquième colonne.

Chefs d’accusations - « anti-Guinéens », mercenaires et cinquième colonne - la logomachie de vendetta

Les chefs d’accusations « d’anti-Guinéens », « d’agents de la cinquième colonne » ou de « mercenaires » accompagnés de traitres, d’apatrides, de collaborateurs qui furent appliqués aux victimes de la répression ne sont que des slogans diffamatoires faits pour humilier. Ils ne correspondent ni à des faits, ni à des délits ou crimes définis par les lois en vigueur. Ils étaient destinés à conditionner l’opinion sur travesti de justice populaire de circonstance et aux purges sauvages des années 1970-71.

Anti-Guinéen

Être Guinéen est un statut juridique qui procède des dispositifs prévus par la loi. Ce statut ne peut avoir un antinomique. On peut y renoncer sans conséquences adverses. De quelques façons qu’on l’analyse, l’idée d’anti-Guinéen est un concept creux. Il ne peut se prêter à une analyse rationnelle. Il ne peut être un délit qui soutiendrait une Cour de justice digne de ce nom. Le slogan est une manipulation abusive qui consiste à exclure du corps social et à diaboliser des citoyens aux fins de justifier leur extermination – avec la justice de foule.

Cinquième colonne

Des témoignages divers (dont celui de Nadine Barry) expliquent comment le concept de cinquième colonne fut introduit dans le dispositif répressif du PDG. Quand Émile Cissé (Note 5*****) servit à Kankan, il se lia d’amitié avec Dr. Kozel, un médecin dentiste et coopérant tchèque. Ce dernier lui parla du concept de la cinquième colonne dans l’Espagne fasciste, en France, en Allemagne et en Belgique pendant la deuxième guerre mondiale. Émile Cissé comprit que le slogan serait utile pour justifier l’arrestation de qui on veut et en fit part de l’idée à Sékou Touré. Sékou rencontra Dr. Kozel pour plus d’amples détails et en fit son conseiller (Note 6******).

Le concept de cinquième colonne prouvera être d’une efficacité extraordinaire dans les purges. Sans justification aucune, il affirma l’existence de réseaux internes de complicités lors de l’attaque. Encore de nos jours des Guinéens en sont convaincus. A l’instar des accusations d’anti-Guinéen et de mercenaire, le concept de cinquième colonne permit de faire l’économie de l’obligation de preuves. Avec une mauvaise foi qui donne le tournis, Kobélé abonde dans le même sens avec des « preuves » maigres : «… parmi les éléments pendus à Conakry, certains figuraient sur le film réalisé par Carl Michaël le matin du 22 Novembre 1970 au bas de la résidence de l’Ambassade de la Tanzanie surplombant la zone et où il s’était réfugié avec Miriam Makéba ; les intéressés communiquaient par talkie-walkie avec les 6 bateaux stationnant dans les eaux de Conakry… Le film avait été donné au feu Président Ahmed Sékou Touré. Une copie se trouvait encore dans le bureau de feu Président Ahmed Sékou Touré dont les archives étaient très bien classées ". Bien entendu aucune trace de ce film ne fut exhibée pendant les campagnes contre les victimes. Comme par hasard, toutes « les pièces-à-conviction » des complots du PDG sont des ragots dont l’historiographe Kobélé s’est fait l’agent. Et, fait qui peut paraitre anodin mais essentiel dans les montages du PDG, le fait incriminant dans le supposé film selon Kobélé, c’est le fait de communiquer par talkie-walkie. Sans preuve aucune, Kobélé affirme que c’était avec « les 6 bateaux stationnant dans les eaux de Conakry ».

Mercenaire

Une compilation de définitions juridiques et de l’étymologie du terme s’accorde sur le fait que "le mercenaire est un soldat qui agit pour le compte d'un gouvernement étranger, moyennant un avantage matériel. Le mercenaire est étranger aux parties en conflit. En outre il doit prendre une part directe aux hostilités". Ainsi, par définition on ne peut être mercenaire dans son pays. La vendetta du PDG vida le mot mercenaire de son sens pour en faire un moyen de deshumanisation des Guinéens qui prirent part à l’attaque. Dans la frénésie des purges, furent aussi considérés comme mercenaires les supposés complices internes. Que Kobélé véhicule cette accusation peut s’entendre. Mais que des « journalistes » et des « faiseurs d’opinion » versent dans la dangereuse confusion est symptomatique d’une histoire tronquée.

Le label de mercenaire avait pour but de ravaler en une aberration le courage de Guinéens patriotes qui risquèrent leur vie pour débarrasser leur pays d’un despotisme sanguinaire. L’accusation cherche à réduire leur engagement en une entreprise bassement monétaire. La campagne est dans la nature totalitaire du PDG qui dénie aux citoyens guinéens les vertus de se soulever pour gagner leur liberté. Et d’humilier des adversaires politiques qui sont réduits à des bêtes de somme ou des sous-humains, avides et cupides sur lesquels toutes les infamies sont permises.

Ourouro Bah


(À suivre : Les mécanismes des aveux et de la justice populaire)

(Note 1*) En tant qu’étudiant, Kobélé était connu comme espion à la solde du régime. Il fit partie du groupe qui divisa le mouvement des étudiants lors de la grève de 1961 quand le gouvernement guinéen voulut dissoudre l’Association des étudiants guinéens en France (AEGF) et les enrôler dans des sections de la JRDA. (Dr. Abdourahmane Bah – in Mon Combat pour la Guinée).

(Note 2**) Lansana Diané est vétérinaire de formation. Sékou Touré lui conféra le titre de Général d’armée et le dépêcha au Congo dans le cadre d’une mission d’observation de l’ONU dans les années 60. Lansana Diané brilla par son incapacité et fut rabroué par les officiers guinéens qui demandèrent son rapatriement avant terme en Guinée.

(Note 3***) Ashkar Marof est né en 1930 à Coyah. Il fit des études à l'École Breguet à Paris et devint directeur adjoint des Ballets Africains en 1954 puis directeur en 1957. Il fut le représentant permanent de la Guinée auprès des Nations Unies, de 1964 à 1968. Rappelé à Conakry en 1968, il fut arrêté et emprisonné au camp Boiro. Il fut brièvement libéré lors du débarquement de 1970. Mais il sera fusillé en Janvier 1971. Son fils David lui a dédié un film émouvant : ALLAH TANTOU - (Remerciements à Allah).

(Note 4****) Voici ce que dit Kaba 41 de Lansana Diané : « [en] 1959, à la fin Novembre et au début Décembre, ce même Diané Lansana ordonna de ramasser tous les aveugles de Kankan, et Dieu sait s’ils étaient nombreux. Dans leurs camions, les militaires les raflèrent dans toute la ville, en particulier devant la poste, les pharmacies, les marchés et devant la concession du feu Cheik Fanta Mady Kaba. Les camions bourrés s’ébranlèrent vers Baté-Nafadyi, à la sortie de Kankan vers Siguiri. Là, les aveugles, femmes, enfants, vieillards, furent proprement abattus. La raison divine de ce crime ? C’est que la toute puissante Excellence Kwamé N’Krumah devait séjourner à Kankan pour 2 semaines. Ses yeux divins (quelle divinité !) ne devaient pas tomber sur ces loques humaines qui faisaient honte à la Guinée ». Lors de la grève des étudiants de 1961 alors qu’il était commandant à Labé Kankan. Il avait fait appel à l’armée du camp Elhadj Oumar pour réprimer la grève et les manifestations qui avaient suivi l’arrestation des leaders syndicaux.

(Note 5*****) Émile Cissé était un métis et un protégé de Sékou Touré. Ce dernier lui donna carte blanche pour régner sur les populations de Kankan et de Labé. Il fut le principal du collège de Labé entre 1966-1971 avec des pouvoirs illimités. Personnage extravagant et sans scrupules, il usa de ses pouvoirs pour détourner plusieurs collégiennes et en abuser sexuellement ; il engendra un nombre considérable d’enfants illégitimes. Il épousera une de ces filles. Il l’empêcha d’aller au lycée après le brevet. Il lui créa une classe au collège où elle était la seule élève pour pouvoir la contrôler, en violation des règles de l’éducation publique. Les populations de Labé excédées par ses abus se plaignirent à Sékou Touré lors d’une conférence de « bouche ouverte » en 1967. Sékou défendit son poulain. Il insulta publiquement son ancien bienfaiteur Samba Cissoko, un des premiers militants du RDA à Labé, dont Émile Cissé avait licencié la fille de l’école parce qu’elle avait refusé ses avances. Le public outragé hua Sékou Touré. Quant à Samba Cissoko, il ne survivra pas au fait d’avoir été traité de menteur en public. Il mourra quelques jours après la conférence. Émile Cissé joua un rôle central dans la fabrication du « complot » qui emporta les Kaman Diaby, Fodéba et Diawadou en 1969. Il monta l’affaire pour se venger de certains de ses « amis » qui narguaient ses prétentions intellectuelles. Sékou Touré de son côté en profita pour se défaire de fidèles compagnons et d’adversaires qui s’étaient ralliés à lui et pour infiltrer les casernes militaires. Émile Cissé sera nommé gouverneur de Kindia où il supervisa les tortures au camp Kémé Bouréma. Il mourra comme il avait sévi, de « diète noire », au camp Boiro.

(Note 6******) Les rôles d’Émile Cissé, de Dr. Kozel et d’autres personnalités de l’époque dans la préparation des aveux des purges seront abordés dans la prochaine livraison.




