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22 Juin 2017 - 19h25
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Michel Sardou : «J'arrête de chanter»

2017/5/26

Aujourd'hui en Guinée Le chanteur se lancera en juillet dans sa dernière tournée et sortira en octobre son ultime album. Il va se consacrer au théâtre. Confidences.Ça ne fait pas un peu sortie de chiottes ?», demande-t-il à notre photographe qui le fait poser devant un mur de petits carreaux.

Avant de regarder son portrait et de s'écrier : «Mais j'ai 102 ans !», ce qui fait éclater de rire sa femme Anne-Marie. Ce n'est pas à 70 ans que Michel Sardou va se mettre à aimer les photos. Même prises dans le magnifique écrin de la Seine musicale, où le chanteur donnera en janvier prochain les derniers concerts parisiens de sa carrière. On le rencontre sur l'île Seguin, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Michel Sardou nous annonce ses adieux à la chanson. Un 26 e et dernier album studio, en octobre, une dernière tournée («la Dernière Danse»), de juillet à mars, et puis il s'en ira finir sa carrière au théâtre. Histoire de revenir à ses premières amours et de prolonger inconsciemment celles de ses parents, Jackie et Fernand, avec la comédie.

Avec «la Dernière Danse», vous nous faites le coup de la dernière tournée ?

Michel Sardou. Non, non, j'arrête de chanter. Définitivement. Je vais faire une dernière tournée et un dernier album en octobre. Ma maison de disques a insisté pour le faire. Il sera très bien. Et je le dis d'autant plus facilement que je n'ai écrit qu'une chanson, qui n'est pas la meilleure. J'en inclurai quelques-unes sur scène au milieu des incontournables. Après j'irai au théâtre, je me ferai plaisir.

Avec qui faites-vous le disque ?

Avec mon ami Pierre Billon, qui a été mon premier musicien. On a fait plein de succès ensemble, «Je vole», «Je ne suis pas mort, je dors», «Femme des années 1980». Je lui ai demandé de revenir car il me connaît mieux que personne. On commence à l'enregistrer cette semaine. Il nous manque trois chansons pour avoir un album solide. On va être surpris. Une chanson parle du pape François, une autre des figurants au cinéma. Comme moi dans mon premier film, «Paris brûle-t-il ?». Je sortais d'un camion et j'étais fusillé avec Patrick Dewaere. Avec Dewaere, nous sommes nés le même jour, à la même heure, dans le même hôpital [NDLR : le 26 janvier 1947].

A quoi ressemblera votre dernier show ?

A quelque chose que je n'ai jamais fait : de grands écrans assez dingues à travers lesquels on passe, avec pleins d'effets visuels... Ce sera un remerciement au public, qui me suit depuis cinquante ans.

Pourquoi arrêter la chanson ?

C'est comme les sportifs, qui raccrochent à 35 ans. Ils jouent toujours bien mais courent moins vite. Ma voix, avec l'âge, a descendu. Ce que j'ai gagné en grave, je l'ai perdu en aigu. Je veux me protéger et ne surtout pas faire l'album et la tournée de trop... Il arrive un moment où on a tout dit. Et puis j'ai 70 piges, j'ai bien le droit de me faire plaisir.

Et votre plaisir, c'est le théâtre...

C'est magnifique. On a fait une tournée formidable avec «Représailles». J'adore le populaire, le théâtre de boulevard, n'en déplaise aux intellos. J'entends rire les spectateurs. Ça me change. Car on ne se marre pas franchement dans mes chansons. Au théâtre, je jouerai jusqu'au bout. Mais vous savez, on ne choisit ni sa mère ni sa mort.

Pourquoi avoir fait si peu de cinéma ?

J'ai fait deux-trois essais, ce n'était pas très bon. Je ne suis pas dans la famille du cinéma, je dis ça sans amertume. Ils ne pensent pas à moi. Et puis comme disait Jouvet, le principal au cinéma, c'est de trouver une chaise. C'est tellement long.

Que préférez-vous de votre carrière ?

La scène. Mais je n'ai jamais considéré faire carrière, car je n'ai jamais eu de vision à long terme. Je pensais faire un disque et arrêter. Quand j'ai débuté, ça ne marchait pas du tout. Heureusement, on m'a laissé le temps, ma voix s'est améliorée. Aujourd'hui, dans la musique, on ne pense qu'à faire du chiffre et cette génération du rendement m'emmerde un peu.

Quand Johnny a révélé son cancer, une rumeur a couru que vous pourriez le remplacer dans «les Vieilles Canailles»...

Allons bon. On ne me l'a pas proposé et je ne l'aurais pas fait, même si le principe de ce Rat Pack à la française est amusant. J'ai lu dans la presse que Johnny allait mieux, que son traitement marche. Et c'est une heureuse nouvelle.

Vous l'avez lu dans la presse !

Oui, ça fait longtemps qu'on ne se parle plus avec Johnny. Pour une connerie en plus.

C'est votre côté «ours»...

Oui, je suis un ours. Je vis dans mon coin, je ne suis pas dans les journaux, ni sur les réseaux sociaux. Twitter, je laisse ça à Trump. Je ne gouverne pas par tweets. (Rires.)

Vous avez dit récemment : «J'aimerais avoir comme épitaphe : c'était un honnête homme.» C'est quoi un honnête homme pour vous ?

Je n'ai pas toujours été fidèle en amitié mais je peux me regarder dans la glace : j'ai gagné ma vie tout seul, je n'ai volé personne, je n'ai pas de cadavre dans le placard... Ma vraie devise est tatouée sur mon bras : «Meurs et deviens». Cela remonte aux centurions romains. C'est taoïste, une histoire d'accomplissement. Je vous laisse y réfléchir. (Rires.)

« Macron-compatible »

Michel Sardou ne vote d'ordinaire qu'aux élections municipales. Mais, pour la présidentielle, et même si la campagne l'a consterné - «les primaires à la télé, le rang d'oignons des Miss Monde, une minute trente pour donner son programme, c'était ridicule», tranche-t-il -, il a fait une entorse à son règlement intérieur. «Là je me suis senti obligé de voter au second tour. J'ai voté pour celui qui est élu. Je reste persuadé qu'on ne dirige pas la France par les extrêmes. Et puis, sortir de l'euro, le remplacer par le franc, il faut être sérieux... On est suffisamment dans la merde pour ne pas rajouter de la haine, une scission... Il faut faire attention, les Français ont le sang chaud.»

«Je suis à droite, gaulliste depuis toujours, copain avec Chirac - le seul pour lequel je me suis vraiment engagé publiquement - et, comme tout le monde, Macron-compatible, sourit Michel Sardou. Je ne fais pas de politique, je ne suis pas assez informé pour en parler. Même si on va traîner longtemps le bilan catastrophique de Hollande, il peut nous sortir de là. S'il a l'autorité nécessaire, ce que je crois, s'il met les bonnes personnes au bon endroit, il va surprendre... J'aime cette génération pragmatique, qui préfère l'action aux discussions sans fin.»


In Le Parisien

 

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