 
Que cela soit écrit : Ça suffit ! (Par Abou Maco)

2017/1/16

Aujourd'hui en Guinée Absolument, il n’y a pas à en douter et ceux qui le voudraient seront très vite ramenés à la raison, 2017 sera une année particulièrement prolixe en joutes oratoires et en débats contradictoires. Naturellement l’élection locale prochaine et l’éventualité d’une révision constitutionnelle font déjà des gorges chaudes et donneront du grain à moudre à tous les polémistes en tous genres, mais tout indique que les débats sur les réformes politiques en feront davantage, voire plus !

Faut-il s’en réjouir ou tout au contraire déplorer d’avance le fait ? Les avis sont partagés, même si au regard de l’importance de la question, on ne devrait pas en être à une telle interrogation, tant celle-ci est un acte particulier qui ne saurait souffrir de comparaison.

Nombreux sont les analystes qui craignent, et à juste raison, que certains acteurs de la scène sociopolitique ne laissent la proie pour l’ombre en s’épuisant dans des débats de salons, de presse et d’internautes et de prendre ainsi des vessies pour des lanternes tout cela au détriment de l’action militante et du travail de mobilisation des populations et des électeurs pour faire aboutir leurs aspirations. Ils se retrouveront ainsi nombreux à devoir danser « tout l’hiver » après avoir « chanté tout l’été ».

Ça promet donc et ça volera dans tous les sens, même si de nombreux signes avant-coureurs annoncent qu’on se retrouvera en face de deux camps qui ne se feront pas de cadeaux ; ni dans leurs objectifs, ni dans les moyens pour les atteindre. De là à vouloir que tous les moyens soient bons, il y a un pas que d’aucuns franchiront allègement. Il y a donc des soucis à se faire pour les adeptes d’un certain puritanisme qui voudrait que les prescripteurs invitent à faire comme eux et non à faire seulement comme ils disent.

Pour notre part, nous sommes largement majeurs et vaccinés et savons au contact de la rigueur des faits que s’il y a des confessions à exiger, ce devrait être en tout premier lieu à ceux qui professent les plus les vertus et la morale.

Si des gens doivent montrer pattes blanches et faire la preuve de leur légitimité ce sont bien ceux-là mêmes qui réclament le plus de traduire et d’exprimer la volonté du peuple à sa place. Il y a plus d’une raison à cela car, grattez un peu leurs carapaces ou soulevez un peu un coin de leurs manteaux et vous serez ahuri des extravagances de leurs petites vies. C’est à croire qu’on ne peut parler le mieux des vertus que lorsqu’on ne les a pas.

Ce qui est certain, c’est que le débat est déjà lancé et il est fort curieux de constater que ceux qui y excellent actuellement ce ne sont pas comme on devrait s’y attendre les hommes politiques ou les acteurs de la société civile même si quelques doctorants en profitent pour réviser leurs cours, mais les hommes des médias. Et ils y vont d’ailleurs sans nuance aucune. Quand on sait que le journalisme mène à tout, on n’est que peu surpris des libertés que certains y prennent pour s’arroger le droit de parler au nom du peuple qu’ils «aiment» par-dessus tout et pour lequel ils seraient prêts à tous les sacrifices.

Et pourtant entre leurs pratiques et leurs déclarations c’est le jour et la nuit, à telle enseigne qu’on se demande légitimement s’ils ne profitent pas plus du pouvoir en place que ceux qu’ils indexent comme des courtisans zélés dont le quotidien se limite à échafauder toutes sortes de plans pour préserver leurs privilèges indus. C’est comme si n’ayant pas d’arguments politiques, juridiques ou tout simplement moraux ils se laissaient aller à l’injure facile pour tenter de masquer leur propre indigence intellectuelle, leurs compromissions et collusions diverses et leurs «petites» indélicatesses. N’est-il pas symptomatique que c’est dans ces milieux que prospère le plus l’argument du peuple analphabète, ignorant, pauvre et bétail électoral taillable et corvéable à volonté qui ne serait pas qualifié pour décider par les urnes ! On devrait donc comprendre en toute bonne conséquence que, eux, représentant de l’élite éclairée, probe et exemplaire aient pour mission de parler et d’agir en ses lieux et place. Le peuple constituant originel ne serait donc que de la rhétorique politicienne. De même, le principe du peuple source de toute légitimité et celui de détenteur de la souveraineté ne seraient que du «pipo».

Il faut le dire, quand, après des circonlocutions et des tournures ampoulées, des donneurs de leçons et porte-parole autoproclamés du peuple, en arrivent à de telles prétentions, on peut raisonnablement se demander à quoi tout cela rime. Comment se fait-il que pendant que la classe politique parle de réformes politiques, que des journalistes «résument» tout à la révision de la constitution. Bien pire à les lire et écouter, cette éventuelle révision ne viserait qu’à permettre au seul Alpha Condé de se perpétuer au pouvoir. Le simplisme de la logique va en droite ligne du simplisme des arguments bâtis sur des procès d’intentions, des injures gratuites et des contre-vérités.

Tout naturellement pour se donner bonne conscience, ce beau monde prend le peuple à témoin en multipliant à l’envie les exemples de «héros» d’autres pays qui n’ont pas «tripatouillé» leurs constitutions et cultivent la peur en évoquant de graves troubles et une véritable fracture sociale si on veut toucher à la constitution.

Pour enfoncer le clou, ils se muent en conseillers spéciaux gratuits (quoiqu’ils se disent apolitiques) d’Alpha Condé en lui enjoignant de ne point permettre une révision constitutionnelle. Tout cela est d’un ridicule qui amuse la galerie à nos dépens. D’autant plus qu’il suffit d’être favorable à la révision de la constitution, pour se voir traiter de courtisan sans foi ni loi qui ne penserait qu’à ses intérêts par des hypocrites et des personnages de peu de foi. C’est contre toutes ces incohérences, ce terrorisme intellectuel, cet appel à l’immobilisme, cette culture de la peur et du mimétisme qu’il faut s’élever en criant, ça suffit. Les Guinéens doivent pouvoir inventer leur avenir sans devoir mimer certains. D’autant plus que ces exemples sont loin de faire l’unanimité.

Il ne s’agit pas d’inventer la roue certes, mais il ne s’agit pas non plus de céder à de prétendues modes et modèles, surtout lorsque la sincérité et l’honnêteté des prescripteurs prêtent à caution. Et puis ce peuple-là a tout de même une histoire. N’est-ce pas lui qui a obligé la France à lui concéder l’Indépendance ? Veut-on prétendre qu’il était moins analphabète et ingénu à l’époque et moins pauvre que maintenant ? Pour paraphraser quelque peu quelqu’un, on peut se permettre de poser des questions sur les motivations et la sincérité de certains qui s’opposent à toute révision, la qualité de leur loyauté envers des populations auxquelles ils refusent le droit de se prononcer sur leur propre loi fondamentale, au prétexte qu’elles seraient analphabètes, pauvres et d’une ignorance crasse, ce qui ferait d’elles du bétail électoral pour le pouvoir.

Pour notre part s’il y avait à choisir, nous préférerions mille fois nous laisser traiter de tous les noms d’oiseaux que d’injurier un peuple et surtout prétendre mieux que lui exprimer ses propres volontés. Toutefois il ne sera pas dit d’autres se laisseront insulter éternellement et impunément, étant entendu que personne ne détient le monopole de l’injure. Surtout que dire du chien qu’il aboie n’est pas une injure. Bien au contraire, c’est dire la vérité, rien que la vérité.

Que cette année 2017 apporte un peu plus d’humilité à tous et que cela soit écrit et mémorisé.

Abou Maco,
Journaliste

 
Esclavage au Fouta : La réponse musclée et déroutante du journaliste Amadou Diouldé Diallo à Mansour Kaba

2017/1/14

Aujourd'hui en Guinée À dire vrai, je m'étais imposé une obligation de réserve durant cette CAN. Mais, les contre-vérités, non, plutôt, les âneries à foison et â répétition de ce manchot intellectuel de Mansour Kaba me font reconsidérer ma position pour rétablir à mes yeux la vérité sur des faits historiques incontestables.

Je commencerai par le point concernant l'esclavage au Fouta pour dire qu'il est bien postérieur à celui qui a eu cours au Manding, codifié dans la charte de Kourou Kanfuga. "Le Manden Kalikan", la constitution, en un mot, en son article 20 qui stipule que"l'esclave appartient au maître et non son sac et qu'il a droit à un jour de repos".
La charte, adoptée dans le village de Kangaba au Mali en 1236, donc une année seulement après la bataille de Kirina, comportait 44 articles et a servi de base de répartition des rôles des différentes familles présentes.A noter que les Kaba n'y étaient pas et seront bien plus tard alignés sur les "Morikanda lolu", c'est- à - dire les cinq familles maraboutiques.

Les premiers Peuls, mais païens, sont arrivés au Fouta en 1490. Les "Poulis" qui fondèrent le royaume Denianké par le père et le fils Koly Diadié et Koly Tenguela. Ce n'est qu'au début du 17e siècle que la deuxième vague peule musulmane débarque au Fouta. Celle-ci prend définitivement possession du plateau du Fouta par la guerre sainte ou djihad. Alors,on en vient à la conclusion que les Malinkés ont pratiqué l'esclavage des siècles avant les Peuls.

Faut-il souligner aussi que la première vague d'esclaves était constituée de Diallonkés et "mécréants" soumis de force à la religion. Les "Tunnabhés", comme on les appelle. Mais la seconde vague comprenait bien les victimes des razzias de l'Almamy Samory Touré en Haute Guinée et vendues comme esclaves aux chefs Peuls contre du bétail pour nourrir son armée. L'humanisme de ces chefs Peuls a même fait épargner la vie aux invendus que Samory exécutait sous prétexte que c'était des bouches inutiles à nourrir.

NB: je suis heureux d'écrire ces lignes en étant à 363 kilomètres de N'diole dans l'Ogoué ici Gabon où Samory mourut en déportation le 2 juin 1900. Je vais m'y rendre dans les jours à venir.
Aujourd'hui, l'esclavage n'existe plus au Fouta. N'est esclave que l'inculte et l'oisif. Ce malgré, l'obstination démentielle de Mansour Kaba qui en a fait un cheval de bataille dans sa haine contre les Peuls alors que chez lui en Haute Guinée, il ne représente absolument rien.

ET pour le lui prouver, ses parents ont préféré Alpha Condé qu'il dénonce comme étant celui qui n'aimait les Malinkés en France et qui avait pour amis les Soussous et les Peuls. Ses parents, dis-je, ont préféré celui qui ne sait pas parler correctement le Malinké et qui n'a pas de village prouvé à lui. Mansour Kaba poussant son rejet jusqu'à donner en mariage à Alpha Condé Diené Kaba sa tante ou cousine. Je ne sais pas la nature de leurs relations tant les Kaba sont en clans: "Kadra"et "Kandra"de Karfamoriya à Soumankoi en passant par Kabada, Djinkono et Timbo .

Je pense aussi que Mansour Kaba doit être de ces Kaba descendants de celui qui fut trahi par sa femme préférée. Celle-ci se serait infiltrée dans le vestibule de son mari alors que ce dernier avait demandé de l'épargner de ses obligations de mari parcequ' il devait être en retraite cette nuit pour recevoir un grand pouvoir des mains des djinns.

Il se dit dans la Savane que la plupart de cette descendance meurt célibataire et que c'est ce grand pouvoir qu'aurait reçu Samory annoncé en rêve sous forme d'un gros serpent autour des reins de son père Lanfia Touré. S'agissant de la présence de Alpha Kabinet Kaba, faux et archI faux. Mansour. Le Fouta n'a eu l'aide de personne pour créer son Royaume Théocratique. Ce sont d'abord trois marabouts, Alpha Amadou Kolladhé, l'initiateur, représentant le "Horé Nano":

Kolladhé, Koîn et Timbi, Thierno Mamadou Cellou dit Karamoko Alpha Mo Labé et Alpha Ibrahimà Sambegou dit Karamoko Alpha Mo Timbo, représentant le "Haccoundé Maadie": Timbo, Fodé Hadji, Bhouria, Fougoumba et Kebaly qui se réunirent à Kankalabé avant que la constitution ne soit adoptée et promulguée, élargissant les " Diwés" à neuf. Faisant de Timbo la capitale, Bhouria, le siège de l'Assemblée, Fougoumba, siège de la Cour Suprême, Bodié;siège de la Haute Cour de Justice et Kankalabé le lieu de grâce absolue.

A ces trois marabouts cités plus haut, il faut ajouter Thierno Mamadou Samba Bhouria, Thierno Sadio Fougoumba, Thierno Moussa Kebaly, Thierno Saliou Balla mo Koîn, Thierbo Souleymane Timbi et Fodé Issaga, un Malinké de Fodé Hadji entre Timbo et Dabola. Le Fouta Djallon n'avait rien à envier à personne sur le plan de la culture islamique .

Il est demeuré un foyer incandescent de l'islam avec 171 walious, ckeiks, chérifs et autres érudits parmi lesquels, on peut citer les cousins, arrières petits fils, de Karamoko Alpha Mo Labé, Thierno Mamadou Samba Mombéya, Thierno Sadou mo Dalein, Thierno Boubacar Poti, Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan et son maître Thierno Doura Sombili ou encore Thierno Billo Bouroudji, Thierno Maviatou Mâci, thierno Sanoussy Gongoré, Thierno Siré Bouroukadié, Thierno Ibrahimà Compaya, Thierno Ibrahima Mbemba, Thierno Rassidou Foroya etc .

Mansour Kaba est un amnésique. Le mieux pour toi serait de ravaler ta langue au lieu de sortir des monstruosités. Je t'apprends que Sory Birama Condé qui a incendié la mosquée de Timbo fut vaincu en compagnie de sa soeur Fanta en 1789 lors de la sanglante bataille de Siragouré, près de Bantignel par Keoulen, un des fils du deuxième Almamy du Fouta, Ibrahima Sory Mawdho et Thierno Mamadou Dian, le courageux arrière grand père de Alpha Yaya et fils de Karamoko Alpha Mo Labé. il mourut à Timbo des suites de ses blessures. Il y repose.

S'agissant des Houbbous, la secte vit le jour à compaya dans le Labé avec Thierno Diouhé et gagna le Timbi avec Thierno Iliassa. A la mort de Thierno Diouhé, son fils lui succéda et alla s'installer à Laminaya du côté de Dabola et Faranah, donc aux portes pour ne pas dire sur les terres de l'Almamy Samory Touré. C'est pourquoi, c'est une coalition qui vint à bout de Abbal et de ses hommes dans la forêt de Fitaba à Boketo, à Marela en 1871.

Cellou Dalein Diallo y perdit son arrière grand père direct, Thierno Saliou Dioulnowo et un de ses frères, tous deux fils du Waliou Thierno Sadou mo Dalein. Il faut noter que Alpha Yaya Diallo, né en 1850 à Foulamory dans Gaoual et l'Almamy Bocar Biro sont contemporains. Samory est de 1830, soit 30 ans d'écart.

C'est vrai que l'islam et la résistance à la pénétration coloniale avaient rapproché les deux hommes mais au point de voir Bocar Biro dépendre en tout de Samory qui était pris en tenailles par les Français au point de se réfugier dans la sylve où il fut d'ailleurs arrêté le 28 septembre 1898 à Guélémou précisément. Or la bataille de Porédaka à eut lieu le samedi 14 novembre 1896.

C'est plutôt l'entêtement de Bocar Biro à ne pas écouter même son fils et général de ses armées, Mody Sory, qui trouva la mort dans la plaine de Bombey,sur place (il y repose) qui précipita la défaite.sans compter que Bocar Biro, qui avait pris le pouvoir de force suite au décès de son père Almamy Oumar de retour de la bataille victorieuse de Tourban Kansala dans le N'gabou contre Diankewali Sané, (Almamy oumar repose à Dombiadji, Gaoual), avait violé la constitution en mettant fin à l'alternance Alphaya - Soriya, se mettant ainsi à dos tous ses frères et tout le Fouta.

Pourtant les premiers signaux de la contestation lui avait été adressés lorsque, pourchassé, il parvint à s'exiler dans le Monoma et le Kebou, Telimelé, qui constituèrent une armée sous la direction du Heleyanké Thierno Amadou Kidiré qui le ramena triomphalement après la meurtrière bataille de Petel Djiga dans Mamou.
Enfin, Mansour Kaba, si Cellou Dalein Diallo n'a pas été élu président,c'est parce qu' il a été organisé en 2010 et 2015 la plus grande mascarade électorale du monde sur fond de planification d'un génocide peul.

Souviens toi de la chasse aux Peuls dont certains, brûlés vifs, expropriés à Siguiri, Kankan et Kouroussa à Banankoro, l'affaire de l'eau empoisonnée, les exactions au Fouta avec le commandant de Issa Camara et ses hommes et quoi encore. Les morts, les blessés, les prisonniers, les pillages, les vols, et viols dans les quartiers Peuls, les injures et les humiliations des forces de l'ordre essentiellement Malinkés tout comme l'administration publique jusque dans les ambassades à l'étranger.

Tout est Malinké parceque pour vous c'est "ANGBANSALE " au nom d'une prétendue supériorité je ne sais de quelle essence . Vous oppressez les autres composantes de la communauté nationale particulièrement les Peuls que vous méprisez simplement.

Vous les enviez pour leur ardeur au travail, leur intelligence et leur culture en vous réfugiant derrière une fameuse unité nationale qui est un slogan. En vérité, vous ne pouvez pas vivre en dehors de l'Etat parceque vous n'apportez rien à l'économie nationale .

Mansour Kaba, saches que l'histoire ne fera pas de grimaces. Elle se répétera douloureusement, dramatiquement peut être mais elle se répétera infailliblement .

Tout comme tu peux être sûr et certain que le jour où le soleil va selever sur la Guinée avec Cellou Dalein Diallo, le président est arrivé.Tu en mourras je le sais si d'ici là tu ne seras pas un fossile de l'histoire .

Encore une fois, le Fouta Djallon n'a pas eu besoin du Manding pour exister et n'en aura jamais besoin. Que cela soit dit et écrit partout.


Amadou Diouldé Diallo,
Journaliste et historien

 
Alsace : Un homme condamné à quatre ans de prison pour avoir transmis le sida à sa compagne

2017/1/11

Aujourd'hui en Guinée Un Sud-Africain a été condamné, lundi 9 janvier, à quatre années de prison ferme, par le tribunal correctionnel de Mulhouse, pour avoir transmis à sa compagne le virus du VIH. "Il n'a rien expliqué", lors de l'audience, "ni n'a jamais cherché à prendre contact avec elle", selon l'avocate de cette femme.

Le jeune femme, originaire d'Alsace, avait rencontré cet homme en Allemagne, et était déjà mère d'un de ses enfants lorsqu'elle s'est rendue compte qu'elle avait été contaminée. A nouveau enceinte, en 2007, elle a été contactée par une autre femme qui lui a révélé avoir été contaminée au cours d'une relation avec son compagnon, dont elle attend un enfant. Un dépistage lui a alors appris qu'elle a elle aussi le sida.

Arrêté en décembre 2015 en Estonie

Peu après son accouchement, et alors que le père de l'enfant s'était volatilisé depuis plusieurs mois, la jeune Alsacienne a porté plainte. Son ex-compagnon a été condamné par contumace à quatre ans de prison en 2014. Finalement arrêté en décembre 2015 en Estonie, où il vivait avec son épouse, l'homme a été transféré en France en septembre 2016.

En décembre 2016, un homme avait été condamné en son absence à douze ans de réclusion criminelle par la cour d'assises du Gard, pour avoir transmis le virus du sida à sa compagne.


MSN

 
Palm Hôtel : Siaka Barry reçoit le trophée du meilleur ministre de l'année

2017/1/11

Aujourd'hui en Guinée En direct de l'Hôtel Palm Camayenne :L'Institut Guinéen de Sondage (IGSO) et Retrospective People viennent à leur tour de remettre les trophées des meilleures personnalités 2016 en Guinée. Voici la réaction du jeune ministre Siaka Barry :

Merci pour ce prix de "ministre de l'année" décerné à ma modeste personne, prix que j'ai dédié à la jeunesse guinéenne, tout en saluant le leadership du Pr Alpha Condé.

Félicitations aux autres bénéficiaires, meilleurs artistes, sportifs, journalistes, hommes politiques, entreprises...de l'année 2016 : Azaya, Soul Bangs, Kandia Kora, Cheka, Naby Deco Keita, Aya Diawara etc...

Mes encouragements à ma vaillante équipe du ministère pour les bons résultats atteints cette année...à méditer cette citation pour 2017 : "un laurier n'est pas un oreiller " !!! Le combat continue !!!



Siaka Barry
Ministre de la culture, des sports et du patrimoine historique

 
 Ajouter un commentaire
Les élèves du Collège2 et Lycée Bonfi étaient dans les rues ce matin

2017/1/9

Aujourd'hui en Guinée Conakry- Très tôt dans la matinée du lundi, 09 janvier 2017, les élèves du Lycée et Collège 2 Bonfi dans la commune de Matam, ont barricadé les deux côtés de l’Autoroute Fidel Castro Ruz, pour manifester leur colère, a suivi l’AGP.De sources concordantes, «ces élèves manifestent contre le manque criard d’enseignants contractuels chargés des cours, actuellement en grève».

Pour certains élèves, ils sont contre les résultats du concours qui fait état d’engagement à la fonction publique de nouveaux enseignants, marginalisant les anciens qui donnaient effectivement des cours dans les écoles.

«Nous revendiquons la régularisation immédiate de la situation de nos professeurs afin de permettre la reprise normale des cours dans les écoles», ont-ils martelé.

A rappeler, qu’environs trois mille enseignants contractuels ont fait ce concours de recrutement, il n’y a eu que 34 admis, selon les résultats publiés par le Ministère de la Fonction Publique, de la Reforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration (MFP-REMA).


AGP

 
Que cela soit écrit : Bonjour 2017 (Par Abou Maco)

2017/1/9

Aujourd'hui en Guinée Un adage dit qu’à chaque jour suffit sa peine. De même, à chaque année suffit ses problèmes. L’an 2016, a vécu. Ceux qui y ont survécu entrent de plain-pied dans une ère nouvelle. Une nouvelle année, toute neuve, ça impose une certaine remise en cause pour un nouveau départ. Pour cela, il convient de regarder en nous quelles tares ont survécu.

Nombre des problèmes qui nous minent viennent des paroles, des mots qui, souvent, vont plus loin que notre pensée. Ce qui nous amène à poser le diagnostic suivant : les maux sont causés par les mots. Et, vu que les mots sont constitués de lettres, intéressons-nous à cette curieuse famille baptisée alphabet qui nous fait dire et écrire tout et n’importe quoi.

Dans cet abécédaire, chaque élément est aussi responsable. Car autant le A peut être arrogant, le B est bordélique, le C calomniateur, le D désastreux, le E source d’erreurs, le F plein de foutaises, le G grognon et guerrier, le H haineux, le I favorable à l’impunité, le J habitué aux jérémiades, le K kafkaïen, le L synonyme de Lucifer, le M menteur, le N profondément négatif, le O oppressif, le P porteur de pagaille, Q seulement préoccupé du qu’en-dira-t-on, le R renégat, le S servile, le T généralement traître, le U usurpateur, le V constamment vaniteux, le W rempli des odeurs de w.-c., le X xénophobe, le Y les yeux du mal et le… stop! Car le Z a horreur de la zizanie et trop c’est trop.

Pour faire bonne mesure, le Zorro de l’alphabet préconise un zeste de bonne humeur, un appel à la réconciliation pour redorer l’image de toute la famille. Car, dit-il, si les pessimistes ne voient dans le soleil qu’une chose qui sert à produire de l’ombre, il convient de reconnaître le rayonnement de l’astre du jour à sa juste valeur. De ce fait, il est possible de considérer que le A aimable, le B bon, le C courageux, le D dévoué, le E énergique, le F fantastique, le G génial, le H harmonieux, le I idéaliste, le J jouissif, le K opposé aux kafcidents, le L louable, le M magnifique, le N nécessaire, le O original, le P pacifique, le Q bourré de qualités, le R réconciliateur, le S salvateur, le T travailleur, le U universellement utile, le V garant de la vérité, le W doublement valeureux, le X et Y fiers d’être les inconnues des mathématiques, et… et puis Zut!Si vous n’avez pas encore compris l’esprit de cette nouvelle logique, c’est que vous n’êtes pas prêt pour le 2017.

Ce jeu de mots, que dis-je, ce jeu de l’être, pardon de lettres, illustre notre société et les contradictions qui lui sont inhérentes. A l’instar des lettres de l’alphabet, saurons-nous nous surpasser pour nous jouer des maux qui nous assaillent pour retrouver, à l’échelle d’une famille, d’une nation, nos véritables lettres de noblesse?

Que cette année nouvelle nous offre cette opportunité et que cela soit écrit.



Abou Maco

Journaliste

 
Sa nomination à la HAC dénoncée: Sékouna Keïta se défend

2017/1/9

Aujourd'hui en Guinée Suite à l’article intitulé “HAC: une association de journalistes s’insurge contre le dernier décret d’Alpha Condé et met son Conseiller juridique à l’index”, publié le vendredi 06 janvier 2017, je tiens à vous faire part de mon point de vue sur la question. Fodé Bouya Fofana, depuis ma nomination au poste de Commissaire à la Haute Autorité de la Communication (HAC), mène une violente campagne de dénonciation et de menace. Il parle de violation de la loi et proclame avec force que c’est l’Association des journalistes de Guinée (AJG) dont il est le président qui doit procéder à cette désignation.

La Loi Organique L003 du 23 décembre 2010 stipule bien que les commissaires à la Haute Autorité de la Communication sont désignés par cinq associations de presse, entre autres. Cette loi fait référence aux organisations représentatives des médias et des journalistes. Et il y en a, notamment dans le secteur privé. L’AGUIPEL, l’URTELGUI et l’AGEPI sont des organisations représentatives des médias privés guinéens, ainsi que l’APAC ; des organisations sérieuses et démocratiques qui mènent des activités, renouvellent régulièrement leurs instances dirigeantes et ont une vraie vie d’association.

Dans le secteur des médias publics, il n’y a à ce jour aucune organisation représentative. Absolument aucune. L’AJG c’est juste trois personnes : le président, la vice-présidente et le trésorier. Rien d’autre. De plus, l’AJG ne mène plus aucune activité sur le terrain depuis des années. Il n’y a pas d’assemblée générale ni ordinaire ni extraordinaire. Le bureau n’est jamais renouvelé ; ceci est une violation des propres statuts de l’AJG et de la réglementation des associations en Guinée. Le même président est en place depuis deux décennies sans plus aucune légitimité électorale. L’AJG n’a pas de siège.

L’Association des journalistes de Guinée est une association dont l’existence est théorique. En conséquence, l’AJG n’est ni représentative ni légitime à prétendre revendiquer une place de commissaire à la HAC.

Il y a la loi et il y a l’esprit de la loi. Si l’on s’en tient à l’esprit de la loi qui veut que cinq commissaires à la HAC soient désignés par les organisations représentatives de la presse, la seule organisation représentative des médias publics à ce jour c’est le ministère de la Communication.

J’ai longuement échangé sur cette nomination avec Elhadj Fodé Bouya Fofana, président de l’AJG, jeudi après-midi, 5 janvier 2017 dans ses bureaux. C’est un homme pour lequel j’ai un grand respect et beaucoup de considération. Il a le courage et la force de défendre ses idées en toute circonstance. Son expérience et son professionnalisme forcent l’admiration de tous. Mais sur la question de la désignation des commissaires à la HAC, je suis en total désaccord avec son approche.

Au cours de nos discussions, il m’a rappelé qu’il était membre de la Commission Communication du Conseil national de la transition (CNT) qui a élaboré la loi sur la HAC. « Nous avons conçu la HAC comme l’anti-chambre de la retraite », m’a t-il dit. Je m’insurge contre cette façon de concevoir la vie de nos institutions. Je considère que les institutions républicaines ne doivent pas être transformées en structures de recasement de ceux qui sont au soir de leur carrière ou sont déjà à la retraite. Ces institutions doivent aussi et surtout être animées par des cadres en début ou en milieu de carrière.

J’observe avec beaucoup de sérénité et de sang-froid la campagne de dénonciation en cours. J’espère que le moment venu, la Cour constitutionnelle que l’AJG promet de saisir saura dire quelle structure représentative des médias publics est légitime à désigner un commissaire à la HAC.
Je demeure convaincu que ce n’est nullement l’AJG qui est dépourvue de toute qualité en la matière pour manque de représentativité d’une part, et de légitimité démocratique de ses dirigeants d’autre part.

Sékouna KEITA
Commissaire à la HAC

 
Carnet d’un Zonard 2: Présidence de l’UA, Alpha Condé tentera le grand écart entre le Maroc et l’Algérie

2017/1/7

Aujourd'hui en Guinée L’exercice n’est pas facile et espérons que l’Histoire ne se répète pas. Faisons le grand écart et sautons le règne du Général-président Lansana Conté. Facile pour Alpha Condé qui avait pris la Guinée là où Sékou Touré l’avait laissée, à la Case de Belle vue, à la Cité de l’OUA, construites par le Maroc d’Hassan II. Mais Hassan II n’était pas Mohamed V, un des pères fondateurs du Groupe de Casablanca, qui serait plus panafricaniste que le Groupe de Monrovia, avec les « réactionnaires » Houphouët, Senghor et consorts.

Mais au tournant des années 70, après avoir visité Yamoussoukro, Sékou Touré s’était-il senti sur la mauvaise voie, du moins en matière de développement économique ? Mais voilà, il n’y a pas d’économie sans politique. Du reste, la science de l’économie avait reçu comme nom de baptême Economie politique, de Proudhon, Saint Simon, à Karl Marx, jusqu’à mon professeur Henri Guitton (frère du philosophe Jean Guitton, ami du pape..).

Il y avait cette épineuse question du Sahara occidental que réclamait bec et ongles Hassan II d’un côté, et de l’autre les tenants « révolutionnaires d’un Sahara mauritanien soutenu par l’Afrique « progressiste. ». D’où le retrait du Maroc, avec cette phrase du roi de l’époque commentant une importante réunion de l’OUA :

–Ah, vous parlez de cette danse de la Saint-Guy, lâcha-t-il à un journaliste.

La Saint-Guy est un rite très profane des Bretons et autres Celtes, qui se dansait avec des protagonistes qui avaient pour seul vêtement un cache-sexe, probablement une feuille de l’essence qui donne son nom à ce Halloween des temps ante-monothéistes !

Sékou Touré tenait pourtant à cette ultime réunion de l’OUA à Conakry. Il décide de faire le grand écart et commence par le Maroc où il s’entend dire à peu près ceci :

Oui mais si l’Algérie y participe alors qu’elle soutient…

Pas du tout découragé, Sékou Touré s’envole pour l’Algérie:

–Oui mais si le Maroc y participe alors qu’il soutient que …

Sékou aurait poursuivi jusqu’en Lybie pour voir l’autre Guide suprême.

Il en repart, emportant la rumeur tenace d’un micro d’où il aurait inspiré un poison. Mais la réalité est d’une cruelle ironie.

Ecartelé, il revint à Conakry. Après avoir dit adieu – on le comprendra plus tard – à une certaine jeunesse lors de son dernier rassemblement, il vomit du sang – dit-ton- et dans l’intimité, sous la pression de cette dernière et sans doute conduite par Ismaël Touré (1), il ne lui restait plus qu’à se faire évacuer au Maroc, et aux frais de l’Arabie saoudite, “aller jusqu’au bout de son rêve” (L’Alchimiste de Paulo Coello), continuer le chemin de son destin jusque sur cette table d’opération de Cleveland, au cœur de Babylone où il trouva son tombeau au lieu que la Guinée fût le tombeau de l’impérialisme.

Quant à Alpha, le désistement d’Issoufou en sa faveur était prévisible, c’est un ami de longue date. Certes, toute la CEDEAO n’est pas composée que d’amis. C’est que la présidence de l’UA africaine n’est pas une sinécure. Et la plupart des chefs d’Etat de ce conglomérat de présidents à vie – avec de notables exceptions – ne sont pas friands de voyages. Et pour cause ! Qui va à la chasse trop souvent même en Classe affaires, perd sa place.

Qu’est-ce qu’Alpha dira à notre ami le roi Mohamed VI qui nous a offert ce magnifique palais, qui a accepté de venir à ces cérémonies de la Saint-Guy que le Maroc avait boudées pendant une quarantaine d’années ? Je pense à nos compatriotes les Koniaguis de Sarè Boïdo-Koundara qui, jusqu’aux années quarante, trouvaient qu’il était absurde de se mettre en costard quand il fait 40 degrés à l’ombre. Ils nous ont pourtant donné, un grand poète, Alphonse Tylé Sarah, frère (ou cousin) aîné de Monseigneur Sarah, qui sera peut-être pape qui sait ?

Boutéflika ne viendra pas. Le motif est tout trouvé : il n’est pas d’attaque, ni pour twister comme Alpha qui n’a pas perdu son pas de Zazou pendant ces fêtes, encore moins pour délivrer une de ces figures de danse de la mort à la quelle se livrent les jeunes initiés revenus de La mort sara (Robert Jaulin), un terrible rite tchadien que les Koniaguis et toutes les voies initiatiques africaines pratiquent toujours dans le secret du Bois sacré. Qui connaît le nom de « l’homme fort » qui pourrait aider les gendarmes du siècle à faire déposer Bouteflika, le cas échéant ? Comme ils l’avaient avec le commandant en chef, Bourguiba soi-même !

Alpha doit penser à Kidal et au rôle crucial que pourrait ou ne pourrait pas jouer l’Algérie pour une paix et une réunification durables au Mali. Surtout, s’agissant des faucons d’un nostalgique FLN qui n’a pas encore oublié les propos de la Voix de la Révolution après le coup d’état de Boumediene :

« Ces petits caporaux ne feront pas trois semaines.. ».

Alpha n’oubliera sans doute pas ces propos d’El Lider Maximo en visite en Guinée :

En Algérie, j’ai vu un peuple travailleur ! En Guinée je vois un peuple mobilisé.

IL retiendra d’avantage la deuxième partie de ces remarques historiques.

Il faudra plus qu’une synergie des médias publics et privés pour mobiliser « les femmes et les jeunes » à chacun des voyages, trouver un décor qui sied à la dignité du haut représentant qu’est Sidya à qui je suggère du bois bété dans ce palais qui devrait sentir une lointaine et proche senteur de Bois d’Ebène..Faire vite pour installer le nouveau partenaire, that is Cellou au domicile privé d’Alpha, celui de « L’attentat show » contre A lélé tcho ! devenu président démocratiquement élu, disait la RTG jusqu’il n’y a pas longtemps encore, en le faisant rénover par … l’Algérie, qui le repeindrait aux couleurs du FLN ; il suffirait de retirer quelques couleurs non fondamentales de celles du RPG-Arc-en-ciel, d’ailleurs rendues passablement obsolètes par un vent de grogne..

Santé et bon vent au nouveau pensionnaire du mythique Opéra de Pékin!

A suivre : Carnet d’un Zonard 3 : 1 + 1 + 1 ne font pas 1, Cellou, Sidya et la ménagère le savent, et Alpha ?

Was-Salam,

Saïdou Nour Bokoum

Note 1) J’étais allé planter le fanion du CNGE (Conseil National des Guinéens de l’Extérieur) dans la cour de Jean-Marie Doré qui accueillait le Forum des forces vives. En 10 minutes, « l’affaire était dans le sac » et JMD pour qui la loi guinéenne est universelle, et que donc Guinéens A, Guinéens B, ça n’existait qu’à la FEANF. Donc il m’invite le lendemain à déjeuner au restaurant Le Damier ! Dame ! Toute l’après-midi, nous n’avons parlé que de Jésus, Marie et Muhammad (Paix et Salut sur les trois). J-MD : un puits de culture tous azimuts. Bon, voici pour les amoureux du brouhaha du siècle. Il me raconte comment Ismaël Touré l’avait démarché pour être l’interface intello-diaspo d’un coup d’état imminent…Sékou est mourant lui précise l’émissaire d’Ismaël de passage en Belgique, siège du BIT et où la « Révolution” l’avait affecté. Dès que l’émissaire disparut de sa vue, il prit le premier vol pour Conakry, de l’autoroute infinie de l’Histoire, J-MD fonça directement à la présidence et du pas de la porte, lance au Responsable suprême :

Ecoute prési, mettez-moi en dehors de vos histoires de famille..

Encore Ismaël et ma « maladie ».. Avec la voix bien timbrée de Sékou !

Bokoum, devine comment il l’a su ?

Jean-Marie, je ne suis pas aussi cultivé que toi..en matière de révolution multiforme..

Voyons Bokoum !

Disons, en dehors des micmacs révolutionnaires, c’est l’émissaire évidemment.

 
Grâce présidentielle : Voici pourquoi Fatou Badiar et AOB ont été ignorés

2017/1/5

Aujourd'hui en Guinée Le président de la République a accordé le samedi 31 Décembre 2016 une remise de peine à 120 détenus, principalement de droit commun. Les proches de Mme Fatou Badiar et du commandant Alpha Oumar Boffa Diallo dit AOB ont sans doute été très déçus de ne pas voir figurer ces deux « célèbres » détenus dans ce lot de prisonniers graciés. D'autant que le sort n'a jamais cessé d'alimenter la chronique, depuis leur condamnation dans le procès qui a suivi l'attaque de la résidence privée du président.

Dans le décret pris par le chef de l'État, les bénéficiaires de cette grâce présidentielle étaient détenus dans des prisons reparties à travers tout le pays. Il s'agit de prisonniers condamnés généralement à des peines en dessous de 3 ans pour des cas de vol, et non de grands criminels.

C'est désormais devenu une tradition pour le chef de l'État guinéen, d'accorder une remise de peine à des détenus tous les 31 Décembre. Comme pour cette fin d'année avec la libération de ces 120 personnes qui ont regagné leurs familles dans la joie.

À noter que le ministre guinéen de la Justice et garde des sceaux, Me Cheick Sako avait annoncé cette remise de peine, il y a une dizaine de jours, à la faveur d'une intervention dans la presse. À partir de cette révélation, certains observateurs s'attendaient à ce que Fatou Badiar et le commandant AOB fassent partie du lot des bénéficiaires de ce geste présidentiel. Mais tel ne fut le cas, à la grande déception des familles de ces détenus, condamnés respectivement à « 15 ans de réclusion criminelle » et « à la réclusion criminelle à perpétuité ».

La même déception est palpable chez certains défenseurs des droits humains dont le président de l'INIDH, Mamady Kaba, qui a demandé récemment au chef de l'État de libérer Fatou Badiar et le commandant AOB. C'était dans une déclaration dans laquelle Mamady Kaba avait déploré que M. Bah Oury, vice-président de l'UFDG soit lui libre de tout mouvement, alors qu'il figure bel et bien sur la liste des mis en cause dans cette affaire d'atteinte à la sûreté de l'État. Kaba y a vu du deux poids deux mesures.

Pour certains observateurs le chef de l'État qui serait du genre à ne pas aimer qu'on lui impose des directives à suivre dans sa gouvernance, aurait mal pris cette sortie du président de l'INIDH.

Il y a aussi le fait que même Bah Oury, bien que libre de ses mouvements, n'a encore pas bénéficié de l'amnistie censée lever l'épouvantail de la justice sur sa tête. Ce qui veut dire qu'à la moindre incartade, il pourrait se retrouver derrière les 4 murs.

Pour ce qui est du cas de Fatou Badiar et de AOB, il revient au président de la République de leur accorder sa grâce, quand il jugera le moment plus opportun.


Mamady Kéita

Le Démocrate

 
Les Voeux du Président Antonio Souaré la CAF

2017/1/5

Aujourd'hui en Guinée Monsieur Le Président de la Confédération Africaine de Football et Cher Frère. En ce nouvel an, 2017 ma famille, mon club et la Ligue Guinéenne de Football Professionnel se joignent à moi pour souhaiter à vous Monsieur Le Président et cher frère, à votre infatigable épouse, aux enfants, à toute la Grande Famille Hayatou et proches une merveilleuse nouvelle année.

VEUILLE ALLAH, NOTRE CRÉATEUR, vous protéger, vous entourer de collaborateurs fidèles, loyaux, honnêtes animés d'amour pour vous, vous accorder la santé, l'énergie nécessaire et vous accompagner dans votre exaltante mission au service de l'Afrique tout entière. Amen

Antonio Souaré
Président du Horoya Athletic Club et de la Ligue Guinéenne de Football Professionnel
Membre dela Commission Interclubs

 
Le compte Facebook de KPC piraté (communiqué de GUICOPRES)

2017/1/5

Aujourd'hui en Guinée Le Service de Communication du groupe GUICOPRES a le grand regret de constater que des personnes malintentionnées usurpent l’identité de Monsieur Kerfalla CAMARA PDG du groupe pour utiliser frauduleusement son compte FACEBOOK en vue d’escroquer des tierces personnes.

Le service Communication regrette vivement cette pratique et décline la responsabilité du PDG vis-à-vis de ce comportement qui ne relève ni de près, ni de loin de lui.

Nous appelons la vigilance de chacun et prions tous d’aider à identifier ces malfaiteurs afin de mettre fin à cette pratique.

Merci à Tous.

Le Service de Communication

 
Siège du Horoya Athletic Club : Les Voeux de l'épouse du Président

2017/1/5

Aujourd'hui en Guinée Mme Souaré Hadja Tiranké Kaba " Tété ", épouse du Président du Horoya Athletic Antonio Souare, a présenté, ce mercredi 04 janvier 2017, ses voeux de nouvel an au club Rouge - Blanc de Matam en offrant un délicieux gâteau à l'ensemble du personnel.

Très sensibles à cet acte de haute marque, tout le Comité Exécutif et l'ensemble des travailleurs et supporters, par la voix du Président délégué, Cheick Abdel Kader Sangare, ont remercié Hadja Tété et souhaité à Mme Souaré, son époux et ses enfants, santé, prospérité et succès dans toutes les entreprises en 2017.

VEUILLE ALLAH, NOTRE CRÉATEUR, agréer ces douas et voeux.

Amen

 
Message de vœux du Président par intérim du CNPG

2017/1/4

Aujourd'hui en Guinée Chers membres du Conseil national du patronat de Guinée et chers compatriotes, je profite du Nouvel An qui s’annonce pour vous adresser tous mes vœux pour 2017, tout en vous souhaitant, ainsi qu’à ceux qui vous sont chers, une année pleine de joies et de réussites, tant sur le plan personnel et familial que professionnel.
Que 2017 soit synonyme de bonheur, de santé, de longévité et de succès dans vos activités.

J’espère que cette année nos préoccupations pour une sortie de crise au niveau de notre institution trouveront des issues positives et se concrétiseront par de belles réussites professionnelles.

Je vous renouvelle tous mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année.

Bonne et heureuse année.

Sékou Cissé,
Président par intérim du CNPG

 
La première Dame fait don aux enfants déshérités de la RA de Kankan

2017/1/3

Aujourd'hui en Guinée Kankan, 03 jan (AGP)- A l’occasion des fêtes de fin d’année 2016, la première Dame de la République de Guinée, Mme Condé Djènè Kaba, à travers sa fondation, a fait don aux enfants déshérités de la Région Administrative (RA) de Kankan, pour les accompagner dans leur réjouissance, rapporte le correspondant préfectoral de l’AGP.

Ce don, destiné aux ONG SOS, ONG Maldia, ONG Hama, ONG Tawakaltou et

Orphelinat-Gare, est composé de jouets et de fournitures scolaires.

La cérémonie de remise a été marquée par plusieurs allocutions, notamment celle des enfants bénéficiaires parmi lesquels, une malvoyante. Ils ont remercié la première Dame de la République pour ce grand cadeau qu'elle vient de faire à leur endroit.

Il est ensuite revenu au Conseiller politique du Gouvernorat, Ibrahim Maréna, représentant le gouverneur de la RA de Kankan, de remercier le chef de l'Etat et son épouse, pour leurs bonnes œuvres en faveur des enfants déshérités.

La cérémonie s’est déroulée en présence de la directrice préfectorale de l'Action Sociale de Kankan et plusieurs cadres préfectoraux et régionaux.

AGP

 
Compagnie des Bauxites de Guinée : Biographie du nouveau Directeur Général Souleymane Traoré

2017/1/3

Aujourd'hui en Guinée Mr Souleymane TRAORE est né en 1973 dans la cité minière de Fria. Il est fils d’un Ingénieur des Mines qui fut un des premiers cadres africains Chef de Service de la Compagnie Pechiney de l’époque. Après de brillantes études primaires et secondaires respectivement à Fria et à Conakry, le jeune Souleymane poursuit ses études au Lycée 2 Octobre de Conakry où il décroche son baccalauréat Option Sciences Mathématiques avec mention.

Son baccalauréat en poche, TRAORE poursuit ses études universitaires en Belgique puis en France où il décroche une Maitrise en Sciences de Gestion (MSG) à l’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) de l’université d’Orléans, diplôme qui sera complété quelques années plus tard par un MBA (Master in Business Administration) du prestigieux Imperial College de Londres.

Sur le plan professionnel, TRAORE commence sa carrière au sein du cabinet FFA Ernst & Young de Conakry comme Auditeur en 1999. Il réalise des audits de sociétés dans plusieurs secteurs d’activités notamment ceux des Banques, des Pétroles et des Mines. SMD, ACG Fria et CBK sont quelques unes des entreprises dans lesquelles Souleymane interviendra. Au sein du cabinet d’audit, il gravira les différents échelons jusqu’au grade de Chef de mission. Ces bonnes qualités d'auditeur lui vaudront d’être choisi pour animer les sessions de formation des nouveaux auditeurs du groupe Ernst & Young en France.

En Octobre 2001, à 28 ans, Souleymane TRAORE rejoint la société Mobil Oil Guinée, filiale de distribution pétrolière du géant américain et numéro un mondial du secteur, Exxon Mobil, au poste de Directeur Financier. Dans ses nouvelles fonctions, TRAORE, en plus de ses compétences techniques, rassure par ses qualités managériales et de développement des équipes.

En janvier 2003, moins de deux ans après son arrivée chez Mobil Oil Guinée, il est nommé Country Manager (Directeur Pays), rôle qu’il cumule avec ses fonctions de Directeur Financier, à la grande satisfaction du siège jusqu'en août 2004.

En septembre 2004, Souleymane TRAORE est promu à la Division Audit Africa & Middle East d’ExxonMobil en qualité d’Auditeur sur le périmètre Afrique et Moyen Orient. Il y réalisera des missions d’audit dans le Raffinage, la Distribution et la Pétrochimie. C’est la découverte des grands complexes industriels dont : la raffinerie de SAMREF en Arabie Saoudite codétenue par le géants ARAMCO (Arabie Saoudite) et ExxoMobil (USA) ; les complexes pétrochimiques de YAMBU et de KEMIA en Arabie Saoudite. La encore sa première année au sein de cette équipe d’audit se solde par les félicitations de sa hiérarchie.

En septembre 2005, Le Groupe Total rachète les filiales distribution d’ExxonMobil dans une vingtaine de pays en Afrique sub-saharienne dont la Guinée. TRAORE est rappelé pour préparer la fusion entre Total Guinée et Mobil Guinée. En juin 2006, l’absorption-fusion de Mobil Oil Guinée par Total Guinée est finalisée sans accroc avec une bonne intégration des équipes et des comptes. A l’issue de cette fusion, Souleymane TRAORE est nomme Directeur Financier et Informatique de la nouvelle entité Total Guinée avec mission d’assainir les comptes, mettre en place les process de gestion et développer les talents pour préparer la relève.

En août 2008, notre compatriote rejoint le club très fermé du Corporate Audit (Direction Audit Groupe) au siège du Groupe Total dans le quartier des affaires de la Défense à Paris. Durant 3 ans, il participe à des audits dans toutes les branches du Groupe à savoir : l’Exploration-Production qui est l’équivalent de l’extraction minière dans l’industrie pétrolière, le Raffinage-chimie, Gaz & Energie Nouvelle et la Distribution.

Il y réalise différent types d’audit : audit financier, revue de contrôle interne, audit des projets de développement et des audits thématiques ou transverses. Ses missions le mèneront dans une trentaine de pays sur 4 continents, du Canada à la Bolivie, de l’Afrique du sud à l’Indonésie, de la Roumanie au Nigeria…

En septembre 2011, il revient au sein de la filiale guinéenne Total Guinée en tant que Directeur General Adjoint chargé des activités commerciales. Durant 4 ans, il remet de l’ordre dans la filiale, recrute des jeunes et restructure complètement la Direction Commerciale afin qu’elle puisse faire fasse au nouveau contexte concurrentiel que connait le secteur pétrolier en Guinée. A ce poste il a également en charge la gestion des relations avec l’administration guinéenne.

Depuis octobre 2015, notre compatriote est Directeur General de Total Sierra Leone Limited. En une année, il a complètement redéfini la stratégie et redressé cette filiale qui a renoué avec les profits.

A 43 ans et après 18 ans de carrière au sein de multinationales, c’est un nouveau défi qui s’offre à notre compatriote pour diriger la plus grande société du pays. Nul ne doute qu’il saura relever le défi car l’homme est reconnu pour ses compétences et ses qualités managériales. Ceux qui connaissent Souleymane TRAORE le qualifient d’intègre, rigoureux, travailleur et doté d’une grande humilité.

 
106 communautés déclarent publiquement l’abandon de l’excision et de mariage des enfants

2017/1/3

Aujourd'hui en Guinée Le projet « Changement Générationnel en 3 ans (CG3A) » est mis en œuvre dans la région administrative de Faranah avec l’appui du Leadership Circle. D’octobre 2013 à décembre 2016, ce projet a couvert 40 villages, à savoir 22 villages à Faranah, 9 villages à Dabola et 9 autres villages à Kissidougou totalisant 2 024 participants dont 1 284 femmes.

L’objectif du projet est de contribuer à l’abandon des pratiques néfastes, à l’autonomisation des filles et des femmes, ainsi qu’à la promotion des droits humains. Dans ce projet, Tostan a reçu un appui technique et financier de l’Unicef et de l’Ambassade des USA pour former et accompagner 58 Conseils Locaux pour Enfants et Familles (CLEF) et 140 Comités Villageois pour la Protection de l’Enfant (CVPE).

L’approche ‘’droits humains’’ de Tostan porte sur les activités de classe et les activités de mobilisation sociale. Les activités de classe sont réalisées par les facilitateurs alors que les activités de mobilisation sociale sont menées par les Comités de Gestion Communautaire (CGC) et les Agents de Mobilisation Sociale (AMS).

A travers la diffusion organisée, Tostan encourage les participants hommes et femmes, jeunes garçons et filles, leaders religieux et chefs traditionnels à partager leurs connaissances avec leurs parents, amis et voisins, et au-delà, avec l’ensemble des membres de leurs réseaux sociaux. Cela permet d’atteindre une masse critique de personnes favorables à l’adoption de nouvelles normes sociales respectant les droits des femmes et des filles.
tostan1
La déclaration publique d’abandon de l’excision et de mariage des enfants de Sandénia résulte des activités d’éducation aux droits humains qui se sont déroulées sur une période de trois ans. Ces activités contribuent au renforcement de capacités des adultes et des adolescents en vue de l’éveil de conscience des communautés pour adopter de nouvelles normes sociales respectant les droits des femmes et des filles. La déclaration publique de Sandénia montre que les 106 communautés de Faranah, Dabola et de Kissidougou sont parvenues à un consensus pour abandonner les pratiques néfastes.

Suivant l’agenda de la déclaration, il est revenu au Coordonnateur de Tostan Guinée de présenter le projet Changement Générationnel en 3 ans qui a abouti à la déclaration de Sandénia. Il a recommandé que les plans d’action des acteurs communautaires, notamment les Comités de Gestion Communautaire (CGC) et les organes du Système de Protection des Enfants en Guinée (SyPEG) soient soutenus pour faire le suivi des engagements pris à Sandénia.

Par la suite, le Coordonnateur National de Tostan Guinée a remercié les autorités administratives et religieuses ainsi qu’aux chefs coutumiers pour leurs soutiens, aux facilitateurs pour leurs engagements et au Leadership circle sans l’appui duquel la déclaration de Sandénia n’aurait pas eu lieu. Il a également remercié l’Unicef et l’UNFPA pour un partenariat renforcé afin de protéger et promouvoir les droits des femmes et des enfants. La bonne collaboration avec tous ces acteurs a permis d’aboutir à la déclaration de Sandénia, a – t –i l conclu.

La déclaration de Sandénia a été présidée par la Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance accompagnée du Gouverneur de la Région Administrative de Faranah, des Préfets de Faranah et de Kissidougou, du Maire de Faranah et du Secrétaire Général chargé des Collectivités Décentralisées de Labé. Dans son intervention, le Gouverneur de Faranah, Monsieur Sébastien TOUNKARA, s’est dit particulièrement honoré par l’invitation de Tostan de rehausser notre présence la cérémonie de déclaration de l’abandon de l’excision et de mariage des enfants tenue à Sandénia sous la présidence d’honneur de Son Excellence Madame la Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance. La présence de Madame la Ministre à nos côtés témoigne si besoin en était de la matérialisation du soutien du Gouvernement aux actions de nos partenaires au développement parmi lesquels figure en bonne place Tostan.

Il a remercié les 106 communautés de Faranah, Dabola et de Kissidougou pour leur adhésion à la décision d’abandonner l’excision et le mariage des enfants et les a exhortées au respect rigoureux des engagements pris à Sandénia. Quant à la Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance, Madame Sanaba KABA, elle a fait son intervention en malinké pour mieux se faire comprendre par les participants, majoritairement composés de femmes. A cet effet, elle s’est exprimée en ces termes : « Suite à votre participation dynamique au programme d’éducation aux droits humains de Tostan, vous avez pris la mesure de votre responsabilité pour vous engager résolument dans la promotion des droits humains en particulier le droit à l’intégrité physique et à être protégé contre toute forme de violence. Nous vous renouvelons tous nos encouragements pour cette responsabilité historique. C’est l’occasion pour nous d’adresser à Tostan, toute notre reconnaissance pour ses résultats qui viennent en appui aux efforts constants du Gouvernement Guinéen et de ses partenaires au développement dans le cadre de la promotion des droits des femmes et des enfants.

Cette cérémonie d’abandon de l’excision et de mariage des enfants est un engagement majeur que vous, représentants des 106 communautés de Faranah, Dabola et de Kissidougou venez de poser devant l’opinion nationale et internationale. A partir de ce moment historique, nous restons convaincues que votre serment sera tenu compte tenu de sa dimension morale dans nos sociétés ».

tostan1

Le texte de la déclaration a été lu en français par Saran KONATE, élève en 11émé Année au Lycée de Sandénia au nom de 106 communautés déclarantes. La déclaration a connu la participation de plus de 300 participants, composés de 106 membres de communautés déclarantes, des autorités régionales, préfectorales et sous préfectorales de Faranah, Kissidougou et de Dabola. Comme innovation et pour mettre de la visibilité sur l’intervention de Tostan, la Coordination Nationale de Tostan a exposé quelques photos sur les résultats clés du projet Changement Générationnel en 3 ans et les supports pédagogiques utilisés par Tostan sur le terrain. La visite de cette exposition par la Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance et sa suite a mis fin à la déclaration de Sandénia. A préciser que la déclaration a eu lieu le 29 décembre 2016 à Sandénia à 45 km de la commune urbaine de Faranah.

Mouctar OULARE,
Coordonnateur National

 
Après 9 mois de prison, Richard Guilavogui enfin libéré

2017/1/1

Aujourd'hui en Guinée Depuis le 19 Décembre 2016, l'environnementaliste et président de l'ONG Agemaf-Environnement est libre de ces mouvements. Après cette libération, Richard Guilavogui exige le dédommagement à l'État ainsi qu'à sa personne. Condamné à 10 mois de prison ferme à la suite d'un procès intenté par la Sobragui en 2015 pour escroquerie, dénonciation calomnieuse et injure publique, Richard Guilavogui a écopé de 9 mois à la maison centrale. Les raisons de cet emprisonnement résultent d'une dénonciation qu'a fait le président d'Agemaf-Environnement par rapport à la pollution de l'environnement par cette usine.

« J'ai été en prison à cause de la protection de l'environnement guinéen. Sobragui ayant des hommes forts, ils ont dit que l'ONG n'existe pas. Parce que, le secrétaire général du ministère de l'Environnement qui est dans un clan contre moi a eu à faire une demande au ministre de l'Administration pour dissoudre l'ONG. Mais, il n'a jamais eu la réponse. La société s'est basée sur cette demande pour dire qu'elle ne reconnaît pas l'ONG qui fonctionne avec l'État. Alors, ils m'ont poursuivi avec trois thèmes de délit ; tentative d'escroquerie, dénonciation calomnieuse et injure publique » indique Richard Guilavogui.

Sur ce, le président de l'ONG sera condamné à 10 mois de prison ferme. Mais suite à une interjection d'appel, l'environnementaliste sera libéré 9 mois après. « Arrivé au niveau du tribunal de première instance de Conakry 2, le dossier était à la disposition d'un certain Mohamed Lamine Diawara substitut du procureur que j'ai pris en flagrant délit avec l'avocate de la Sobragui en train de compter des millions d'argent. Le Monsieur n'a pas manqué de dire M. Guilavogui votre ONG n'a pas d'argent. Automatiquement, il a rendu la cédule de citation pour m'arrêter et ils m'ont enfermé. On m'a condamné à 10 mois de prison et j'ai fait appel et dans les 10 mois, je ne fais que 9 mois et durant cette période, j'ai fait appel. Ils ne sont pas venus et grâce au concours des autorités judiciaires, à leur analyse. Ils ont pu distinguer la situation. J'ai été libéré le 19 Décembre 2016. Parce que le jugement a été fait et ils ont compris que j'ai raison. Si je n'avais pas raison, on n'allait pas me libérer. Parce que le parquet ne peut que confirmer ou infirmer donc si ça été infirmé ce que j'ai eu raison », nous a confié Richard Guilavogui.

Après sa libération, l'environnementaliste exige toujours le dédommagement de l'État ainsi qu'à sa personne. « Maintenant que cela est fait, je demanderai toujours à ce que la Sobragui paye 10% des revenus mensuels au compte de l'État. C'est-à-dire, elle gagne 15 milliards par mois 10% de ces 15 milliards. C'est 1 milliards 500 millions. C'est ce que j'ai demandé par rapport au délit commis par rapport à la pollution de l'environnement. Je n'ai pas dit de payer l'argent en mon compte. Même si la société ne paye pas aujourd'hui, il paiera même si je ne suis pas sur terre. Le délit est déjà ordonné. Des deux, ils ont menti sur moi donc ils doivent me dédommager » a-t-il souligné.

Richard Guilavogui ne compte pas baisser les bras pour la protection de l'environnement en Guinée, même si le département de l'Environnement lui doit une somme de 308 millions qu'il réclame. « Je continuerai de faire mon travail celui de protéger toujours l'environnement. Et je vais toujours aider le peuple de Guinée et le gouvernement guinéen en la matière malgré que je ne suis pas remercié, je ne suis pas payé. Aujourd'hui, le département de l'environnement me doit une somme de 308 millions que je réclame » a-t-il renchérit.





In L'Indépendant,

 
Réveillon 2017 : le Président Alpha Condé surprend !

2017/1/1

Aujourd'hui en Guinée On voit ici, le Président de la République, Pr Alpha Condé, esquisser la dernière trouvaille de pas de danse des "grands" sous le rythme de l’emblématique groupe de musique antillais "Kassav".C’était dans la nuit du 31 décembre 2016 au 1er janvier 2017 à l’hôtel "Palm Camayenne".

Au nombre des invités à cette soirée récréative, Cellou Dalein Diallo, Kassory Fofana, …

Ibra

 
Guinée : Les employés de maison auront droit à des conditions de travail « décentes »

2016/12/27

Aujourd'hui en Guinée Le parlement guinéen a approuvé, le 26 décembre, la ratification d'une convention onusienne qui garantit des droits sociaux aux travailleurs domestiques. La Guinée est ainsi le troisième pays africain à ratifier la convention 189 de l’Organisation internationale du travail (OIT).

Les députés guinéens se sont majoritairement prononcés lundi en faveur de la ratification de la Convention 189 de l’Organisation internationale du travail (OIT), qui protège les travailleuses et travailleurs domestiques. À la satisfaction générale des employés de maison, dont un certain nombre ont investi le Parlement et entonné l’hymne national « Liberté », aussitôt le vote terminé. Après l’Afrique du Sud et l’Île Maurice, la Guinée devient ainsi le troisième pays africain à reconnaître et à réglementer le travail domestique.

Pour la syndicaliste Asmaou Bah Doukouré, c’est l’aboutissement d’une lutte entamée depuis l’adoption de la convention 189, en juin 2011, au Cap (Afrique du Sud), lors de la centième session de la Conférence internationale du travail.

Au départ, cette employée de l’hôtel Novotel de Conakry lance le Syndicat national des travailleuses et travailleurs domestiques (Syntrad), qui deviendra en 2014 le Syndicat national des employés de maison (Synem Guinée) et s’affilie à l’Organisation nationale des syndicats libres de Guinée (ONSLG). Elle veut faire en sorte que les travailleurs domestiques soient perçus et traités comme tous les autres employés d’entreprises.

La ratification de la convention 189 est donc pour elle un premier pas symboliquement important, qui marque le succès de son combat. Le second consistera à intégrer cette reconnaissance dans le droit positif guinéen, estime Damantang Albert Camara, ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle, de l’Emploi et du Travail. Il s’est réjoui de l’adoption d’autres conventions « sur la sécurité et la santé des travailleurs en général sur les chantiers de construction et dans les mines. C’est une avancée majeure. »

« Je travaillais de 7h à 20h, parfois 21h »

Salématou Kaba, femme de ménage d’un commis de l’État guinéen, qui habite dans le quartier Camayenne, dans la commune de Dixinn, travaillait de « 7h à 20h, parfois 21h. Malgré tout, mon employeur n’était pas reconnaissant ». Il refuse de ramener son temps de travail à huit heures par jour. Salématou a dû démissionner pour s’occuper de son foyer et de sa fille de six mois. Bien que, reconnait-elle, son salaire était au-dessus du Smig guinéen qui atteint à peine 45 euros.

Toutefois, « le salaire seulement ne peut être source de motivation, il faut d’autres conditions », rappelle la jeune maman qui n’avait qu’un jour de repos par semaine. « Je n’avais pas de congé de maternité ni de congé annuel. Je travaillais du matin au soir. »

Lueur d’espoir

Avec la ratification de la convention 189, Salématou Kaba espère une amélioration de ses conditions de travail. « Les avantages de la ratification sont énormes : le temps de travail sera réglementé, nous bénéficierons de congés de maternité et annuel, d’un enregistrement à la caisse nationale de sécurité sociale. Les sévices corporels et les injures auxquels étaient exposés certains d’entre nous vont baisser aussi », veut croire la femme de ménage.

Licenciée en administration publique, Salématou Kaba se plaît dans son travail de femme de ménage qu’elle trouve « noble ». Elle est en train de démarcher pour reprendre son activité ailleurs.

Quant à la syndicaliste Asmaou Bah Doukouré, son combat sera maintenant de sensibiliser et d’informer les travailleurs domestiques sur leurs droits mais aussi leurs devoirs, afin qu’ils soient à même de défendre leur cause.


JA

 
Ambassade de Guinée au Maroc
Les raisons du différend entre l’Ambassadeur et ses collaborateurs
Au tour de Bathily de parler
« ma société ADS n’a jamais bénéficié d’un marché de gré à gré ni en Guinée, ni ailleurs »
Dépêches
L'UA/Nord-Mali
TV Aujourd'hui-en-guinée

cliquez sur la photo pour ouvrir la video

Voir les autres articles >>>
D. nationale des Impôts
Prétendu détournement de 27 milliards GNF, la vérité a triomphé sur le mensonge
TV Aujourd'hui-en-guinée  ::  Ambassade de Guinée au Maroc  ::  Audios  ::  L'UA/Nord-Mali  ::  Libres Propos  ::  Soutenez Aujourd'hui en Guinée  ::  Albums Photos  ::  Contact  ::  Abonnez-vous  ::  Email  ::  Partenaires  ::  


Privé - Espace Clients  Hotline  

© Rosawebpro   |    Privé - Espace Clients